laver sa pomme


Qu’est-ce qu’elle est pratique cette pomme ! Elle est facile à manger, elle ne s’écrase pas dans le cartable, elle est saine et juteuse. Toute la tribu l’aime. En plus, un célèbre dicton dit, une pomme par jour chasse le docteur. Pourquoi s’en priver ?

Comme le dit le plus célèbre vendeur de pommes : « Mangez des pommes! »

manger des pommes par elle a 40 ans

La pomme est fabuleuse.  Enfin, elle était fabuleuse.

Maintenant, elle me stresse et je me méfie vachement d’elle. Quand je la glisse dans les cartables, j’ai des remords. Est-ce que je ne fais pas une erreur ? Est-ce qu’un Mars ou un Kit-kat n’est pas plus sains ? Est-ce que je ne suis pas en train de les empoisonner ? 

Il est où le bon vieux temps où l’on croquait la pomme par les deux bouts ? 

Avec mes 40 ans et des poussières à bouffer du glyphosate et compagnie à toutes les sauces, je dois en avoir une sacrée dose dans les veines. Mais les enfants ? ça vaut peut-être le coup de faire attention. Force est de constater que ce n’est pas la priorité principale de nos gouvernements, bien qu’il nous soit interdit de rouler à 90 km/h en mangeant une pomme. 

L’idéal est d’acheter sa pomme bio chez le producteur d’á coté. Mais on ne vit pas dans un monde idéal.

Comment puis-je glisser une pomme dans le cartable en étant sûre de ne pas empoisonner mes enfants ?

Pour tout vous dire, je suis passée par différentes phases.

  • 1 – Le pelage : 

Avec une pomme, tout simplement pelée et mise dans une boite. Quand la tribu affamée a voulu manger, la pomme était noire. Elle a terminé sa vie à la poubelle.

Le message étant passé, j’ai continué à peler la pomme pour ensuite la badigeonner de citron. La tribu a eu un verdict sans appel : la pomme ainsi badigeonnée est visqueuse, a un goût bizarre. Elle a encore terminé sa vie à la poubelle.

On peut donc qualifier cette phase pelage, d’échec total. Mais il ne sera pas dit que mes enfants ne mangent pas de pommes ! Je continue donc mon aventure pommesque avec la phase suivante.

  • 2 – Le brossage :

Munie de ma toute nouvelle brosse à légume et après avoir avancé l’heure du réveil, j’ai donc frotté, frotté, frotté, longtemps, longtemps, longtemps. Et pendant ce temps l’eau coulait, coulait, coulait, longtemps, longtemps, longtemps. A la culpabilité de donner une pomme à mes enfants, j’ai rajouté la culpabilité de gaspiller autant d’eau. Il faut quand même constater que mis à part ma conscience, je n’ai eu aucune complainte de la tribu, qui a mangé cette pomme lustrée sans aucun problème. 

Mais cette méthode ne semble pas suffisante pour éliminer complément les pesticides. Qu’a cela ne tienne !

  • 3 – Le trempage.

Après un brossage beaucoup plus court que dans la phase 2, je laisse tremper les pommes dans un mélange d’eau et de vinaigre blanc. Le vinaigre blanc est efficace pour plein de choses… mais est-il assez costaud pour vaincre des pesticides ? Face à ce doute lancinant concernant l’efficacité du vinaigre, je me suis renseignée. 

Il semble que pour enlever un maximum de pesticides, le bicarbonate de soude soit le plus efficace. Il faut laisser tremper la pomme 15 minutes, dans 1/2 L d’eau mélangée avec une cuillère à café de bicarbonate.

Les pesticides ne se trouvent pas qu’en surface, il y en a aussi dans la chair, mais  les doses sont inférieures aux normes autorisées. Si, si, il y a des études qui le prouvent.

Nous voilà rassuré. Nous pouvons continuer à manger des pommes aux pesticides. Parce que comme le dit Herta « ne passons pas à côté des choses simples ».

Je vous souhaite une belle journée les amis.