la faute à mon sixième sens


Je me suis retournée pour aller la chercher. Pourtant, j’étais déjà dans la voiture. J’avais fait ces 300 terribles mètres sous la chaleur brûlante du soleil de midi. Pourtant, il me fallait absolument être à l’heure. Je suis quand même retournée la chercher. Pourtant, ce n’est pas la première fois que je l’oublie, mais aujourd’hui, je la veux absolument. Ma montre. 

Il me la faut, sans besoin particulier, sans raison valable. Juste une force qui me pousse à retourner la chercher. Pourquoi ?

Qu’est-ce qui se passerait si je partais sans elle ?  Pourquoi aujourd’hui, j’ai ce besoin impératif de l’avoir au poignet ?

C’est vrai qu’elle est toute jolie, c’est vrai que c’est un cadeau du chef de meute. Je fais pourtant souvent sans elle et je n’en ai pas réellement besoin.

Pourquoi, aujourd’hui, j’ai donc l’impression de ne pas pouvoir sortir sans elle ? Est-ce mon sixième sens qui me pousse à retourner la chercher ? 

C’est quoi d’ailleurs ce fameux sixième sens ?

C’est une expression faisant référence à des perceptions extra-sensorielles. C’est une intuition éprouvée de telle manière à avoir une capacité d’anticipation qui ne trouve pas d’explications rationnelles. C’est donc une perception qui n’est pas issue de nos cinq sens physiologiques (la vue, le toucher, l’ouïe, le goût et l’odorat). 

Ce sixième sens peut donc expliquer ce soudain besoin de montre, puisque justement, rien d’autre ne le justifie.

Certains disent que ce sixième sens serait en fait, une correction inconsciente de notre cerveau pour nous mettre sur le bon chemin. Il n’y a donc rien de magique, et le sixième sens n’est pas un don. Ce serait plutôt une forme d’intelligence que chacun de nous possède. C’est un instinct, un sentiment intérieur plus ou moins précis, une information que l’on peut choisir d’écouter ou de faire taire. 

Ce sixièmes sens, cette intuition nous l’avons tous naturellement dans l’enfance. Rappelez-vous, quand nous avions encore cette capacité de réfléchir librement, détaché du jugement des autres. Quand nous écoutions nos émotions, notre imagination et nos rêves. 

Parce que finalement ce sixième sens, c’est une sensation, c’est un sentiment personnel, puissant, qui nous parle de l’intérieur. C’est une force qui vient de nous et qui ne demande qu’a être entendue. Un sentiment qui demande juste de prendre le temps de s’écouter soi-même, de se faire confiance et de ne pas toujours chercher à comprendre.

« Lorsque nous savons quelque chose avec notre intuition, nous le savons avec nos os, notre cœur ; c’est une connaissance, une certitude qui résonne dans l’ensemble de notre corps-être. » Judee Gee – Comment développer votre intuition.

Alors, ma montre et moi avons passé l’après-midi ensemble. Je n’ai pas eu besoin particulièrement d’elle. Ma journée avec elle, s’est bien passée. Normalement passée. Peut-être grâce à elle. Ou pas. 

A 40 ans et des poussières, il serait peut-être grand temps de l’écouter un peut plus ce sixième sens !

Vous l’écoutez votre sixième sens les amis ? Il vous a poussé à faire quoi ?

40 ans cet âge terrible


« 40 ans est un âge terrible. C’est l’âge où nous devenons ce que nous sommes. » Cette citation de Charles Péguy me colle à la peau. Elle a été le déclic pour que je me lance dans ce blog. Elle résume parfaitement mes 40 ans.

Elle est donc devenue mienne et puis avouez qu’elle est, quand même mieux que « c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures confitures ».

Premièrement, je ne fais pas de confitures, mais des compotes et, je ne pense pas être un vieux pot. Pas encore…

Toutes ces aventures, ces expériences collectées au fil de ces 40 années sont précieuses et, c’est maintenant que je prends le temps de les apprécier.

  • C’est maintenant, que j’ai le recul nécessaire pour observer, pour m’observer. Avec, un peu plus de 40 ans passés avec moi-même, je commence enfin à me connaitre et à m’accepter comme je suis !

 

  • C’est maintenant, que j’ai la maturité qui me permet de donner mon avis plus facilement et d’imposer un peu plus mes envies. Une maman, c’est toujours un peu la cinquième roue du carrosse c’est bien connu, mais aujourd’hui, cela n’est plus aussi vrai. J’ai appris avec mes 40 ans la notion d’égoïsme et je m’octroie le luxe de faire des choses pour mon plaisir.

 

  • C’est maintenant, que je prends le temps de regarder derrière moi avec bienveillance. Avec mes 40 ans, la nostalgie n’est plus un gros mot et cela me permet de vivre pleinement le moment présent.

 

  • C’est maintenant, que j’accompagne mes enfants dans l’adolescence avec un mélange de fierté, de crainte, de curiosité et de joie. A 40 ans, je suis en route pour une nouvelle et grande aventure familiale.

 

  • C’est maintenant, que je profite des moments présents, que j’opte pour la qualité plutôt que la quantité. J’applique cette règle pour tout : Les relations humaines, l’alimentation, les vêtements. Je vis avec moins, mais avec ce que j’aime réellement. C’est à 40 ans que j’ai appris à refuser le superflu.

 

  • C’est maintenant que je m’affranchie du regard des autres. J’ose, j’essaie, je demande. C’est à 40 ans que j’ai compris le proverbe Chinois « Celui qui demande est un imbécile pendant cinq minutes, mais celui qui ne demande pas est un imbécile pour toujours ».

 

  • C’est maintenant, que je profite des choses simples de la vie. C’est comme un retour aux sources, à l’essentiel. A 40 ans je suis d’accord avec ce philosophe-chanteur-poilu : « Il en faut peu pour être heureux ».

 

J’ai appris à accepter, à apprécier et à aimer toutes ces choses avec mes 40 ans. L’âge m’a permis d’élargir mon regard sur mon entourage, sur moi. Le temps passe vite et il faut en faire bon usage. Finalement je me sens beaucoup plus jeune,plus libre et plus vivante qu’à mes 30 ans !

Alors, je ne vais pas jusqu’à dire que vieillir ne me fait pas peur. Je ne vais pas vous dire que j’adore ma toison de cheveux blancs mais, je suis contente de voir à quel point l’âge est une richesse.

 

Et vous, les amies ça vous fait quoi de prendre de l’âge ?

 

Regarde-toi un peu. Tu n’as pas honte d’être si jeune ? A ton âge !  Daniel Pennac