la sagesse


La sagesse est relative à l´intelligence, au jugement, au bon sens, à la prudence, au savoir, à la science, à la philosophie. Même si 40 ans est l’âge de la perfection, je ne peux pas y prétendre. Loin de là.

La sagesse que j’essaie de dompter est plutôt douloureuse puisqu’il s’agit d’une dent. Alors histoire de faire passer la douleur, et, accompagnée d’un bon paracetamol, j´ai voulu en savoir plus sur cette fameuse sagesse.

La sagesse est un concept utilisé pour qualifier le comportement d´un individu conforme à une étique qui allie la conscience de soi et des autres, la tempérance, la prudence, la sincérité, le discernement et la justice. La sagesse s´appuie sur un savoir raisonné et bien souvent l´on ne retient d’elle que le calme, la modération et l´obéissance.

Les sages sont des gens qui ont marqué leurs temps, des êtres exceptionnels, exemple d’accomplissement. Il représente l’idéal de vie humaine la plus haute, l’excellence dans le savoir, la justesse dans le jugement et la puissance à accomplir des actions.

En France aussi nous avons des sages, et en conseil en plus. Il s’agit du conseil constitutionnel des sages. Son rôle depuis sa création en 1958, est de vérifier la conformité des lois de la constitution. Il est composé de 9 membres nommés pour 9 ans par le président de la république, du sénat et celui de l’assemblée nationale. Chaque membre en désigne un nouveau tous les 3 ans. Les présidents de la république sont membres à vie. Seul Valery Giscard d’Estaing siège en tant qu’ancien président. Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy n’y siègent plus pour des affaires d’abus de confiance, de compte de campagne pas très clair…

Pas sûr que nos sages made in France fassent de l’ombre à Gandhi, Socrate, Bouddha, Confucius, Mandela,…qui inspirent et guident toujours et encore.

Pour moi, aujourd’hui, le sage à une multitude de noms et de visages. C’est cette maman en solo qui élève ses enfants malgré ses problèmes d’argent et son isolement. Ce sont ces parents qui se battent pour leur enfant qui ne rentre pas dans la norme. C’est cette aide-soignante qui sourit à ses patients même si on veut la faire travailler plus et pour moins d’argent. C’est le petit artisan qui fait son travail avec passion et conscience et qui bataille pour survivre. C’est cet instit qui soutient et qui aide son élève en difficulté. C’est ce couple de retraités qui compte et qui calcule avant de faire les courses, mais qui va aider son petit-fils au chômage. C’est ce bénévole qui lutte contre les inégalités avec les moyens du bord.

Nos sages, aujourd’hui, ne passent pas à la TV, ne font pas de grands discours, ni de belles promesses. Ils ne sont peut-être pas parfaits, mais ils font et donnent, tout simplement. Nous les croisons dans la rue et, grâce à eux, nos sociétés ont encore un peu d’humanité et de chaleur.

Si je ne devais vous parler que d’un sage de mon entourage, je vous parlerais de Miss Mirna. Elle a aidé et accompagné ma fille à grandir, à prendre de l’assurance et à s’accepter avec tant de gentillesse, de patience et de générosité pendant de si nombreuses années.

Et pour vous les amis, qui sont vos sages ?

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sur la route


Nous sommes partis en aventurier avec l’espoir de découvrir des paysages, des villages et de vivre une aventure à notre rythme. Nous sommes partis à Dubai en voiture.  De longues routes droites et monotones, sans intérêts où il faut avoir une grosse dose de volonté pour rester éveillé.

Nous nous lamentions sur notre mauvais choix tactique, jusqu’à notre arrivée dans les dunes, aux portes de cette mégapole.

Nous n’avons pas fait du dune Bashing, le sport national qui consiste à escalader des dunes à l’aide d’un gros 4X4. Nous avons juste fait une petite halte. Juste le temps de courir, de se rouler, d’admirer la forme, la texture de ces merveilles sablées. Juste le temps de mettre du sable plein les poches, plein les chaussures, plein les cheveux et plein la voiture.

Juste une halte enchanteresse, qui nous fait dire que même juste pour une week-end, c’est une sacrée bonne idée que de partir à Dubai en voiture.

« J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence. » Antoine de Saint-Exupéry.

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J’arrête donc mes bavardages car, comme le dit si bien Théodore Monod, « parler du désert, ne serait ce pas, d’abord se taire, comme lui et lui rendre hommage, non de nos vains bavardages mais de notre silence ».

 

a 40 ans je m´habille. Comment ?


Cela fait 5 ans que je ne me suis pas habillée. Rassurez-vous je n´ai pas passé ces 5 années nue dans une secte quelconque , mais, juste en uniforme. Uniforme, qui avait pour but de cacher la féminité. Alors, maintenant  que je peux m´habiller comme bon me semble, comment ne pas tomber dans l´excès inverse ? Et puis, on s´habille comment quand on a 40 ans ? Et, que l’on en connait autant à la mode, qu’aux techniques protéomiques ?

Voilà donc un résumé des conseils que j’ai pu glaner au fil de mes laborieuses recherches. Concernant la mode à 40 ans pas le truc protéomique.

Apparemment, il y a deux pièges à éviter, deux terribles écueils à esquiver, et pas des moindres : ne pas tomber dans le ridicule et surtout, ne pas se vieillir.

Pour cela c´est très simple, il suffit d´avoir une tenue chic mais décontractée.

Si vous êtes comme moi, vous devez vous demander qu´est ce que c’est qu´une tenue chic et décontractée ?

Et bien, cela commence en faisant particulièrement attention aux matières. Il nous est conseillé de choisir des matières nobles. Par exemple, nous pouvons marier le cuir avec des pièces neutres. Le total look cuir à 40 ans, les amis, il faut l´oublier. En tout cas pour la sphère publique… Ne pas oublier par contre, de se munir aussi d´un manuel de survie en cas de projectile de bolognaise tout droit venu de l´assiette de la voisine et qui, accompagné de nombreux j´ai-pas-fait-exprès-c´est-pas-ma-faute, termine sa course sur le noble petit haut en soie. Voisine, qui a bataillé bec et ongles rongés, pour manger très  à coté de maman.

Quoi qu’il en soit à 40 ans, tout doit être dans l´équilibre et l´élégance.

Il faut aussi s´assurer que la coupe des vêtements soit actuelle et en accord avec notre morphologie de quarantenaire.

Mais, il faut aussi privilégier le confort. Le confort à 40 ans est une notion capitale. Alors, hop ! On commence par baisser la hauteur de ses talons. Mais attention, choisissez toujours des chaussures dans la tendance ACTUELLE.

Ne perdons pas de vue, que notre crainte principale est de se mémériser, comme notre sympathique gourounette Cristina, nous le serine à longueur d´émissions.

Au niveau des pantalons, il faut absolument bannir les délavés, les tailles basses, les déchirés et les trop moulants. Attention aussi aux jupes trop courtes et à ce qu’en dit Carla Bruni. Vous pouvez aller vous rafraichir la mémoire avec ringard à 40 ans. Par contre, concernant le short buggy de maman tout terrain je n’ai pas trouvé de contre-indication. Elle a donc de belles années a passer avec lui.

Ne négligez pas les accessoires. Le détail qui fait la différence. Il faut les choisir discrets et de qualité. Il faut surtout avoir le temps de les mettre et de les accorder à sa tenue qui, je vous le rappelle, sera obligatoirement chic et décontractée et ceci tous les jours.

Si vous vous attendiez à du détail, à des sélections, à des photos vous allez être déçus. Je ne vous parlerais même pas des couleurs, celles qui sont permises et celles à fuir. Je n’aborderais pas non plus le maquillage tant cette notion m´est étrangère. Si j´étais une blogueuse mode ça se saurait… où pas.

Je pense avoir saisi le principal mais ne suis pas toujours sûre de ce qui est actuel où ne l’est pas. Je ne suis pas non plus sûre d´avoir envie de changer mes habitudes vestimentaires ancestrales.  Toujours ce problème récurrent de ringardise qui me colle et qui pourrait m´envoyer direct chez un psy et un coach pour les prochaines années. Avouez que de sortir d´Arabie pour se retrouver enfermée dans des séances à  répétition, c’est dommage.

Les amis en attendant de lire vos avis sur cet épineux sujet, je vais continuer avec mon jean et mes converses.

 

ils arrivent, ils débarquent


L’expatriation, c’est avoir le cul entre deux chaises. Nous avons deux vies à gérer. Des vies tellement différentes que bien souvent, quand nous sommes ici, nous voudrions être là-bas, et quand nous sommes là-bas, c’est ici que nous voudrions être.

Quand nous sommes avec vous, nous pensons aux autres, à ceux qui sont loin, et, quand nous sommes avec les autres, c’est à vous que nous pensons.

Nous passons toujours vous voir avec un chronomètre, un agenda, un appareil photo et puis ce stress. Ce stress de n’oublier personne, de ne pas vexer, et du temps qu’il nous est compté avant de partir à nouveau.

Vous décalez pour nous les fêtes et les anniversaires. Nous sommes loin dans les moments difficiles. Nous sommes déphasés, décalés. Nous sommes exilés et avons plusieurs chez nous, mais pas vraiment un. Nous découvrons et vivons des choses différentes. Notre quotidien, nos repères ne sont pas les vôtres.

Malgré ces longues séparations, c’est avec simplicité et naturel que nous nous retrouvons. Nous nous étonnons ensemble de constater combien nos enfants respectifs ont encore grandit. Nous comptons nos rides, nos cheveux blancs et recalculons notre nouveau tour de taille.

Mais, maintenant notre porte vous est, enfin, grande ouverte. Vous êtes libre de venir nous voir quand bon vous semble.

Nos premiers visiteurs débarquent dans quelques jours. C’est la fête, c’est la fin d’une aire. L’aire où notre expatriation était dans un autre espace temps, dans deux univers distincts et verrouillés. D’un coté, l’Arabie, avec les amis de là bas, la routine. De l’autre, la France, avec la famille, les vieux amis, les vacances et la liberté.

Nous rentrons donc, dans une nouvelle aire ou nous allons pouvoir faire découvrir notre pays d’accueil aux gens que nous aimons.

Mais, c’est tellement plus que cela. Nous allons leur faire découvrir notre maison, nos écoles, notre quotidien. Notre vie à nous.

Ces deux univers parallèles vont enfin se rencontrer. (Je vous ai déjà dit que la géométrie et moi c’est une grande histoire d’amour?)

C’est une grande liberté que de pouvoir recevoir les gens que nous aimons si facilement, de pouvoir sortir librement avec eux.

Nous ne sommes enfin plus isolés dans notre expatriation.

Et vous amis expats vous l avez vécu comment votre premier visite ?

odeurs de café


L’ odeur du café pour moi, est multiple, c’ est une odeur caméléon qui prend la forme de l’instant.

Il y a l’odeur de café avec une effluve d’égoïsme et une pointe d’interdit. Cette odeur accompagne le café qui ne devrait pas être. Celui que l’on prend même si ce n’est pas le moment, même si nous n’avons pas le temps. Pourtant, il est bien utile ce café, il nous permet de nous recentrer. Juste une petite pause, une courte parenthèse de calme et de douceur rien que pour  soi. Son odeur est magique, puisqu’elle arrête la course du temps.

Il y a l’odeur de café avec une essence caressante et un extrait reposant. Cette odeur qui accompagne les cafés du week-end. Ces cafés-là ne se comptent pas et se dégustent. Ils sont les témoins de conversations, de rires, de projets et de câlins. Cette odeur est attendue avec impatience toute la semaine, elle a des vertus relaxantes et apaisantes.

Il y a l’odeur de café à forte senteur de retrouvailles agrémentée d’un bouquet de joie. Cette odeur se mélange à celles des oliviers, des vignes et des pins. Elle aime chatouiller le nez des cigales et, accompagne des conversations vivantes, joyeuses ou un peu moins. Elle est aussi le témoin de blagues et de contrepèteries incompréhensibles.  C’est une odeur rare et précieuse.

Il y a l’odeur de café avec une émanation vitale et un relent d’urgence. Cette odeur accompagne le café qui doit absolument sauver cette journée, nous donner de l énergie, de la force et du courage. Cette odeur est riche en note d’espoir, mais elle est bien éphémère. Ce café est si vite avalé.

Il y a l’odeur du café avec une fragrance de passion et une touche de créativité. Cette odeur qui m’accompagne quand j’écris et, qui aujourd’hui, me permet de participer dans les temps, ou presque, à l’album de senteurs de Marie et de son si doux rêve bleu lavande.

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l opéra Royal


Il y a quelques semaines de cela nous avons fait quelque chose d´incroyable, de totalement dingue. Un truc de ouf. Nous sommes allés voir un spectacle en famille. Sans chercher à savoir si les femmes sont les bienvenues, ou pas. Sans se demander si nous pourrons rester ensemble, ou pas. Nous y sommes allés sereinement et détendus, et nous n’étions pas les seuls en plus. Les autres aussi avaient l’air contents, décontractés, souriants et pas choqués pour deux sous de ce mélange et de devoir s’asseoir les uns á côté des autres. Hommes et femmes confondus.

Les seuls un peu inquiets finalement étaient les enfants. Il faut dire que leur dernier concert était  Avicii au grand prix de Barhain. Un royaume, un décor et un artiste plus tard, nous voilà prêts à aller voir Madeleine Perroux et à l’opéra en plus.

 

Moi non plus je ne suis pas une grande fan de Madeleine, mais le plaisir de faire une sortie en famille, de découvrir ensemble et de faire quelque chose de différent ce n’est que du bonheur.

 

L’opéra Royal de Muscat est tout simplement majestueux, c´est un spectacle à lui seul. Sa construction à été voulue par le Sultan lui-même qui est un passionné de musique classique. Elle s’achèvera en 2011 et, l´opéra peut accueillir 1100 spectateurs. Vous y trouverez du marbre d’Italie, des boiseries venues de Birmanie, des dorures, de hauts plafonds, des chandeliers en cristal de Swarovski. Chaque siège a un écran intégré pour traduire les oeuvres.

Cet opéra est le premier de la péninsule arabique et le deuxième du Moyen-Orient, après celui du Caire. Il est bien plus qu’un opéra, c’est un complexe dédié aux arts vivants et au théâtre. Sa programmation est très variée et riche : des oeuvres classiques, contemporaines, orientales, de la danse. Il y en a pour tous les goûts. Je vous conseille aussi de prendre le temps de visiter les jardins qui entourent ce monument.

Quel bonheur de pouvoir vivre un moment pareil.

Bonne journée les amis.

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l’odeur d’une viennoiserie


Marie et son si doux rêve bleu lavande,  pour son rendez-vous mensuel nous a demandé de lui parler de l’odeur des viennoiseries. Je suis très en retard, la faute à un sombre problème d’organisation. Si sombre, que même Cécile alias Zenopia,  avec tout son talent et sa patience ne pourrait rien y faire.

Mais moi, je l’aime bien ce rendez-vous, alors même très en retard,  cette histoire de viennoiserie me turlupinait. Moi qui ai, la mémoire olfactive d’un poisson rouge, je suis bien incapable de vous décrire cette odeur. Je peux plus facilement vous parler du plaisir de croquer dans un croissant tiède, croustillant et fondant. Vous dépeindre les sensations quand la bouche est inondée de ce mélange de pâte et de beurre. Vous décrire l’après, quand il ne reste que des traces de beurre sur les doigts, des miettes sur le pull et entre les dents.

L´expatriation m’ayant considérablement éloignée de ma boulangerie de quartier, je ne savais pas comment je pouvais me rafraîchir la mémoire. Alors, quand je les ai vus , j’ai su qu’il me les fallait. Ils étaient minis et tout mignons serrés au fond de leur boite (les adeptes de Cyril Anouna peuvent en profiter pour bouger les épaules). En plus, il y avait inscrit fresh sur l’emballage et, il n’était pas encore 8 heures.  Le magasin ouvrant à 7h30 ils devaient sortir du four depuis peu.

Je me suis ruée sur eux dés mon arrivée à la maison.  C’est qu’ils ont dû être sacrément surpris les petits, en voyant un gros nez leur plonger droit dessus et non une bouche, comme ils devaient s´y attendre.

De mon côté, ce fut une grosse déception. Leur coquille de plastique avait du avaler toute l’odeur. Ils n´en n’avaient plus aucune. Rien qui ne viennent chatouiller mes narines, rien qui ne me fasse voyager. Rien.

Mais, aux grands maux les grands remèdes et je n´ai pas dit mon dernier mot.  Me voilà donc au volant de ma voiture, direction l’endroit, où, même au bout du monde, tu es en France. L´endroit où tout est écrit en français mais où tu dois quand même prononcer « pain au chocolat » à l´Anglaise, et non avec l´accent du Sud pour être comprise. Donc, direction Paul. Je tombe nez à nez sur eux immédiatement. Ils sont beaux, ils sont croustillants, mais aucune effluve capiteuse et chaude pour me faire recouvrir la mémoire. Rien. Juste un relent de détergent. Chez Paul, on ne rigole pas avec la propreté !

Marie, en plus d’être en retard, je suis amnésique. Je ne pourrais pas te décrire cette odeur qui pénètre notre âme, cette odeur qui nous arrête et qui nous pousse à rentrer dans cette boulangerie, même si ce n’est pas raisonnable, même si l´on va passer à table dans pas longtemps. Parce que cette odeur c´est un retour au plaisir pur, simple et enfantin. Une odeur qui nous habite et contre laquelle on ne peut lutter.

Ceci est ma participation à mon album de senteurs proposé par la douce Marie.

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mon amoureux célèbre


J’ai passé une bonne partie des années 80 à rêver de grands espaces enneigés, de montagnes escarpées, de rivières glacées et de saumons sauvages. Vous avez compris les amis, que j’ai passé mes années 80 à rêver du pays de Thör et d’Odin, à rêver de contrées nordiques. Bien avant cette merveilleuse série, je rêvais d’un viking à la voix suave et ensorcelante.

Il était partout dans ma chambre. Tantôt romantique, tantôt ténébreux, mais toujours si beau. Il a un nom qui appelle au voyage et évoque une étagère Ikéa. Grâce à lui j’ai pu localiser Oslo sur une carte et, grâce à lui et ses copains le soleil brillait toujours á la télévision. Mon cœur de battre c’est arrêter au bruit des mouettes enveloppé par un here I am  enchanteur. Je rêvais que mes posters prennent vie et qu´il vienne me prendre. En tout bien tout honneur bien sûr. Bref, vous avez compris que mon cœur de pré-adolescente ne battait que pour A-ha et plus particulièrement son chanteur, Morten Harket.

Mes journées, ainsi que celles de ma famille pour leur plus grand bonheur,  étaient bercées par sa voix suave et puissante. Je me réveillais avec lui et m’endormais avec lui, c’était carrément l’amour éternel sans divorce. Pour lui, j’aurai affronté les terribles hivers polaires sans même une paire de Ugg, qui n’existaient pas à l’époque encore.

Il me faut vous avouer les amis, quand même quelques infidélités.  Il y a eu Georges, avec sa petite barbe de deux jours qui m’a redonné la fois. Il y a eu Johnny qui à l’époque sautait au 21 de la rue. Le beau rebelle Johnny, bien avant qu’il ne choisisse sa vocation de pirate et  accessoirement Vanessa.

L’eau a coulé sous les ponts, les années 80 sont loin comme me le rappelle si gentiment ma tribu. Georges s’en est allé trop vite, Johnny prend des rides et du bide et mon beau viking a maintenant 57 ans et 5 enfants. Moi, j´ai pas pris une ride et encore moins de bide, et je suis avec un Breton pas très bon chanteur, mais qui rend la vie pétillante.

Pour moi, A-Ha reste une passerelle vers ma jeunesse que j´emprunte avec plaisir. Quand A-Ha chante, je monte toujours le son, je chante, je voyage dans le temps, je raconte aux enfants combien il était beau, combien il chante bien. Enfants, qui me regardent d’un air mi- inquiets, mi- désabusés, mi- amusés et mi- indifférents. Ils ne peuvent pas comprendre.

Mais vous les amis, vous comprenez combien ces amours imaginaires restent à jamais graver dans notre histoire.

C’étaient qui vos célèbres amours de jeunesse à vous ?

Elles


C´était la journée de la femme. Une bien belle journée que cette journée là. Mais, une journée finalement des plus banale. Une de ces journées dont je ne retiendrai rien de particulier. Une journée comme une autre.

Elles, elles n´étaient pas encore des femmes, juste des adolescentes. Pas tout à fait femmes, mais habitées par la force et l´envie de changer leur quotidien. Ce quotidien, c´est celui du foyer de Virgen de l´Asuncion au Guatemala. Un foyer, un refuge pour mineurs ayant subi des violences familiales. Ce lieu n’a pourtant rien d´un foyer ni d´un refuge. C´est juste un endroit prévu pour 400 enfants et, ou finalement, 800 s´y entassent. 800 enfants, adolescents y subissant encore des abus, encore de la violence, encore des sévices et encore des privations.
Alors, elles ont manifesté pour faire entendre leur voix. Moi, je ne les ai pas entendues. Personnes n’entendra plus jamais la voix de ces 20 adolescentes retrouvées calcinées dans ce foyer.
Elles n’étaient pas tout à fait femmes, juste des adolescentes et avaient encore tant à faire, tant à dire.

 

Pour en savoir plus.

 

mon carnet


Je veux vous présenter mon fidèle compagnon. Ce n’est pas un filofax, ni même un bullet c’est un banal cadeau d’hôtel. Vous avez compris que le carnet qui m’accompagne partout est tout simple et même assez brouillon. Il se remplit au fil des envies, des idées, des obligations. Il y a de tout partout, mais j’aime parcourir ses pages et, dans ce fourbi de mots, je cherche, je farfouille, je trouve. Il faut dire que je le connais bien, puisque c’est le mien.

En le parcourant, vous trouverez  des listes. Listes de courses, d’envies, d’urgences ou du juste simplement à faire. Vous trouverez des numéros de téléphone, des rendez-vous et même les codes de banque.

Il a de nombreux extraits de livres et des citations juste recopiés, des tas d’idées jetées à la va-vite.  Il y a ici un dessin, et là un mot d’amour  laissés par des petites visiteuses.

Il a des pendus, et même des morpions.

Vous y trouverez parfois des demi-pages et souvent des bien cornées. Il y a aussi des miettes, du sable, l’empreinte de ma tasse de café préférée. Il y a un truc non-identifiable collé sur une page du milieu. Il y a des ratures, des fautes d’orthographe et des gros mots. Il y a des petites boursouflures qui gondolent certaines pages, trace d’un moment de tristesse.

Il renferme toutes sortes de petits trésors. La carte de mon amie laissée avant de partir, une fleur porte-bonheur toute rose, des tickets caisses, des entrées de cinéma, des cartes de visite, des bouts de jolis papiers.

Sa couverture est toute fripée, râpée et usée et ses pages sont maintenant repues de griffonnages en tout genre. Il prendra sa retraite dans un tiroir, mais aura droit à des visites plaisir ou nostalgique. Mais, jamais au grand jamais, il n’aura de visites de courtoisie.

Je ne sais pas encore à quoi ressemblera le nouveau, mais il sera secoué, griffonné, taché, déchiré tout comme son prédécesseur.  Qu’il se rassure, malgré tous ces mauvais traitements, il ne finira pas ses jours à la poubelle.

Il restera juste le témoin, le miroir d’une tranche de vie sans prétention.

Et le vôtre, il ressemble à quoi?