mon prénom à la mode


Bonjour à toi qui a 40 ans avec plus ou moins de poussière. Tu dois certainement t’appeler Nathalie, Christophe, Stéphane, Sandrine,Valérie, Laurent, Isabelle, David, Sébastien, Frédéric, Céline, Virginie, Cécile, Philippe, Thierry, Sylvie, Eric, Stéphanie ou Christine. Certainement, car ces prénoms ont été les plus donnés à l’époque de notre naissance. A long long time ago…

Dans les années 50 le duo gagnant a été attribué à Marie et Jean. Dans les années 60 c’est Philippe et Valérie qui remportent la palme.  Les années 70 saluent la victoire de Sandrine et Christophe.  Les années 80 sont les années d’Aurelie, d’Emilie, d’Elodie, de Nicolas,  de Julien et de Sébastien. Dans les années 90, Marie fait son grand retour avec Laura, Camille, Thomas, Kevin et Alexandre. Les heureux gagnants des années 2000 sont Léa, Manon, Chloé, Thomas, Lucas et Théo.

Chaque époque a ses prénoms à la mode. Les époques sont tellement bien faites que je connais une Valérie mariée à un Philippe, une Sandrine à un Christophe,…

Mais là n’est pas la question. Je veux profiter de cette occasion pour témoigner en tant que Stéphanie, prénom le plus donné en 1975. Quelle belle année soit dit en passant…

En tant que Stéphanie, je peux donc affirmer que nous étions toujours au moins deux spécimens dans la même classe.

En tant que Stéphanie, je peux vous affirmer que j’ai eu à subir les fameux « Stéphanie ? Comme Stéphanie de Monaco ». J’ai même dû essuyer un ouragan à cause de cette même princesse-chanteuse. Pour les nostalgiques voici le lien des inconnus et celui de Steph de Monac’.

Encore aujourd’hui, je suis entourée de nombreuses Steph. C’est comme ça que l’on se fait appeler dans le milieu. C’est donc souvent qu’au détour d’une conversation, je peux entendre des :  « J’ai déjà demandé à Steph » qui, face à mon air surpris, rajoute aussi sec : «  pas toi, l’autre ». Comme statistiquement, vous avez en plus de vos copines Stéphanie, des copains Stéphane que l’on appelle Steph aussi, ce n’est pas évident d’identifier le ou la Steph en question. J’espère que vous me suivez…

Bien sûr il y a les petits surnoms du style : ninie, Stefie, Stefouille, Phanie et le fameux Stef. Parce que Stéphanie en plus d’être commun, c’est long.

Tout ça pour vous dire que ce n’est pas toujours facile de porter un prénom à la mode.

Et vous les amis, vous vivez comment avec votre prénom ?

je suis une femme au foyer évolutive


Que ce soit subi ou voulu peut importe, le résultat est le même, vous êtes à la maison. Vous avez des contraintes, des obligations, des horaires, du travail et finalement la seule chose qu’il vous manque c’est le salaire. Et les vacances aussi…

Me concernant, je n’étais pas partie pour cette vie au foyer. J’avais un travail que j’adorais dans le milieu de la phytothérapie. Je faisais du recrutement, de la formation et je coachais les vendeurs. J’adorais mon travail et les personnes avec qui je travaillais.

Oui, mais voilà.

Il faut parfois faire des choix. Il m’a fallu me rendre à l’évidence : Un travail prenant avec trois enfants en bas âges, le chef de meute toujours absent ce n’était pas une vie. Au même moment, nous avons eu la possibilité de partir pour l’Arabie Saoudite en famille. Après deux, trois hésitations de ma part, on a sauté le pas.

Ma vie de femme au foyer (appelons un chat un chat) a évolué avec les enfants et avec moi. Finalement, il n’y a pas une vie de femme au foyer, mais des vies.

Mes débuts de femme au foyer ont été de rester… au foyer. Ménage, courses, bouffe et enfants, tout tournait exclusivement autour de ce fameux foyer. Cet enfermement  n’a rien à voir avec l’Arabie Saoudite. C’est peut-être une réaction contraire à toutes mes années de travail. A tous ces moments où je n’étais pas disponible. L’envie d’être la meilleure des mamans entourée des enfants les plus heureux du monde. Je ne sais pas. Ces premières années au foyer se sont passées tout simplement comme ça. Je n’en garde pas un mauvais souvenir, mais plutôt un souvenir de quiétude.

Est arrivée en suite la période de prise de conscience. Que fais-je de ma vie ? Est- ce que je ne suis bonne qu’à faire des lessives ? Qu’est-ce que j’ai envie de faire ? Pourquoi je vis ? Pourquoi je meurs ? Pourquoi je crie ? Pourquoi je pleure ?  Alors j’ai cherché, j’ai lu, j’ai écouté. J’ai envié ces mamans qui ont l’air de si bien tout maitriser et qui ont une manucure impeccable. J’ai perdu du temps, beaucoup. Et puis il y a eu aussi quelques revers de vie à gérer. Je me suis mise à la couture. J’ai fait du yoga. J ai écrit et puis j’ai tout perdu à cause de la vieillesse de mon ordi. Cette période a été parfois douloureuse, mais nécessaire. J’ai compris que la solution ne peut venir que de moi. Il s’agit juste de la trouver !

Est arrivée la période où j’ai commencé à agir. J’ai donné des cours de Français, rencontré des gens d’univers différents. J’ai ouvert mon blog. Croyez-moi, ça change tout de n’avoir plus l’esprit focalisé sur la poussière et le linge sale. C’est important de se sentir utile, de communiquer, d’être acteur de sa vie. Ca change tout de faire quelque chose qu’on aime, quelque chose pour soi.

Aujourd’hui j’ai 40 ans, les enfants grandissent et je sais que je dois me préparer a reprendre une activité professionnelle, mais pas n’importe quoi et pas à n’importe quel prix.

Alors je prépare, je tâtonne, je fais trois pas en avant et trois pas en arrière. J’en fais deux sur le côté et puis des fois deux aussi de l’autre. Mais j’y travaille, même si ce n’est pas toujours très coordonnée.

Mais, une chose est sûre ou plutôt deux choses. Je n’ai pas honte à 40 ans d’être femme au foyer. Je n’ai pas honte non plus à 40 ans de ne pas avoir de salaire. Je sais que la vie de femme au foyer n’est pas la fin mais juste le début. 

Et vous, vous la voyez évolutive votre vie de maman au foyer ?

ringard à 40 ans


J’ai une question à vous poser les amis de 40 ans ou des environs. Est-ce que vous pensez qu’à 40 ans on est ringard ?

C’est vrai que parfois l’on se sent décalé, dépassé, pas du tout dans le coup. Est-ce que cela nous classe direct dans la case des has been ?

Mon dictionnaire me dit qu’être ringard, c’est être bon à rien, c’est être démodé, dépassé.

Alors, à 40 ans, c’est quoi être ringard ?

  • Carla Bruni trouve par exemple, « que les jupes très courtes et les cheveux très longs sont souvent un peu ridicules après 40 ans. » Elle rajoute tout de même, histoire de ne pas se faire lyncher par une horde de furies quarantenaires : « mais encore une fois, cela dépend de la personne ».
  • Les piercings : Il semblerait qu’avoir un piercing après 40 ans vous fait tomber direct dans la ringardise absolue. Si en plus, vous osez mettre un t-shirt court pour  montrer,  au monde entier, celui de votre nombril, les amis, on ne peut rien pour vous.
  • Parler « djeun’s » : Les swagg, seum, OKLM, thug, boloss vous oubliez (vous trouverez la traduction à la fin). Tout comme finir vos phrases avec « grave ». Ca le fait pas, mais graaaaave.
  • Parler « vieux » : Ne commencez pas vos phrases avec «à mon époque », « avant » ou « de mon temps ». Evitez les expressions du style « quand il y en a marre, y a malabar », où «quand c’est trop, c’est tropicaux ».
  • 40 ans, sans travail, célibataire, sans enfants : toutes ces choses que la société estime que l’on doit absolument remplir à la quarantaine. Ne pas répondre à ces critères, fait d’un quarantenaire un ringard, aux yeux de la société.
  • Porter encore et toujours son bomber, son perfecto, ses convers, ses docs martens ou son jean troué aux fesses achetés en 1987.
  • Se faire appeler Mademoiselle. Le terme « mademoiselle » jugé péjoratif, a d’ailleurs, été supprimé des documents officiels depuis 2012 en France.
  • Mettre un bikini. Allez jeter un coup d’œil à l’article de Christine avec ses fabuleuses chroniques qui nous détaille ce que nous devons arrêter de faire suivant nos âges, selon un sondage Anglais.
  • Rigoler encore et encore sur les mêmes phrases cultes et l’expliquer aux «plus jeunes». Glousser quand on entend le prénom Régis. Reglousser quand on parle d’un doigt de whisky.  Demander à tes enfants de descendre tout en ayant envie de les appeler Manu et, s’attendre toujours à ce qu’ils répliquent, « mais pourqwoi fair’ ? ».

Et pourtant les amis, sachez qu’être ringard c’est la nouvelle mode. On appelle cela le phénomène Normcore qui est la contraction de normal et de hardcore. Des termes opposés qui militent pour un retour au non look, qui prône de ne plus suivre les tendances. C’est le retour à la simplicité et à l’authenticité.

L’image même du ringard a évolué. Avant être cool, c’était être jeune, avoir de l’appétit sexuel, prendre des risques, être un dur, ne pas montrer ses émotions, se rebeller. Ça c’était avant. Maintenant, une personne cool est plutôt une personne sympathique, sociable, gentille, amicale, séduisante, tendance, talentueuse, intelligente, ayant confiance en elle, faisant preuve d’humour et faisant du bénévolat. (étude parue dans le journal of individual difference). Au vue de cette définition je peux affirmer qu’à 40 ans, on est au top de la coolissitude.

Pour certain être ringard, c’est être romantique, c’est écrire sa liste de course sur du papier, faire du karaoké, porter un jean trop serré, écrire un blog, écouter Johnny Halliday, pleurer, … finalement, nous sommes toujours le ringard de quelqu’un et à tout âge. Non ?

A 40 ans on peut rire de ses imperfections et surtout à 40 ans on a arrêté de se soucier du regard des autres. A 40 ans, on sait que l’on ne peut pas plaire à tout le monde. A 40 ans, on apprend à gérer sa personnalité et à se respecter.

A 40 ans, on est certainement ringard, mais on s’en fou.

Et pour vous les amis, c’est quoi être ringard ?

 

traduction :

Swagg : être à la mode

Seum : être dégouté

OKLM : au calme

Thug : être un dur

Boloss : un gros nul, un bouffon

la femme en France… il y a 40 ans et des poussières


Ce sont des choses que l’on fait aujourd’hui en France naturellement. Ce sont des choses acquises et banales qui font partie de notre quotidien de femmes. Et pourtant, il y a seulement 40 ans de ça, nos mères et nos grand-mères avaient une vie bien différente.

Aujourd’hui, je vous propose un voyage dans le temps.

Il était une fois les droits de la femme en France… Il y a 40 ans et des poussières.

C’est seulement en 1970 que « les deux époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille ». Jusque-là, le mari était le chef de famille et la femme était considérée comme mineure. Elle n’avait pas le droit de prendre de décisions pour elle-même et encore moins concernant ses enfants. Il faut donc attendre 1970 et cette loi, pour que la femme ait le même rang que son mari au sein de la famille.

C’est depuis 1972 qu’il est inscrit dans le droit « à travail égal, salaire égal ». Les conditions de travail pour les femmes se sont donc nettement améliorées grâce à cette loi. 40 ans plus tard, les femmes n’ont toujours pas cette égalité de rémunération avec les hommes. L’écart de salaire est de 18,8 %. Si rien ne change,  il faudra attendre, en France l’année 2186, pour que les salaires soient enfin égaux (chiffres du gouvernement). Il y a quelques semaines les femmes ont été appelées à cesser le travail à 16h34, heure à laquelle son salaire cesse d’être égal à celui de l’homme. 40 ans plus tard, on constate aussi, que l’emploi chez les femmes s’est développé avec le temps partiel, qui les laisse bien souvent, dans des situations financières délicates.

 

C’est en 1974 que l’on créait un secrétaire d’Etat à la condition de la femme. Françoise Giroud est la première secrétaire d’Etat. Elle lance alors cent une mesures en faveur des femmes. Comme, la mise en place de droits propres à la femme, la lutte contre les discriminations, l’ouverture des métiers dits masculins. En 2016, tous ces combats sont toujours et encore d’actualité. Laurence Rossignol planche toujours sur le sujet avec une loi pour l’égalité réelle entre les hommes-femmes. Vous aurez noté le « réelle » dans le titre de cette loi.

 

C’est le 17 janvier 1975 que la loi Veil, relative à l’Interruption Volontaire de Grossesse  est enfin votée. Cette loi dépénalise l’avortement grâce à Simone Veil alors ministre de la Santé. Jusque-là avorter pour une raison non-médicale était un délit passible de prison. Cette loi est issue d’un très long combat. En 1971, 343 femmes dont Simone de Beauvoir, Jeanne Moreau, Marguerite Duras et Françoise Sagan déclarent, dans le figaro, faire, elles aussi, partie de ces femmes qui se sont faites avorter de façon illégales en France, comme des milliers d’autres. Charlie Hebdo les rebaptisera les 343 salopes.  De nombreux médecins invoquent la clause de conscience pour refuser l’IVG. Il faudra ensuite, et, il le faut encore de nos jours, la mobilisation de nombreuses femmes pour que la loi Veil soit vraiment appliquée. C’est seulement en 1983, que la loi autorise le remboursement de l’IVG par la sécurité sociale.

Quelques dates pour la route :

La contraception est autorisée en France depuis 1967, mais il faudra attendre 1972 pour qu’un décret réglemente la fabrication et la prescription des contraceptifs. La pilule peut-être enfin commercialisée.

En 1972, les femmes mariées ont la possibilité de contester la paternité du mari et de reconnaitre un enfant sous son propre nom de naissance.

En 1973, la mère peut, tout comme le père, transmettre sa nationalité à ses enfants.

En 1974, la pilule est remboursée. Les mineures peuvent l’obtenir gratuitement au centre de planification.

L’année 1975 est déclarée par l’ONU, comme « l’année internationale de la femme ». Quand je vous dis que c’est une année formidable 😉

Toujours en 1975, une loi supprime la possibilité au mari de contrôler et lire les correspondances de sa femme.

Encore en 1975 est ouvert le refuge Flora Tristan pour femme battues à Clichy.

Encore et toujours en 1975, tout l’enseignement supérieur est accessible aux filles et aux garçons.

Ce n’est qu’en 1976 que la mixité pour les élèves et les enseignants devient obligatoire pour tous les établissements scolaires avec la loi Habby.

En 1979, Simone Veil devient la première femme présidente du Parlement Européen.

En 1979, l’interdiction du travail de nuit est supprimée pour les femmes occupant des postes à responsabilité.

En 1980, Marguerite Yourcenar, femme de lettres, est la première femme élue à l’académie Française.

En 1980, le viol est qualifié de crime par la loi.

Toutes ces choses nous les avons acquises il y a seulement 40 ans et quelques poussières. Seulement.

« Mais à ce moment précis, elle n’avait pas le temps d’honorer sa mémoire car un changement de thème de fête d’anniversaire, à la dernière minute de surcroît, lui sembla plus difficile à avaler que la mort d’un innocent. Voilà ce qui arrive quand on tient la liberté pour acquise : on perd le sens de la mesure. »  Le secret du mari de Liane Moriaty.

 

 

 

 

enfants du soleil


J’ai 40 ans et, je suis une enfant de la télé, comme le dit si bien Arthur. Rassurez-vous, ce qui va suivre n’est pas le compte-rendu des séances chez mon psy. D’ailleurs, je suis sûre que je ne suis pas la seule. C’est un peu notre madeleine de Proust à nous, qui avons 40 ans, avec des poussières en plus ou en moins.

Vous vous souvenez  des mercredis matins que l’on passait avec Dorothée, Estaban et Zia, Actarus, Capitain Flam, Candy et beaucoup d’autres ?  Pour moi, ils sont à jamais gravés dans ma mémoire. Comme un pont vers mon enfance. Comme un lien vers le tant regretté chocolat les merveilles du monde et les disputes pour manger le lion. Comme un retour sur le toboggan, où l’on glissait la tête et les bras en avant en criant, « Goldorak, GO !».

Il y en a deux qui m’ont particulièrement marqué.  Je peux vous chanter l’intégralité des génériques la main sur le cœur et des trémolos dans la voix.

Vous vous souvenez de Tom Sawyer ? C’est l’Amérique, le symbole de la liberté. Oui ! Celui qui est né sur les bords du fleuve Mississipi et qui n’a peur de rien. C’est un petit gars formidable avec de vraies valeurs d’amitié. Un petit dur au cœur tendre toujours prêt à faire plaisir à Becky. Il rend dingue tante Polly, son frère Sid et le gros chat, il abuse de ses copains et traine toujours pour faire ses corvées.

Mon épisode préféré, est celui où il demande à Huck, de tendre une embuscade à Monsieur Dobbins. L’instituteur qui a un martinet à la place du bras. Le but de ce traquenard, est de lui faire perdre sa perruque, devant tous les élèves, pour ainsi se venger, des sévices subi en classe.  Pour chanter !

Tous les personnages de ce dessin animé sont attachants de Joe l’Indien qui fait très peur et qui est très méchant, au sage Jim.

Bref, Tom Sawyer reste pour nous tous un ami.

 

Mon second chouchou, est le tour du monde en 80 jours avec un Philéas Fogg. Même en lion, il a une classe folle avec ses 80 jours à courir, pas plus, pour découvrir le tour complet de la planète, accompagné de son majordome Passe-partout, qui, pour l’occasion n’est pas nain mais chien.  J’ai moi aussi voyagé le cœur battant, dans les magnifiques transports du début du siècle. J’ai découvert des cultures fabuleuses, des paysages sauvages. J’ai vécu toutes ces belles aventures bien avant de les vivre avec Indiana Jones !

Mon épisode préféré, est celui où Fogg sauve Romy, la belle princesse Hindou panthère, des flemmes. J’adore le flegme purement British de Philéas Fogg, qui déjoue tous les plans machiavéliques de l’inspecteur Fix pour gagner avec panache ce pari fou. Et pour chanter encore !

Bref, faire le tour du monde en 80 jours avec Philéas Fogg ne me fait pas du tout peur.

En plus de ces génériques que je chante régulièrement, ces dessins animés sont à l’origine d’un de mes grands rêves. Enfin, je pense. Il me faudra quand même, me le faire confirmer par mon psy, quand j’en aurai un. Mon rêve est de voyager en ballon, peut-être pas pendant 80 jours à moins qu’Indiana Jones fasse partie du voyage.

Parce que moi, j’ai un rêve oui, j’ai un rêve. Même si c’est un peu tiré par les cheveux, autant continuer en chanson !

Et vous, quels sont les dessins animés de votre enfance qui vous mettent en état de transe et vous font, encore à ce jour, avoir un rêve ?

quand on a 40 ans


Quand on a 40 ans et des poussières, on n’est pas vraiment vieux. On est même franchement jeune, dynamique, positif et plein d’entrain.

Sauf que.

Je regarde très peu la télé, à part full house, comme vous le savez (voir  La fête à la maison) et, il a fallu que je tombe sur la pub de Bueno. Cette pub m’a jeté à la figure que j’ai mangé mon premier Bueno après mes 15 ans !

Aujourd’hui, je vais utiliser le «on» pour vous parler Chères Amies. J’ai vraiment besoin de me sentir moins seule face à ce terrible constat :

  • Quand on a 40 ans, on a utilisé les cabines téléphones pour de vrai et pas seulement comme urinoir. On gardait précieusement, toujours quelques Francs au fond de la poche. Comble de la modernité ou, ras le bol de se les faire vandaliser, ils les ont mises, en suite, à carte. Le prix de la communication variait en fonction du moment de la journée. Il y avait des heures rouges, blanches ou bleues.
  • Quand on a 40 ans, on était fier de se balader avec un walkman. A titre personnel, j’ai travaillé une bonne partie de l’été pour me payer la Rolls-Royce du walkman : un auto-reverse. La cassette de Wham passait toute seule de la phase A à la phase B et, ainsi de suite… tant qu’il y avait des piles, évidemment. A chaque changement de phase on perdait quelques dixièmes d’audition, tellement c’était bruyant. Il avait aussi la radio, mais, à part des grésillements qui m’ont fait perdre, aussi une bonne partie de mon audition, je ne captais pas grand-chose.
  • Quand on a 40 ans, on a frimé avec le Tam-tam ou le Tatoo. Il s’agit en fait d’un petit boitier qui vibrait quand un numéro de téléphone s’affichait. On arrêtait tout ce que l’on était en train de faire pour foncer trouver la cabine téléphonique la plus proche. Une fois la cabine trouvée, il fallait, souvent, faire la queue et attendre patiemment que les personnes de devant aient fini leur communication. On pouvait enfin rappeler, fébrile, ce numéro sans vraiment savoir de qui il s’agissait.  Nous avions, à l’époque, développé un réflexe : quand le Tam-tam vibre, tu cours !
  • Quand on a 40 ans, on a connu trois chaînes de télévision. Je vous assure, que le choix, bien que très restreint, n’était pas pire qu’aujourd’hui ! On a connu Michel Drucker bien moins jeune qu’aujourd’hui dans  Champs-Elysées. On se souvient de la révolution télévisuelle avec la naissance de Canal + en 1984 et de M6 en 1987.
  • Quand on a 40 ans, on a développé des techniques de camouflage et imaginé des excuses franchement plausibles dans le style «  aujourd’hui, à l’école, je me suis faite piquer par un boa constrictor et la maitresse m’a dit d’éviter tout contact avec l’eau ». Le but de tout cela : éviter la corvée de vaisselle et d’essuyage. On a commencé à voir l’arrivée du lave-vaisselle dans les foyers occidentaux qu’après les années 1980. Chez moi bien plus tard !
  • Quand on a 40 ans, on a regardé tous ces dessins animés au moment de leur sorti : Goldorak, les Merveilleuses citées d’or, Candy, Capitaine Flam, Albator, Bouba qui était encore qu’ours et pas rappeur, Il était une fois la vie, Inspecteur Gadget, Bibifoc, Ulysse 31, Tom Sawyer et on avait même pas de Bueno à grignoter.
  • Quand on a 40 ans, on carburait, aux malabars goût menthe ou fraise et c’est tout, au roudoudou et au pipas.
  • Quand on a 40 ans, on a même vu sa grand-mère regarder le premier épisode des feux de l’amour en 1989.

Je vous laisse continuer, mes Chères amies, la liste des quand on 40 ans… Bonnes journées à vous.

Le jour où j’ai commencé à dire NON


Je ne sais pas si c’est pareil pour vous mais je suis programmée. Programmée à être polie, à faire plaisir, à rentrer dans le moule. Donc, je dis facilement OUI. Enfin, jusqu’à présent car j’ai décidé de déprogrammer des années et des années d’habitudes et d’éducation. J’ai décidé de dire NON ! Voici ma méthode pour y arriver.

Tout d’abord Pourquoi  NON ?

Quand je dis oui pour faire plaisir ou par facilité je me retrouve dans une situation où je rêve d’être ailleurs où je me sens frustrée, où je ne donne pas le meilleur de moi-même. J’ai du mal à sourire, je perds mon entrain, je n’arrive pas à me concentrer.  La personne avec qui je suis, finira pas le ressentir et, risque de culpabiliser. Bref, toutes les cartes sont là pour que ce moment tourne au fiasco. Le sentiment partagé avec la personne est celui de la frustration, du regret. La question que l’on se pose c’est : « pourquoi j’ai dit oui ?! » La question que l’autre se pose c’est «  pourquoi je lui ai demandé ? »

Dire NON C’est sortir de notre zone de confort et de nos habitudes. Apprendre à dire NON c’est donner de la valeur au oui.

C’est prendre des décisions, c’est définir les limites. C’est agir dans l’intérêt de tous. Il y a tellement de moments où l’on se doit de rester passive, ou l’on se laisse guider par les obligations. Profitons donc des situations où l’on peut prendre ses propres décisions !

Dire NON c’est le meilleur moyen d’augmenter son pouvoir et de renforcer son estime de soi.

 

Comment dire NON ?

  • Petit à petit : Commencez par des petits NON qui ne portent pas à conséquences. Dites NON à vos proches. Ils vous aiment et accepteront plus facilement vos premiers NON hésitants.
  • Entraînez-vous devant un miroir. Mais attendez bien d’être seule ! Visualisez la personne et dites-lui NON en regardant le miroir droit dans les yeux. Gardez un visage ouvert et souriant. Dire NON ne fait pas de vous un monstre.
  • Pour un NON important et si vous ne vous sentez pas prête, prenez un bonus temps : « Je te le dis tout à l’heure. », « Je vais vérifier » ou « je vais voir avec mon chéri si on est dispo », … Ne soyez pas trop longue à donner votre NON : plus on attend plus c’est dur.
  • Si vous êtes réellement ennuyée de refuser proposez une solution alternative : « est-ce que l’on peut le faire la semaine prochaine ? », « est-ce que cela peut attendre… ? »

Mais concrètement comment dire NON ?

  1. Pour commencer dites : NON. Clairement dès le début.
  2. Continuer avec de l’empathie : « Je te remercie d’avoir pensé à moi », « Je suis ennuyée de ne pas pouvoir »,…
  3. Consolider son NON avec Mais : « je ne peux pas », « je ne me sens pas », « je ne pense pas être la bonne personne en ce moment ». Attention ne vous justifier pas ! Soyez concise, claire et honnête.

Je file les amies, j’ai encore quelques NON à dire à mon miroir.

Bref j’ai 40 ans, j’ai envie d’agrandir mon horizon en apprenant à dire NON.

Vous arrivez facilement à dire NON ? « C’est quoi votre technique pour dire NON ? »orlando

Des citations pour se recentrer


Vous l’avez vécue vous aussi, cette période où l’on tourne en rond ? Où l’on commence une multitude de choses et que l’on ne finit pas ?

Comme vous le savez, c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures confitures. Alors voici, quelques conseils, venus de tous les âges, pour nous aider à sortir de cet engrenage :

  • « Les obstacles sont ces choses épouvantables que vous pouvez voir quand vous détournez les yeux de vos objectifs » 

Ma résolution : Faire une to do List : bien noter mes priorités de la semaine et ne rien rajouter en cours. Commencer la journée en la relisant et en barrant ce qui a été fait la veille. Je vais aussi, mieux gérer mes obligations, mes invitations, mes rendez-vous.  Quitte à en refuser ou à programmer à plus tard !

Organisez-vous. N’ayez pas peur de dire non. Mettez vos objectifs en post-it sur votre miroir,…, des alarmes sur votre téléphone, … Gardez bien toujours vos objectifs en tête.

« Les objectifs que tu te fixes t’aident à surmonter des problèmes provisoires. »

 

  • « Interrompt pour un temps, par un plaisir utile, Le soin d’un travail assidu ; L’esprit par ce repos, plus libre et plus tranquille, Saura mettre à profit ce qu’il aura perdu. »

Ma résolution : M’offrir de vraies pauses ! Des pauses positives qui me font plaisir. Identifiez d’urgence vos pauses nocives et éliminez-les ! (voir Une ancienne accro)

Offrez-vous de la détente, des moments qui vous tirent vers le haut, qui vous inspirent.

« Le bonheur et le repos résultent l’un de l’autre, et ne sont, pour ainsi dire, qu’une même chose ; mais il ne faut pas confondre le repos et l’inaction. »

 

  • « La vie n’est pas facile pour aucun de nous. Il faut avoir de la persévérance, et surtout de la confiance en soi. Il faut croire que l’on est doué pour quelque chose et cette chose il faut l’atteindre coûte que coûte. »

Ma résolution : Rester positive et ne pas me laisser gagner par le stress du « je n’y arriverai jaaaaaamais ! Je vais arrêter de me lamenter à la moindre difficulté ou, au moindre contretemps.

L’optimisme n’est pas inné, il se cultive, se travaille. Ne laissez pas le votre se faner. A vous de jouer !

« Ce qui est à l’origine du stress, ce n’est pas la situation dans laquelle on se trouve, mais ce sont les pensées négatives »

 

  • « Remets-toi à ces trois médecins : la gaité, le repos et une bonne diète ».

Ma résolution : Suivre à la lettre ce proverbe Médiéval en y ajoutant un peu de sport.

Il est important de ne pas négliger ces basiques : bien dormir, bien manger et s’amuser.

Passez du temps avec des gens positifs, drôles. Échangez, communiquez !

« Riez et rions ensemble, car le rire est le meilleur thermomètre de la santé et du bonheur. »

 

  • « Vous devez toujours savoir distinguer l’essentiel de la futilité »

Ma résolution : Ne plus focaliser sur les détails sans importances, les futilités.

Faites du ménage dans votre tête. Demandez-vous, si ce qui vous préoccupe, est vraiment si important ?

« Le diable se cache dans les détails. »

 

Et vous qu’elles sont les adages qui vous aident ?

 

Un grand merci pour les citations (par ordre) : Henry Ford – Hannah More – D. Caton – Pigault Lebrun – Marie Curie – Anonyme – Proverbe Médiéval – Amadou Hampâté Bâ -David Ben Gourion -Proverbe Suisse

 

 

40 ans et toujours vivante


 Ça faisait longtemps que je voulais l’ouvrir mon blog et mes 40 ans m’ont dit qu’il était temps ! Alors, ellea40ans est né.

Je me suis vite rendue compte qu’écrire est la partie la plus rassurante car la plus familière. Avec tout le reste, je suis en terre inconnue sans Frédéric (dommage). Je suis  un gros boulet, une petite bille en informatique et je ne parle pas non plus, de ma totale ignorance concernant internet et la blogosphère.

Si je commence à différencier une page d’un article, un widget d’un menu, je découvre des termes étranges, dénués de sens : flux, RSS, plugin qui ont pourtant l’air vachement important!

Alors, je tâtonne, je cherche, j’explore, je me trompe,  je galère, je m’énerve, j’apprends, je découvre, je m’enthousiasme, je m’interroge.

Toutes ces choses endormies avec le ronronnement de la routine, perdues sous les obligations sont toujours bien vivantes et moi avec.

A 40 ans nous sommes des Phénix (Renaud et Harry je vous aime) on a cette force, cette détermination en nous pour revivre, pour se retrouver.

40 ans c’est le bon moment pour passer à l’action ! Pas vrai ?

 

 

 

 

 

 

40 ans et mes moments fantasmés


On les fantasme, on les rêve, on les souhaite, on les attend et puis ils sont là.

LE fantasme :

Le chef de meute qui part trois jours en déplacement. De quoi profiter, entre autre, une fois les enfants endormis, de la TV et du pot de Nutella sans remarques crétines.

fleche1 LA réalité :

Plutôt que de mettre THE série, je zappe sur toutes les chaines et je finis par m’endormir sur le canapé et personne n’est là pour m’entendre ronfler et me réveiller.

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LE fantasme :

Tout UNE après-midi libre sans enfants, sans mari, seule dans une maison propre et rangée. Tout une AM pour finir une pochette, faire la pancarte de bienvenue pour la porte où faire le fraisier qui me fait baver d’envie sur chef Nini. (http://www.chefnini.com/fraisier/).

fleche1LA réalité :

A peine les enfants partis je regarde internet 5mn, en réalité 3 heures, je téléphone 3mn à ma copine, en réalité 1 heure. Bref, à leur retour les enfants retrouvent une maman hyper frustrée.

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LE fantasme :

La journée shopping avec la copine. Tout est réuni : le soleil est là, le compte bancaire est au vert et l’armoire a besoin d’un bon renouvellement.

fleche1   LA réalité :

Sauf que ce jour-là : Rien ! Rien de joli, rien qui ne me plaise, rien qui ne m’aille et pour couronner le tout, rentrer à la maison et avoir à répondre à : «  tu as acheté quoa ? », « tu n’as rien trouvé?! ».

 

C’est quoi votre moment fantasmé et votre réalité ?