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le vendredi c’est poisson


A Muscat le poisson c’est tous les jours, avec son marché aux poissons ouvert tous les matins. Je peux vous assurer que c’est une expérience pour tous les sens.

Oubliez les marchés aseptisés. Ici, vous allez trouver de l’authentique, du brut et du frais. Les poissons sont pêchés dans l’océan indien et sont vendus directement sur ce marché.

 

 

Vous vous retrouvez donc immergés au milieu d’une variété de poissons incroyable, thon, sèche, raie, requin, langouste, crabe, king fish… Vous touchez et, respirez toutes ces odeurs de près.

C’est un endroit plein de vie et très convivial. Les pêcheurs sont heureux de vous montrer leur meilleure prise, de poser et de discuter avec vous.

Le poisson à Muscat c'est une institution

Le poisson à Muscat c’est une institution. Vous pouvez le savourer dans de nombreux restaurants. Vous vous délecterez de grillades de poissons aux épices délicieuses et, pour un prix tout a fait abordable.

Mais, je vous conseille tout de même de venir au fish market. En plus du poisson, vous allez faire le plein de sourires et pénétrer un endroit tourbillonnant de vie.

Sur le marché aux poissons de muscat il n'y a pas que du poissons mais aussi de beaux sourires

Quelques conseils pour la route :

Le marché est ouvert toute la matinée mais, je vous conseille d’y venir tôt, avant qu’il ne fasse trop chaud. Si vous souhaitez acheter, prévoyez un sac isotherme avec de la glace.

Je vous conseille aussi, de vous couvrir les épaules et de porter un vêtement aux dessous des genoux mais surtout, venez avec des chaussures fermées. Vous allez marcher dans le jus du poisson et ce sera plus agréable de garder les pieds au sec !

Je vous souhaite une beau vendredi, les amis.

le marché aux poissons de muscat, Oman- le vieux monsieur

bateau de pêcheurs Oman - muscat
  Oman – muscat

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sur la route


Nous sommes partis en aventurier avec l’espoir de découvrir des paysages, des villages et de vivre une aventure à notre rythme. Nous sommes partis à Dubai en voiture.  De longues routes droites et monotones, sans intérêts où il faut avoir une grosse dose de volonté pour rester éveillé.

Nous nous lamentions sur notre mauvais choix tactique, jusqu’à notre arrivée dans les dunes, aux portes de cette mégapole.

Nous n’avons pas fait du dune Bashing, le sport national qui consiste à escalader des dunes à l’aide d’un gros 4X4. Nous avons juste fait une petite halte. Juste le temps de courir, de se rouler, d’admirer la forme, la texture de ces merveilles sablées. Juste le temps de mettre du sable plein les poches, plein les chaussures, plein les cheveux et plein la voiture.

Juste une halte enchanteresse, qui nous fait dire que même juste pour une week-end, c’est une sacrée bonne idée que de partir à Dubai en voiture.

« J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence. » Antoine de Saint-Exupéry.

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J’arrête donc mes bavardages car, comme le dit si bien Théodore Monod, « parler du désert, ne serait ce pas, d’abord se taire, comme lui et lui rendre hommage, non de nos vains bavardages mais de notre silence ».

 

je suis là


Le suspens a assez duré. Mon nouveau chez moi se trouve pas très loin de l’ancien. J’habite Muscat, Mascate en Français, qui est la capitale de ce tout petit pays. Mais, tous les pays semblent bien petits à l’échelle de l’Arabie Saoudite !

Petit pays par la taille puisqu’il ne mesure que 212 000 km, mais d’une richesse incroyable. D’ailleurs, ce n’est pas un pays mais un Sultanat. Il s’agit donc du Sultanat d’Oman, la perle du Moyen Orient.

Nous y étions venus en vacances, et, nous avions adoré ce pays. Les gens y sont accueillants, ouverts et cultivés. Il y a des paysages à couper le souffle. Le Sultanat est bordé d’un côté par l’océan Indien et de l’autre côté par une chaîne de montagnes qui raviront les adeptes de la marche et de la géologie. Ces montagnes renferment de véritables merveilles, comme des oueds, pour ne citer que cela.

Je suis toujours en cours d’installation, mais de temps en temps, une pause s’impose. Je partage avec vous quelques photos de nos virées. Juste pour vous faire découvrir succinctement ces paysages magnifiques. En attendant de vous en parler plus.

Sultanat d'Oman - ellea40ans.com

 

La fabuleuse vue de ma fenêtre au petit matin

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Le Sultanat côté mer

Sultanat d'Oman - ellea40ans.com
Le Sultanat côté montagnes

Je vous souhaite une belle journée les amis.

 

le Roi a dit


Le 23 septembre est le jour de la fête nationale en Arabie Saoudite. Oubliez les bals, les flonflons et les musettes. Mais, je vais trop vite et, avant de passer aux anecdotes parlons un peu des origines. En deux mots, n’ayez crainte.

Le royaume d’Arabie-Saoudite a été officiellement formé le 23 septembre 1932. Je vous passe le détail des guerres fratricides, mais le royaume est bien le résultat de nombreuses querelles familiales entre les Al-Saoud et les Al-Rashid. Je vous laisse deviner lequel des Al a gagné.

Il faut savoir que les autorités religieuses ont longtemps interdit cet événement. Dans un pays où la musique est interdite, on ne peut pas parler de fête comme nous l’entendons. Les Saoudiens pour l’occasion, pique-niquent sur la plage, ou, vont dans les centres commerciaux. Ils font donc, ce qu’ils font habituellement tous les  w. End.

Ce qu’il y a de particulier, ce sont les drapeaux qui flottent partout, les enfants sont souvent habillés de vert. On peut entendre quelques pétards par-ci par-là. Je pense avoir fait le tour des festivités.

Vous allez me demander pourquoi je fais un article sur un non-événement. Sachez que cette journée est particulière car elle est fériée. Sauf que. Cette année, comble du désespoir, le 23 tombe un vendredi ! Premier jour du w.End. La poisse totale, la galère.  Face à cette injustice calendaire, le Roi a déclaré en début de semaine que le jeudi 22 sera chômé. Le problème est réglé, tout le monde est content.

Je vous laisse regarder vos calendriers. Vous avez maintenant un argument pour demander à François d’arranger tout ça en cas de besoin ! Bonne journée les amies.

J’ai fait l’Iftar


En Arabie Saoudite, nous ne mangeons jamais ensemble.  Dans les restaurants, les hommes ont une salle pour eux  seuls et, les familles se retrouvent dans une autre. L’entrée principale est réservée à ces messieurs, les familles se voient attribuer une modeste porte sur le coté du restaurent. A l’intérieur, les salles sont à l’image des entrées, grandes et ajourées pour les hommes, fermées pour les familles.

Les parties familles sont donc, cloisonnées par table, ce qui n’arrange pas ma claustrophobie. Chaque famille mange derrière un paravent pour que Madame puisse découvrir son visage et, profiter du repas sans être vue. Le serveur  doit s’annoncer et attendre que Madame se recouvre pour servir. Vous comprendrez donc que les occasions de manger ensemble sont extrêmement rares.

L’Iftar en est une. L’iftar est le repas que font les musulmans pour casser le jeûne pendant le Ramadan.

Nous avons fait  l’Iftar au Méridien hôtel. Les salles et les tables sont magnifiquement décorées, le buffet grandiose et tout le monde mange ensemble. N’oublions pas l’importance dans chaque famille  de l’Ipad, un par enfant, et, d’une bonne par enfant souvent aussi !

 

Iftar en arabie saoudite
Kabsa

Il n’y a pas de cuisine traditionnelle en Arabie Saoudite mise à part la Kabsa à base de riz, de mouton et d’épices. Le buffet se compose donc, principalement, de plats Libanais et bien sûr, de l’inévitable bar à Sushis.

Il faut attendre le coucher du soleil pour pouvoir profiter du buffet. Les Saoudiens ont tendance à se servir très copieusement et à laisser la moitié de leur assiette. Les repas sont rapides, surtout pour des Français comme nous ! Ils mangent de bon cœur, ce qui se comprend après une journée de jeûne, et, la salle se vide aussi vite qu’elle s’est remplie. Seuls quelques expats font durer le repas.

Nous pouvons échanger quelques regards, quelques sourires voir même quelques mots. Certaines Saoudiennes retirent le voile qui leur cache le visage, d’autres le gardent et le soulèvent délicatement à chaque bouchée. J’avoue que cette danse m’a longtemps captivée à mon arrivée. Les Saoudiens sont adorables avec les enfants et ne perdent jamais une occasion de les aider ou de leur toucher le crane.

La société Saoudienne est très fermée et nous n’avons que très peu de contacts avec eux. En cinq ans de Royaume, je peux compter sur les doigts d’une main mes échanges avec un Saoudien. Voilà pourquoi j’apprécie particulièrement ce genre d’occasion.

Dans les lieux publics, les photos ne sont pas appréciées voir souvent interdites, mais en voici, tout de même, rien que pour vous .

A bientôt les amies…

40 ans l’âge des contradictions ?


Il y a des jours ou j’embrasse la vie de voir mes enfants grandir. Ce sont les yeux rempli de fierté, que je m’extasie devant ma tribu qui devient  si indépendante, si autonome. Le jour suivant, je sombre dans les affres de la nostalgie. C’est avec des yeux débordant de larmes  et les mains tremblantes que je m’émeus devant  le vestige de mes beaux bébés  en  photos. Dans ces moments  je serais prête à faire le 4ème ! j’déconne !!!! Humour !!!!

Je me réveille, aussi,  un jour, avec des projets plein la tête.  Je vais :

  • reprendre mes études,
  • monter quatre multinationales,
  • refaire les coussins du salon de jardin,
  • lire un livre en  Entier et en Anglais  ( voir jusqu’à la fin !),
  • faire trois heures de sports par jour,
  • arrêter de plonger ma cuillère journalière  dans le Nutella…

(noté par ordre croissant de difficulté)

Le jour suivant c’est les bras ballants et la bouche pleine de pâte à tartiner que je me dis Pourquoaaaaaaaa ? A quoaaaaaaaaaa bon à 40 ans ?

Il y a aussi ces matins ou je trouve mes pattes-d’oie naissantes,  émouvantes,  jolies.  Elles sont comme un tatouage offert par le temps comme un signe, un message de la vie. Et puis  il y a les autres matins où je suis moins poète et, où,  seuls mes messages WatsApp ne comptent. Alors, je fais toute une batterie de grimaces sensées être de la gym faciale pour les atténuer.

La définition de la contradiction : action de contredire, de s’opposer à une affirmation. – action de se mettre en opposition avec ce que l’on a dit ou fait – situation de deux choses qui s’opposent.

La contradiction c’est le début de la liberté : pouvoir tout faire et son contraire, tout dire et son contraire. Changer d’avis, d’envies. C’est oser s’affirmer, oser s’opposer.

Pour moi avoir 40 ans c’est être dans la contradiction. Pour moi avoir 40 ans c’est gagner en liberté, en assurance.

A 40 ans elles ressemblent à quoi vos contradictions ?