pas grand-chose


Les amis, la routine veut ma peau. Je ne suis pas la seule apparemment à être menacée par elle. Je ne sais pas pour vous, mais, me dire que je ne suis pas la seule, ne me rassure absolument pas.

Toutes ces semaines qui glissent, ces mois qui passent et ces années qui défilent.

Impossible d’arrêter ce tourbillon.

Pourtant, il y a bien ces jours où l’on surfe tranquillement sur ce tourbillon. On a le bon équilibre, le bon moral.  Nous offrons notre plus large sourire aux éléments. Nous sommes au cœur de cette vague avec la parfaite illusion de la maîtriser.

Et puis, il y a les autres jours. Ceux dans le creux de la vague. Ceux où l’on ne respire plus. Ceux où l’on s’enfonce inexorablement dans je ne sais qu’elle profondeur.

Mais, on nous le répète assez ce fameux : c’est la vie. Il est d’ailleurs souvent, suivi, du tout aussi fameux : il y a des jours avec, et des jours sans.

Pourtant, il ne faudrait pas grand-chose pour arrêter ces éléments compresseurs. Il ne faudrait pas grand-chose pour reprendre un peu d’air.

Pas grand-chose comme un café partagé sur un coin de table.

Pas grand-chose comme un petit sourire, un petit mot au coin de la rue.

Pas grand-chose comme une conversation banale à la caisse du super marché.

Pas grand-chose comme cette visite surprise.

Pas grand-chose comme un commentaire sur son dernier article.

Pas grand-chose comme ce bout de gâteau offert par sa voisine.

Pas grand-chose comme ce coup de fil juste pour prendre des nouvelle

Pas grand-chose, c’est déjà largement assez pour arrêter le tourbillon, remplir ses poumons et repartir. Repartir pour un tour. Repartir le cœur plus léger en croyant fermement que l’humain est plus fort que tous ces éléments.

Alors moi les amis, et même si je ne m’appelle ni Amélie, ni Poulain, et même, si je suis dans un pays dans lequel, ne pas croire est un crime, je vous annonce aujourd’hui, que je crois profondément aux pas grands choses.

Et vous, vous y croyez aux pas grands choses ?