encore des portes


Barbossa, le terrible pirate des Caraïbes dit « qu’il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon, tout le monde trouverait l’introuvable. » Friedrich Nietzsche nous rappelle aussi « qu’il faut savoir se perdre pour un temps, si l’on veut apprendre quelque chose des êtres que nous ne sommes pas nous-mêmes. » La belle voyageuse Tania, dans son viver a vida is wonderful que j’adore, dit aussi qu’elle aime se perdre au cours de ses voyages.

Il arrive souvent que nos ballades à nous, n’aient d’autre but que de ne pas en avoir. Comme le dit si bien Nicolas Bouvier « En route, le mieux c’est de se perdre. Lorsqu’on s’égare, les projets font place aux surprises et c’est alors, mais alors seulement, que le voyage commence. »

Même si, sans but précis, on ne se perd jamais vraiment, les surprises sont bien au rendez-vous.

Comme un cadeau, de merveilleuses portes ont jalonné ces virées. Des petites, des tordues, des majestueuses, des cabossées et des mystérieuses. Des petites merveilles d’un autre âge. Des petites merveilles de portes qui permettent d’entrevoir toute la richesse de ce Sultanat d’Oman.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

“Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.” Guy de Maupassant – Au soleil.

made in Oman


A Oman, il ne fait pas un temps à mettre un chocolat dehors. Il fond, il est tout raplapla, coulant et termine souvent sa course dans le frigo. Pourtant, le chocolat à Oman est quand même à la fête, grâce à deux femmes.  Il est même en passe de devenir un superbe ambassadeur.

Le chocolat Salma est né en toute simplicité. Salma et Aïsha Al Hajri ont commencé à chocolater chez elles, pour leur famille et dans leur cuisine. Elles se sont passionnées pour le chocolat et l’ont étudié dans de nombreux pays. Elles font du chocolat depuis deux ans et sont devenues de vrais professionnelles. Ces deux chefs sont les premières chocolatières d’Oman.

Salma et Aïsha n’ont pas que la passion du chocolat, elles adorent aussi leur pays, et veulent transmettre les saveurs d’Oman à travers leurs créations. « Une boite de chocolats peut raconter beaucoup sur un pays » est leur devise. Elles utilisent de la cardamome, des dates, de la fleur de rose, du thym, du citron, du miel et tous ces produits viennent d’Oman.  Elles reprennent des classiques Omanais comme le Mahoo (de la cardamome et du lait) et le transforment en délicieux chocolat. Salma et Aïsha nous offrent à travers leurs chocolats, l’onctuosité, la générosité et la saveur d’Oman.

Salma chocolats D'oman par elle a 40 ans

Ce chocolat est un voyage, une surprise et un enchantement à chaque bouchée.

Je suis sûre que leurs créations vont vite se répandre comme une belle traînée de poudre chocolatée. Ce chocolat est un voyage, une surprise et un enchantement à chaque bouchée.

Je vous souhaite un bon w.end de Pâques les amis, qu’il soit chocolaté ou pas.

Salma chocolats D'oman par elle a 40 ans

wadi shab


 

Wadi shab à Oman par elle a 40 ans

Aujourd’hui les amis, je vous propose de rester dans les wadis. Je vous propose une ballade à Wadi Shab. Un des plus célèbre wadi d’Oman. Le wadi shab est incomparable. Cette ballade sera un peu plus sportive que celle à Wadi Bani Khalid. Vous allez marcher, nager et si vous avez envie, vous escaladerai la fabuleuse grotte. Wadi Shab est grandiose. La couleur et la douceur de son eau sont indescriptibles.

Vous allez vous sentir petits face à tant de grandeur. Vous allez vous sentir purs dans ces eaux turquoise.  Vous allez vous sentir en accord avec vous-même. Cet endroit est tout simplement féerique.  C’est un endroit qui vous laisse sans voix, sans mots. Il parle de lui-même. Alors, je vais le laisser vous parler en images.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

J’espère que cette ballade au coeur de Wadi Shab vous a enchantée. Je vous souhaite les amis, un beau week-end.

Quelques conseils pour la route :

  • Il y a de l’eau toute l’année à wadi Shab.

wadi Shab par elle a 40 ans

  • A votre arrivée, vous attendra une barque pour une petite traversée qui vous emmènera de l’autre cote de la berge. Prévoyez de la monnaie pour le passeur (minimum 1ro).

Wadi shab à Oman par elle a 40 ans

  • Il n’y a pas de restaurant donc prévoyez eau, nourriture et crème solaire. Prévoyez suffisamment d’eau, comptez au moins 3L par personne.
  • Il faut alterner marche (environ 30 mn) et nage. Certains bassins sont profonds et l’eau douce des Wadis ne portent pas beaucoup, je vous conseille de prévoir des gilets de sauvetage particulièrement pour les petits.

Wadi shab à Oman par elle a 40 ansWadi shab à Oman par elle a 40 ansWadi shab à Oman par elle a 40 ansWadi shab à Oman par elle a 40 ans

sac waterproof pour wadi

Nous avons opté pour ce genre de sacs waterproof. Nous pouvons facilement nager et les affaires restent au sec.

 

 

 

Wadi shab à Oman par elle a 40 ans

mon kiki


Notre dimanche, c’est votre lundi à vous. Notre premier jour de la semaine. Le jour où c’est parti mon kiki (expression à la mode dans les années 80) ! Le dimanche au soleil, c’est quelque chose qu’on n’aura jamais. Chaque fois c’est pareil, c’est quand on est derrière les carreaux, quand on travaille que le ciel est beau. Qu’il doit faire beau sur les routes, le dimanche au soleil.

C’est en chantant, que je vous laisse découvrir ce que je vois de ma voiture le dimanche, et les autres jours de la semaine aussi.

de ma voiture à Oman par elle a 40 ansde ma voiture à Oman par elle a 40 ans

Ps 1 : les photos ont été prises par ma co-pilote.

Ps 2 : Rendons à César ce qui appartient à César : Vas-y mon kiki, est une expression qui remonte à bien avant les années 80. Elle fait référence à  kiki qui veut dire volaille en argot. Mais pour tous les 40 ans, kiki c’est avant tout lui :

Unknown

 

 

Profitez-bien de votre dimanche les amis, parce que demain, ç’est reparti mon kiki !

 

wadi Bani Khalid


Les amis, aujourd’hui, allons nous baigner dans une eau chaude, limpide et turquoise. Une eau, d’une incomparable douceur.

Aujourd’hui, je vous emmène dans un wadi.

Imaginez-vous entourés de montagnes brutes, rocailleuses, rugueuses et désertiques. Au milieu de cette sécheresse, coule pourtant une rivière. Nous sommes dans un wadi.

Mais c’est quoi un wadi ?

Un wadi c’est une vallée. C’est aussi, selon toujours mon dictionnaire, un cours d’eau ou un canyon (d’habitude dans une partie aride du monde comme le Moyen-Orient) qui contient un lit de cours d’eau éphémère, qui se remplit généralement après de fortes averses.

Je peux rajouter à cette définition, que j’adore les wadis et j’adore l’ambiance. Mais là n’est pas la question.

Aujourd’hui, pour débuter ma série sur les wadis, je vous emmène au wadi Bani Khalid. Ce wadi a de l’eau toute l’année et, est facilement accessible. Quand il fait très chaud, c’est un point non-négligeable !

Vous pénétrez dans une oasis, un endroit privilégié. Un petit coin de paradis. Aller dans un wadi est une expérience unique. Croyez-moi, c’est une expérience unique, à chaque fois.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A votre arrivée dans le wadi Bani Khalid, vous serez surpris entre le contraste de ces montagnes désertiques et la densité du vert des palmiers. A l’aide d’une ingénieuse irrigation, les nombreuses palmeraies profitent de l’eau du wadi. La végétation est si dense qu’elle garde l’humidité. Sous certaines palmeraies, se créait ainsi un micro-climat tropical.

Bani Khalid est une succession de bassins. Quand vous rentrez dans un de ses bassins, vous êtes enveloppés de douceur. L’eau vous caresse et les poissons viennent vous mordiller les pieds.

Les premiers bassins sont particulièrement vivants. Omanais et touristes profitent de cette eau. On y pique-nique, on se détend. Les jeunes sautent des rochers, et, prouvent à qui le veut, que ce sont eux, qui plongent le mieux.

 

Wadi Bani Khalid par elle a 40 ans

Si vous avez une âme plus aventurière, je vous conseille d’explorer le wadi jusqu’à la grotte. Vous avez la possibilité de marcher (10 mn de marche environ) ou de nager. Je vous propose la nage. Vous passez dans une succession de bassins. Chaque bassin à sa particularité. Vous en avez des chauds et peu profonds, ils vous offrent une halte. Vous en avez des plus frais, ils sont étroits, ombragés et avec beaucoup d’eau. Vous trouverez des plages de roches pour vous reposer. Vous devrez grimper, sauter. Il y aura toujours quelqu’un pour vous aider, vous guider, vous montrer ses talents de plongeurs et vous demander d’où vous venez. L’ambiance est bonne enfant et vous ne trouverez que des gens souriants.

Wadi Bani Khalid par elle a 40 ansWadi Bani Khalid par elle a 40 ans

Vous oubliez le temps, le stress. Aller dans un wadi, c’est bien plus qu’une ballade, c’est une cure de jouvence.

Quelques petits conseils pour la route :

Wadi Bani Khalid par elle a 40 ans

Le wadi Bani Khalid est un des plus connus. Il est très accessible. Il y a de l’eau toute l’année. Il y a donc du monde. Si vous aimez le calme, venez y tôt et n’hésitez pas à vous éloigner des premiers bassins. Pour aller jusqu’à la cave, comptez 10 à 15 mn de marche. Le chemin est aménagé et facile d’accès. A la nage, comptez entre 20 mn et 30 mn. Vous trouverez de quoi vous reposer avec des bouées qui sont à votre disposition, des rochers pour vous appuyer, des plages et des bassins dans lesquels vous aurez pied.

Attention ça glisse ! Les roches mouillées sont super glissantes. J’ai pris l’habitude de me baigner avec une paire de vieille sketcher. Des baskets légères qui sèchent vite. Je peux nager et marcher facilement.

Comment on s’habille ? il y a des femmes en maillot une pièce et cela ne semble gêner personne. Personnellement, je préfère le short et t.shirt. L’avantage, c’est que je suis habillée quand je dois marcher, je suis protégée du soleil et je reste mouillée plus longtemps. Quand il fait chaud, c’est plutôt agréable !

Il y a un restaurant si vous avez oublié l’eau et le pique nique !

Et bien sûr,  pensez à  vous protéger du soleil.

A bientôt les amis dans un nouveau Wadi !

le combat de bœufs


En chemin faisant, nous sommes tombés sur un combat de bœufs. Pas d’arènes, pas de gradins, le combat de boeufs se pratique à Oman depuis des décennies, et toujours de façon spontanée. Pas de mise à mort ici, le combat se termine quand un des boeuf est à terre.

Même sans mise à mort, je n’aime pas que l’on pousse des animaux à se battre. Ils ont rien demandé ces boeufs. Les pauvres, ils auraient dû naître licornes….

combat de bœufs à Oman - elle a 40 ans
combat de bœufs à Oman – elle a 40 ans

Ce diaporama nécessite JavaScript.

vacances, j’oublie tout


Au grand désespoir de la tribu, pas de vacances au ski cette année. Cette semaine de vacances, on la passe ici, à Oman.

On grimpe dans la voiture et c’est parti. Un petit tour sur les hauteurs de Matrah, un saut au souk.

 

On part aussi à l’aventure et on se trompe souvent de route, mais, on n’est jamais vraiment perdu a coté de la mer.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Parfois, on se gare un peu loin et il faut marcher pour trouver la crique qui accepte de nous accueillir.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Chaque jour est unique. Il n’y a pas de plan, pas de feuille de route, pas de montre. Place au hasard et à l’aventure.

Et puis il a les copains, les fêtes, les cinémas, les gaufres et les pop-corn. Ceux qui viennent, dorment. Si longtemps, que le chef de meute s’inquiète à savoir si j’ai signé les papiers d’adoption. Les vacances avec vous ce n’est pas de tout repos, mais ce sont des vacances vivantes et joyeuses. Des vacances qui se terminent déjà.

Alors, que vous soyez chez vous, sur les pistes enneigées, chez mamie, au bord de la mer, en ville ou à la campagne, je vous souhaite de belles vacances. Des vacances où vous pourrez oublier la routine et le quotidien. Des vacances qui vous offriront de beaux moments. Des vacances ressourçantes, exaltantes, reposantes. Des vacances qui vous permettrons de vivre sur un autre tempo. Bref, les amis si vous avez cette chance, je vous souhaite de bien en profiter.

une semaine de vacances à Oman
une semaine de vacances à Oman

Si vous n’avez pas la chance d’avoir une pause, j’espère que vous ne me haïssez pas complément, et, pour me rattraper je vous souhaite plein de belles choses pour ce week-end !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Qurum parc


 

Une fois n’est pas coutume, je vais vous emmener faire le plein de verdure dans un pays où la couleur du sable domine. Les amis, allons, nous promener dans le parc naturel du Qurum à Mascate. C’est un petit îlot de verdure magique.

Qrum parc à Mascate, Oman - elle a 40 ans

Magique, par tout le vert qui vous entoure, mais aussi par ses parterres de fleurs immenses. Les grandes allées de ce parc vous emmènent vous ressourcent loin du vacarme de la ville toute proche.

Ce parc est majestueux, propre et accueillant. De nombreuses familles viennent s’y promener, s’y reposer, pique-niquer où faire du sport. Les enfants y trouveront de belles et grandes aires de jeux. Si vous recherchez le calme et la solitude promenez-vous le matin. Vous n’aurez que les oiseaux pour compagnie, quelques sportifs et la douceur matinale du soleil.

Qrum parc à Mascate, Oman - elle a 40 ans

 

le temps s’arrête


Je vous propose une visite à Jabal Al Akhdar, la montagne verte. Une montagne pleine de contraste où se mélange des paysages minéraux et arides à une végétation dense et verte. Vous y trouverez de la vigne, des grenadiers, des pêchers, mais cette montagne est connue pour ses champs de rosiers qui fleurissent en mai. Nous n’avons pas encore découvert ce paysage fleuri, mais nous sommes tombés sur un endroit magique.

Vous vous souvenez d’Arsule, cette pauvre fille qui se retrouve perdue à vivre dans un village abandonné, et qui finit par y trouver le bonheur et l’amour ? Cette histoire d’amour pour un village, des pierres, une terre. En bonne fille du Sud, ce récit d’amour de Marcel Pagnol m’a beaucoup touché quand j’étais jeune petite. Et bien, figurez-vous les amis que j’aurai pu la rencontrer Arsule. Ici, à Jabal Al Akhdar. Dans ce pays, sur ce plateau de Sayq, dans le wadi Bain Habib, à plus de 2000 métres d’altitude et si loin de notre belle Provence. Elle ne s’est certainement pas appelée Arsule, mais elle a bel et bien vécue ici.

Dans ce village, accroché à la montagne, on y vient à pied, on ne frappe pas. Même Maxime a du y venir. Ce village n’a pas de noms, il est juste là, offert à la curiosité des visiteurs. Vous pouvez pénétrer dans les maisons. Certaines sont en si bon état que l’on imagine l’hôte rentrer chez lui.

Ces vieilles bâtissent témoins de tant de vies passées, nous ouvrent leur histoire, en toute modestie, mais avec tant de générosité et de force. A l’image de ce peuple Omanais.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Quelques renseignements supplémentaires :

  • Il est très facile de se rendre à Jabal Al Akhdar. Les routes principales sont neuves. Néanmoins, vous devez vous y rendre obligatoirement en 4X4. Vous devrez passer par un poste de contrôle qui s’assure que votre véhicule est un tout-terrain et que vous savez utiliser les petites vitesses de votre véhicule. Le dénivelé est énorme. Il n’y a qu’à regarder les traces et les bosses sur les barrières de sécurité pour comprendre que toutes les précautions sont importantes.
  • Cette montagne est libre d’accès depuis seulement quelques années. Avant, seuls les Omanais y vivant, avaient le droit d’y pénétrer.
  • Nous ne sommes finalement pas si loin de notre Provence puisque Jabal Al Akhdar a un climat Méditerranéen. Il faut donc prévoir des vêtements chauds, surtout en hiver.

Arsule : Je sais, j’ai peur.

Gédémus : Peur de quoi ?

Arsule : J’ai peur parce qu’il n’y a rien.

Gédémus : Alors, on peut dire que tu n’as peur de rien.

Regain – Marcel Pagnol