quoi faire pour bien faire ?


Choisir les prénoms et puis, choisir le meilleur pour eux. La meilleure option, la meilleure voie. Leur donner les meilleures chances, la meilleure éducation et de l’amour. Beaucoup d’amour. Leur donner les valeurs qui nous sont importantes. Le respect des gens, de la nature, des choses. Les encourager à parler de leurs sentiments, de leurs envies de leurs besoins. Leur apprendre à écouter. Leur dire combien être honnête avec soi-même est important. Les rassurer, les encourager. Leur dire que ce n’est pas grave, que tout le monde a droit à une deuxième chance. Leur dire que l’on peut se tromper parce que tout le monde a droit à l’erreur. Leur dire que travailler, persévérer, faire des efforts ça paye toujours.  Leur dire qu’il faut être passionné et vivre passionnément. Leur donner le goût de la découverte et leur dire que la curiosité n’est pas un vilain défaut. Leur dire que la solidarité et la gentillesse sont essentielles dans la vie.

Mais est-ce que le monde réel, le monde des adultes, celui du travail ressemble à ces valeurs ?

Qu’est-ce qu’il va se passer, quand ils vont comprendre que dans le vrai monde, il n’y a pas toujours de seconde chance ?

Qu’est-ce qu’il va se passer, quand ils vont comprendre que le travail, la passion, ne suffisent pas toujours ?

Qu’est-ce qu’il va se passer, quand ils vont découvrir qu’il faut être compétiteur, ne pas regarder ce qu’il se passe autour, pour obtenir quelque chose ?

Est-ce que c’est la bonne éducation d’élever nos enfants dans un monde de bisounours où Casimir en serait le président ?

Est-ce que l’on ne leur ment pas, en leur faisant miroiter un monde qui n’est pas conforme à la vraie vie ?

Est-ce que le décalage n’est pas trop grand entre le monde réel et cette éducation positive et bienveillante ?

Est-ce que leur donner des outils est suffisant, quand ils auraient besoin d’armes pour vivre dans la réalité ?

Est-ce que ce n’est pas utopique de croire, qu’en transmettant de telles valeurs, le monde en sera meilleur ?

Je me pose des questions les amis. Est ce que l’on ne se trompe pas ?

 avant de partir


« Tu crois que c’est le même bordel chez les autres, le matin ? » philosophe le chef de meute au moment d’attaquer la semaine. Mais, personne n’est là pour disserter sur ce vaste sujet.

Il y en a un qui cherche sa trousse. Alors que la veille le cartable était fin prêt, et, que nous avions eu droit à des : « noooon, j’ai toooooout. » Suivi de : « noooooon, j’ai rien oublié. » Clôturé par des : « Je sais ce que je dois y mettre, j’suis pas bête  quand même.» Débité avec une pointe d’exaspération, un soupçon d’agacement et sans oublier les yeux qui roulent vers le ciel. Histoire que l’au-delà soit aussi témoin, de cette injustice et de ce manque total de confiance.

Il y a l’autre au même moment qui se met à hurler : « Qui m’a piqué mes chaussures d’école ?? Je les avais rangées là ! » Après la trousse, nous voilà encore plongés dans un autre mystère. Mystère, qui ne tarde pas à se résoudre, car s’ensuit assez rapidement : « J’en ai une !!! Elle est où l’autre ? Qui m’a planqué l’autre chaussure ? » La clé du mystère semble toute proche et tous les espoirs sont permis, mais, ce n’est pas encore gagné.

Et le troisième luron qui rajoute la bouche en coeur : « Qui vient me chercher au match de rugby à 16h15 ??? » Match, qui a dû se décider dans la foulée entre 2h et 3h du matin, puisque la veille au soir, il n’en a jamais était question.

Je vous passe les : « On a plus d’élastiques !» Alors que nous avons un budget élastique qui avoisine le PIB de la Chine. Je vous passe aussi les : « J’peux pas te tel pour te dire quand j’ai fini, j’ai plus de crédit. » Alors que nous avons un budget portable qui avoisine le compte en banque du roi Salmane d’Arabie Saoudite. Et puis les : « Remplis-moi le formulaire de 5 pages pour la sortie en montagne. Faut le rendre aujourd’hui. »

Tout cela, bien évidemment, au moment où nous devrions être dans la voiture à s’encourager mutuellement, à partager des ondes positives et chaleureuses tout en chantant avec Serena, I’ve been running with the wolves.

Pour être honnête les amis, il y a des jours que j’y partirais bien dans la jungle à courir avec les loups.

Bref, notre dimanche, c’est votre lundi à vous. Les amis, c’est le même bordel chez vous le matin ?

ces enfants là


J’ai un aveu terrible à vous faire. Mes enfants préfèrent les bonbons que les chocolats. J’ai honte. Je ne comprends pas comment ils peuvent me faire ça. A moi. Moi, qui ne jure que par le Nutella. Moi, qui attends Noël et Pâques avec impatience. Moi, qui m’arrête pour n’importe quelle occasion acheter du chocolat. Moi, qui ai toujours une plaque d’avance.

Je suis humiliée.

Comment peuvent-ils me faire ça ? A moi ? J’ai pourtant tout essayé. Les punitions, les privations, mais c’est un échec. J’ai bien entendu ces discours qui disent que c’est leur  nature et, que je ne peux rien faire contre. J’ai bien entendu les, « tu dois l’accepter, tu ne les changeras pas. » Mais je n’y arrive pas. Ce n’est pas possible. C’est inacceptable. C est contre nature.

J’ai trois enfants et les trois préfèrent les bonbons. C’est une catastrophe.

Je voulais partager avec vous ma peine, ma honte et mon désarroi. Comment peut-on aimer les bonbons dans un pays comme le nôtre? Un pays ou le bon goût est un véritable art de vivre. Comment peut-on tolérer ça ? Cela devrait être interdit et le gouvernement devrait agir et vite.

Il faut que ces enfants apprennent à aimer ce qu’il faut. Qui il faut.

Mon histoire stupide de bonbons les amis, elle est toute bidon. Elle est aberrante et grotesque. Bien sûr que je n’ai pas honte de mes enfants ni de leurs goûts.

Je n’aurai jamais honte de mes enfants, de leurs sentiments, de leurs choix. Même s’ils mangent des bonbons.

Quoi de plus stupide que d’avoir honte de son fils, de sa fille parce qu’il ou elle, a choisi d’aimer quelqu’un du même sexe ? Il n’est pas pensable, en tant que parents, de rejeter son enfant pour une question qui ne le concerne que lui. Il est cruel et inhumain de faire souffrir son enfant tout simplement parce qu’il est homosexuel.

Pourtant ça arrive, partout, tout les jours.

En Tchétchénie, le gouvernement a décidé d’agir contre ces enfants qui n’aiment pas ce qu’il faut. Contre ces enfants qui n’aiment pas qui il faut. Le gouvernement laisse le choix aux parents d’enfants homosexuels. Soit l’état se charge de les tuer, soit le meurtre se fera directement en famille. Quoiqu’il en soit, le gouvernement a décidé d’agir contre les homosexuels. Il a tout simplement décidé de les éradiquer.

J’aurai pourtant préféré vous parler de la belle Brigitte Macron, les amis, plutôt que de cette histoire de bonbons.

Vivre d’Ipad et d’eau fraiche


Mes Chères Amies le diable est maintenant chez moi, et, c’est moi qui lui ai ouvert la porte avec bougies, gâteaux et chanson. Mes filles ont vu le rêve d’une vie de 9 ans devenir réalité, et moi, j’ai lu dans leurs yeux qu’elle  mère formidable, fantastique, géniale, extraordinaire, je suis j’étais. Tout avait donc commencé dans la joie, l’allégresse, la communication et les promesses. A cette époque, tout le monde scandait ces phrases avec conviction :

« Oui maman le code, nous te donnerons. »

« Oui maman au couché, nous ne le prendrons pas. »

« Oui maman les tables de multiplications, nous téléchargerons. »

« Oui maman tout notre temps, nous n’y passerons pas. »

C’est bien connu, l’enfer est pavé de bonnes intentions et de confiance absolue en ses enfants. Ne me demandez pas combien de temps il a fallu pour qu’elles passent du côté obscur de la force, je ne saurai le dire. Mais ce fut rapide. Très rapide. Tous les moments sont devenus propices à se ruer dessus. Le brossage de dent se fait même en sa présence. Je ne pense pas qu’elles aient poussé le vice jusqu’à le prendre sous la douche, mais je ne peux pas vous le certifier non plus. Concernant les WC, je suis sûre qu’il est de la partie.

Quand j’ai l’outrecuidance de leur faire une petite remarque pour leur rappeler qu’il y a une vie pour de vrai, un monde réel autour d’elles, je finis par avoir comme réponse : «Relax maman, c’est Summer time ».

Sauf que l’été c’est fini et que maman n’est plus relax du tout. J’ai donc décidé de prendre l’ipad par les cornes. Bref d’attaquer la tablette à la racine.  Pour le moment, je fais dans l’amateurisme et je n’ai pas encore contacté d’exorciseur ou, mieux, super Nanny.

Mais j’ai un plan d’action, que je peux résumer en trois points :

  1. Je kidnappe les tablettes tous les jours à 18H et je les restitue le lendemain suivant le planning du matin et l’humeur générale. Vous comprenez combien cela peut être très variable…
  2. Durant la journée, quand le kidnapping demande trop d’effort d’investigation, je coupe le wifi. C’est radical pour voir débouler deux furies, les yeux injectés de sang, un filet de bave à la bouche vociférant des paroles inaudibles. Je suis direct projetée sans Rick, au milieu de zombies prêts à m’égorger.
  3. Vous savez que la fin justifie les moyens, je les soumets aussi à un chantage horrible. Je leur demande de lire. Des vrais livres avec des vrais mots qui font des phrases et qui  deviennent une histoire. Des livres où il faut même tourner les pages. Chantage qui a un fonctionnement super simple : tu lis, tu ipades – tu lis pas, tu ipades pas.

Autant vous dire que la joie l’allégresse et les yeux débordants d’amour sont un peu moins d’actualité.

Pas besoin d’être une fin limier pour comprendre que Dolto n’est pas mon livre de chevet et que ce plan n’en est pas vraiment un. Rassurez-vous quand même, Chères Amies, je n’utilise pas que, la manière forte. Je leur propose aussi diverses activités : peinture, sculpture, cuisine, couture… Elles sont vraiment ravies.  Et pendant que je range et nettoie elle en profitent pour filer. A votre avis pour faire quoi ?

Vous avez des conseils pour arriver à mieux gérer ce diable de tablette ?