Voilà c’est fini


Les fêtes sont terminées, il est temps de tirer un trait et de le démonter ce sapin. Ce si beau sapin, qui semblait si magique il y a quelques jours encore. Aujourd’hui, il n’est plus le roi du salon, plus personne ne le regarde, ne l’allume et pire, il encombre.

Les fêtes sont bel et bien terminées. Il est temps de tirer un trait et de le démonter ce sapin. Tout ranger, tout remettre dans les cartons. Et même, pour une pro de Tetris, c’est un sacré challenge. Il faut aussi, faire attention ne pas oublier cette guirlande que l’on ne voit même plus.

Vous avez remarqué comme c’est toujours une tâche solitaire ? Fini l’allégresse et la joie. Fini les « hooooooo ! »,  les « Tu te rappelle de ça? » et les « Hoooooo! Comme c’est beau!!!».  Fini les chants et l’excitation. Aujourd’hui ils sont où, ceux qui se battaient pour poser l’étoile?

Le démontage se fait sans cette joyeuse compagnie. Sans compagnie du tout. Juste avec des pensées qui traversent l’esprit. Des  « Qu’est-ce que ça passe vite », des « C’était bien quand même », des « Mais pourquoi elle m’a offert le manuel d’inculture générale ? »

Avec des : « Lutain (1) ! mais comment je vais tout faire rentrer dans ces cartons ? »

Les amis, chez moi, les fêtes sont à nouveau dans leurs cartons. Mais j’ai quand même gardé tous ces rires, ces bons petits plats, ces ballades. Quoi de mieux que de commencer une année avec tout ces bons moments ?

Je vous souhaite une belle journée les amis.

 

(1) En 2018 de gros mots tu ne diras plus.

c’est la fête


Cette année le maître-mot c’est simplicité, pas de stress, pas de préparation, pas de chichi, de bon produits et de l’authentique. Je vous l’accorde, c’est beaucoup de maîtres-mots mais ils résument bien l’esprit de ces fêtes. Exceptionnellement, nous sommes en France pour les fêtes sans aucune envie de nous encombrer de lourdeur et d’obligations. Juste passer de bons moments. Les amis, je vous souhaite un réveillon qui vous ressemble, léger et joyeux pour entrer dans cette nouvelle année.

cet hiver


Il y a des couleurs qui sautent aux yeux tant elles sont inhabituelles. Ces couleurs sont accompagnées de leur amie l’odeur. Ces odeurs d’humidité, d’herbe, de terre. Ces odeurs qui chatouillent le nez et réveillent une pointe de nostalgie et de joie. Il y a aussi le vent et la fraîcheur.

Et puis il y a la présence du poêle qui fait chanter le bois. Il y a la chaleur de l’appareil à raclette accompagnée de conversations animées. Il y a ce bon thé fumant qui réchauffe les mains avant tout le reste. Il y a tous ces vêtements qui nous donnent l’impression d’être un peu déguisé. Il y a des pot au feu, des ragoûts, des tourtes, des chocolats chauds et des galettes des rois.

C’est formidable de retrouver l’hiver.

l'hiver et ses couleursles joies de retrouver l'hiver

Je vous souhaite une chaleureuse journée les amis.

vivre du vent et des cigales


J’ai bien profité.

Profiter, c’est ce que l’on entend le plus, quand nous, pauvres expats, rentrons en France.

« Profite bien de la famille, des amis, du saucisson, de ta maison, des yaourts, du champagne, des ruelles ombragées, des marchés, des melons, des pêches, des cigales, des éclairs au chocolat. »

« Profites-en pour aller chez le gynéco, chez le coiffeur, manger à la nouvelle guinguette et aller à l’accrobranche. »

« Profites-en pour respirer la verveine, la pluie, le vent, la dernière-née de la famille, les plans de tomates. »

« Profite des jours qui n’en finissent pas, des repas en tout genre, des confidences et des rires. »

 

J’ai bien profité et maintenant retour à la normale. Retour à la routine avec ses bonnes résolutions. Les bonnes résolutions d’être à la pointe de l’organisation, de ne plus se laisser déborder. Les bonnes résolutions de faire du sport, de s’écouter un peu plus, de prendre du temps rien que pour soi. Et d’avoir une patience à toute épreuve pour sa tribu…

Finalement, il n’y a pas de raison de profiter seulement, pendant les vacances.

Merci les amis pour vos chaleureux messages pendant mon absence. Je vous souhaite de bien profiter de votre journée.

mon ami


On repart à zéro. Il faut tout recommencer. C’est ça l’expatriation. Juste le temps de prendre ses habitudes, juste le temps de se faire des amis, parfois même pas le temps de vider tous les cartons, que l’heure du départ sonne à nouveau.

Un départ souvent précipité, un départ plus ou moins voulu et subi par les enfants. Un nouveau pays, une nouvelle ville, une nouvelle expérience, un nouveau travail, une nouvelle maison, une nouvelle école. Un nouveau départ. Tout est neuf, tout est beau.

Il faut encore prouver ses compétences professionnelles mais aussi humaines. Il faut se refaire un réseau, un tissu social et, avec un peu de chance quelques amis aussi.

Parce qu’il faut bien avouer que tous ces week-ends ou le téléphone ne sonne pas, tous ces restaurants que l’on ne fait qu’en famille, toutes ces sorties qu’entre nous, finissent par être bizarre. Et même pour quelqu’un qui n’est pas antisocial mais plutôt socialement sélectif (pour reprendre une expression vue sur la toile), c’est étrange de vivre autant de choses dans un vase si clos.

Quelque chose manque, et, ce quelque chose, ce sont les amis. Les amis sont dispersés aux quatre vents et, personne n’est là pour un café, un apéro, un Perrier ou un repas improvisé. Pas de week-end en bande, ni de cinéma , ni d’expéditions.

Alors, il faut se refaire un réseau social. Le travail, l’école, les voisins, le super marché, les clubs tout est bon à prendre. Sauf que. Se faire des amis quand on a 40 piges, c’est une autre paire de manches (pour reprendre une expression à la mode dans les années 80).

Ce n’est pas facile quand on est adulte, de créer une histoire, de se raconter. En plus, on a plein de bonnes excuses pour ne pas le faire : la pudeur, la méfiance, la fatigue, le manque de temps, la timidité. Et puis cette peur d’avoir à nouveau à dire au revoir à des gens que l’on aime.

Les Japonais ont trouvé une solution radicale avec la location d’amis. Vous pouvez donc aller dans une agence spécialisée, et louer pour la journée, pour un cinéma ou une sortie shopping un ami. L’ami Kleenex à le vent en poupe au Japon mais pas sûr que ce soit très satisfaisant.

Trouver un ami demande du temps, de l’énergie, de la confiance, une prise de risque.

Bref, croyez moi les amis, un ami ça ne se trouve pas sous les pâtes d’un chameau.

pub VS terrorisme


Cette pub vient tout droit du Koweït, et vous est proposée par Zain, le leader de la télécommunication dans tout le Middle Est. Cette pub est bien plus que novatrice, elle est courageuse.  En effet, Zain est la première compagnie à oser s’attaquer aussi directement au terrorisme.

Cette pub fait beaucoup parler d’elle.  Mais, je ne vous en dis pas plus et, vous laisse la découvrir par vous-même : Pub VS terrorisme

Les commentaires sont là pour échanger. Alors au plaisir de vous lire les amis pour que l’on puisse en discuter ensemble !

bonne fête mamans


Ici, il y a tellement de nationalités et de calendriers différents que l’on se perd dans les fêtes. Il y a 15 jours, c’était la fête des mères aux USA. Quelques semaines avant, c’était celle des mamans anglaises. Ou le contraire. Aujourd’hui, c’est au tour des mamans françaises d’être à la fête. Franchement, on s’y perd et les enfants aussi. Je sais que je n’aurai pas de poèmes, ni de petits cadeaux fait avec amour, ni une nouvelle bague ou un nouvel aspirateur.  Mes enfants ne savent tout simplement pas que c’est la fête des mères en France.

Mais ce n’est pas grave. J’ai mieux. J’ai mes enfants tous les jours près de moi. J’ai la chance de les voir grandir, de partager leurs quotidiens. Je sais qu’ils sont là, avec moi. Je sais que je vais leur préparer le petit-déjeuner tous les matins. Je sais que je vais écouter leurs confidences et leurs lamentations aussi. Je sais que cet article est dégoulinant de bons sentiments et qu’il en est écoeurant. Je sais aussi que c’est super chiant à lire.

Mais, je vois tellement de mamans qui ne sont jamais à la fête. Il y a autour de moi, tant de mamans qui gardent les enfants des autres. Des mamans qui, tous les jours, vont au parc et rangent le bazar d’un enfant. D’un enfant, qui n’est pas le leur. Le leur est resté au pays.

Ces mamans ont le courage et la force de vivre loin de leurs propres enfants pour leurs offrir une éducation.

Alors, elles ont toujours des photos d’eux et sont fières de vous les montrer. Elles sont fières de pouvoir les envoyer dans une école, fières de leurs préparer un meilleur avenir, fières de l’éducation qu’elles leurs offrent.

Ne pensez pas que les papas soient en restes. Eux aussi triment. Dehors, dans la construction ou sur les routes.

Pour tous ces papas et mamans, il n’y aura pas de cadeaux. Mais il n’y aura surtout pas de câlins, pas d’histoires, pas de quotidien avec leurs enfants.

Alors c’est vrai que souvent nos enfants on les expédierait bien sur un autre hémisphère ou mieux, dans une autre galaxie avec ou sans capitaine Flam. C’est vrai qu’on les écoute à moitié et qu’on râle souvent contre eux. Mais au moins ils sont là. Finalement on a bien de la chance, vous ne trouvez pas ?

Chères mamans je nous souhaite à toutes une belle fête et une bonne journée.

le fidget spinner


Bonjour à tous chers amis. Ici, à Oman c’est la folie totale.  C’est un combat, une véritable quête que nous menons. Je ne parle pas de politique. Notre bon Sultan est toujours en place.

Non, je vous parle simplement de la dernière mode des cours de recrée et au delà. Je veux vous parler de celui que tout le monde s’arrache et qui est en rupture dans toute la ville. Je veux vous parler du fidget spinner ou hand spinner, l’objet de toutes les convoitises des 7 – 99 ans !

C’est quoi ce truc ?

Avant tout, sachez que ce truc peut transformer la plus banale des mamans en héroïne absolue. A condition d’en trouver. Cela n’est pas mon genre de me venter. Je ne vais donc pas vous dire que même si je n’ai pas de cape, j’ai tout a fait ma place chez les avarangers. Je ne vais pas, non plus, vous dire que je suis admirée et jalousée. Non, je ne vais pas vous le dire, car cela n’est pas le propos.

Aujourd’hui, l’esprit de Jamy et Fred sont avec moi, puisque je suis ici pour vous expliquer ce qu’est le fidget spinner. Et vous verrez c’est pas sorcier.

C’est un tout petit objet qui tourne sur lui même. Vous avez une partie centrale fixe qui contient des roulements. Les mêmes roulements que ceux utilisés sur les skateboards. Cette partie centrale s’attrape facilement d’une main et, un simple coup de doigt suffit à faire tourner les hélices autour. Et c’est parti pour un tour !

A quoi sert ce truc ?

Le fidget spinner a pour vocation d’occuper les mains et demande de la dextérité. Comme les boules anti-stress, il a un effet relaxant, permet une meilleure concentration. J’ai croisé des adultes marchant avec leur spinner en rotation sur le bout du doigt. Ces individus, il est vrai, avaient l’air détendus.

Aux États-Unis, une étude a été faite sur un groupe de personnes sans spinner et avec. Le groupe possédant un spinner s’est révélé moins agressif, plus réfléchi et précis dans les réponses.

Le fidget spinner peut aider à l’arrêt de la cigarette. Vos mains et esprit sont occupés, et la cigarette est ainsi oubliée.

Les enfants eux, l’utilisent comme un jeu. Ils font des concours de celui qui le fera tourner le plus longtemps. Inventent des mouvements et dansent avec. Le spinner est en passe de devenir une véritable discipline.

Il y a des spinner de compétition, de collection, des lumineux. Vous pouvez acheter les éléments et faire votre propre spinner.  Il est décliné en plusieurs matériaux : plastique, métal, céramique. La qualité des roulements est essentielle pour qu’il ne se grippe pas ou bout de quelques utilisations.

Evidement le prix est très variable. Les premiers prix tournent autour de 2 euros à 40 euros et plus !

Donc vous avez compris que le spinner est l’objet miracle du moment. Outre le fait qu’il m’ait transformé en super héros , il est devenu indispensable et incontournable. Il serait peut-être judicieux de le rendre obligatoire pour le prochain grand débat dans 5 ans…

Alors, en attendant que le monde tourne rond faisons tourner nos fidget spinner !

Je vous souhaite une bonne journée à tous.

 

je respire


Aujourd’hui, j’ouvre ma fenêtre et je respire. L’air est déjà chaud en ce début de matinée, mais je respire. L’air n’est surement pas très pur, mais je respire. Je respire à plein poumon mais le coeur n’y est pas. Je pense à ceux qui ont respiré hier. Je pense à leur poumon qui se remplit de ce gaz tueur. Je pense à l’horreur, à l’injustice de toutes ces morts atroces en Syrie.

Voilà ce que wikipedia nous dit des effets de ce gaz :

« L’ypérite est un puissant vésicant. Sous forme de vapeurs, il attaque les voies respiratoires. Les yeux sont atteints avec une cécité temporaire et la peau en contact avec le produit devient enflammée. Les zones moites de la peau sont plus touchées, ainsi que les muqueuses sensibles. La réaction cutanée évolue en cloques remplies de liquides au bout de 4 à 8 heures si aucun traitement n’est administré. Dispersé sous forme de particules, le gaz s’introduit dans le système respiratoire et détruit les muqueuses avec une détresse respiratoire. Les poumons sont atteints avec des emphysèmes et des œdèmes consécutifs à la présence de fluides qui peuvent entraîner une mort similaire à la noyade si la dose est très forte.

À terme, le patient présente une anémie, une baisse de la résistance immunitaire et développe une prédisposition aux cancers. L’ypérite est en effet un agent mutagène et ceci même à de faibles concentrations. En effet, il peut entraîner une lésion grave : rupture simultanée de deux liaisons phosphodiester homologues, entraînant une cassure de la double hélice d’ADN16. Les lésions des tissus mettent beaucoup de temps à guérir et s’apparentent à de sévères brûlures. En cas d’ingestion d’aliments contaminés, on assiste à une perte de poids importante et des troubles digestifs. Sous forme liquide, l’ypérite peut contaminer des zones de manière durable ce qui augmente le risque de contamination par ingestion ou contact avec des objets souillés. Elle reste durablement active à l’abri de l’air, et dans l’air en dessous de 6 °C. »

Voilà où nous en sommes.

Pour en savoir plus, je vous conseille l’article de Eyes on Europe et Middle Est

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sur la route


Nous sommes partis en aventurier avec l’espoir de découvrir des paysages, des villages et de vivre une aventure à notre rythme. Nous sommes partis à Dubai en voiture.  De longues routes droites et monotones, sans intérêts où il faut avoir une grosse dose de volonté pour rester éveillé.

Nous nous lamentions sur notre mauvais choix tactique, jusqu’à notre arrivée dans les dunes, aux portes de cette mégapole.

Nous n’avons pas fait du dune Bashing, le sport national qui consiste à escalader des dunes à l’aide d’un gros 4X4. Nous avons juste fait une petite halte. Juste le temps de courir, de se rouler, d’admirer la forme, la texture de ces merveilles sablées. Juste le temps de mettre du sable plein les poches, plein les chaussures, plein les cheveux et plein la voiture.

Juste une halte enchanteresse, qui nous fait dire que même juste pour une week-end, c’est une sacrée bonne idée que de partir à Dubai en voiture.

« J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence. » Antoine de Saint-Exupéry.

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J’arrête donc mes bavardages car, comme le dit si bien Théodore Monod, « parler du désert, ne serait ce pas, d’abord se taire, comme lui et lui rendre hommage, non de nos vains bavardages mais de notre silence ».