des cocktails


Avant mes 40 ans, nostalgie était banni de mon vocabulaire. Je regardais les gens nostalgique d’un sale œil. Je criais du haut de ma jeunesse, que la nostalgie jamais ne m’atteindrait. Mon allergie était tellement forte que je ne supportais pas la radio du même nom. La nostalgie était pour moi un signe avant-coureur de vieillesse.

Maintenant, j’ai 40 ans et des poussières, le temps a passé, j’ai grandi et mûri. Je commence des phrases avec des :  « Quand j’étais jeune » et des : « A mon époque ».

J’écoute avec plaisir une chanson qui me fait voyager dans le temps et qui se demande ce que je fais pour les vacances… Je me retourne sur un bébé qui ressemble à celui que j’avais il y a 14 ans. Je feuillette des photos avec une tendresse particulière pour cette ancienne petite fille à tresses. Je regarde X files en me disant, que contrairement à moi, certains épisodes font vraiment vieux. Je m’arrête sur une odeur qui m’entraîne dans la cuisine de ma grand-mère. Je pense souvent à des ambiances de mon enfance ou à des moments de bonheur de quand ils étaient petits.

Les amis, je crois que je regarde de plus en plus derrière moi. C’est donc ça, être nostalgique ? Comment c’est possible ?  Comment c’est arrivé ? Est-ce le début de la fin ?

Je suis allée voir ce que mon Larousse pense de cette nostalgie. Les amis, ça fait froid dans le dos. Mon Larousse dit, que la nostalgie est un état de dépression, une vague de tristesse, de dégoût de la vie. Il rajoute que c’est une propension habituelle au pessimisme. C’est même un synonyme de cafard ! Il parait aussi que la nostalgie arrive quand le présent n’est pas à la hauteur du passé.

Je n’aime pas être en désaccord avec mon Larousse. J’ai l’impression qu’il a toujours raison. Mais là, je ne suis pas d’accord, du tout. Je ne suis ni dépressive, ni pessimiste et mon présent, je ne le changerai pour rien au monde.

C’est vrai que je regarde Madagascar avec le coeur. Quand Alex câline son Foufi, je revois l’ado câliner le sien. Quand J’entend I like to move it, ce sont mes filles bébés, qui réapparaissent en train de trémousser leurs gros popotins de couches.

Des moments qui me remmènent dans le passé sont de plus en plus nombreux.

Mais, quoi de plus normal ?

Mon passé grandit, et j’y fais logiquement, plus souvent, référence. C’est donc mathématique ! Le passé gagne de la place et s’utilise dans le présent. Ce n’est donc pas de la nostalgie mais tout simplement un déplacement de temps.  Un voyage où passé et présent se mixent, s’entremêlent, se mélangent et se lient. Ce cocktail illumine le présent et lui donne une richesse. Ce cocktail, c’est mon passé, mon histoire qui me pousse et me guide.

Alors, finalement les amis je ne suis pas nostalgique. Je fais juste des cocktails et, j’adore ça.

Et vous les amis, vous faites souvent ce genre de cocktails ?

La fête à la maison


Vous vous souvenez d’oncle Jessie et de sa coupe de cheveux légendaire ? Mais si ! Il vous faisait craquer avec ses airs de rebelle-sensible.  Et si je vous parle d’oncle Joe, le comique de service ? De Danny et bien sûr de ses trois adorables filles DJ, Stéphanie (magnifique prénom) et Michelle ?

Mais oui la fête à la maison !!! Et bien, tout le monde a vieillit grandit, a eu des enfants et c’est La fête à la maison, 20 ans après. Je sais ce n’est pas un scoop. La série n’est pas des plus nouvelles mais, en ce moment, je baigne dedans ! A part Michelle restée à N.York, toutes les filles habitent la maison familiale avec enfants, et Kimmy Gibler. Ex-maris, petits amis, copains et oncles y passent régulièrement. On retrouve l’ambiance de celle de notre enfance avec beaucoup de flash-back et d’allusions. Elle est moderne, ça bouge, ça danse… et elle n’a que 18 épisodes. Bref, j’ai bien aimé la regarder avec mes filles et avec un brin de nostalgie.

fetealamaison
la famille en complet !

Nostalgie que je suis en train de payer cher. Les filles ont voulu voir la vieille première série. Résultat, elles sont devenues complètement accros et je me tape en boucle les histoires d’oncle Jess amoureux de  Becky (Rebecca), Michelle qui apprend la propreté, DJ avec ses premiers émois et Stéphanie (quel beau prénom) qui fait tourner son petit amoureux en bourrique. Tout cela pimenté par les aller venues de Kimmy.

Je me retrouve donc, au milieu de ce tourbillon, complètement consternée :

Est-ce que dans la vraie vie on était habillé comme ça ?  De notre plein grès je veux dire.

Est-ce qu’un jour des gens ont eu la même coupe de cheveux pour travailler, pour sortir ? Enfin dans la vraie vie et sans avoir une envie de meurtre ?

Est-ce que porter un pull bariolé et difforme n’était pas lié à un pari perdu ?

 

Au milieu de toutes ces interrogations, j’ai quand même eu la présence d’esprits, de dire aux filles qu’à cette époque, les enfants vivaient sans YouTube ni Musical.ly. Je sais, c’est un peu rude de l’annoncer comme ça. Chacun son tour d’être consterné !

Heureusement, nous avons 192 épisodes pour nous remettre de nos émotions.