ces jours où c’est pas le jour


 

Y a des jours je vous jure, on devrait rester couchée !

Vous savez les amis ces fameux jours où efficacité et vitalité ne sont plus qu’une vague notion lointaine.

Ces jours où on commence, mais on ne termine rien.

Ces jours où l’on ne fait pas ce que l’on veux avec nos cheveux. N’en déplaise à Madame et Monsieur Garnier.

Ces jours où l’on veut manger et puis non, se doucher et puis non, écrire et puis non…

Ces jours où la fatigue, la flegme, la lassitude collent à la peau.

Ces jours où le café est inutile. Comme nous d’ailleurs.

Ces jours où l’on retomberait bien dans un de ces travers que l’on tente de combattre tous les autres jours.

Ces jours où l’on ne tourne pas dans le même sens que les autres et où tout le monde nous regarde de travers d’ailleurs.

Vous voyez de quoi je parle les amis ?

Je vous parle de ces jours où c’est la faute à j’ai-pas-envie, je-suis-fatiguée, tout-le-monde-il-est-méchant.

Ces jours où même la couleur du ciel est bizarre.

Ces jours où la moindre remarque peut être considérée comme une déclaration de guerre. Où le moindre regard est perçu comme une agression.

Ces jours où tout l’univers nous est hostile.

Ces jours où ne pas trouver du papier dans les WC, tourne en incident diplomatique de grande envergure.

Ces jours où le lait déborde, la casserole brûle.

Ce jour où toutes nos fringues nous vont comme trois pâtes à un canard (expression hyper moderne dans les années 80).

Ces jours où toute décision est impossible voir dangereuse à prendre.

Ces jours où la meilleure chose à faire est de comater devant  la nouvelle série que j’adore et que je vous conseille Designated Survivor.

Ces jours où il vaudrait mieux que personne ne me parle, que je ne parle à personne et que personne ne me regarde non plus.

Ces jours où j’enverrai bien la tribu faire un petit tour en orbite.

Ces jours où les phrases du style « Acceptez et assumez le fait que passer une bonne journée ce n’est qu’une question d’attitude » ou encore « les bons jours sont ceux que nous créons » ou encore « elle a ses règles ? » me rendent, particulièrement, agressive et grossière.

Ces jours qui se finissent en compagnie de culpabilité et de je-suis-trop-nulle.

J’ai bien essayé les amis de me sortir de cet état légumino-léthargo-inutilo. J’ai bien essayé de me motiver, de me bouger et de me mettre un coup de pied au cul. Mais à part une grosse gamelle, qui n’a pas arrangé mon humeur, ça n’a servi à rien. Comme moi aujourd’hui.

Les amis, je vous parle de ces jours ou je suis un boulet pour moi même. Où je suis á prendre avec des pincettes (expression à la mode dans les années 1852).

Rassurez-moi les amis, ça vous arrive à vous aussi d’avoir des jours où c’est pas le jour ? Vous faites quoi ces jours là ?

Bef. C’est bien connu les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Demain sera un autre jour…

mon Nutella et moi


C’est fou ce que l’on fait à 40 ans. A 40 ans, on se déleste de choses inutiles et superflues. A 40 ans on réalise qu’il faut agir sans tarder. Tous ces changements, ces nouvelles envies, c’est peut-être finalement ça la crise de la quarantaine ?

Crise ou pas crise, j’ai pris une décision qui risque de changer mon quotidien. Fini, les petites cuillères qui plongent allègrement dans les profondeurs du pot. Fini, ces moments volés de bouchées gourmandes. Vous avez compris les amis, j’ai décidé de ne plus tomber dans la pâte chocolatée du Nutella.

Pourtant, je lui suis reconnaissante. Grâce à lui, je n’ai étranglé aucun de mes enfants. Même pas le chef de meute ! Il m’a permis aussi, de garder à peut-prêt ma raison. Bref, grâce à lui je ne m’en suis pas trop mal tirée. Mais tout ça est maintenant derrière moi, ou à côté. Il est temps de passer à autre chose.

Alors comme tout quarantenaire qui vit avec son temps, je suis allée chercher conseil chez Google. Comment arrêter le Nutella ? Est-ce qu’il existe une cure de désintoxication ? Un cercle de parole ? Un traitement de substitution ?

Rien de tout cela les amis. J’ai bien cherché à retrouver Patrick, le coach de Manu Payet, mais sans succès. C’est donc avec pour seule compagnie, ma motivation, que je vais devoir y arriver.

J’ai attaqué cet été, en remplaçant l’irremplaçable, par le Nocciolata. Aussitôt testé, aussitôt adopté. Malgré un nom imprononçable, il est tout presque pareil que le Nunu. En plus sain, en plus bio et sans huile de palme. Finalement, ce n’était pas si dur !

Sauf que.

L’été est fini et, que le Nocciolata n’est pas encore arrivé à Oman. Ici, le Nutella me poursuit. Il y en a partout, de toutes les tailles. Des gros moches de 3 kg. Moches, mais de 3 kg quand même ! Plonger sa cuillère là-dedans doit être une expérience unique. On peut même y aller à la louche ! Il y a aussi les tous petits avec les bâtonnets. Même si les bâtonnets sont franchement dégueulasses, quoi de plus délicieux que le Nutella avec les doigts ? Il y a aussi les pots avec tout le village des schtroumpfs. J’ai d’ailleurs vu la schtroumpfette me faire un clin d’oeil l’autre jour.

Bref, la tentation est grande.

J’aurais pu utiliser mon super robot et tester une de ces nombreuses recettes que l’on trouve partout. Mais mon robot a eu un malencontreux accident et ne fonctionne plus.

Ce n’est pas facile de devenir  nutellaphobe du jour au lendemain quand on est nutellaphile depuis sa plus tendre enfance. Pour le moment, les amis, je résiste. Mais pour combien de temps ?

la téléphonitite


Quoi de pire pour une maman que d’avoir son enfant malade ?

C’est si terrible de le regarder souffrir et de se sentir tellement impuissante face à tant de douleur. Je ne peux vous décrire cette peur qui m’a paralysée devant la porte des WC, quand j’ai réalisé que mon ado y était depuis plus de 40 minutes. J’ai aussi sec pensé à un arrêt cardiaque ou à un AVC. Le « tu fais quoaaaaaa ?» à ma tentative de démontage de porte m’a vite rassuré, mais, j’ai compris que l’ado n’était pas tout seul là-dedans.

J’ai compris, qu’il souffre bien d’une maladie : la téléphonitite aiguë.

Mondocteur.com me confirme rapidement qu’aucun traitement n’est encore sur le marché. Cette maladie serait donc incurable. Incurable, ne fait pas partie du vocabulaire d’une quarantenaire déterminée. C’est donc sans aucune aide médicale, que je vais agir.

J’attaque le problème avec diplomatie et accroupie. Pour une communication efficace, il faut toujours se mettre au niveau de l’enfant. Et ceux, même au travers d’une porte. Malgré donc, un ankylosement grandissant, je me lance dans une longue tirade qui commence par : «mais tu te rends compte du temps que tu perds ?» et qui se termine par : «tu as mieux à faire dans ta vie, et y a le lave vaisselle qui t’attend».

Mais la négociation échoue, et la porte reste toujours close.

La phase scientifique s’impose naturellement. A cause de cette satané porte c’est sans schémas que je lui retrace la route du caca. Je lui parle de l’intestin grêle puis du gros, du colon et pour finir, le rectum : le terminus d’avant les toilettes. Je lui prouve scientifiquement que sans téléphone, il est tout à fait possible de faire un joli caca content. D’ailleurs, même youtube me donne raison. Forte de cette première démonstration, toujours sans schémas et avec toute une colonie de fourmis dans les jambes, je lui détaille aussi sec, la route du pipi qui n’a pas besoin, non plus, de téléphone.

Mais les arguments scientifiques n’ont aucun effet, et la porte reste close.

Mes jambes étant, à présent, totalement paralysées, je ne peux pas éteindre la wifi.  Il ne me reste plus que le chantage. Vous savez, les fameuses phrases qui commencent par : « si tu ne sors pas de suite » et qui finissent par :  « je te jette ce téléphone dans les WC ».

Finalement, c’est l’ado qui m’a aidé à me relever quand il a enfin daigné ouvrir cette porte. Sans oublier de préciser  qu’à mon âge, c’est scientifiquement prouvé que l’on ne devrait pas rester accroupi  aussi longtemps.

Bref, j’ai gagné une bataille, mais pas la guerre.

Et vous les amis, vous faites comment pour lutter contre la téléphonitite de votre ado?

mon ado et moi


L’adolescence est un véritable tsunami. Notre rôle en tant que parents, est d’aider à structurer le merdier. Sans me vanter et sans prétention aucune, je peux aujourd’hui affirmer que mon Ado peut :

  • se tenir à table pendant 20 mn sans toucher un téléphone, une tablette, un fidget spinner ni même une télécommande.
  • peut aussi y tenir des conversations à peu près cohérentes,
  • peut se brosser les dents sans presque plus de menaces,
  • peut même débarrasser une table sans avoir à renouveler systématiquement le stock de verres et d’assiettes,
  • a même compris que les crottes de nez ne se collent pas contre le mur du lit.

Même si cette liste est super prétentieuse, qu’elle en fait certainement rêver plus d’un. Même si je suis fière du travail que nous avons accompli, le chef de meute et moi, là n’est pas le sujet.

Les amis, je veux vous parler aujourd’hui de la phase d’éducation dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Même s’il y a encore quelques failles, l’Ado a intégré plus ou moins les règles basiques. Nous avons donc évolué de la phase d’élevage vers celle de coachage.

C’est quoi la phase de coachage ?

Mordiller les petits pieds et mettre des chaussettes à son petit bout, c’est craquant et franchement mignon. Ces petits pieds, ces petits beignets d’amour. Mais, à 14 ans, c’est répugnant et nauséeux. Il ne viendrait à aucun parent d’ado de se risquer à une telle chose ! Et bien faisons comme pour les chaussettes : arrêtons de l’assister et de faire pour lui.

Quoi faire pendant la phase de coachage ?

Le rassurer, toujours. N’oublions pas que l’Ado est un être sensible en pleine mutation. C’est toujours notre petit amour de notre vie, de notre coeur,….Bref, on l’aime toujours d’amour, mais, le but de cette phase : le bouger.

Car malgré cette mutation, l’Ado a un cerveau et des jambes, mais il a tendance à l’oublier. A nous de le lui rappeler.

« Si tu te bouges le cul tu vas les retrouver tes protégés tibias. » « Tu peux le faire seul, tu n’as plus besoin de maman. » Deux formules, une du matin et une du soir. Deux styles, mais un même message : On est toujours là pour toi, avec toi mais arrête de nous prendre pour des cons tu peux faire les choses par toi même. Tu en es capable. Sortons le de l’assistanat.

Rappelons-lui aussi qu’il fait partie intégrante de la vie de famille. Que dans vie de famille, il y a vie. Et que dans vie, il y a des choses drôles et les autres. Rappelons-lui aussi à notre cher Ado, que le roi soleil a perdu la tête parce que les gens en avaient ras le bol de ses caprices. Nous ne sommes donc pas ses cerfs et remettre les choses dans l’Histoire ne fait jamais de mal.

Oui, l’Ado peut débarrasser le lave-vaisselle, s’occuper de son linge, passer l’aspirateur, faire des courses… Il peut le faire et il va le faire.

Un conseil, pendant l’opération allez prendre un bain et tant pis si vous passez trois heures à chercher la passoire après. Pour qu’il se sente impliqué, laissez-le faire à sa façon.

Il faut lui faire prendre conscience de son environnement et de sa capacité à y survivre. Quand tout le monde commence à baver, à regarder autre chose qu’un écran.  Que tout ce petit monde retrouve par magie le chemin de la cuisine, c’est pour vous le moment d’annoncer que ce soir l’heureux élu, c’est l’Ado. Vous lui laissez le contrôle. Un conseil : allez prendre un autre bain, mais chez les voisins. A votre retour dans la cuisine, pensez à vos séances de yoga !

La phase de coachage, c’est tout simplement donner à notre Ado la possibilité d’être actif de son quotidien. Mon Ado, je veux qu’il reste dans la vie de famille et pas à côté.

Les efforts ne sont pas seulement que d’un côté. La vie de famille s’adapte aussi à lui : on tranfrome la table du salon en table de ping-pong, on va plonger, on invite des copains, on écoute sa musique, on se fait des séances de ciné. On dit non quand il pousse le bouchon trop loin, mais on parle. Et moi sûrement trop, mais je ne veux pas la perdre cette connexion. Passons des moments privilégiés avec lui.

Quelques points à maîtriser pour réussir la phase coachage :

En plus de la patience, de la bonne humeur, de l’empathie, de la maîtrise de soi, de l’humour et de l’adaptabilité que vous utilisez déjà. Vous aurez besoin de toutes vos connaissances en cartomancie, en voyance, en criminologie.

Des dons de clairvoyance sont aussi nécessaires. Que veut dire ce grognement ? Que cache ce compliment ? Si vous êtes médium sur les bords, vous pourrez rentrer plus facilement en communication avec votre Ado enfermé dans sa chambre, dans sa musique et dans son instagram. Le spiritisme peut aussi donner de bons résultats : Ado es-tu la ? Répond si tu m’entends ?

L’utilisation du Reiki est aussi recommandée. Cette technique Chinoise vous permettra d’harmoniser les énergies de votre domicile.

Qui a dit que l’adolescence, c’était dur ?

Mon Ado à moi il est cool mais, je ne vous cache pas que je prépare quand même un MBA en jedititude. Juste pour l’entrée dans l’adolescence de mes filles, histoire que la force soit avec moi.

Stressée, moi ? Pensez-vous. Même pas peur ! Tout est sous contrôle. L’adolescence c’est finger in the noise !

Les amis si vous avez une méthode, une potion, des conseils, je suis quand même preneuse.

mon prénom à la mode


Bonjour à toi qui a 40 ans avec plus ou moins de poussière. Tu dois certainement t’appeler Nathalie, Christophe, Stéphane, Sandrine,Valérie, Laurent, Isabelle, David, Sébastien, Frédéric, Céline, Virginie, Cécile, Philippe, Thierry, Sylvie, Eric, Stéphanie ou Christine. Certainement, car ces prénoms ont été les plus donnés à l’époque de notre naissance. A long long time ago…

Dans les années 50 le duo gagnant a été attribué à Marie et Jean. Dans les années 60 c’est Philippe et Valérie qui remportent la palme.  Les années 70 saluent la victoire de Sandrine et Christophe.  Les années 80 sont les années d’Aurelie, d’Emilie, d’Elodie, de Nicolas,  de Julien et de Sébastien. Dans les années 90, Marie fait son grand retour avec Laura, Camille, Thomas, Kevin et Alexandre. Les heureux gagnants des années 2000 sont Léa, Manon, Chloé, Thomas, Lucas et Théo.

Chaque époque a ses prénoms à la mode. Les époques sont tellement bien faites que je connais une Valérie mariée à un Philippe, une Sandrine à un Christophe,…

Mais là n’est pas la question. Je veux profiter de cette occasion pour témoigner en tant que Stéphanie, prénom le plus donné en 1975. Quelle belle année soit dit en passant…

En tant que Stéphanie, je peux donc affirmer que nous étions toujours au moins deux spécimens dans la même classe.

En tant que Stéphanie, je peux vous affirmer que j’ai eu à subir les fameux « Stéphanie ? Comme Stéphanie de Monaco ». J’ai même dû essuyer un ouragan à cause de cette même princesse-chanteuse. Pour les nostalgiques voici le lien des inconnus et celui de Steph de Monac’.

Encore aujourd’hui, je suis entourée de nombreuses Steph. C’est comme ça que l’on se fait appeler dans le milieu. C’est donc souvent qu’au détour d’une conversation, je peux entendre des :  « J’ai déjà demandé à Steph » qui, face à mon air surpris, rajoute aussi sec : «  pas toi, l’autre ». Comme statistiquement, vous avez en plus de vos copines Stéphanie, des copains Stéphane que l’on appelle Steph aussi, ce n’est pas évident d’identifier le ou la Steph en question. J’espère que vous me suivez…

Bien sûr il y a les petits surnoms du style : ninie, Stefie, Stefouille, Phanie et le fameux Stef. Parce que Stéphanie en plus d’être commun, c’est long.

Tout ça pour vous dire que ce n’est pas toujours facile de porter un prénom à la mode.

Et vous les amis, vous vivez comment avec votre prénom ?

je ne veux plus d’enfants


Non, je ne veux plus d’enfants. Je ne veux plus d’une autre grossesse, ni d’un accouchement, ni de l’après-accouchement. Je ne veux plus me lever la nuit pour les tétées, les sucettes perdues ou les couches. Je ne veux plus aller chez le pédiatre. Je ne veux plus avoir à gérer de la fièvre pour les dents ou pour je ne sais quoi. Je ne veux plus être en état d’alerte continu pendant la période des premiers pas.

Je suis une maman comblée avec mes trois fabuleux enfants. « j’ai de la chance de vous avoir » est une phrase que je leur dis très souvent.

J’ai eu deux grossesses fabuleuses, saupoudrées de diabète et enrobées de nombreux kg. Mais fabuleuses quand même. Une merveille surprise avec un doublet gagnant, des accouchements sans problèmes mais pas sans douleur, des gynécos super, des enfants en bonne santé. Je garde un bon souvenir de ces moments et je suis souvent nostalgique du temps où mes bébés étaient bébés. Si je pouvais parfois remonter le temps, je le ferai.

Par contre une chose est sûre, je ne referai pas un bébé… ou deux !

Je me rappelle très bien de cette envie d’avoir un bébé. Cette envie qui vous prend les tripes, le coeur, la tête. Vous ne vivez que dans cette attente. J’aime suivre le blog papote colporte . J’y découvre du courage, de la détermination, de la force pour mener à bien ce si difficile combat pour l’avoir ce bébé. Il y a dans ses écrits un mélange puissant de sentiments et aussi, beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour pour ce bébé à venir.

Aujourd’hui je n’ai plus d’envie, plus de courage, plus de patience. Quand je vois un bébé même trop mignon, aucun boyau ne se tord, rien ne se passe. L’allaitement, la régurgitation, les sièges auto et la diversification ne me passionnent plus.

Tout ça est derrière moi. Je le sens au fond de mon coeur et de mon corps. Peut-être la faute à mon horloge biologique mais, une chose est sûre, ma tribu est au complet.

 

la routine mon meilleur ennemi


Avant, la routine c’était elle le boss. Elle me donnait des ordres, me dictait quoi faire et quand le faire. Elle commandait. Rien que pour l’embêter, moi, je traînais, râlais et je perdais mon temps.

Ça, c’était avant. A 40 ans, je n’ai plus de temps à perdre. Alors, j’ai pris les choses en main. Pour être plus précise, j’ai pris ma routine en main. Une main de fer dans un gant de velours…

Mon Larousse me dit que la routine c’est une « Habitude mécanique, irréfléchie, et qui résulte d’une succession d’actions répétées sans cesse : Travail qui devient une routine. Ensemble de ces actions, de ces gestes faits mécaniquement : La routine quotidienne. Ensemble bien établi d’habitudes qui crée un état d’apathie, une absence d’innovation. »

Cher Larousse adoré, je ne suis pas d’accord avec toi. On peut se créer une routine positive, dynamique. Pas seulement le matin, mais toute la journée. La routine demande de la réflexion, de l’adaptabilité, de la volonté. Mais ça vaut le coup.

Elle me permet de faire ce que je dois : mon travail, mes obligations sociales, familiales  et compagnie. Mais grâce à elle, je peux faire, aussi, ce que je veux.

Ma routine, c’est mon élément plus.

Pourquoi ?

  • Elle me permet de gagner du temps, d’être plus efficace, moins fatiguée et moins stressée. C’est une routine dynamique 
  • La routine me rassure. Grâce à elle, je sais où je mets les pieds.  Je visualise ma journée et la planifie.
  • La routine me rend plus forte :  Elle me permet de garder le contrôle, de ne pas paniquer. Un enfant malade ? Un plafond de salle de bains qui s’écroule ? Ce que vous ne ferez pas aujourd’hui n’est pas perdu. Vous le ferez demain.
  • La routine me permet de garder le contrôle, de ne pas paniquer. La routine me structure. 

 

Comment mettre en place une routine dynamique ?

Phase 1 : La réflexion 

Réfléchir et lister à ce que vous faites au quotidien, fait, que vous allez devenir maître de cette routine. Vous allez reprendre le contrôle.

  • Faites la liste sur une semaine de toutes vos obligations, professionnelles, familiales…  Notez le temps qu’il vous faut pour les accomplir.
  • Notez aussi ce que vous aimeriez rajouter dans cette liste qui vous fait plaisir : le sport, des sorties,… et notez le temps dont vous estimez avoir besoin.
  • Faites une liste de vos obligations mensuelles : les différents RDV…

Voyez comment vous pouvez optimiser.

  • Essayez de regrouper des actions : cumuler des RDV, faire les courses deux fois par mois plutôt qu’une fois par semaine (c’est aussi plus économique).
  • Vérifiez que ce que vous faites a bien une utilité. Vous êtes sûrs que repasser les culottes c’est indispensable ?  Se connecter toutes les heures sur facebook a un réel  intérêt  ?
  • Vous pouvez vous fixer des jours : lundi jour des courses, mardi jour des tâches administratives, mercredi repassage,….
  • Demandez de l’aide. Maintenant que vous avez cette liste, vous savez qui peut faire quoi. Expliquez ce que vous attendez. Vous pouvez partager avec une amie les trajets pour emmener les enfants à l’école.  Papa peut emmener Zozo seul chez le dentiste ou au sport.

Prenez conscience de votre emploi du temps afin d’en reprendre le contrôle. 

Établissez une routine sur quinze jours.

 

Phase 2 : l’adaptation 

Après quelques jours de cette nouvelle routine, vous devrez sûrement la modifier et l’adapter à vous. Réajustez rapidement en fonction de vos besoins.  

Personnellement, j’utilise tout simplement mon téléphone. J’ai créé en note une liste de tâches. Je veux que cette liste puisse évoluer rapidement et sans perte de temps. Je ne veux pas non plus trop détailler mon emploi du temps. Cette liste est une aide mais je garde à l’esprit ce que j’ai à faire.

Tous les soirs, je fais le point de ce que j’ai fait et barre ce qui est terminé. Je regarde en suite ce que je dois faire le lendemain. Je visualise ainsi et planifie mes priorités du lendemain. Chaque fin de semaine, je fais le point de la semaine passée et mets à jour mes semaines suivantes.

 

Phase 3 : la possession 

Ne laissez pas tomber. Tenez vos objectifs et visualisez les.

Gardez en mémoire pourquoi vous mettez en place cette routine : Pour gagner du temps? Pour vous éviter du stress ? de la fatigue?

Mettez du sens dans votre routine, et elle vous le rendra. 

 

Et vous les amis, vous avez vous aussi une routine qui vous réussit ?

je suis une femme au foyer évolutive


Que ce soit subi ou voulu peut importe, le résultat est le même, vous êtes à la maison. Vous avez des contraintes, des obligations, des horaires, du travail et finalement la seule chose qu’il vous manque c’est le salaire. Et les vacances aussi…

Me concernant, je n’étais pas partie pour cette vie au foyer. J’avais un travail que j’adorais dans le milieu de la phytothérapie. Je faisais du recrutement, de la formation et je coachais les vendeurs. J’adorais mon travail et les personnes avec qui je travaillais.

Oui, mais voilà.

Il faut parfois faire des choix. Il m’a fallu me rendre à l’évidence : Un travail prenant avec trois enfants en bas âges, le chef de meute toujours absent ce n’était pas une vie. Au même moment, nous avons eu la possibilité de partir pour l’Arabie Saoudite en famille. Après deux, trois hésitations de ma part, on a sauté le pas.

Ma vie de femme au foyer (appelons un chat un chat) a évolué avec les enfants et avec moi. Finalement, il n’y a pas une vie de femme au foyer, mais des vies.

Mes débuts de femme au foyer ont été de rester… au foyer. Ménage, courses, bouffe et enfants, tout tournait exclusivement autour de ce fameux foyer. Cet enfermement  n’a rien à voir avec l’Arabie Saoudite. C’est peut-être une réaction contraire à toutes mes années de travail. A tous ces moments où je n’étais pas disponible. L’envie d’être la meilleure des mamans entourée des enfants les plus heureux du monde. Je ne sais pas. Ces premières années au foyer se sont passées tout simplement comme ça. Je n’en garde pas un mauvais souvenir, mais plutôt un souvenir de quiétude.

Est arrivée en suite la période de prise de conscience. Que fais-je de ma vie ? Est- ce que je ne suis bonne qu’à faire des lessives ? Qu’est-ce que j’ai envie de faire ? Pourquoi je vis ? Pourquoi je meurs ? Pourquoi je crie ? Pourquoi je pleure ?  Alors j’ai cherché, j’ai lu, j’ai écouté. J’ai envié ces mamans qui ont l’air de si bien tout maitriser et qui ont une manucure impeccable. J’ai perdu du temps, beaucoup. Et puis il y a eu aussi quelques revers de vie à gérer. Je me suis mise à la couture. J’ai fait du yoga. J ai écrit et puis j’ai tout perdu à cause de la vieillesse de mon ordi. Cette période a été parfois douloureuse, mais nécessaire. J’ai compris que la solution ne peut venir que de moi. Il s’agit juste de la trouver !

Est arrivée la période où j’ai commencé à agir. J’ai donné des cours de Français, rencontré des gens d’univers différents. J’ai ouvert mon blog. Croyez-moi, ça change tout de n’avoir plus l’esprit focalisé sur la poussière et le linge sale. C’est important de se sentir utile, de communiquer, d’être acteur de sa vie. Ca change tout de faire quelque chose qu’on aime, quelque chose pour soi.

Aujourd’hui j’ai 40 ans, les enfants grandissent et je sais que je dois me préparer a reprendre une activité professionnelle, mais pas n’importe quoi et pas à n’importe quel prix.

Alors je prépare, je tâtonne, je fais trois pas en avant et trois pas en arrière. J’en fais deux sur le côté et puis des fois deux aussi de l’autre. Mais j’y travaille, même si ce n’est pas toujours très coordonnée.

Mais, une chose est sûre ou plutôt deux choses. Je n’ai pas honte à 40 ans d’être femme au foyer. Je n’ai pas honte non plus à 40 ans de ne pas avoir de salaire. Je sais que la vie de femme au foyer n’est pas la fin mais juste le début. 

Et vous, vous la voyez évolutive votre vie de maman au foyer ?

tic tac


Comme ma maman me l’a souvent répété, il ne faut jamais dire jamais. Pourtant les amis, j’en ai clamé haut et fort des « je n’en aurai jamais !», et des « ça sert à rien, j’ai le portable».

Mais ça s’était avant.

Avant ce beau jour où le chef de meute, tel un chevalier, a posé à mes pieds un joli paquet. Sans oublier de me demander si le 22 avril ne me parlait pas. Croyez-moi ou pas, mais toute la journée ce 22 avril m’a bien dit quelque chose.

Mais quoi ? Un anniversaire ? Mais de qui ?

Finalement l’anniversaire en question, c’était le notre. Je vous passe donc les « tu as oublié ?! » et les « Mais non ! Je faisais juste semblant pour être sûre que je sache que tu saches…. ». Et, après avoir juré et craché ma bonne foi, j’ai ouvert ce petit paquet.

Je l’ai découverte toute douillettement encoussinée. Toute petite, toute ronde dans son écrin. Je l’ai longuement examinée mi-craintive, mi-timide et mi-a me dire que jamais (encore lui) je ne la supporterai. Quand finalement je me décide à la passer, je la trouve énorme, lourde et puis elle gratte un peu aussi.

Pourtant, elle est toute discrète, silencieuse, élégante et quelques semaines plus tard, je ne peux plus me passer d’elle.

Elle, c’est ma montre. Ma petit Longines. On est devenu inséparable. J’ai perdu le réflexe portable et c’est à elle que je demande exclusivement l’heure. La tribu a souvent droit à des « J’ai oublié ma montre ! Attendez-moi je remonte la chercher ».

J’ai besoin d’elle mais, elle a aussi besoin de moi. Elle a besoin de mes mouvements pour avancer.

Dans un monde en perpétuel mouvement, je trouve ça follement romantique de savoir que si je m’arrête, elle aussi s’immobilisera. Le monde continuera sa course, mais pas elle. 40 heures après mon dernier mouvement, le temps s’arrêtera pour elle aussi.

Non, je ne vais pas vous écrire un poème sur elle. Je n’ai pas le talent de loisobleu. Je veux juste vous présenter celle que jamais je n’aurai pensé porter.

Il m’a fallu attendre 40 ans pour avoir une montre et je ne peux plus me passer d’elle. Elle s’est adaptée à mon petit poignet et à moi. Je la trouve chaque jour plus belle. Bref, vous avez compris les amis, que je suis folle de ma petite montre Longines.

Et vous les amis, elle est comment votre montre ?

ma petite montre Longines me rend folle

pub


Nous sommes ses enfants, elle est insupportable, culte, drôle, entêtante. Elle, c’est la pub bien sûr. Les petits pimousses, je vous propose aujourd’hui un voyage publicitaire dans le temps. Je vous propose de partir découvrir la pub d’il y a 40 ans.

La pub d’il y a 40 ans ce sont des slogans cultes. Slogans qui font partie de notre langage courant, à nous les quarantenaires.

Je suis sûre que vous avez déjà nettoyé la maison en clamant haut et fort :  «avant j’étais moche, ma vie était un enfer » Que vous avez sauté au moins une fois dans une piscine en chantant « fraîcheur de vivre», et que, vous avez pris votre voiture en proclamant «allez hop, en route vers l’aventure». Allez, avouez-le…

«Quand y en a marre, y a malabar », ou « quand c’est trop, c’est tropico » sont nos adages. Elles sont dans notre tête et dans notre coeur ces pubs. Grâce à elles, nous faisons un voyage dans le temps. Nous nous retrouvons dans la cuisine en Formica de papa-maman à les regarder sur une TV qui avait des formes. On les savourait entre Goldorak et capitaine Flam ou entre Santa Barbara et la roue de la fortune. Bref, le bon vieux temps de quand on était petit.

Si je vous dis ?

« C’est bon comme là-bas », «C’est le roi du pain d’épices»,  «abracarambar», «C’est gonflé», «y a pas de fêlés», «Il est 4 heures à la bonne heure», «mais, il fait le maximum», «c’est vachement bon», «les mamies ne lui disent pas merci», «y a pas d’heure pour en manger», «j’en ai connu des oiseaux, mais des comme toi», «le plus petit des grands plaisirs», «C’est fou le frais que tu me fais», «l’ami du petit-déjeuner», «Ne passons pas à coté des choses simples», «j’aime ton numéro». Je suis sûre que vous avez trouvé qui se cache derrière ces slogans ?

Les pubs des années 80 ce sont aussi des sagas. La série des Eram (il était jeune le chauffeur), celle d’Oasis avec Carlos en héros, du baton de berger avec Patrick Sebastien qui ne s’était pas encore mis à la sardine. Sans oublier la série graphique de la RATP avec son ticket chic et choc.

Et, comment ne pas parler de Wizard qui a utilisé une pléiade de stars pour vaporiser son poison parfum. Dans les années 80 se sont Thierry le Luron et Sacha Distel qui s’y collent. Ils laisseront la place en suite à Nana Mouskouri.

Même Bernard Tapi nous a vendu des piles. Mais la star absolue dans les années 80, c’est bien la mère Denis.

On ne peux pas parler des pubs de cette époque des années 80, sans rendre un hommage au dieu du slogan et de la ritournelle publicitaire : Richard Gotainer.  Au ton drôle et décalé de ses oeuvres. Il est le papa entre autre de Banga, Benenuts, Vittel, BN, Saupiquet, Danette …

Dans les années 80 la pub est fausse aussi. Mais tout aussi excellente et drôle. Les nuls en sont les maitres absolus, et si vous vous souvenez de toniglandyl il y en a beaucoup d’autres. Je vous propose d’aller voir ici !

Et vous les amis, c’est quoi la pub, le slogan qui vous fait un effet fou, même 40 ans après ?