le fidget spinner


Bonjour à tous chers amis. Ici, à Oman c’est la folie totale.  C’est un combat, une véritable quête que nous menons. Je ne parle pas de politique. Notre bon Sultan est toujours en place.

Non, je vous parle simplement de la dernière mode des cours de recrée et au delà. Je veux vous parler de celui que tout le monde s’arrache et qui est en rupture dans toute la ville. Je veux vous parler du fidget spinner ou hand spinner, l’objet de toutes les convoitises des 7 – 99 ans !

C’est quoi ce truc ?

Avant tout, sachez que ce truc peut transformer la plus banale des mamans en héroïne absolue. A condition d’en trouver. Cela n’est pas mon genre de me venter. Je ne vais donc pas vous dire que même si je n’ai pas de cape, j’ai tout a fait ma place chez les avarangers. Je ne vais pas, non plus, vous dire que je suis admirée et jalousée. Non, je ne vais pas vous le dire, car cela n’est pas le propos.

Aujourd’hui, l’esprit de Jamy et Fred sont avec moi, puisque je suis ici pour vous expliquer ce qu’est le fidget spinner. Et vous verrez c’est pas sorcier.

C’est un tout petit objet qui tourne sur lui même. Vous avez une partie centrale fixe qui contient des roulements. Les mêmes roulements que ceux utilisés sur les skateboards. Cette partie centrale s’attrape facilement d’une main et, un simple coup de doigt suffit à faire tourner les hélices autour. Et c’est parti pour un tour !

A quoi sert ce truc ?

Le fidget spinner a pour vocation d’occuper les mains et demande de la dextérité. Comme les boules anti-stress, il a un effet relaxant, permet une meilleure concentration. J’ai croisé des adultes marchant avec leur spinner en rotation sur le bout du doigt. Ces individus, il est vrai, avaient l’air détendus.

Aux États-Unis, une étude a été faite sur un groupe de personnes sans spinner et avec. Le groupe possédant un spinner s’est révélé moins agressif, plus réfléchi et précis dans les réponses.

Le fidget spinner peut aider à l’arrêt de la cigarette. Vos mains et esprit sont occupés, et la cigarette est ainsi oubliée.

Les enfants eux, l’utilisent comme un jeu. Ils font des concours de celui qui le fera tourner le plus longtemps. Inventent des mouvements et dansent avec. Le spinner est en passe de devenir une véritable discipline.

Il y a des spinner de compétition, de collection, des lumineux. Vous pouvez acheter les éléments et faire votre propre spinner.  Il est décliné en plusieurs matériaux : plastique, métal, céramique. La qualité des roulements est essentielle pour qu’il ne se grippe pas ou bout de quelques utilisations.

Evidement le prix est très variable. Les premiers prix tournent autour de 2 euros à 40 euros et plus !

Donc vous avez compris que le spinner est l’objet miracle du moment. Outre le fait qu’il m’ait transformé en super héros , il est devenu indispensable et incontournable. Il serait peut-être judicieux de le rendre obligatoire pour le prochain grand débat dans 5 ans…

Alors, en attendant que le monde tourne rond faisons tourner nos fidget spinner !

Je vous souhaite une bonne journée à tous.

 

je respire


Aujourd’hui, j’ouvre ma fenêtre et je respire. L’air est déjà chaud en ce début de matinée, mais je respire. L’air n’est surement pas très pur, mais je respire. Je respire à plein poumon mais le coeur n’y est pas. Je pense à ceux qui ont respiré hier. Je pense à leur poumon qui se remplit de ce gaz tueur. Je pense à l’horreur, à l’injustice de toutes ces morts atroces en Syrie.

Voilà ce que wikipedia nous dit des effets de ce gaz :

« L’ypérite est un puissant vésicant. Sous forme de vapeurs, il attaque les voies respiratoires. Les yeux sont atteints avec une cécité temporaire et la peau en contact avec le produit devient enflammée. Les zones moites de la peau sont plus touchées, ainsi que les muqueuses sensibles. La réaction cutanée évolue en cloques remplies de liquides au bout de 4 à 8 heures si aucun traitement n’est administré. Dispersé sous forme de particules, le gaz s’introduit dans le système respiratoire et détruit les muqueuses avec une détresse respiratoire. Les poumons sont atteints avec des emphysèmes et des œdèmes consécutifs à la présence de fluides qui peuvent entraîner une mort similaire à la noyade si la dose est très forte.

À terme, le patient présente une anémie, une baisse de la résistance immunitaire et développe une prédisposition aux cancers. L’ypérite est en effet un agent mutagène et ceci même à de faibles concentrations. En effet, il peut entraîner une lésion grave : rupture simultanée de deux liaisons phosphodiester homologues, entraînant une cassure de la double hélice d’ADN16. Les lésions des tissus mettent beaucoup de temps à guérir et s’apparentent à de sévères brûlures. En cas d’ingestion d’aliments contaminés, on assiste à une perte de poids importante et des troubles digestifs. Sous forme liquide, l’ypérite peut contaminer des zones de manière durable ce qui augmente le risque de contamination par ingestion ou contact avec des objets souillés. Elle reste durablement active à l’abri de l’air, et dans l’air en dessous de 6 °C. »

Voilà où nous en sommes.

Pour en savoir plus, je vous conseille l’article de Eyes on Europe et Middle Est

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sur la route


Nous sommes partis en aventurier avec l’espoir de découvrir des paysages, des villages et de vivre une aventure à notre rythme. Nous sommes partis à Dubai en voiture.  De longues routes droites et monotones, sans intérêts où il faut avoir une grosse dose de volonté pour rester éveillé.

Nous nous lamentions sur notre mauvais choix tactique, jusqu’à notre arrivée dans les dunes, aux portes de cette mégapole.

Nous n’avons pas fait du dune Bashing, le sport national qui consiste à escalader des dunes à l’aide d’un gros 4X4. Nous avons juste fait une petite halte. Juste le temps de courir, de se rouler, d’admirer la forme, la texture de ces merveilles sablées. Juste le temps de mettre du sable plein les poches, plein les chaussures, plein les cheveux et plein la voiture.

Juste une halte enchanteresse, qui nous fait dire que même juste pour une week-end, c’est une sacrée bonne idée que de partir à Dubai en voiture.

« J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence. » Antoine de Saint-Exupéry.

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J’arrête donc mes bavardages car, comme le dit si bien Théodore Monod, « parler du désert, ne serait ce pas, d’abord se taire, comme lui et lui rendre hommage, non de nos vains bavardages mais de notre silence ».

 

un jour j’irai à Alep avec toi


« Maman Line va faire le voyage jusqu’à chez nous et moi, je vais faire le voyage jusqu’à chez elle ». C’était le dernier projet scolaire de notre école en Arabie. Chaque enfant doit choisir un itinéraire,  doit voyager par voie terrestre et tenir un journal de bord.

Line et ma fille étaient dans la même classe depuis 5 ans. Elles ont appris, grandit et évolué ensemble. Elles sont des BFF comme elles disent : Best Friends Forever.

Ma fille part donc d’Al Khobar comme une grande. Elle traverse les grands espaces désertiques Saoudiens, fait un plongeon dans la mer rouge, visite les sites archéologiques de Tabuk et passe la frontière Jordanienne. Elle pose ses valises dans la belle Petra, passe par Amman, mais elle est finalement pressée. Elle veut arriver le plus vite possible à destination, et tant pis pour le devoir. Alors, elle franchit la dernière frontière.

Line l’attend sur le pas de sa porte. Elle est fière de faire les honneurs de son pays à ma fille. Le pays de Line c’est l’un des plus anciens berceaux de la civilisation. On y a découvert la première note de musique écrite. Son pays a développé très tôt l’art de cultiver, d’associer l’eau et le grain de blé. Ce qui a permis aux hommes de se fixer, de construire des maisons. Le plus ancien alphabet y a aussi été découvert.

Mais, vous avez compris que ce voyage en Syrie n’est qu’un devoir d’école, qu’un bout de papier. Il ne peut se faire que dans l’imagination de ces deux petites filles.

Pour de vrai, elles ont décidé de se retrouver dans la maison de Line, à côté de Melbourne.  Cet autre continent, l’Australie, où, elle est sa famille ont trouvé refuge.

De mon côté, j’espère que Line aura, encore et toujours, l’autorisation de rentrer en France. Quand elle viendra, on fera des gaufres avec beaucoup de chantilly et de nutella, elle les adore.

Seul le prénom de la copine de ma fille a été changé. Les deux jeunes aventurières existent pour de vrai et le devoir aussi.

terre lointaine


Cette odeur revenait en même temps que lui. Elle imprégnait ses cheveux, sa peau, ses vêtements, sa valise. Cette senteur inconnue, tout droit venue d’un autre continent pénétrait notre quotidien si sédentaire et l’envahissait de mystère et d’aventure.

Un beau jour, on a fermé la porte de la maison et nous sommes tous partis avec lui.

Une nouvelle vie dans une nouvelle contrée. Nous avons foulé le sol de ce monde  si différent du nôtre, avec comme seul repère, cette odeur. Ce mélange de particules de chaleur, de sable, de pétrole, de musc et d’épices.

A présent, cette senteur mystérieuse nous entourait, seule présence familière, et serait notre quotidien pour les cinq prochaines années.

Mais, quand j’ouvre à nouveau la porte de ma maison, qui reste à nous attendre la plus grande partie de l’année, elle aussi est là pour nous accueillir. Je me retrouve aussitôt enveloppée de cette odeur familière, rassurante et protectrice, alors, je sais, que je suis enfin chez moi.

 

Ce texte est ma participation très tardive à l’album senteurs 1 – la terre, de l’enchanteur blog A l’encre bleu lavande sous la plume de la talentueuse Marie.

je suis là


Le suspens a assez duré. Mon nouveau chez moi se trouve pas très loin de l’ancien. J’habite Muscat, Mascate en Français, qui est la capitale de ce tout petit pays. Mais, tous les pays semblent bien petits à l’échelle de l’Arabie Saoudite !

Petit pays par la taille puisqu’il ne mesure que 212 000 km, mais d’une richesse incroyable. D’ailleurs, ce n’est pas un pays mais un Sultanat. Il s’agit donc du Sultanat d’Oman, la perle du Moyen Orient.

Nous y étions venus en vacances, et, nous avions adoré ce pays. Les gens y sont accueillants, ouverts et cultivés. Il y a des paysages à couper le souffle. Le Sultanat est bordé d’un côté par l’océan Indien et de l’autre côté par une chaîne de montagnes qui raviront les adeptes de la marche et de la géologie. Ces montagnes renferment de véritables merveilles, comme des oueds, pour ne citer que cela.

Je suis toujours en cours d’installation, mais de temps en temps, une pause s’impose. Je partage avec vous quelques photos de nos virées. Juste pour vous faire découvrir succinctement ces paysages magnifiques. En attendant de vous en parler plus.

Sultanat d'Oman - ellea40ans.com

 

La fabuleuse vue de ma fenêtre au petit matin

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Le Sultanat côté mer

Sultanat d'Oman - ellea40ans.com
Le Sultanat côté montagnes

Je vous souhaite une belle journée les amis.

 

j’ai du mal à réaliser


Les amis, en ce moment je ne suis pas très présente, tout simplement parce que je suis au fin fond d’un carton. C’est officiel, nous partons pour une nouvelle aventure. Nous partons vers d’autres cieux.

c’est arrivé soudainement, et, en un mois nous tournons la page sur cinq ans de vie.

Et, j’ai du mal à réaliser.

J’ai du mal à réaliser que je pourrai prendre la voiture et faire ce que je veux. J’ai du mal à réaliser que je vais porter autre chose qu’une abaya pour sortir. J’ai du mal à réaliser que je n’aurai plus besoin de regarder à quelles heures sont les prières pour aller faire les courses. J’ai du mal à réaliser que je pourrai boire un café avec ma famille en terrasse. J’ai du mal à réaliser que je pourrai aller au stade, au cinéma, au théâtre, à la bibliothèque.

J’ai du mal à réaliser que je vais quitter mes amis. J’ai du mal à réaliser que je ne pourrai pas venir les voir en Arabie. J’ai du mal à réaliser qu’elles n’auront pas l’autorisation de venir me voir. J’ai du mal à réaliser que je vais quitter ce pays qui m’a permis de grandir.

J’ai du mal à réaliser que je vais quitter ce pays où l’on reste étranger à vie, où les échanges avec la population sont aussi rares qu’inoubliables. J’ai du mal à réaliser que je quitte ce royaume où chaque parole et chaque regard échangés sont des interdits qui volent en éclats. J’ai du mal à réaliser que je vais quitter ce pays si cruel envers la femme.

Il n’y a pas qu’une seule façon de vivre et de penser. Il y en a une multitude et, il est temps pour nous, d’en découvrir une nouvelle.

Je vous présenterai mon nouveau pays d’accueil comme il se doit, dans un prochain article.

A bientôt, les amis.

c’est trop facile


Par une belle matinée ensoleillée en attendant le bus (1) pour aller au mall (2).

Moi, en prenant un air vachement intéressé : « Alors, comment s’est passée la première rentrée de la petite ? » (NDLR : Petite qui a donc dans les 3 ans.)

L’autre maman l’air pas contente : « On n’est pas content, ils n’ont pas de devoirs et ne font que jouer à l’école. »

Moi, dans ma tête en prenant un air vachement outré « Comment ! Ils n’ont pas encore commencé le programme de chimie quantique ? Au prix où sont les écoles, c’est une véritable honte, un véritable scandale ! »

Moi, à la maman : « Ils font connaissance, ils apprennent  à vivre ensemble. Les devoirs viendront surement après ».

Moi, sauvée par le bus juste au moment où j’aillai l’aider à préparer les banderoles et, où j’allai proposer de venir m’attacher avec elle aux portes de l’école. Genre de chose plutôt dangereuse, voir inconsciente, dans un pays où les manifs sont totalement interdites.

Je suis montée dans le bus et, me suis assise. Un peu à l’écart. Je sentais que ma conscience avait un truc à me dire, et, que ça allait chauffer.

Ma conscience hyper énervée à moi : « C’est trop facile de te moquer d’une maman dont c’est la première rentrée de classe. »

Et qui reprend tel un boxeur prêt à m’achever : « C’est trop facile de te moquer d’une maman qui veut le meilleur pour sa fille. »

Et qui termine avec : « C’est trop facile de te moquer d’une maman qui vient d’un pays où 276 lycéennes ont été enlevées juste parce qu’elles allaient à l’école. »

Complètement assommée par ces trois vérités. J’ai compris. L’école est un lieu de vie, d’échange, d’ouverture aux autres et de partage. L’école est bien sur un lieu de sociabilisation pour ces touts petits.

Mais pas que ça.

Nous, parents, y rajoutons nos craintes, nos espoirs, notre histoire. Et cela se respecte. Je l’ai compris aujourd’hui et, je le respecte profondément.

Chacun rêve l’Ecole à sa façon, l’imagine avec ses espoirs, la colore avec ses projets. Il n’y a pas une Ecole mais, une multitude d’Ecoles. Le plus important dans toutes ces Ecoles, c’est cette chance de pouvoir y aller librement, en toute sécurité et avec respect des autres.

Je suis sortie toute groggy du bus.

On ne vous oublie pas - Bring back our girls
C’était le 14 avril 2014
  •  (1) Bus : nous vivons dans un compound. Une petite ville au milieu de la ville. Toutes les maisons, une centaine, sont identiques. A l’intérieur il y a des parcs, piscines, terrain de tennis, de foot, coiffeur, supérette. Tout cela entouré de hauts murs et gardé par l’armée. Les femmes peuvent s’y habiller librement et les enfants peuvent y circuler en toute sécurité. Le compound a mis en place un système de bus à heures précises pour apporter les femmes dans les mall.  Comme vous le savez en Arabie-Saoudite la femme ne peut pas conduire.
  • (2) Mall : immenses centre commerciaux où vous avez : cinéma, bowling, parc aquatique et j’en passe. En Arabie-Saoudite, tous les loisirs sont bannis. Les mall se composent d’un nombre incalculable de boutiques et de fast-food. Et puis c’est tout !

 

 

 

le Roi a dit


Le 23 septembre est le jour de la fête nationale en Arabie Saoudite. Oubliez les bals, les flonflons et les musettes. Mais, je vais trop vite et, avant de passer aux anecdotes parlons un peu des origines. En deux mots, n’ayez crainte.

Le royaume d’Arabie-Saoudite a été officiellement formé le 23 septembre 1932. Je vous passe le détail des guerres fratricides, mais le royaume est bien le résultat de nombreuses querelles familiales entre les Al-Saoud et les Al-Rashid. Je vous laisse deviner lequel des Al a gagné.

Il faut savoir que les autorités religieuses ont longtemps interdit cet événement. Dans un pays où la musique est interdite, on ne peut pas parler de fête comme nous l’entendons. Les Saoudiens pour l’occasion, pique-niquent sur la plage, ou, vont dans les centres commerciaux. Ils font donc, ce qu’ils font habituellement tous les  w. End.

Ce qu’il y a de particulier, ce sont les drapeaux qui flottent partout, les enfants sont souvent habillés de vert. On peut entendre quelques pétards par-ci par-là. Je pense avoir fait le tour des festivités.

Vous allez me demander pourquoi je fais un article sur un non-événement. Sachez que cette journée est particulière car elle est fériée. Sauf que. Cette année, comble du désespoir, le 23 tombe un vendredi ! Premier jour du w.End. La poisse totale, la galère.  Face à cette injustice calendaire, le Roi a déclaré en début de semaine que le jeudi 22 sera chômé. Le problème est réglé, tout le monde est content.

Je vous laisse regarder vos calendriers. Vous avez maintenant un argument pour demander à François d’arranger tout ça en cas de besoin ! Bonne journée les amies.

Même pas triste


Je connais précisément mon poids + 23 kg. Vous allez me demander chères amies qu’elle est cette nouvelle lubie ? Et bien cette lubie, je la dois à Air France, et, elle a déjà 5 ans. « Que le temps passe vite ! » Comme le répète ma mère, et, qu’à mon tour je rabâche allégrement. Bref, ma santé mentale n’est pas le sujet de cet article et vous avez deviné que pour nous, c’est le moment de repartir.

Il faut savoir qu’il y a  quelqu’un qui ne me quitte pas quand je fais mes valises. Il s’agit bien sûr  de Dorothée. J’ai mis dans ma valise, trois ou quatre kilos de livres, de la levure, du sucre vanillé, des médicaments, des rillettes de poissons, des cadeaux pour les copines, du foie gras, des tielles et des chaussettes rouge et jaune à petits pois. Vive le club Dorothée !

Tout ça, sans dépasser les 23 kg que nous accorde généreusement Air France. Parce que 23 kg ce n’est pas 23,3 kg. Difficile de négocier au moment de l’enregistrement et, c’est assez humiliant d’ouvrir les valises pour transvaser trois slips et trois conserves d’une valise à l’autre. Il est donc important d’être précise dans sa pesée.

En faisant les valises et en chantant, j’ai le temps de réfléchir et de prendre de bonnes résolutions. Cette année, j’ai décidé d’être insensible, forte comme un roc, dure comme la terre de mon jardin après trois mois de sècheresse. Je ne pleurerai pas, je n’aurai pas le cœur en miette, le ventre noué, une boule à la gorge. Je reste positive avec ce que je quitte et ceux que je ne retrouverai pas à mon arrivée en Arabie Saoudite.

Cette fois, je vais laisser les larmes. Les au revoir ne seront que joie et tendresse avec le sourire et le regard pétillant. Cette fois, je vais partir joyeuse, gaie, pleine d’entrain, de projets et surement un peu ivre. Un petit coup de pouce n’est pas à négliger.

Le départ est demain et la force sera avec moi.

Alors même pas triste, même pas peur, même pas mal.

Pour celles qui ne connaissent pas nos fameuses Tielles Sétoises :  Elles ont été imaginées dans les années 30 par une italienne pour utiliser les poulpes qui ne se vendaient. Elle en a donc fait une tourte. Si vous voulez la recette je vous conseille d’aller voir le site « c’est très facile à faire » recette de tielle.

Croyez moi à l’apéro c’est un délice.