la tarte de Norma Bates


Habituellement, c’est en tribu que l’on regarde les séries. Bien souvent je décroche vite. Episodes et saisons se poursuivent donc sans moi. 

Mais pas cette fois.

J’ai commencé Bates Motel seule, par hasard. Un tête à tête rien que Netflix et moi. L’instant d’une pause juste un moment volé au quotidien. Mon coeur s’est soudain accéléré et je me suis noyée dans cet univers dès les premières images. Cette série m’a emportée dans l’univers d’Hitchcock, dans un autre espace temps.

Je suis obsédée par ces personnages complexes et secrets. Des personnages pleins de pudeur et de non-dit. L’atmosphère, les décors, les regards, les gestes suffisent. Cette série pourrait presque se regarder comme un film muet. 

Et puis il y a la cuisine de Norma. C’est un endroit gourmand, généreux et inquiétant. Norma en est  maîtresse et, elle dirige ce lieu avec charme, détermination et force.  Norma c’est la maman qui cuisine quand elle a peur, quand elle est en colère, triste ou heureuse. La cuisine de Norma est ensorcelante. Elle soigne, apaise et fait oublier…

A force d’y passer du temps dans cette cuisine, j’ai eu envie. Une envie forte et entêtante. Pas une envie de devenir psychopathe. C’est plutôt BFM qui me provoque cette envie-là. 

Non.

Derrière mon écran j’ai salivé, j’ai essayé de deviner les ingrédients et, j’ai rêvé de croquer dans la Turkey pot pie de Norma. Cette tourte de dinde toute fumante à l’air si délicieuse, généreuse et gourmande. 

Mais, Norma n’est pas du genre à donner une recette, et moi, je n’aime pas saliver pour rien. Alors,  je me suis tournée du côté d’un célèbre chef Anglais. 

C’est grâce à Gordon Ramsay que j’ai pu me rapprocher de la cuisine de Norma. La dinde a été remplacée par du poulet et, je n’ai pas utilisé de bacon mais ma cuisine a été envoûtée par cette bonne odeur. Le croustillant de la pâte, accompagné de cette douce garniture est un enchantement.

La recette de Gordon Ramsay histoire d'être plus proche de Bates Motell

J’ai à peu près suivi la recette de Gordon. J’ai tout d’abord mis le poulet assaisonné et entier dans une marmite avec 4 blancs de poireaux finement coupés. J’ai recouvert le tout d’eau et, fait cuire presque deux heures. J’ai en suite mis les poireaux de coté avec le jus et le poulet à refroidir.

Pendant que le poulet cuit, j’ai fait revenir 300 grammes de champignons dans de l’huile d’olive avec de l’ail.

J’ai mis dans une poêle, 400 ml du bouillon et les poireaux. J’ai rajouté environ 250 ml de crème fraîche, 30g de beurre, les champignons et 4 cuillères à soupe de farine. J’ai salé et poivré. J’ai remué jusqu’à ce que la préparation devienne épaisse. J’ai utilisé le reste du bouillon et du poulet pour faire une soupe.

C’est le bon moment pour allumer le four à 220C.

J’ai utilisé de la pâte feuilletée toute prête que j’ai étalée dans un plat à  tourte. J’ai coupé le poulet en petit morceau pour en mettre une bonne couche dans le plat à tourte.

J’ai recouvert le poulet de cette sauce blanche. J’ai rajouté une pâte feuilletée en prenant bien soin de bien fermer les cotés et de faire un trou au centre. J’ai fait des traits sur la pâte et mis un jaune d’oeuf.

Hop, au four pour environ 40 mn. A surveiller bien sûr.

Je ne suis pas Norma Bates mais je ne suis pas terrible pour donner des recettes. Voici en complément un agrandissement de celle de Gordon.

Recette de tourte de Gordon Ramsay pour être plus proche de Motel Bates 

 

Je n’ai qu’un mot.

Merci Norma.

Merci Gordon.

Bates Motel est une série qui retrace les jeunes années de Norman Bates, le célèbre personnage de Psychose d’Alfred Hitchcock. 

Après la mort mystérieuse de son mari, Norma Bates veut changer de vie. Elle achète un Motel abandonné et un vieux manoir loin de son ancienne vie, dans la petite ville de White Pine Bay dans l’Oregon. Son fils de 17 ans, Norman, vit avec elle. Ils partagent une relation fusionnelle et exclusive. Norma surprotège son fils, un peu trop…

Il y a 5 saisons avec un total de 50 épisodes. Dans la dernière saison, Rihanna reprend un rôle phare de psychose. 

Quand je parle de Bates Motel, la tribu part en courant. J’espère les amis que vous n’avez pas fait pareil. Je vous souhaite une belle journée.

La recette est tirée du Livre Great British Pub food de Gordon Ramsay, et, je vous la conseille !

ma copine italienne


Le tiramisu, c’est le dessert préféré de l’ado, et, comme c’est mon ado préféré que j aime, et bien, je lui fais son dessert préféré qu’il aime.

En plus, ce dessert à une histoire.

Cette recette de tiramisu, je la tiens de ma copine Italienne. Une vraie italienne, qui parle avec les mains même au téléphone et, qui fait le café au gaz, avec une cafetière italienne.

Je sais, ça en jette d’avoir une copine italienne qui parle avec les mains même au téléphone.

Avec ma copine italienne, on était voisine en Arabie Saoudite dans notre Compound (pour savoir ce qu’est un compound c’est par ici).

Ma copine italienne, c’est un sacré personnage, un être vrai et une franchise à toute épreuve. Ma copine Italienne, quand elle a quelque chose à dire, elle ne l’envoie pas par la poste. Avec ma copine Italienne, on a refait le monde, on a râlé, on a ri, on a pleuré toujours accompagné d’un bon café avec des cantuccinis et des madeleines. Sachez les amis, qu’il faut vraiment être italien pour parler avec les mains avec son café, sans en tomber une goutte.

Et puis, il y avait ces matins, où l’on allait marcher ensemble, pour bien-sûr terminer, devant un café avec madeleines et cantuccinis.

C’était il y a 4 ans, et elle me manque ma copine Italienne. Heureusement, que j’ai son tiramisu. On s’écrit régulièrement, en attendant d’avoir le bonheur de partager un café avec des madeleines et des cantuccinis.

Faire la cuisine me remmène à des souvenirs d’enfance, mais maintenant, pas seulement.

Parce que les amis, quand je fais un tiramisu, je pense à ma copine Italienne. Quand je fais des nems, je pense à ma voisine qui est bien plus qu’une voisine et que vous connaissez déjà. Quand je fais un tiramisu au Nutella, je pense à ma copine Roumaine. Quand je fais un couscous, je pense à ma copine Algérienne. Quand je fais des noodles, je pense à ma copine Indonésienne. Quand je fais des brigadeiros, je pense à ma copine Brésilienne. Quand je fais un cheesecake, je pense à ma copine Anglaise. Quand je fais un couscous libanais, je pense à ma copine Libanaise.

Toutes ces personnes qui ont croisé ma vie au cours d’une expatriation et, qui en plus d’avoir enrichi mes talents de cuisinière, ont enrichi ma vie.

Et vous les amis, vous avez aussi une recette qui vous remmène à quelqu’un ?

 

Mais, je ne vous ai pas encore donné sa recette du tiramisu ! Car en plus d’être bonne elle est simplissime !

3 cuillères à soupe de sucre – 3 œufs – 250g de mascarpone – des biscuits à la cuillère – du café – du chocolat noir en poudre.

Les amis, vous commencerez par faire un café assez fort.

En suite, séparez les blancs des jaunes et montez les blancs en neige. Vous mélangerez à part le sucre, le jaune et le mascarpone. Quand le mélange est bien crémeux et lisse intégrez y délicatement les blancs en neige.

Prenez un plat rectangle type plat à gratin. Vous commencerez par une couche de biscuit que vous aurez trempé rapidement dans le café, et, vous alternerez en suite, une couche de crème,…

Vous terminerez par une couche de crème que vous saupoudrerez de chocolat noir.

Le plus long sera d’entendre au moins 4h avant de le manger.

Ti auguro una buona giornata, amici.

40 ans et un OVNI dans la cuisine


Que c’est impression de se retrouver face à une telle machine quand la simple vue d’une télécommande vous déclenche des plaques d’urticaires.

Une telle perfection dans un seul objet tient du prodige. Objet, qui donne l’espoir aux uns, de meilleurs repas, et, à une, l’obligation d’en servir.

Il a tout pour lui : l’écran couleur, la balance, le chauffage, la clé USB. Il fait TOUT : il chauffe, pèse, broie, mixe, pétrit, concasse,….  Il fait même des miracles. En plus de 20 ans de vie commune, le Chef de meute (avec comme spécialité culinaire l’ouverture de boites où les pâtes au beurre), a fait son premier gâteau, ses premières mousses au chocolat, son premier flan. Les enfants ébahis lui ont précisé que, quand, dans la recette il est demandé d’ajouter un œuf, il ne faut pas mettre la coquille.

Quant à moi mes premiers pas ont été moins glorieux. Mon côté rebelle m’a poussé a ne pas suivre les recettes pré- enregistrées. Je me suis aventurée dans un pseudo risotto qui a bien cramé le fond du bol. J’ai donc passé le reste de l’après-midi, a décrouter, en essayant de ne pas altérer le bol tout neuf de mon faiseur de miracle. Bref, après des heures de stress et de labeur instances le bol est nickel.

Je me suis aussi créée un profil sur l’espace recette  (www.espace-recettes.fr) afin de m’intégrer dans cette grande famille. Pour payer ton activité on t’offre des points qui donnent droit à des cadeaux. J’ai donc mis mon premier commentaire qui m’a rapporté un point, qui m’a fait gagner un tablier que j’attends avec impatience.  Mon commentaire est évidemment lié à mon fameux  problème de nettoyage !

Mais  tout ceci est entièrement de ma faute. Si j’avais lu les 400 pages du guide d’utilisation j’aurai bien compris que mon faiseur de miracle donnait la solution pour un nettoyage en douceur et sans stress. A ma décharge je n’ai pas eu de démonstration faite par une conseillère. Bizarrement il n’y en a pas en Arabie Saoudite. Elles ne doivent pas aimer le noir…

J’apprends  à connaitre mon faiseur de miracle. On vit ensemble depuis plus d’une semaine et on commence a mieux se connaitre et a s’apprécier. Enfin j’espère que c’est réciproque !

Vous avez deviné le nom de mon faiseur de miracle ?

Avez-vous  dans votre cuisine un faiseur de miracle ?