ma tatie


Ma tatie, c’est une héroïne. Ne cherchez pas de livres sur elle, il n’y en a pas. Pas de films non plus, avec Sigourney Weaver qui jouerait son rôle. Ma tatie, n’a pas battu le record du plus long fil d’aligot, même, si son aligot est divinement bonne. Ma tatie, n’a pas franchi le mont Everest en claquette.

Non, elle n’a rien fait de tout cela.

Ma tatie, c’est une héroïne du quotidien.

Si vous mangez chez ma tatie, vous aurez du poulet. Mais, du poulet plus bio que bio parce qu’elle l’aura élevé et nourri. Ce sera le poulet rôti le plus juteux, le plus tendre le plus goûteux de votre vie. Ma tatie, si elle vous fait une omelette, ce sera avec des œufs de ses poules et, elle y ajoutera quelques lamelles de truffes, que mon tonton aura trouvé. Quand vous repartirez de chez ma tatie, vous repartirez le coffre plein de pâtés, de confiture et de jardinage. Mais, elle vous dira simplement : « Je t’ai mis quelque chose dans le coffre. Pense à le sortir en arrivant, et à me téléphoner.» Ma tatie, quand vous l’invitez, elle prendra le dessert, et, elle vous fera un délicieux mille feuilles pour 30 personnes.

Ma tatie, elle a toujours le sourire, le geste tendre. Ma tatie, c’est la gentillesse incarnée. Ma tatie, elle a travaillé toute sa vie au service des autres. En plus de son aide, elle apportait ses sourires, sa gentillesse et sa joie de vivre. Ma tatie elle n’a pas eu une vie plus facile qu’une autre, ni plus difficile, mais elle fait partie de ces personnes qui la font rayonner cette vie.

Je n’oublie pas mon tonton. Lui, il a toujours une blague vaseuse sous le coude et adore vous titiller. Mon tonton, il est comme ma tatie, généreux, dynamique et souriant.

Ma tatie, elle est maintenant à la retraite. Elle va avoir plein de temps pour ses enfants et ses petits, pour coudre, cuisiner, lire.  Ma tatie, ne lira pas ce texte, internet n’est pas son monde. Mais, je profite de sa retraite pour souhaiter une belle et heureuse retraite à ceux qui y ont enfin droit, accompagné de gros bisous à toutes ces belles taties si généreuses.

Je vous souhaite une belle journée, les amis.

la Saint-Valentin sans frontières


Même si cupidon nous a transpercé il y a maintenant de nombreuses quelques années, avec le chef de meute, nous ne sommes pas Saint-Valentin. Nous ne sommes pas contre non plus.  Cette fête ne nous parle pas, ne nous émeut pas. Nous sommes totalement indifférents. Nous ne nous réveillons pas le 14 février, plus tremblant d’amour que d’habitude.  Ce jour ne vibre pas particulièrement de grands sentiments et de promesses enflammées. Nous ne sommes, tout simplement, pas habités par l’esprit de la Saint-Valentin.

Mais tout ça c’était avant. Nous avons découvert depuis quelques années une autre Saint-Valentin, grâce aux enfants et à leur école Anglaise.

Nous avons découvert une Saint-Valentin sans frontières. Une Saint-Valentin, qui ne s’arrête pas seulement aux amoureux transis, tendres où passionnés. Cette Saint-Valentin sans frontières met à l’honneur l’amour, l’amitié, le respect. Elle vous donne l’occasion de laisser parler vos sentiments. Aujourd’hui, vous pouvez offrir une carte et une rose à un(e) ami(e), à votre maîtresse celle de l’école mais à l’autre aussi, à votre prof de sport, à votre frère, à votre soeur, à votre boulanger, à votre coiffeur, à votre voisin…

Les enfants passent un temps fou à faire et à écrire les cartes. Ils vont acheter leurs roses avec fierté et les offrent avec une pointe de timidité et de joie. Et je peux vous assurer les amis, que la rose que l’ado offre à ses soeurs, est conservée très longtemps…

Alors, peut-être que je mélange tout avec ma Saint-Valentin sans frontières, mais je vais quand même profiter d’elle, pour vous souhaiter à vous, mes amis, une belle Saint-Valentin. Merci d’être là contre vent et marée.

il sans elle. elle sans lui


Je l’ai sur le bout de la langue, sur le bout de la plume. Mais, je tombe toujours à côté. Je ne le trouve pas. Je cherche, je m’approche, je tâtonne. Il est tout proche. Je peux presque le toucher, le sentir. Presque l’attraper. Juste presque.

Avec Elle, c’est pareil. Elle, qui est apparue si furtivement. Comme une étoile filante. Comme un éclair. Petite chose fugace et rapide. J’ai essayé de l’attraper, de la fixer dans le moment. Mais elle s’est évaporée. Je n’ai plus qu’une trace succincte d’elle. J’ai perdu son essence, sa beauté, son charme et son attrait.

Pourtant, elle était si belle.  Elle parlait d’amour, de mémoire, de force, de fête, d’espérance, de rire, d’enfants et de joie.

Ce mot, cette pensée se sont envolés. Ces sentiments ont décidé de rester cachés. Ils ne veulent pas se poser et, ce n’est pas si grave.

Toutes ces personnes font maintenant parties de nous, comme une empreinte indélébile. Toutes ces personnes sont devenues, un 13 novembre, notre famille, notre force.

Je vous souhaite un joli 13 novembre plein de vie, de larmes, de rire et d’amour.