tic tac


Comme ma maman me l’a souvent répété, il ne faut jamais dire jamais. Pourtant les amis, j’en ai clamé haut et fort des « je n’en aurai jamais !», et des « ça sert à rien, j’ai le portable».

Mais ça s’était avant.

Avant ce beau jour où le chef de meute, tel un chevalier, a posé à mes pieds un joli paquet. Sans oublier de me demander si le 22 avril ne me parlait pas. Croyez-moi ou pas, mais toute la journée ce 22 avril m’a bien dit quelque chose.

Mais quoi ? Un anniversaire ? Mais de qui ?

Finalement l’anniversaire en question, c’était le notre. Je vous passe donc les « tu as oublié ?! » et les « Mais non ! Je faisais juste semblant pour être sûre que je sache que tu saches…. ». Et, après avoir juré et craché ma bonne foi, j’ai ouvert ce petit paquet.

Je l’ai découverte toute douillettement encoussinée. Toute petite, toute ronde dans son écrin. Je l’ai longuement examinée mi-craintive, mi-timide et mi-a me dire que jamais (encore lui) je ne la supporterai. Quand finalement je me décide à la passer, je la trouve énorme, lourde et puis elle gratte un peu aussi.

Pourtant, elle est toute discrète, silencieuse, élégante et quelques semaines plus tard, je ne peux plus me passer d’elle.

Elle, c’est ma montre. Ma petit Longines. On est devenu inséparable. J’ai perdu le réflexe portable et c’est à elle que je demande exclusivement l’heure. La tribu a souvent droit à des « J’ai oublié ma montre ! Attendez-moi je remonte la chercher ».

J’ai besoin d’elle mais, elle a aussi besoin de moi. Elle a besoin de mes mouvements pour avancer.

Dans un monde en perpétuel mouvement, je trouve ça follement romantique de savoir que si je m’arrête, elle aussi s’immobilisera. Le monde continuera sa course, mais pas elle. 40 heures après mon dernier mouvement, le temps s’arrêtera pour elle aussi.

Non, je ne vais pas vous écrire un poème sur elle. Je n’ai pas le talent de loisobleu. Je veux juste vous présenter celle que jamais je n’aurai pensé porter.

Il m’a fallu attendre 40 ans pour avoir une montre et je ne peux plus me passer d’elle. Elle s’est adaptée à mon petit poignet et à moi. Je la trouve chaque jour plus belle. Bref, vous avez compris les amis, que je suis folle de ma petite montre Longines.

Et vous les amis, elle est comment votre montre ?

ma petite montre Longines me rend folle

40 ans et un OVNI dans la cuisine


Que c’est impression de se retrouver face à une telle machine quand la simple vue d’une télécommande vous déclenche des plaques d’urticaires.

Une telle perfection dans un seul objet tient du prodige. Objet, qui donne l’espoir aux uns, de meilleurs repas, et, à une, l’obligation d’en servir.

Il a tout pour lui : l’écran couleur, la balance, le chauffage, la clé USB. Il fait TOUT : il chauffe, pèse, broie, mixe, pétrit, concasse,….  Il fait même des miracles. En plus de 20 ans de vie commune, le Chef de meute (avec comme spécialité culinaire l’ouverture de boites où les pâtes au beurre), a fait son premier gâteau, ses premières mousses au chocolat, son premier flan. Les enfants ébahis lui ont précisé que, quand, dans la recette il est demandé d’ajouter un œuf, il ne faut pas mettre la coquille.

Quant à moi mes premiers pas ont été moins glorieux. Mon côté rebelle m’a poussé a ne pas suivre les recettes pré- enregistrées. Je me suis aventurée dans un pseudo risotto qui a bien cramé le fond du bol. J’ai donc passé le reste de l’après-midi, a décrouter, en essayant de ne pas altérer le bol tout neuf de mon faiseur de miracle. Bref, après des heures de stress et de labeur instances le bol est nickel.

Je me suis aussi créée un profil sur l’espace recette  (www.espace-recettes.fr) afin de m’intégrer dans cette grande famille. Pour payer ton activité on t’offre des points qui donnent droit à des cadeaux. J’ai donc mis mon premier commentaire qui m’a rapporté un point, qui m’a fait gagner un tablier que j’attends avec impatience.  Mon commentaire est évidemment lié à mon fameux  problème de nettoyage !

Mais  tout ceci est entièrement de ma faute. Si j’avais lu les 400 pages du guide d’utilisation j’aurai bien compris que mon faiseur de miracle donnait la solution pour un nettoyage en douceur et sans stress. A ma décharge je n’ai pas eu de démonstration faite par une conseillère. Bizarrement il n’y en a pas en Arabie Saoudite. Elles ne doivent pas aimer le noir…

J’apprends  à connaitre mon faiseur de miracle. On vit ensemble depuis plus d’une semaine et on commence a mieux se connaitre et a s’apprécier. Enfin j’espère que c’est réciproque !

Vous avez deviné le nom de mon faiseur de miracle ?

Avez-vous  dans votre cuisine un faiseur de miracle ?