pub


Nous sommes ses enfants, elle est insupportable, culte, drôle, entêtante. Elle, c’est la pub bien sûr. Les petits pimousses, je vous propose aujourd’hui un voyage publicitaire dans le temps. Je vous propose de partir découvrir la pub d’il y a 40 ans.

La pub d’il y a 40 ans ce sont des slogans cultes. Slogans qui font partie de notre langage courant, à nous les quarantenaires.

Je suis sûre que vous avez déjà nettoyé la maison en clamant haut et fort :  «avant j’étais moche, ma vie était un enfer » Que vous avez sauté au moins une fois dans une piscine en chantant « fraîcheur de vivre», et que, vous avez pris votre voiture en proclamant «allez hop, en route vers l’aventure». Allez, avouez-le…

«Quand y en a marre, y a malabar », ou « quand c’est trop, c’est tropico » sont nos adages. Elles sont dans notre tête et dans notre coeur ces pubs. Grâce à elles, nous faisons un voyage dans le temps. Nous nous retrouvons dans la cuisine en Formica de papa-maman à les regarder sur une TV qui avait des formes. On les savourait entre Goldorak et capitaine Flam ou entre Santa Barbara et la roue de la fortune. Bref, le bon vieux temps de quand on était petit.

Si je vous dis ?

« C’est bon comme là-bas », «C’est le roi du pain d’épices»,  «abracarambar», «C’est gonflé», «y a pas de fêlés», «Il est 4 heures à la bonne heure», «mais, il fait le maximum», «c’est vachement bon», «les mamies ne lui disent pas merci», «y a pas d’heure pour en manger», «j’en ai connu des oiseaux, mais des comme toi», «le plus petit des grands plaisirs», «C’est fou le frais que tu me fais», «l’ami du petit-déjeuner», «Ne passons pas à coté des choses simples», «j’aime ton numéro». Je suis sûre que vous avez trouvé qui se cache derrière ces slogans ?

Les pubs des années 80 ce sont aussi des sagas. La série des Eram (il était jeune le chauffeur), celle d’Oasis avec Carlos en héros, du baton de berger avec Patrick Sebastien qui ne s’était pas encore mis à la sardine. Sans oublier la série graphique de la RATP avec son ticket chic et choc.

Et, comment ne pas parler de Wizard qui a utilisé une pléiade de stars pour vaporiser son poison parfum. Dans les années 80 se sont Thierry le Luron et Sacha Distel qui s’y collent. Ils laisseront la place en suite à Nana Mouskouri.

Même Bernard Tapi nous a vendu des piles. Mais la star absolue dans les années 80, c’est bien la mère Denis.

On ne peux pas parler des pubs de cette époque des années 80, sans rendre un hommage au dieu du slogan et de la ritournelle publicitaire : Richard Gotainer.  Au ton drôle et décalé de ses oeuvres. Il est le papa entre autre de Banga, Benenuts, Vittel, BN, Saupiquet, Danette …

Dans les années 80 la pub est fausse aussi. Mais tout aussi excellente et drôle. Les nuls en sont les maitres absolus, et si vous vous souvenez de toniglandyl il y en a beaucoup d’autres. Je vous propose d’aller voir ici !

Et vous les amis, c’est quoi la pub, le slogan qui vous fait un effet fou, même 40 ans après ?

au secours ! ils grandissent


J’ai 40 ans et quelques poussières, et même si ces poussières commencent à s’entasser et à me tasser, je les assume. J’ai 40 ans des cheveux blancs, de la cellulite, des vergetures, des rides. J’arrête. Ne partez pas !

N’ayez pas peur. C’est même pas vrai tout ça. Croyez-moi c’est formidable d’avoir 40 ans. C’est l’âge de l’assurance, de la force. Et puis les cheveux blancs, je les avais déjà à 30 ans. Bref, avoir 40 ans ce n’est pas la fin du monde, bien au contraire.

Mais, il y a un mais.

Il y a quelque chose de terrible, quelque chose que je n’assume pas. C’est comme la fin d’une ère et le début d’une autre. Une ère qui sera moins gaie. Une ère où je ne serai plus qu’accessoire. Je vais devenir obsolète et périmée les amis, et ce, dans très peu de temps.

Mon ado va avoir 14 ans, et mes filles, mes bébés vont en avoir 10. Et ça, c’est trop pour moi.

Et pourtant, j’ai eu hâte qu’ils marchent, qu’ils soient propres, qu’ils aillent à l’école. J’ai parfois hâte aussi, qu’ils aient un chez eux. Je râle souvent de leur bazar, de toutes ces choses qu’ils me demandent à la dernière minute. Je râle de passer ma vie à les servir, à laver leur linge et être leur taxi. Je râle et peste souvent contre eux.

Mais ils me font rire, j’aime leur humour, leur confidence. J’aime ces moments que l’on passe dans la voiture. J’aime entendre les filles chanter. J’aime les voir comploter tous les trois et faire les cons. J’aime regarder un film, écouter la musique avec eux. J’aime les voir cuisiner en râlant les uns contre les autres. J’aime ces week-ends où nous partons tous les 5. J’aime ces repas où nous sommes tous les 5.

Nous sommes comme les doigts de la main et quand il en manque un, c’est toujours pour une courte période. La vie à 5 reprend très vite sont cours normal. Je sais qu’à nouveau, j’aurai à aller à une réunion à la dernière minute parce que « mais t’es sure que je te l’ai pas dit?? », je vais passer une bonne heure à chercher ce cahier de musique qui est toujours là normalement, « Mais, où c’est que tu l’as mis, maman ??». Je sais que je vais recevoir les copains à l’improviste et préparer des gaufres pour une horde d’affamés.

Je sais aussi que le compte à rebours tourne vite et que cela ne va pas durer.

Mes enfants n’auront bientôt plus besoin de moi. Il me faudra attendre les coups de fil et les visites. Les câlins ne seront plus qu’un lointain souvenir. Je passerai après toutes ces choses qui feront leurs vies. J’espère qu’ils auront une vie aussi belle joyeuse et heureuse que celle que j’ai avec eux. Je sais qu’on les élève pour ça.

Mes enfants ne vont plus avoir besoin de moi.

Et pourtant, je suis fière de les voir devenir indépendants et responsables. Je suis fière de les voir travailler, s’intéresser à plein de choses. Je suis fière des conversations que nous avons. Je suis fière de tous les projets qu’ils ont. Même si je n’en fais pas partie. Je suis fière de les voir évoluer et grandir.

Alors en attendant, je profite de notre belle équipe, de notre tribu à cinq.

Et vous les amis vous gérez comment ces enfants qui grandissent bien trop vite ?

non tu n’auras pas un téléphone à 800 euros


L’air de rien, je me suis retrouvée dans ce si joli magasin. Un magasin spacieux, bien éclairé, épuré et rempli de fabuleuses machines. L’ado en détresse absolue, m’a gentiment mais, fermement, conduit vers cet antre de la pomme croquée. Son téléphone ne marche plus et, c’est scientifiquement prouvé : un adolescent de 13 ans peut, plus facilement se passer d’oxygène que d’un téléphone. Vous comprenez donc l’urgence de la situation.

Nonchalamment, il me montre donc, l’objet tant convoité. Objet, dont il m’énumère toutes les prouesses à grands coups d’arguments chocs. C’est à ce moment que je comprends deux choses essentielles.

La première, c’est que les apparences sont souvent trompeuses, même pour les machines. La qualité première de ces engins n’est certainement pas, comme je le pensais, la téléphonie. La deuxième, c’est qu’au vu de la performance mercatique de ma progéniture, son avenir professionnel est surement derrière une pomme croquée.

Perdue dans mes pensées, je ne l’écoutais plus que d’une manière masculine. Un chiffre, m’a pourtant fait brutalement redescendre sur terre. 399 rials. Multipliez par deux et, les amis, vous aurez le prix en euros.

Le souffle court je le pousse donc, vers la sortie. A grands coups d’arguments plus ou moins chocs je lui annonce que, non, il n’aura pas de téléphone à ce prix.

Pourquoi mon fils ?

Parce que le jour où tes soeurs voudront, elles aussi croquer la pomme, nous devrons vendre la maison. A moins que tu préfères nous héberger vieux et grabataires, je te conseille de trouver une solution moins chère.

Non mon fils, tu n’auras pas de téléphone à 800 euros car tu n’as pas besoin de ça pour te faire des amis. Les amis ne regardent pas tes chaussures, ni la marque de ton t-shirt ni celle de ton téléphone. Et même s’ils le font, soit différent, original et, assume la radinerie de tes parents.

Non mon fils, tu n’auras pas de téléphone à 800 euros, car tu n’as pas besoin de cela pour réussir et être heureux dans la vie. Cet argent, nous préférons te le donner pour partir en voyage, faire des stages, des camps. Faire ce que tu aimes, rencontrer des gens, découvrir le monde. Tant qu’il est tant… Je ne veux pas que tu deviennes esclave de ces machines.

Non mon fils, tu n’auras pas de téléphone à 800 euros car avec ton père, et pour reprendre un vieil humoriste de notre jeunesse, mort trop tôt à cause d’un putain de camion : « On ne sort pas de la cuisine de Jupiter ». 800 euros c’est beaucoup de travail, beaucoup d’effort, beaucoup d’argent. Vraiment beaucoup.

Non mon fils, tu n’auras pas de téléphone à 800 euros parce que je trouve cela aberrant de mettre autant d’argent dans un objet aussi futile. Et puis tu as eu un Fidget spider il n’y a pas longtemps !

Alors l’ado, il a compris. Il a compris que je ne changerai pas d’avis. Il a compris j’espère plus que cela. Je ne peux pas vous l’affirmer, mais il a fini par trouver un iPhone d’occasion pour pas cher.  Il a eu sa pomme pour un prix raisonnable et depuis ils vivent heureux. Et j’espère pour longtemps….

Et vous les amis, vous la gérez comment cette fameuse question du téléphone avec vos enfants?

en voie de disparition


La faute à notre rythme de vie, aux enfants, au stress, à Pas-le-temps. Après 55 ans la mélatonine, cette fameuse hormone sécrétée par le cerveau, nous lâche et les nuits raccourcissent encore. Les fins de semaine deviennent longues, nos yeux sont cernés et notre lit a des allures de paradis.

Toutes les excuses sont bonnes pour manquer de sommeil et, à tout âge. Pourtant, c’est notre meilleur allié santé et beauté et, nous adultes, nous avons besoin de 7 à 9 heures de sommeil. Tous les jours !

Et c’est même pas juste ! Nous sommes tous inégaux face au sommeil. La faute à la nature et surtout au gène ABCC9. Si vous en êtes l’heureux porteur, vous avez maintenant une bonne excuse pour être en retard le matin. La science dit que vous avez besoin de plus de sommeil, elle vous signera donc votre mot d’excuse.

Napoleon et Margaret Tacher eux, n’avaient besoin que de 4 heures. Il semblerait quand même, que Napoléon souffrait d’apnées de sommeil qui seraient responsables de quelques-unes de ses défaites. Bill Clinton qui fait partie des insomniaques célèbres a déclaré : « Toutes les erreurs importantes que j’ai commises dans ma vie sont dues à la fatigue ». Georges Clooney est lui aussi un très mauvais dormeur. Mais combien de fois faut-il lui dire d’arrêter le café ? Et surtout le Nespresso ! Il y a aussi notre belle étoile Marilyn Monroe qui souffrait d’insomnie et qui en serait morte. Ou pas…

Et puis il y a les chanceux. Ceux qui peuvent s’offrir, comme le faisait  Leonard de Vinci, une petite sieste.  20 mn suffisent pour repartir  gonflés à bloc d’énergie, d’efficacité et de positivité. Cette sieste devrait être obligatoire et, remboursée par la sécurité sociale.

Bref, vous avez bien compris les amis que je reprendrai bien un peu de sommeil aujourd’hui. Pas vous ?

« La plus belle heure de la vie, c’est l’heure de la sieste » Grégoire Lacroix.

 

C’est pas la première fois qu’il me manque ce fameux sommeil, souvenez-vous :  Mon sommeil t’es où?

ces petites bulles


Il ne faut pas attendre un anniversaire pour s’offrir ce bon gâteau à la crème. Il ne faut pas attendre une grande occasion pour ouvrir cette bonne bouteille. Il ne faut pas attendre d’être malade pour passer une journée à ne rien faire. Il ne faut pas attendre que les enfants soient grands ou la retraite pour le faire.

Soyez sûres mamans de tout bord que l’univers continuera à tourner rond ou à peut près. En tout cas pas pire qu’en ce moment.

Aucune catastrophe humanitaire n’a été recensée ces dernières années parce qu’un frigo est resté vide tout un week-end, parce qu’une pile de linge sale a atteint des records de hauteur.

Aucune guerre n’a été déclarée parce qu’aujourd’hui, maman ne fait pas et, qu’elle dit non.

Aucun massacre n’est a déplorer parce qu’une maman prend un peu de temps pour elle.

Aucune mise en examen pour abus d’égoïsme n’est a regretter.

J’ai vérifié les amis. J’ai épluché les archives des grands journaux nationaux et celles de BFM aussi. Aucune catastrophe n’est a déplorer parce qu’une maman a décidé pour un moment de mettre ses propres intérêts avant ceux de sa tribu.

Il ne faut plus hésiter à se les accorder ces petites bulles de bonheur égoïste. Elles devraient même être remboursées par la sécu.

Je vous souhaite un joyeux long week-end les amis. Pensez à vous.

a 40 ans je m´habille. Comment ?


Cela fait 5 ans que je ne me suis pas habillée. Rassurez-vous je n´ai pas passé ces 5 années nue dans une secte quelconque , mais, juste en uniforme. Uniforme, qui avait pour but de cacher la féminité. Alors, maintenant  que je peux m´habiller comme bon me semble, comment ne pas tomber dans l´excès inverse ? Et puis, on s´habille comment quand on a 40 ans ? Et, que l’on en connait autant à la mode, qu’aux techniques protéomiques ?

Voilà donc un résumé des conseils que j’ai pu glaner au fil de mes laborieuses recherches. Concernant la mode à 40 ans pas le truc protéomique.

Apparemment, il y a deux pièges à éviter, deux terribles écueils à esquiver, et pas des moindres : ne pas tomber dans le ridicule et surtout, ne pas se vieillir.

Pour cela c´est très simple, il suffit d´avoir une tenue chic mais décontractée.

Si vous êtes comme moi, vous devez vous demander qu´est ce que c’est qu´une tenue chic et décontractée ?

Et bien, cela commence en faisant particulièrement attention aux matières. Il nous est conseillé de choisir des matières nobles. Par exemple, nous pouvons marier le cuir avec des pièces neutres. Le total look cuir à 40 ans, les amis, il faut l´oublier. En tout cas pour la sphère publique… Ne pas oublier par contre, de se munir aussi d´un manuel de survie en cas de projectile de bolognaise tout droit venu de l´assiette de la voisine et qui, accompagné de nombreux j´ai-pas-fait-exprès-c´est-pas-ma-faute, termine sa course sur le noble petit haut en soie. Voisine, qui a bataillé bec et ongles rongés, pour manger très  à coté de maman.

Quoi qu’il en soit à 40 ans, tout doit être dans l´équilibre et l´élégance.

Il faut aussi s´assurer que la coupe des vêtements soit actuelle et en accord avec notre morphologie de quarantenaire.

Mais, il faut aussi privilégier le confort. Le confort à 40 ans est une notion capitale. Alors, hop ! On commence par baisser la hauteur de ses talons. Mais attention, choisissez toujours des chaussures dans la tendance ACTUELLE.

Ne perdons pas de vue, que notre crainte principale est de se mémériser, comme notre sympathique gourounette Cristina, nous le serine à longueur d´émissions.

Au niveau des pantalons, il faut absolument bannir les délavés, les tailles basses, les déchirés et les trop moulants. Attention aussi aux jupes trop courtes et à ce qu’en dit Carla Bruni. Vous pouvez aller vous rafraichir la mémoire avec ringard à 40 ans. Par contre, concernant le short buggy de maman tout terrain je n’ai pas trouvé de contre-indication. Elle a donc de belles années a passer avec lui.

Ne négligez pas les accessoires. Le détail qui fait la différence. Il faut les choisir discrets et de qualité. Il faut surtout avoir le temps de les mettre et de les accorder à sa tenue qui, je vous le rappelle, sera obligatoirement chic et décontractée et ceci tous les jours.

Si vous vous attendiez à du détail, à des sélections, à des photos vous allez être déçus. Je ne vous parlerais même pas des couleurs, celles qui sont permises et celles à fuir. Je n’aborderais pas non plus le maquillage tant cette notion m´est étrangère. Si j´étais une blogueuse mode ça se saurait… où pas.

Je pense avoir saisi le principal mais ne suis pas toujours sûre de ce qui est actuel où ne l’est pas. Je ne suis pas non plus sûre d´avoir envie de changer mes habitudes vestimentaires ancestrales.  Toujours ce problème récurrent de ringardise qui me colle et qui pourrait m´envoyer direct chez un psy et un coach pour les prochaines années. Avouez que de sortir d´Arabie pour se retrouver enfermée dans des séances à  répétition, c’est dommage.

Les amis en attendant de lire vos avis sur cet épineux sujet, je vais continuer avec mon jean et mes converses.

 

mon amoureux célèbre


J’ai passé une bonne partie des années 80 à rêver de grands espaces enneigés, de montagnes escarpées, de rivières glacées et de saumons sauvages. Vous avez compris les amis, que j’ai passé mes années 80 à rêver du pays de Thör et d’Odin, à rêver de contrées nordiques. Bien avant cette merveilleuse série, je rêvais d’un viking à la voix suave et ensorcelante.

Il était partout dans ma chambre. Tantôt romantique, tantôt ténébreux, mais toujours si beau. Il a un nom qui appelle au voyage et évoque une étagère Ikéa. Grâce à lui j’ai pu localiser Oslo sur une carte et, grâce à lui et ses copains le soleil brillait toujours á la télévision. Mon cœur de battre c’est arrêter au bruit des mouettes enveloppé par un here I am  enchanteur. Je rêvais que mes posters prennent vie et qu´il vienne me prendre. En tout bien tout honneur bien sûr. Bref, vous avez compris que mon cœur de pré-adolescente ne battait que pour A-ha et plus particulièrement son chanteur, Morten Harket.

Mes journées, ainsi que celles de ma famille pour leur plus grand bonheur,  étaient bercées par sa voix suave et puissante. Je me réveillais avec lui et m’endormais avec lui, c’était carrément l’amour éternel sans divorce. Pour lui, j’aurai affronté les terribles hivers polaires sans même une paire de Ugg, qui n’existaient pas à l’époque encore.

Il me faut vous avouer les amis, quand même quelques infidélités.  Il y a eu Georges, avec sa petite barbe de deux jours qui m’a redonné la fois. Il y a eu Johnny qui à l’époque sautait au 21 de la rue. Le beau rebelle Johnny, bien avant qu’il ne choisisse sa vocation de pirate et  accessoirement Vanessa.

L’eau a coulé sous les ponts, les années 80 sont loin comme me le rappelle si gentiment ma tribu. Georges s’en est allé trop vite, Johnny prend des rides et du bide et mon beau viking a maintenant 57 ans et 5 enfants. Moi, j´ai pas pris une ride et encore moins de bide, et je suis avec un Breton pas très bon chanteur, mais qui rend la vie pétillante.

Pour moi, A-Ha reste une passerelle vers ma jeunesse que j´emprunte avec plaisir. Quand A-Ha chante, je monte toujours le son, je chante, je voyage dans le temps, je raconte aux enfants combien il était beau, combien il chante bien. Enfants, qui me regardent d’un air mi- inquiets, mi- désabusés, mi- amusés et mi- indifférents. Ils ne peuvent pas comprendre.

Mais vous les amis, vous comprenez combien ces amours imaginaires restent à jamais graver dans notre histoire.

C’étaient qui vos célèbres amours de jeunesse à vous ?

ringard à 40 ans


J’ai une question à vous poser les amis de 40 ans ou des environs. Est-ce que vous pensez qu’à 40 ans on est ringard ?

C’est vrai que parfois l’on se sent décalé, dépassé, pas du tout dans le coup. Est-ce que cela nous classe direct dans la case des has been ?

Mon dictionnaire me dit qu’être ringard, c’est être bon à rien, c’est être démodé, dépassé.

Alors, à 40 ans, c’est quoi être ringard ?

  • Carla Bruni trouve par exemple, « que les jupes très courtes et les cheveux très longs sont souvent un peu ridicules après 40 ans. » Elle rajoute tout de même, histoire de ne pas se faire lyncher par une horde de furies quarantenaires : « mais encore une fois, cela dépend de la personne ».
  • Les piercings : Il semblerait qu’avoir un piercing après 40 ans vous fait tomber direct dans la ringardise absolue. Si en plus, vous osez mettre un t-shirt court pour  montrer,  au monde entier, celui de votre nombril, les amis, on ne peut rien pour vous.
  • Parler « djeun’s » : Les swagg, seum, OKLM, thug, boloss vous oubliez (vous trouverez la traduction à la fin). Tout comme finir vos phrases avec « grave ». Ca le fait pas, mais graaaaave.
  • Parler « vieux » : Ne commencez pas vos phrases avec «à mon époque », « avant » ou « de mon temps ». Evitez les expressions du style « quand il y en a marre, y a malabar », où «quand c’est trop, c’est tropicaux ».
  • 40 ans, sans travail, célibataire, sans enfants : toutes ces choses que la société estime que l’on doit absolument remplir à la quarantaine. Ne pas répondre à ces critères, fait d’un quarantenaire un ringard, aux yeux de la société.
  • Porter encore et toujours son bomber, son perfecto, ses convers, ses docs martens ou son jean troué aux fesses achetés en 1987.
  • Se faire appeler Mademoiselle. Le terme « mademoiselle » jugé péjoratif, a d’ailleurs, été supprimé des documents officiels depuis 2012 en France.
  • Mettre un bikini. Allez jeter un coup d’œil à l’article de Christine avec ses fabuleuses chroniques qui nous détaille ce que nous devons arrêter de faire suivant nos âges, selon un sondage Anglais.
  • Rigoler encore et encore sur les mêmes phrases cultes et l’expliquer aux «plus jeunes». Glousser quand on entend le prénom Régis. Reglousser quand on parle d’un doigt de whisky.  Demander à tes enfants de descendre tout en ayant envie de les appeler Manu et, s’attendre toujours à ce qu’ils répliquent, « mais pourqwoi fair’ ? ».

Et pourtant les amis, sachez qu’être ringard c’est la nouvelle mode. On appelle cela le phénomène Normcore qui est la contraction de normal et de hardcore. Des termes opposés qui militent pour un retour au non look, qui prône de ne plus suivre les tendances. C’est le retour à la simplicité et à l’authenticité.

L’image même du ringard a évolué. Avant être cool, c’était être jeune, avoir de l’appétit sexuel, prendre des risques, être un dur, ne pas montrer ses émotions, se rebeller. Ça c’était avant. Maintenant, une personne cool est plutôt une personne sympathique, sociable, gentille, amicale, séduisante, tendance, talentueuse, intelligente, ayant confiance en elle, faisant preuve d’humour et faisant du bénévolat. (étude parue dans le journal of individual difference). Au vue de cette définition je peux affirmer qu’à 40 ans, on est au top de la coolissitude.

Pour certain être ringard, c’est être romantique, c’est écrire sa liste de course sur du papier, faire du karaoké, porter un jean trop serré, écrire un blog, écouter Johnny Halliday, pleurer, … finalement, nous sommes toujours le ringard de quelqu’un et à tout âge. Non ?

A 40 ans on peut rire de ses imperfections et surtout à 40 ans on a arrêté de se soucier du regard des autres. A 40 ans, on sait que l’on ne peut pas plaire à tout le monde. A 40 ans, on apprend à gérer sa personnalité et à se respecter.

A 40 ans, on est certainement ringard, mais on s’en fou.

Et pour vous les amis, c’est quoi être ringard ?

 

traduction :

Swagg : être à la mode

Seum : être dégouté

OKLM : au calme

Thug : être un dur

Boloss : un gros nul, un bouffon

Quand le silence est d’or


J’ai 40 ans, et j’apprends un concept assez nouveau, et plutôt impressionnant pour moi. J’apprends le silence. « La liberté n’est peut-être, en fin de compte, pour chacun, que la simple possession du silence » Frédéric Mitterrand.

Il y a le silence choisi, le silence subi, le silence facile, le silence lâche, le silence de paix. Il n’y a pas un silence mais une multitude de silences. A 40 ans, j’apprends à jongler avec. «C’est la métamorphose. Un matin on se lève et on comprend que dans le silence et la discrétion, on est devenu quelqu’un d’autre.» Virginie Despente.

Il a le silence par amour. Toutes ces fois où le cœur aurait tant à dire, tant de conseils à donner, mais où la raison nous impose au silence. Le silence, comme un cadeau de confiance, comme une preuve d’amour suprême et discrète.  « Nous nous aimions entre les mots et entre les lignes, dans les silences et les regards, dans les gestes les plus simples ». Grégoire Delacourt.

Il y a le silence lâche. Le silence du faible, celui derrière lequel on se cache pour éviter une tornade. Ce silence qui esquive, qui repousse encore et toujours un conflit. « Un silence peut-être parfois le plus cruel des mensonges ». Robert-Louis Stevenson.

Il y a le silence de l’indifférence. Le silence comme la seule réponse possible quand on n’y croit plus, tout simplement. Le silence qui scelle l’échec d’une relation. « Le silence emplissait tout, me coinçait la gorge dans un étau. Je pouvais le sentir se figer le sang, me creuser les poumons d’un vide immense. Un cratère sans lave, un désert. » Olivier Adam.

Il y a le silence plaisir. Le silence égoïste. Celui qui fait que l’on remet à demain ce coup de fil. Celui pour lequel on refuse une invitation. Le silence qui permet de se retrouver. Un silence de paix, de plénitude. « Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires des enfants ». Jacques Brel.

Alors, vous comprenez que le silence est tellement puissant qu’il fait peur. Les dictatures bâillonnent et emprisonnent pour l’imposer ce silence.

« C’est le moment où le silence est si grand que tout peut arriver ». JMG Le Clézio. Avec mes 40 ans, je me transforme en spectatrice silencieuse car « Le silence permet de rester honnête. L’honnêteté est la base de l’estime de soi. Quand on ne peut pas dire la vérité, mieux vaut se taire. » Gélin Yan.

Le silence est indispensable dans les relations. Il n’y a rien de plus gênant que de devoir les combler ces silences.« On peut tout se dire mais on n’est pas obligé de tout se dire tout le temps ! Il y a des silences qui font aussi partie de l’amitié. » Katherine Pancol.

Le silence est la preuve suprême de la confiance et de l’amour.  Le silence est aussi parfois la seule solution, quand on n’y arrive plus.

Dans tous les cas, nous ne sommes libres que quand nous avons le choix du silence.

 

Et vous les amis, vous le maniez comment l’art délicat du silence ?

reporter-sans-frontiere

 

 

 

 

 

 

 

 

 

des corps imparfaits


« Il faut s’aimer comme on est. C’est un combat de chaque jour pour se construire une confiance en soi », dit Nicole Kidman pour la sortie du cultissime calendrier Pirelli.

Si vous recherchez des bimbos toutes nues, le calendrier Pirelli de cette année n’est définitivement pas pour vous. Ce calendrier nommé Emotional met en scène des actrices de différentes générations.

Le Photographe Peter Lindbergh signe l’édition 2017. Le fil conducteur de son calendrier ne porte pas « sur des corps parfaits mais sur la sensibilité et l’émotion, en mettant à nu l’âme des sujets qui finissent par être plus nus que nus ».

Toutes les actrices sont donc photographiées avec rides et pâtes d’oies et ces actrices sont belles. Comme toujours, me direz-vous. Rien à voir avec nos rides et cernes de la vraie vie.

Ce calendrier a pour objectif de faire rêver, c’est une œuvre d’art. Il nous est proposé une autre vision de la féminité qui tient compte du temps qui passe. De plus, cela permet de dédramatiser les changements liés à l’âge. Si les stars y arrivent on va bien y arriver aussi! C’est toujours bon d’entendre de tels discours même venant d’une personne qui lutte de façon très visible et radicale contre les affres de l’âge.

Vous allez donc me dire que tout est beau et que tout le monde il est gentil. Oui. Si je n’étais pas tombée sur un article qui parle de ce calendrier avec comme titre : «Le calendrier Pirelli montre des quadras et des corps imparfaits pour notre plus grand bien.» Je ne vous parlerai pas des louanges faites à Uman Thruman qui dans son infinie bonté redonne du charme aux pâtes d’oies.  Pâtes d’oies, que je n’arrive pas à trouver sur la photo.  Je n’arrive pas non plus a trouver de corps imparfaits comme il nous l’est annoncé. Mais, à mon âge la vue baisse.

La caractéristique du calendrier Pirelli 2017 sera donc ces corps imparfaits.

Je suis quadra et j’ai un corps imparfait. Si le corps de ces actrices est imparfait le miens doit être carrément défraîchi. Mais, malgré toutes ces tares j’arrive à vivre, et plutôt bien. Je souris et j’ose même parfois montrer mes dents élimées. J’ai l’outrecuidance de sortir avec des cheveux blancs. Je me mets en maillot et inflige le spectacle de mon corps avachi aux autres.  Je me permets encore de danser avec ce corps de quadra fripé.

Pour le moment on ne me jette pas de pierres dans la rue, les enfants ne m’insultent pas encore, les chiens ne me mordent pas et j’arrive à me regarder dans une glace.

Jusqu’à quand ?