ces jours où c’est pas le jour


 

Y a des jours je vous jure, on devrait rester couchée !

Vous savez les amis ces fameux jours où efficacité et vitalité ne sont plus qu’une vague notion lointaine.

Ces jours où on commence, mais on ne termine rien.

Ces jours où l’on ne fait pas ce que l’on veux avec nos cheveux. N’en déplaise à Madame et Monsieur Garnier.

Ces jours où l’on veut manger et puis non, se doucher et puis non, écrire et puis non…

Ces jours où la fatigue, la flegme, la lassitude collent à la peau.

Ces jours où le café est inutile. Comme nous d’ailleurs.

Ces jours où l’on retomberait bien dans un de ces travers que l’on tente de combattre tous les autres jours.

Ces jours où l’on ne tourne pas dans le même sens que les autres et où tout le monde nous regarde de travers d’ailleurs.

Vous voyez de quoi je parle les amis ?

Je vous parle de ces jours où c’est la faute à j’ai-pas-envie, je-suis-fatiguée, tout-le-monde-il-est-méchant.

Ces jours où même la couleur du ciel est bizarre.

Ces jours où la moindre remarque peut être considérée comme une déclaration de guerre. Où le moindre regard est perçu comme une agression.

Ces jours où tout l’univers nous est hostile.

Ces jours où ne pas trouver du papier dans les WC, tourne en incident diplomatique de grande envergure.

Ces jours où le lait déborde, la casserole brûle.

Ce jour où toutes nos fringues nous vont comme trois pâtes à un canard (expression hyper moderne dans les années 80).

Ces jours où toute décision est impossible voir dangereuse à prendre.

Ces jours où la meilleure chose à faire est de comater devant  la nouvelle série que j’adore et que je vous conseille Designated Survivor.

Ces jours où il vaudrait mieux que personne ne me parle, que je ne parle à personne et que personne ne me regarde non plus.

Ces jours où j’enverrai bien la tribu faire un petit tour en orbite.

Ces jours où les phrases du style « Acceptez et assumez le fait que passer une bonne journée ce n’est qu’une question d’attitude » ou encore « les bons jours sont ceux que nous créons » ou encore « elle a ses règles ? » me rendent, particulièrement, agressive et grossière.

Ces jours qui se finissent en compagnie de culpabilité et de je-suis-trop-nulle.

J’ai bien essayé les amis de me sortir de cet état légumino-léthargo-inutilo. J’ai bien essayé de me motiver, de me bouger et de me mettre un coup de pied au cul. Mais à part une grosse gamelle, qui n’a pas arrangé mon humeur, ça n’a servi à rien. Comme moi aujourd’hui.

Les amis, je vous parle de ces jours ou je suis un boulet pour moi même. Où je suis á prendre avec des pincettes (expression à la mode dans les années 1852).

Rassurez-moi les amis, ça vous arrive à vous aussi d’avoir des jours où c’est pas le jour ? Vous faites quoi ces jours là ?

Bef. C’est bien connu les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Demain sera un autre jour…