devenir une femme libre


Hasard du calendrier, c’est le 8 mars que les filles sont revenues de l’école avec des :

« C’est pas juste, parce que c’est tous les mois ! »

« C’est pas juste, parce que, comment je vais faire pour la natation ? »

« C’est pas juste, parce que ça va faire mal. »

« C’est pas juste, parce qu’elles peuvent arriver n’importe quand et n’importe où. »

« C’est pas juste, parce que moi, je veux pas d’enfants, je veux juste un chien. »

« C’est pas juste d’être une fille. »

Hasard du calendrier, je venais juste de lire le texte sur le blog de quatre enfants sur le féminisme. Sur ces combats du quotidien que les filles et les femmes doivent encore et toujours relever. Même de nos jours, même dans nos sociétés occidentales.

Je suis d’accord avec vous les filles. Il y a tellement de choses pas justes pour la femme dans la vie de tous les jours. Comme cet autre jour, où une équipe est venue faire un film pour promouvoir l’école. Ils ont filmé l’équipe entière de natation, et puis, ils sont revenus quelques jours plus tard. Les filles, vous avez dû sortir de l’eau et seuls les garçons ont été filmé. Seuls les garçons vont promouvoir l’équipe de natation de l’école. Pas parce que vous êtes moins bonnes, moins rapides, juste parce que vous êtes des filles. C’est pas juste.

Alors, c’est vrai les filles, ce n’est pas juste d’être une femme.

Dites-vous qu’être juste n’est pas ce que vous devez rechercher. Ce que vous devez chercher et obtenir à tout prix, c’est être libre. Libre de pourvoir faire et dire ce que vous voulez. Libre de faire le métier que vous voulez. Libre de vous habiller comme vous aimez. Libre d’aimer qui vous voulez. Libre d’avoir un enfant quand vous en aurez envie. Libre de ne pas avoir d’enfants. Libre de voyager.

C’est vrai que cela ne sera pas facile. Vous aurez souvent l’impression d’être plus petites, moins fortes. Vous aurez beaucoup de pression, de responsabilité et des douleurs que seule une femme pourra comprendre.

Dans une société où l’on s’amuse à nous monter les uns contre les autres, gardez à l’esprit que l’homme n’est pas l’ennemi. Ce sont des partenaires et nous sommes complémentaires.

« Tu as raison maman, Serena Gomez elle a ses règles et elle chante ! »

Les amis, mon envolée lyrique s’est stoppée net. Je ne suis pas sûre que le message soit complètement compris, mais tant pis, ce sera pour une autre fois. Là, je ne vais pas prendre le risque de devoir expliquer pourquoi Serena Gomez fait du sexe avec Justin. Je vais plutôt boire un café avec le chef de meute, et, garder les yeux ouverts.

 

Je vous souhaite une belle journée.

le hasard


Le hasard d’une rencontre, le hasard du calendrier. Le hasard est synonyme de mystère, d’aventure, de danger, de coïncidence. Il nous fait croire au destin. Avec à lui, c’est possible. Grâce à lui on redevient vivant. Ce hasard nous ouvre les portes de l’imprévisible. Il représente la spontanéité, le plaisir et la surprise.  Il pimente notre vie et nous sort de cette zone d’habitude.

Le hasard est comme la chance, il faut savoir lui ouvrir sa porte et le laisser rentrer.

Les amis, je vous souhaite un beau week-end plein de hasard.

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vacances, j’oublie tout


Au grand désespoir de la tribu, pas de vacances au ski cette année. Cette semaine de vacances, on la passe ici, à Oman.

On grimpe dans la voiture et c’est parti. Un petit tour sur les hauteurs de Matrah, un saut au souk.

 

On part aussi à l’aventure et on se trompe souvent de route, mais, on n’est jamais vraiment perdu a coté de la mer.

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Parfois, on se gare un peu loin et il faut marcher pour trouver la crique qui accepte de nous accueillir.

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Chaque jour est unique. Il n’y a pas de plan, pas de feuille de route, pas de montre. Place au hasard et à l’aventure.

Et puis il a les copains, les fêtes, les cinémas, les gaufres et les pop-corn. Ceux qui viennent, dorment. Si longtemps, que le chef de meute s’inquiète à savoir si j’ai signé les papiers d’adoption. Les vacances avec vous ce n’est pas de tout repos, mais ce sont des vacances vivantes et joyeuses. Des vacances qui se terminent déjà.

Alors, que vous soyez chez vous, sur les pistes enneigées, chez mamie, au bord de la mer, en ville ou à la campagne, je vous souhaite de belles vacances. Des vacances où vous pourrez oublier la routine et le quotidien. Des vacances qui vous offriront de beaux moments. Des vacances ressourçantes, exaltantes, reposantes. Des vacances qui vous permettrons de vivre sur un autre tempo. Bref, les amis si vous avez cette chance, je vous souhaite de bien en profiter.

une semaine de vacances à Oman
une semaine de vacances à Oman

Si vous n’avez pas la chance d’avoir une pause, j’espère que vous ne me haïssez pas complément, et, pour me rattraper je vous souhaite plein de belles choses pour ce week-end !

ces enfants là


J’ai un aveu terrible à vous faire. Mes enfants préfèrent les bonbons que les chocolats. J’ai honte. Je ne comprends pas comment ils peuvent me faire ça. A moi. Moi, qui ne jure que par le Nutella. Moi, qui attends Noël et Pâques avec impatience. Moi, qui m’arrête pour n’importe quelle occasion acheter du chocolat. Moi, qui ai toujours une plaque d’avance.

Je suis humiliée.

Comment peuvent-ils me faire ça ? A moi ? J’ai pourtant tout essayé. Les punitions, les privations, mais c’est un échec. J’ai bien entendu ces discours qui disent que c’est leur  nature et, que je ne peux rien faire contre. J’ai bien entendu les, « tu dois l’accepter, tu ne les changeras pas. » Mais je n’y arrive pas. Ce n’est pas possible. C’est inacceptable. C est contre nature.

J’ai trois enfants et les trois préfèrent les bonbons. C’est une catastrophe.

Je voulais partager avec vous ma peine, ma honte et mon désarroi. Comment peut-on aimer les bonbons dans un pays comme le nôtre? Un pays ou le bon goût est un véritable art de vivre. Comment peut-on tolérer ça ? Cela devrait être interdit et le gouvernement devrait agir et vite.

Il faut que ces enfants apprennent à aimer ce qu’il faut. Qui il faut.

Mon histoire stupide de bonbons les amis, elle est toute bidon. Elle est aberrante et grotesque. Bien sûr que je n’ai pas honte de mes enfants ni de leurs goûts.

Je n’aurai jamais honte de mes enfants, de leurs sentiments, de leurs choix. Même s’ils mangent des bonbons.

Quoi de plus stupide que d’avoir honte de son fils, de sa fille parce qu’il ou elle, a choisi d’aimer quelqu’un du même sexe ? Il n’est pas pensable, en tant que parents, de rejeter son enfant pour une question qui ne le concerne que lui. Il est cruel et inhumain de faire souffrir son enfant tout simplement parce qu’il est homosexuel.

Pourtant ça arrive, partout, tout les jours.

En Tchétchénie, le gouvernement a décidé d’agir contre ces enfants qui n’aiment pas ce qu’il faut. Contre ces enfants qui n’aiment pas qui il faut. Le gouvernement laisse le choix aux parents d’enfants homosexuels. Soit l’état se charge de les tuer, soit le meurtre se fera directement en famille. Quoiqu’il en soit, le gouvernement a décidé d’agir contre les homosexuels. Il a tout simplement décidé de les éradiquer.

J’aurai pourtant préféré vous parler de la belle Brigitte Macron, les amis, plutôt que de cette histoire de bonbons.

c’est trop facile


Par une belle matinée ensoleillée en attendant le bus (1) pour aller au mall (2).

Moi, en prenant un air vachement intéressé : « Alors, comment s’est passée la première rentrée de la petite ? » (NDLR : Petite qui a donc dans les 3 ans.)

L’autre maman l’air pas contente : « On n’est pas content, ils n’ont pas de devoirs et ne font que jouer à l’école. »

Moi, dans ma tête en prenant un air vachement outré « Comment ! Ils n’ont pas encore commencé le programme de chimie quantique ? Au prix où sont les écoles, c’est une véritable honte, un véritable scandale ! »

Moi, à la maman : « Ils font connaissance, ils apprennent  à vivre ensemble. Les devoirs viendront surement après ».

Moi, sauvée par le bus juste au moment où j’aillai l’aider à préparer les banderoles et, où j’allai proposer de venir m’attacher avec elle aux portes de l’école. Genre de chose plutôt dangereuse, voir inconsciente, dans un pays où les manifs sont totalement interdites.

Je suis montée dans le bus et, me suis assise. Un peu à l’écart. Je sentais que ma conscience avait un truc à me dire, et, que ça allait chauffer.

Ma conscience hyper énervée à moi : « C’est trop facile de te moquer d’une maman dont c’est la première rentrée de classe. »

Et qui reprend tel un boxeur prêt à m’achever : « C’est trop facile de te moquer d’une maman qui veut le meilleur pour sa fille. »

Et qui termine avec : « C’est trop facile de te moquer d’une maman qui vient d’un pays où 276 lycéennes ont été enlevées juste parce qu’elles allaient à l’école. »

Complètement assommée par ces trois vérités. J’ai compris. L’école est un lieu de vie, d’échange, d’ouverture aux autres et de partage. L’école est bien sur un lieu de sociabilisation pour ces touts petits.

Mais pas que ça.

Nous, parents, y rajoutons nos craintes, nos espoirs, notre histoire. Et cela se respecte. Je l’ai compris aujourd’hui et, je le respecte profondément.

Chacun rêve l’Ecole à sa façon, l’imagine avec ses espoirs, la colore avec ses projets. Il n’y a pas une Ecole mais, une multitude d’Ecoles. Le plus important dans toutes ces Ecoles, c’est cette chance de pouvoir y aller librement, en toute sécurité et avec respect des autres.

Je suis sortie toute groggy du bus.

On ne vous oublie pas - Bring back our girls
C’était le 14 avril 2014
  •  (1) Bus : nous vivons dans un compound. Une petite ville au milieu de la ville. Toutes les maisons, une centaine, sont identiques. A l’intérieur il y a des parcs, piscines, terrain de tennis, de foot, coiffeur, supérette. Tout cela entouré de hauts murs et gardé par l’armée. Les femmes peuvent s’y habiller librement et les enfants peuvent y circuler en toute sécurité. Le compound a mis en place un système de bus à heures précises pour apporter les femmes dans les mall.  Comme vous le savez en Arabie-Saoudite la femme ne peut pas conduire.
  • (2) Mall : immenses centre commerciaux où vous avez : cinéma, bowling, parc aquatique et j’en passe. En Arabie-Saoudite, tous les loisirs sont bannis. Les mall se composent d’un nombre incalculable de boutiques et de fast-food. Et puis c’est tout !

 

 

 

A 40 ans et veux un jour d’insouciance


Aujourd’hui je veux chanter la vie, je veux danser la vie. Je veux me sentir libre, légère et insouciante. Je veux me protéger de ce monde de brute, de toutes les horreurs qui s’y passent. C’ est pas très mature mais c’est juste pour un jour. Je veux juste sourire aux autres sans me demander quel est le vrai visage des personnes que je croise.

Aujourd’hui je veux juste être bohème, je ne regarde pas BFM, je ne lis pas les news. Je veux juste croire que la vie est belle, douce et qu’elle l’est pour tout le monde.

Je veux juste être pour un jour libérée, délivrée…

 

40 ans l’âge des contradictions ?


Il y a des jours ou j’embrasse la vie de voir mes enfants grandir. Ce sont les yeux rempli de fierté, que je m’extasie devant ma tribu qui devient  si indépendante, si autonome. Le jour suivant, je sombre dans les affres de la nostalgie. C’est avec des yeux débordant de larmes  et les mains tremblantes que je m’émeus devant  le vestige de mes beaux bébés  en  photos. Dans ces moments  je serais prête à faire le 4ème ! j’déconne !!!! Humour !!!!

Je me réveille, aussi,  un jour, avec des projets plein la tête.  Je vais :

  • reprendre mes études,
  • monter quatre multinationales,
  • refaire les coussins du salon de jardin,
  • lire un livre en  Entier et en Anglais  ( voir jusqu’à la fin !),
  • faire trois heures de sports par jour,
  • arrêter de plonger ma cuillère journalière  dans le Nutella…

(noté par ordre croissant de difficulté)

Le jour suivant c’est les bras ballants et la bouche pleine de pâte à tartiner que je me dis Pourquoaaaaaaaa ? A quoaaaaaaaaaa bon à 40 ans ?

Il y a aussi ces matins ou je trouve mes pattes-d’oie naissantes,  émouvantes,  jolies.  Elles sont comme un tatouage offert par le temps comme un signe, un message de la vie. Et puis  il y a les autres matins où je suis moins poète et, où,  seuls mes messages WatsApp ne comptent. Alors, je fais toute une batterie de grimaces sensées être de la gym faciale pour les atténuer.

La définition de la contradiction : action de contredire, de s’opposer à une affirmation. – action de se mettre en opposition avec ce que l’on a dit ou fait – situation de deux choses qui s’opposent.

La contradiction c’est le début de la liberté : pouvoir tout faire et son contraire, tout dire et son contraire. Changer d’avis, d’envies. C’est oser s’affirmer, oser s’opposer.

Pour moi avoir 40 ans c’est être dans la contradiction. Pour moi avoir 40 ans c’est gagner en liberté, en assurance.

A 40 ans elles ressemblent à quoi vos contradictions ?