Mon Salagou, mon amour


Une fois n’est pas coutume, et aujourd’hui, je vous présente un article-reportage. Rassurez-vous, je ne vais pas vous parler de la reproduction de l’écrevisse. J’aurai pourtant pu le faire, tant le lieu dont je veux vous parler en est truffé. Je vais plutôt vous parler d’un petit bijou qui se trouve tout près de chez moi, un lieu magique et unique : le lac du Salagou.

J’aurai pu vous dire que lac du Salagou est artificiel qu’il a été mis en eau de 1964 à 1969. J’aurai pu vous dire que  le but de sa création était de diversifier et favoriser l’agriculture locale et qu’il a recouvert plusieurs communes avec sa superficie de 750 hectares.

J’aurai pu vous dire qu’il est réputé pour les pêcheurs, les vététistes, les amoureux de la randonnée, de la voile, de la nature et de la géologie. J’aurai pu vous dire aussi que c’est un havre de paix, les bateaux moteurs y sont interdits, que l’on peut y observer des empruntes de dinosaures, des cigales, des poissons, des oiseaux, des écrevisses.

J’aurai pu vous dire que son sol rouge est appelé la ruffe ce qui lui donne un aspect magique. J’aurai pu vous dire que certaines célébrités se sont appropriées sa magie : RRRrrr d’Alain Chabat, Narco de Gilles Lellouche et Tristan Aurouet, Toutes nos envies de Phillippe Loiret, Fucking Fernand avec Jean Yanne, Zone rouge avec Sabine Azéma.

J’aurai pu vous dire qu’une publicité célèbre que les moins de 40 ans de peuvent pas connaitre a été tournée au Lac du Salagou   Royal Canin, que Soprano y a tourné clown.

J’aurai pu vous parler de la légende qui raconte que l’on peu entendre le bruit du clocher des villages engloutis certains soirs. J’aurai pu vous parler d’histoires qui font peur aux enfants, des histoires de têtes coupées retrouvées au lac.

J’aurai pu vous dire tout ceci mes amies, mais vous pouvez facilement trouver tout cela sur le net.

Alors, j’aurai pu vous raconter tous les souvenirs que j’y ai. Des souvenirs de mon papa avant et pendant la mise en eau, des souvenirs de moi enfant, de mes virées adolescentes avec ma bande, ma mobylette et mon casque au coude, de mes enfants, de mes ballades mais je pense que ça aurait pu être un chouia ennuyeux.

Alors, une seconde fois n’est pas coutume. Je ne vais rien dire. Je vous laisse découvrir ces paysages enchanteurs.

Mon lac du Salagou Elle a 40 ans

Mon lac du Salagou Elle a 40 ans
Faire des ricochets

Mon lac du Salagou Elle a 40 ansMon lac du Salagou Elle a 40 ans

Mon lac du Salagou Elle a 40 ans
la chapelle des Clans qui favorise les amours

Mon lac du Salagou Elle a 40 ansMon lac du Salagou Elle a 40 ans

Mon lac du Salagou Elle a 40 ans

 

Mon lac du Salagou Elle a 40 ans
Et puis vous pouvez faire de belles rencontres en plus des cigales et des écrevisses. Ici les rugbymans de Montpellier.  Vous comprenez peut-être mieux ma passion pour le paddle.

Vous avez compris les amies que je ne travaillerai jamais dans une agence de voyage mais j’espère vous donner envie de découvrir ce lieu sauvage et féerique.

j’peux pas, j’ai paddle


Il était une fois, un moment magique d’harmonie et de détente. Vous savez ce genre de moment où tout est à sa place dans l’univers et, où l’on se sent si bien. Avec mes un peut plus de quarante ans, je viens de vivre un de ces moments.

Figurez-vous que je l’ai vécu grâce à une initiation au paddle. Vous allez me dire qu’il était temps et, que j’ai à peu près cinq ans de retard. Vous avez raison, mais, j’ai des excuses, et des bonnes : j’ai trois enfants et je vis en Arabie. Vous voyez qu’elles sont bonnes mes excuses.

Il faut que je vous précise aussi, que le moment choisi était tout simplement parfait. C’était une belle fin d’après-midi. Le moment où la lumière se pare de mille feux, où la nature se prépare pour la nuit.

J’ai donc découvert le paddle et ce fut magique. Magique de marcher sur le rasoir de l’eau comme Jésus. En réalité, il s’agit plutôt, de glisser sur l’eau au rythme du clapotis de la pagaie. Cette impression de grandeur, d’être maitre des éléments est formidable.

Quand je tournais la tête à gauche je pouvais entendre les enfants et leurs copains rigoler et s’amuser. A droite le paysage fabuleux du lac du Salagou n’attendait que moi. C’est donc vers lui que je me suis dirigée, sous les recommandations du moniteur de ne pas trop m’éloigner. Recommandations, teintées d’une note d’angoisse de se retrouver seul, avec une bande d’excités.

Le Lac a vite balayé mes remords et toute en légèreté je suis allée de crique en crique. Le lac du Salagou c’est la couleur rouge de la terre avec le vert de la garrigue et des vignes. C’est une brise qui vous transporte un mélange d’odeur de vase, de thym, de romarin, de terre chaude. C’est le chant des cigales et des grillons. En cette fin d’après-midi la nature m’a offert des teintes de couleurs fantastiques qui évoluaient avec le coucher du soleil. J’ai vécu un moment hors du temps, hors du quotidien. J’étais libre et heureuse.

Seule ma conscience et mon instinct de mère ont fini par me donner la force de rentrer sur la terre ferme. J’y ai retrouvé des enfants riants et très occupés à chercher des crevettes sous les cailloux et dans les algues. Des vraies crevettes pas des pokémons ! J’y ai retrouvé un moniteur éreinté et heureux de me revoir.

Galvanisée par ce gout de liberté, j’ai réservé pour le jeudi suivant. Maintenant vous savez les amies que le jeudi j’peux pas : j’ai paddle.

Et vous les amies c’était quoi votre dernier moment d’harmonie et de bonheur ?