notre monde à nous


Dans notre monde à nous, les méchants, ils comprendront vite que c’est pas bien d’être méchants.

Dans notre monde à nous, il n’y aura que les films qui font peurs.

Dans notre monde à nous, Donald ne sera qu’un canard.

Dans notre monde à nous, l’air sera pur, la glace ne fondra pas et les orang-outans auront tout plein de grands et beaux arbres comme maison.

Dans notre monde à nous, celui qui porte la cravate n’aura pas toujours raison.

Dans notre monde à nous, on se parlera et on s’écoutera.

Dans notre monde à nous, on sera toujours ensemble. 

Dans notre monde à nous, les enfants, auront tous une jolie école, avec une cours de récréation pleine de jeux.

Dans notre monde à nous, on n’aura pas besoin de s’enfermer et de se cacher.

Dans notre monde à nous, il y aura de grands jardins où tout le monde pourra cueillir ce qu’il veut.

Dans notre monde à nous, personne ne saura ce que veut dire douleur, pauvreté, exclusion.

Dans notre monde à nous, la mer sera propre, belle et tous les poissons y vivront heureux.

Dans notre monde à nous, chacun fera un peu et à la fin ça fera beaucoup.

Dans notre monde à nous, on prendra toujours des nouvelles de ses voisins.

Dans notre monde à nous, l’eau coulera à flots partout.

Dans notre monde à nous, une vie sera toujours importante.

la faute à mon sixième sens


Je me suis retournée pour aller la chercher. Pourtant, j’étais déjà dans la voiture. J’avais fait ces 300 terribles mètres sous la chaleur brûlante du soleil de midi. Pourtant, il me fallait absolument être à l’heure. Je suis quand même retournée la chercher. Pourtant, ce n’est pas la première fois que je l’oublie, mais aujourd’hui, je la veux absolument. Ma montre. 

Il me la faut, sans besoin particulier, sans raison valable. Juste une force qui me pousse à retourner la chercher. Pourquoi ?

Qu’est-ce qui se passerait si je partais sans elle ?  Pourquoi aujourd’hui, j’ai ce besoin impératif de l’avoir au poignet ?

C’est vrai qu’elle est toute jolie, c’est vrai que c’est un cadeau du chef de meute. Je fais pourtant souvent sans elle et je n’en ai pas réellement besoin.

Pourquoi, aujourd’hui, j’ai donc l’impression de ne pas pouvoir sortir sans elle ? Est-ce mon sixième sens qui me pousse à retourner la chercher ? 

C’est quoi d’ailleurs ce fameux sixième sens ?

C’est une expression faisant référence à des perceptions extra-sensorielles. C’est une intuition éprouvée de telle manière à avoir une capacité d’anticipation qui ne trouve pas d’explications rationnelles. C’est donc une perception qui n’est pas issue de nos cinq sens physiologiques (la vue, le toucher, l’ouïe, le goût et l’odorat). 

Ce sixième sens peut donc expliquer ce soudain besoin de montre, puisque justement, rien d’autre ne le justifie.

Certains disent que ce sixième sens serait en fait, une correction inconsciente de notre cerveau pour nous mettre sur le bon chemin. Il n’y a donc rien de magique, et le sixième sens n’est pas un don. Ce serait plutôt une forme d’intelligence que chacun de nous possède. C’est un instinct, un sentiment intérieur plus ou moins précis, une information que l’on peut choisir d’écouter ou de faire taire. 

Ce sixièmes sens, cette intuition nous l’avons tous naturellement dans l’enfance. Rappelez-vous, quand nous avions encore cette capacité de réfléchir librement, détaché du jugement des autres. Quand nous écoutions nos émotions, notre imagination et nos rêves. 

Parce que finalement ce sixième sens, c’est une sensation, c’est un sentiment personnel, puissant, qui nous parle de l’intérieur. C’est une force qui vient de nous et qui ne demande qu’a être entendue. Un sentiment qui demande juste de prendre le temps de s’écouter soi-même, de se faire confiance et de ne pas toujours chercher à comprendre.

« Lorsque nous savons quelque chose avec notre intuition, nous le savons avec nos os, notre cœur ; c’est une connaissance, une certitude qui résonne dans l’ensemble de notre corps-être. » Judee Gee – Comment développer votre intuition.

Alors, ma montre et moi avons passé l’après-midi ensemble. Je n’ai pas eu besoin particulièrement d’elle. Ma journée avec elle, s’est bien passée. Normalement passée. Peut-être grâce à elle. Ou pas. 

A 40 ans et des poussières, il serait peut-être grand temps de l’écouter un peut plus ce sixième sens !

Vous l’écoutez votre sixième sens les amis ? Il vous a poussé à faire quoi ?

Eux


Ce qui reste de la vie d’avant, c’est ce sac et nos enfants. Nous avons tout quitté mais, Ils sont là. Eux et cet espoir que pour nous tout ira bien. Au bout de cet exode, une belle vie nous attend. 

Eux, c’est tout ce qu’il nous reste de cette vie d’avant. Eux, nous ont donné envie de franchir des montagnes, des mers, des barrières, des déserts. Eux nous ont donné la force et le courage de vouloir une vie meilleure. Eux, méritent une enfance plus douce, plus joyeuse, une école. Eux, méritent des rires, de l’insouciance. Eux, nous poussent à vouloir plus, à vouloir mieux, à vouloir être heureux.

Alors, on est parti. Ensemble. 

Avec Eux, nos pas ont été plus lents, nos temps de repos plus longs. Pour eux, nous sourions. Tout ira bien. Nous chantons dans le creux de leur oreille. Ils sont si petits, si fragiles et c’est si dur. Mais on est ensemble.

Aujourd’hui, Ils sont seuls. Seuls, au milieu de tant d’autres comme Eux. Seuls, sans câlins, sans sourires, sans chansons. Seuls avec leur cauchemar, leur peur et leur désespoir. Seuls, trahis par les adultes. Seuls.

Nous avons tout perdu.

c’est la


C’est la dernière fois que je t’ai vu. C’est la première fois qu’il mange une mangue. C’est la dernière fois qu’elle passera par là. C’est la première fois qu’il fait l’amour. C’est la dernière fois que j’allume une cigarette. C’est la première fois qu’on ramasse des cerises. C’est la dernière fois que je mange du Nutella. C’est la première fois qu’ils vont au restau ensemble. C’est la dernière fois que je te parle. C’est sa première rentrée des classes. C’est la dernière fois que je le répète. C’est la première fois que tu nages avec une tortue. Ce sont ses derniers mots. C’est mon premier cartable. C’est son dernier sourire. Ce sont ses premiers pas. C’est son dernier souffle. C’est la première fois qu’elle monte dans un avion. C’est ma première voiture. C’est son dernier été. C’est la première fois qu’elle a ses règles. C’est la dernière fois qu’ils partiront en vacances. C’est la première fois qu’il fait du ski. Ce sont ses dernières volontés. C’est la première fois qu’elle monte sur un cheval. C’est la dernière fois que tu lui dis oui. C’est la première fois qu’il dit papa. C’est la dernière fois que je te prête mon vélo.

Ces premières fois tant voulues et ces dernières fois inconcevables. Ces premières fois partagées et ces dernières fois jalousement gardées. Ces dernières fois joyeuses et ces premières fois honteuses. Ces premières fois tragiques et ces dernières fois tant désirées. Ces dernières fois subies et ces premières fois rêvées. Ces dernières fois cruelles et ces premières fois savoureuses. Ces premières fois si fades et ces dernières fois stupéfiantes.

Toutes ces fois que la vie parsème, qui nous tombent dessus, marquent nos vies et nous façonnent. Des fois sans âge et sans règles. Toutes ces fois qui sont ce que nous osons et ce que la vie nous impose.

A plus de 40 ans, c’est la première fois que je me baigne dans une cascade et c’est la dernière fois que je prends de ses nouvelles.

Et vous les amis, elles vous ont apporté quoi ces premieres et dernieres fois récemment ?

laver sa pomme


Qu’est-ce qu’elle est pratique cette pomme ! Elle est facile à manger, elle ne s’écrase pas dans le cartable, elle est saine et juteuse. Toute la tribu l’aime. En plus, un célèbre dicton dit, une pomme par jour chasse le docteur. Pourquoi s’en priver ?

Comme le dit le plus célèbre vendeur de pommes : « Mangez des pommes! »

manger des pommes par elle a 40 ans

La pomme est fabuleuse.  Enfin, elle était fabuleuse.

Maintenant, elle me stresse et je me méfie vachement d’elle. Quand je la glisse dans les cartables, j’ai des remords. Est-ce que je ne fais pas une erreur ? Est-ce qu’un Mars ou un Kit-kat n’est pas plus sains ? Est-ce que je ne suis pas en train de les empoisonner ? 

Il est où le bon vieux temps où l’on croquait la pomme par les deux bouts ? 

Avec mes 40 ans et des poussières à bouffer du glyphosate et compagnie à toutes les sauces, je dois en avoir une sacrée dose dans les veines. Mais les enfants ? ça vaut peut-être le coup de faire attention. Force est de constater que ce n’est pas la priorité principale de nos gouvernements, bien qu’il nous soit interdit de rouler à 90 km/h en mangeant une pomme. 

L’idéal est d’acheter sa pomme bio chez le producteur d’á coté. Mais on ne vit pas dans un monde idéal.

Comment puis-je glisser une pomme dans le cartable en étant sûre de ne pas empoisonner mes enfants ?

Pour tout vous dire, je suis passée par différentes phases.

  • 1 – Le pelage : 

Avec une pomme, tout simplement pelée et mise dans une boite. Quand la tribu affamée a voulu manger, la pomme était noire. Elle a terminé sa vie à la poubelle.

Le message étant passé, j’ai continué à peler la pomme pour ensuite la badigeonner de citron. La tribu a eu un verdict sans appel : la pomme ainsi badigeonnée est visqueuse, a un goût bizarre. Elle a encore terminé sa vie à la poubelle.

On peut donc qualifier cette phase pelage, d’échec total. Mais il ne sera pas dit que mes enfants ne mangent pas de pommes ! Je continue donc mon aventure pommesque avec la phase suivante.

  • 2 – Le brossage :

Munie de ma toute nouvelle brosse à légume et après avoir avancé l’heure du réveil, j’ai donc frotté, frotté, frotté, longtemps, longtemps, longtemps. Et pendant ce temps l’eau coulait, coulait, coulait, longtemps, longtemps, longtemps. A la culpabilité de donner une pomme à mes enfants, j’ai rajouté la culpabilité de gaspiller autant d’eau. Il faut quand même constater que mis à part ma conscience, je n’ai eu aucune complainte de la tribu, qui a mangé cette pomme lustrée sans aucun problème. 

Mais cette méthode ne semble pas suffisante pour éliminer complément les pesticides. Qu’a cela ne tienne !

  • 3 – Le trempage.

Après un brossage beaucoup plus court que dans la phase 2, je laisse tremper les pommes dans un mélange d’eau et de vinaigre blanc. Le vinaigre blanc est efficace pour plein de choses… mais est-il assez costaud pour vaincre des pesticides ? Face à ce doute lancinant concernant l’efficacité du vinaigre, je me suis renseignée. 

Il semble que pour enlever un maximum de pesticides, le bicarbonate de soude soit le plus efficace. Il faut laisser tremper la pomme 15 minutes, dans 1/2 L d’eau mélangée avec une cuillère à café de bicarbonate.

Les pesticides ne se trouvent pas qu’en surface, il y en a aussi dans la chair, mais  les doses sont inférieures aux normes autorisées. Si, si, il y a des études qui le prouvent.

Nous voilà rassuré. Nous pouvons continuer à manger des pommes aux pesticides. Parce que comme le dit Herta « ne passons pas à côté des choses simples ».

Je vous souhaite une belle journée les amis.

 

c’est l’effet caméléon


Il est là, mais on ne le voit pas. Impossible de savoir ce qu’il veut, ce qu’il pense. Il semble toujours d’accord avec tout le monde. Suivant l’ambiance générale, il peut être souriant ou grave. Quand on lui demande son avis, il reste dans le flou. Il n’est jamais tranchant, jamais coupant. Son monde est sans conflit, sans cri, sans vague, sans risque.

Il s’adapte et se module aux circonstances. Rien ne le touche, tout glisse sur ses écailles. Le temps, l’actualité rien ne l’atteint. Il s’accommode et se transforme.

La pollution, c’est pas bien. Les guerres c’est pas beau, mais il en faut de temps en temps. La routine, les lignes droites, la télévision et, surtout, ne pas avoir besoin de réfléchir. 

C’est un caméléon des temps modernes. Il regarde et observe. Il ne rentre pas dans la partie et laisse les autres jouer pour lui. Silencieux.

Ce caméléon des temps modernes, c’est un peu moi. J’attends, je reste dans la case que l’on m’a attribuée. J’observe, je m’indigne derrière mon clavier, je signe une pétition sur facebook. Et après ? 

Mais un caméléon ça peut aussi se rebeller doucement, sans bruit, sans vague. Juste des détails, des gestes, une attitude. Un caméléon peut réfléchir et dire non à son niveau. Un caméléon peut surprendre et apparaître là où personne ne l’attend.

Parce qu’un seul petit caméléon ne peut pas changer les choses, mais plein de caméléons le peuvent. 

the sun always shines with awards


Un beau matin, j’ai vu le tag de maman BCBG pour le sunshine awards, en plus d’être flattée, j’ai eu honte. Honte parce que les faits plumes  et les petits ruisseaux font les grandes rivières m’avaient gentiment sélectionnées, a long time ago, sans réponses de ma part. La honte ! Mais me voilà aujourd’hui, plus motivée que jamais, pour vous parler d’un sujet super intéressant : MOA. 

Je sais que cela vous passionne déjà. Je sais que vous trépignez d’impatience et que vous voulez tout savoir. Je sais que vous venez de remarquer à quel point je maîtrise l’art délicat du suspens. Alors, c’est parti mon kiki pour un petit tour du côté de MOA. 

Mais avant ça, et dans un objectif de transparence totale, c’est les yeux dans les yeux que je reconnais avoir choisi les questions. 3 tags égalent 33 questions. 33 questions égalent 33 réponses et je vous rappelle que vous avez du linge qui vous attend. Et moi aussi. Du coup, j’ai butiné parmi les questions afin d’arriver à 11.

 Les amis, je jure donc, de dire la vérité, rien que la vérité et toute la vérité. J’arrête de lever la main droite, ce n’est pas super pratique de taper d’une seule main. C’est parti mon kiki, pour de vrai cette fois.

Si tu devais te transformer en porte ou en citron, que choisirais-tu ?

Les portes d'Oman par elle a 40 ans

Sans hésitation la porte. Rien que pour le plaisir de coincer les doigts de certains….

Raconte-moi ton dernier fou rire :

sourire.png

Hier soir, quand le chef de meute a annoncé fièrement, qu’il se lèverait demain pour faire les petits déj. J’ai aussi beaucoup ri ce matin, quand les enfants se sont retrouvés devant une table désertique pendant que le chef de meute était encore dans les bras de Morphée. Il va falloir que je lui parle à celle-là ! Je tiens à préciser que je ne suis pas si mauvaise mère pour laisser partir mes chers chérubins le ventre vide à l’école. J’ai donc rattrapé la paresse paternelle à coup de brioches.

Te voilà dictateur : quelle mesure absurde et salutaire pour le bien de l’humanité imposes-tu sur-le-champ ?

interdiction par elle a 40 ans

Obligation de croire, de respecte et de protéger ses condisciples, leurs particularités et notre planète.

Cite-moi le premier compliment te concernant dont tu te souviens ?

« Tu es une grande maintenant. » A l’époque je l’ai pris comme un compliment. J’aurai du me méfier….

Tu pars sur une île déserte. Quel livre emmènes-tu et pourquoi ?

UnknownLe premier qui me vient à l’esprit est la bicyclette bleue. Ce livre me rappelle ma jeunesse et les étés où je le lisais entre deux virées avec les copains. On en a parlé, il y a peu, avec Marie l’atmosphérique, et cela m’a donné envie de me plonger à nouveau dans cette saga. Mais partir avec un seul livre sur une île déserte m’inquiète. Je vais donc plutôt opter pour un manuel de survie, écrit par un grand aventurier de Koh Lanta, qui m’expliquerait comment rester super bien épilée en milieu sauvage et comment transformer de l’eau en champagne. Mais, finalement, je crois que je choisirai un livre que je n’ai pas pu encore lire. La faute à son auteure, Nathalie Longevial qui ne veut pas m’apporter un exemplaire à Muscat. J’espère qu’elle me le livrera sur une île déserte Parce que la vie ne suffit pas.         

Cite un personnage de film qui t’a ému ?

Unknown-1J’ai adoré Sam Lion. Ce personnage qui nous fait voyager à travers sa vie. Ce personnage qui n’avait rien, qui a eu tout, et qui a tout quitté. Ce personnage qui aime passionnément. Ce personnage qui a une philosophie, de l’humour, du charme et de la passion.  Je l’adore.

T’es t’il déjà arrivé d’avoir envie de noyer tes enfants ?

Les Saoudiens dans les mall, sur la route et avec moi

En toute honnêteté et toujours les yeux dans les yeux : non, jamais. J’ai plutôt eu envie de leur arracher les yeux, de les abandonner en plein milieu du désert ou de les échanger contre un chameau mais les noyer, jamais. Il me faudra y penser…

Comment est né mon blog ?

Un bébé c'est trop mignon mais moi j'en veux plus

Tout bêtement. Un jour, j’ai perdu tout ce que j’avais écrit sur word. Le jour d’après, je me suis rendue compte qu’ouvrir un blog n’était pas difficile. L’aventure a donc commencé. Ouvrir un blog n’est pas difficile, mais, le faire vivre l’est un peu plus. Comme toutes passions, il demande du temps, de l’investissement personnel. Mais, comme toutes passions c’est un plaisir. Mon blog je l’aimeeeeux. Grâce a lui j’ai rencontré tout pleins de personnes fabuleuses. C’est ma bulle d’oxygène. Le texte qui a été le plus lu est je ne veux plus d’enfants.

En quoi internet a-t-il changé personnellement ta vie ?Facebook

Internet c’est ma vie. Je n’imagine pas ma vie sans lui. Il me rapproche des gens qui sont loin, me relie aux gens que j’aime, m’informe, me fait rire et chanter. Il renferme mon blog, mes recettes de cuisine, ma banque, et, même mes impôts. Une bonne partie de ma vie est sur cette toile.

 

Quel don manuel ou artistique aimerais-tu avoir ?

Unknown-2J’aimerai être comme ces personnes qui, avec un bout de chiffon qui traîne, vont en faire un superbe rideau ou un petit crop-top tout mignon. Bref, j’aimerai être une Mc Gyver (les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître ce blondinet à mèches qui transformait, au cours de ses nombreuses aventures, un trombone en bombe à neutron) mais version maison. 

Raconte un petit moment de perfection et de bonheur dans ta vie (genre une photo d’instagramm et que tu as vraiment vécu) : 

Un voyage imaginaire dans la belle Syrie

Ce moment a commencé par une sensation bizarre comme un truc pas normal. Et puis soudain j’ai réalisé. Je me suis retournée pour être sûre de ne pas rêver cette chose incroyable. J’ai tendu une oreille et puis l’autre. Rien. Seul le silence m’entourait. On était samedi et il n’y avait pas un bruit. Samedi et seule à la maison. A moi la liberté ! Mon premier réflexe de survie a été de fermer la porte d’entrée à clé. Histoire de barrer la route a un éventuel retour précipité. Le deuxième, éteindre mon tel. Je suis chez moi, seule, un samedi ! Un moment magique, parfait. Tout simplement instagrammissime.

 

Merci à Les faits plumes, les petits ruisseaux font des grandes rivières et maman BCBG d’avoir pensé à moi. J’espère que ces réponses vous conviendront et si vous voulez poursuivre la conversation vous êtes cordialement invitées à Muscat.     

Un sunshine awards ne serait pas un sunshine awards sans nominations. J’appelle donc à la barre : Skyler, Less is more, Sana, maman pavlova,  lexieswing, les petits astuces de mimika, allumer les couleurs, Tania, Elles à l’opposée, Madeleine et cup of tea, Ainoha et moi,   

… Et tout ceux qui voudront mettre du soleil sur leur blog !

Un sunshine awards ne serait pas un sunshine awards sans les questions au nombre de 11 :

1 – Mais, pourquoi la vie est si belle malgré tout ?

2 – Es-tu quelqu’un de bizarre ?

3 – C’est quoi être blogueuse pour toi ?

4 – Quel genre de livre vas-tu écrire ?

5 – Quelle sera la définition wikipedia de ton blog  ?

6 – Quelle est ta recette du bonheur ?

7 – Tu faisais quoi pendant le mariage de Meghan et Harry ?

8 – Quel est la chose que tu n’avoueras jamais ?

9 – Tu rêves à quoi ?

10 – Tu es plutôt coquillettes ou spaghettis ?

11 – Que vas-tu faire quand tu auras fini de répondre à ces questions ?

Je vous souhaite une belle journée les amis.

Il n'y a pas une vie de femme au foyer mais des vies dans un même foyer

autoprise de tête


Aujourd’hui, je vais juste papillonner.  Juste toucher un peu à ci et un peu à ça.

Mais, c’est sans compter sur ma tête. Elle a décidé de me prendre la tête. Qu’est-ce qu’elle peu être têtue et butée. Ma tête, quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs. Bref, aujourd’hui elle a décidé de ne pas me lâcher et me donne tout pleins d’ordres :

« Il faudra que tu nettoies le frigo. Et ne me sors pas l’excuse pourrie qu’il vaut mieux attendre qu’il soit un peu plus vide ! »

« Il faudra que tu boucles la fin de l’année. Compte, combien il reste de jours avant les vacances ! »

« Il faudra que tu te fasses les ongles. Tu as des mains à porter des moufles et des pieds à calfeutrer dans des Dr Martens. » 

« Il faudra que tu fasses la déclaration d’impôts. Emmanuel attend, et il aime pas attendre !»

« Il faudra que tu t’épiles. Tu as les aisselles en friche et le maillot qui se barre. »

« Il faudra que tu ailles chez le coiffeur. Tu es tricolore. Blanc, marron où roux, mais fais ton choix. »

« Il faudra que tu repasses. La planche dans le coin, où chacun entasse des trucs divers et variés, n’est pas une planche de paddle. »

« Il faudra que tu fasses du sport. Tu le vois peut-être pas de là où  tu es, mais tu as le cul qui tombe. »

En plus, ma tête elle a une façon de me parler que je n’apprécie pas du tout. De quoi elle se mêle ? Ma tête, c’est pas ma mère. A 40 ans, je fais ce que je veux d’abord. Si moi, je préfère écrire, ou, regarder How to get away with murder conseillée par maman Pavlova ?  Qu’est-ce qu’elle va faire ma tête ?

son titanic et elle


Ma fille et le Titanic c’est une histoire d’amour. C’est une passionnée. Elle peut vous dire combien il mesurait, combien il y avait de personnes dans chacun des canoës de secours.  Elle peut vous parler de la belle Violet Jessop et du capitaine. 

Elle peut vous en parler des heures du Titanic. Elle a beaucoup lu, a regardé tous les reportages de la BBC, et, je ne sais combien de fois, le fameux film sans s’endormir. Plus tard, quand elle sera grande, elle veut descendre dans les profondeurs glaciales pour visiter le Titanic. En attendant, elle s’entraîne en faisant du snorkeling à Oman.

Bref, le Titanic est dans son coeur et cet amour fou est bien connu de notre entourage. Une personne de ce dit entourage – dont je vais taire l’identité, mais, qui peut s’attendre à des représailles – a eu la bonne idée de lui offrir un puzzle du Titanic. Une belle affiche vintage du départ de ce majestueux paquebot.

Mille pièces à assembler. Mille toutes petites pièces, avec au moins sept cent vingt-huit pièces bleues et cinq cent cinquante dans les teintes noires. 

Alors, c’est en toute confiance et accompagnée de Céline, que, nous nous sommes lancées dans cette aventure titanesque. Avec des trémolos de every night in my dream, nous sommes parties à la recherche de  bords et de coins. 2h30 plus tard, et, après avoir entonné, pour la je ne sais combien de fois, Near, far wherever you aaaaaaaaaaare, nous avons terminé le pourtour.

C’est à ce moment-là, et, en beuglant love can touch us one time, que nous avons pris conscience de l’étendue du chantier et qu’un brin d’organisation serait indispensable.

C’est avec tous nos Tupperwares à couvercles, ceux des voisins et sous les, my heart Will go on and on, que nous avons commencé le tri. Les bleus clairs avec les bleus clairs, les bleus très clairs avec les bleus très clairs, les bleus moins clairs avec les bleus moins clairs. C’est en attaquant les noirs et en entamant you’re here there’s nothing I fear, que Nizwa s’est réveillée de sa sieste. Ce réveil tonitruant lui a donné des envies de manger quelques pièces du Titanic. Histoire qu’il coule plus vite et que l’on arrête notre chant mélodieux.

C’est en braillant we’ll stay forever this way, que l’on a compris que le Titanic ne se finirait pas ce soir, et, peut-être même pas dans cette vie. C’est en vociférant you are safe in my heart que nous avons entrepris de lui trouver un carton. Délicatement transvasé, nous l’avons posé sur le baby foot où il réside en état depuis déjà quelque temps. Personne n’a le droit de l’approcher. Ma fille et moi-même appliquons aussi cette règle avec rigueur. 

son titanic par elle a 40 ans
son titanic par elle a 40 ans

Bref, ma fille à un puzzle du Titanic, et de mon côté, je cherche un sympathique cadeau pour faire plaisir à un petit garçon de 7 ans. Sans oublier ses parents.

La vengeance est un vilain défaut, mais, comme elle se mange froide, j’hésite entre un kit de slime, un tambour de marche,  un pistolet nerf ou un CD de Justin Bieber.

Les amis, vous offririez quoi comme cadeau, pour qu’il laisse un souvenir inoubliable dans le coeur des parents ?

la pression du muguet


Voici le joli mois de mai et son brin de muguet. Ce petit brin, qui porte chance et bonheur aux Français depuis de nombreuses années, puisque cette jolie coutume remonte à la Renaissance. 

Un bien joli talisman que ce brin de muguet. Tout délicat et fragile avec ses petites clochettes toutes fines. A l’image du bonheur, qu’il est censé apporter. 

Le muguet m’apporte toujours un mélange de plaisir, à le recevoir si beau, et, de crainte. Pour tout vous dire, les amis, le muguet me met la pression. Je suis bien plus à l’aise et sereine avec les Tulipes. Parce que voir ce Muguet, immanquablement faner et dépérir me déprime et me stresse. Que va t’il rester de la chance et du bonheur après lui ?

Mais, tout ça, c’est de l’histoire ancienne pour moi. Le Muguet n’arrive pas jusqu’à Oman. Mais quand même ! Pourquoi le bonheur et la chance devraient s’arrêter à la couleur des mains ? Sans avoir de mains vertes, on a droit, comme tout le monde, à un brin de chance et de bonheur !

De toute façon, garder le bonheur et la chance sous clochette je n’y crois pas trop. Le bonheur n’est pas très constant. Il s’en va et il revient, et, est fait de tout petit rien. La chance, elle, passe et tourne beaucoup. Comme la vie.

Alors, à grand coup de brin de muguet, ou pas, à nous de le cuisiner ce bonheur. A nous de la faire sourire cette chance.  A sa sauce, avec ses ingrédients.  Le bonheur et la chance se trouvent peut-être dans la cuisine, sous une toque de cuisinier finalement.   Est-ce qu’il faut, donc, être bon cuisinier pour avoir sa part du gâteau ?

Décidément, cette chance et ce bonheur mais quel stress !

Je vous souhaite un bon premier mai, les amis.