mon kiki


Notre dimanche, c’est votre lundi à vous. Notre premier jour de la semaine. Le jour où c’est parti mon kiki (expression à la mode dans les années 80) ! Le dimanche au soleil, c’est quelque chose qu’on n’aura jamais. Chaque fois c’est pareil, c’est quand on est derrière les carreaux, quand on travaille que le ciel est beau. Qu’il doit faire beau sur les routes, le dimanche au soleil.

C’est en chantant, que je vous laisse découvrir ce que je vois de ma voiture le dimanche, et les autres jours de la semaine aussi.

de ma voiture à Oman par elle a 40 ansde ma voiture à Oman par elle a 40 ans

Ps 1 : les photos ont été prises par ma co-pilote.

Ps 2 : Rendons à César ce qui appartient à César : Vas-y mon kiki, est une expression qui remonte à bien avant les années 80. Elle fait référence à  kiki qui veut dire volaille en argot. Mais pour tous les 40 ans, kiki c’est avant tout lui :

Unknown

 

 

Profitez-bien de votre dimanche les amis, parce que demain, ç’est reparti mon kiki !

 

l’art de se perdre


J’ai le droit de conduire ! Vous ne pouvez pas savoir quel sentiment de liberté cela procure. Ne plus attendre un taxi, ne plus faire en fonction des heures de bus, ne plus demander au chef de meute d’avoir l’extrême amabilité de me conduire. Fini ce genre de frustration.  J’ai enfin le droit de conduire et j’ai retrouvé aussi le droit de me perdre.

Se perdre est dans mes gènes, je me perds continuellement. C’est d’ailleurs bien connu dans mon entourage. Ma copine d’enfance, retrouvée cet été après de bien longues années, m’a détaillé le trajet pour me rendre chez elle avec une précision chirurgicale.

Un changement infime suffit à me désorienter. Si je roule de jour, de nuit, de pluie, un arbre coupé, une pelouse tondue différemment et, c’est systématique : je me trompe de route. Il m’arrive ainsi de drôles d’aventures et les enfants prennent toujours un kit de survie avec eux. Un trajet d’une heure peut être facilement doublé. Alors, on part en avance, au cas où…  Les jours de chance par contre, on peut arriver vraiment très en avance. Pour ça aussi, les enfants ont un kit de survie. Bref, on sait à l’heure à laquelle on part, mais jamais quand on arrive.

Ne me parlez pas de cette affreuse machine à voix humaine, qui vous coupe la musique pour vous dicter par où passer. Cette machine qui vous ordonne sans prévenir de « tourner à gauche ». « Mais pourquoi  à gauche ? »  « T’es sûre que c’est à gauche ? » « Quelle gauche ? »  Pour ensuite se retrouver avec en boucle des : « faites demi-tour immédiatement », qui vous font louper complètement  la chanson que vous adorez. Même Siri est plus amicale.

Alors, l’ado au bord de la crise de nerfs, m’a supplié d’utiliser google map, en employant des termes tellement élogieux sur cette application « faite pour les gens comme moi », que j’ai essayé. Toute confiante et super motivée, je rentre bien comme il faut, l’adresse de départ et celle d’arrivée.  Je me retrouve aussi sec avec comme indication de partir, à l’Ouest ! L’ado a certainement oublié de me dire, qu’il me fallait me munir de ma boussole, de mon sextant et de mon compas. J’avoue ne pas toujours les avoir sur moi.

Mais je plaide coupable, tout est de ma faute. En effet, j’étais en mode plan au lieu d’être en mode terre ou vice versa. Je n’ai pas tout suivi aux explications de l’ado entrecoupées de «ça n’arrive qu’à toi ».

De toute façon c’est bien connu, les machines ont toujours raison. C’est systématiquement notre faute à nous, pauvres humains, qui ne savons pas utiliser cette formidable technologie. Et les ados c’est comme les machines, ils ont toujours raison.

Donc, c’est décidé, je laisse tomber ces engins, les conseils de l’ado et je me fie à mon instinct. Il continuera à me jouer des tours, mais au moins je peux écouter ma musique peinarde et encore plus longtemps.  Et puis, finalement, cela met de l’inattendu dans nos habitudes et les enfants ont toujours l’impression de partir à l’aventure.

Et vous les amis, ça se passe comment quand vous prenez le volant ?