mon chat et sa laisse


Avant d’avoir mon chat, c’était comme avant d’avoir mes enfants. J’avais des théories, des principes, des idées précises et des phrases qui commençaient par « les miens, jamais…. »

C’était pareil pour mon chat. « Le mien, jamais il ne montera sur la table », « Le mien, jamais il prendra toute la place sur le canapé. » Bref, vous connaissez le principe de ses maximes pleines d’assurance.

Et puis les enfants arrivent. Et puis le chat arrive.

Si vous m’aviez posé la question avant Nizwa, je vous aurais sûrement répondu un truc avec un « … faut être con… » dans la phrase. Je me serais sûrement moquée ou attristée de voir passer cette pauvre bête en laisse. Un chat ! Ce félin, qui a la liberté dans le sang. Attaché !

Et puis, il y a eu Nizwa et cette maison sans jardin. Et puis il y a le parc d’en bas, avec son herbe verte, ses arbres et ses oiseaux. 

Alors, jetez-moi la première pierre, mais Nizwa a une laisse.

chat en laisse par elle a 40 ans

Et pourtant rien n’a été prémédité. C’est chez le véto, devant l’étal et à coup de « pauvre Nizwa qui reste dedans… », qu’on est reparti avec. C’est même plus qu’une laisse, c’est un harnais.

Nizwa miaule devant la porte pour sortir. Elle ronronne et attend patiemment qu’on lui fixe le harnais. 

Nizwa, goûte ainsi, aux sorties en laisse, même si dans le parc d’en bas, on la libère sous haute surveillance. C’est elle qui dirige la ballade, et, c’est elle qui nous promène. Elle va où elle veut, au rythme qu’elle veut. 

Nizwa ne partira jamais dans de folles virées en toute liberté, mais grâce à sa laisse, elle connaît le goût de l’herbe, du sable, s’amuse avec l’eau de mer et les mouettes. 

Alors, même si c’est elle qui porte la laisse, c’est elle qui nous promène.  Dedans ou dehors c’est pareil : c’est elle la boss.

my cat par elle a 40 ans

the sun always shines with awards


Un beau matin, j’ai vu le tag de maman BCBG pour le sunshine awards, en plus d’être flattée, j’ai eu honte. Honte parce que les faits plumes  et les petits ruisseaux font les grandes rivières m’avaient gentiment sélectionnées, a long time ago, sans réponses de ma part. La honte ! Mais me voilà aujourd’hui, plus motivée que jamais, pour vous parler d’un sujet super intéressant : MOA. 

Je sais que cela vous passionne déjà. Je sais que vous trépignez d’impatience et que vous voulez tout savoir. Je sais que vous venez de remarquer à quel point je maîtrise l’art délicat du suspens. Alors, c’est parti mon kiki pour un petit tour du côté de MOA. 

Mais avant ça, et dans un objectif de transparence totale, c’est les yeux dans les yeux que je reconnais avoir choisi les questions. 3 tags égalent 33 questions. 33 questions égalent 33 réponses et je vous rappelle que vous avez du linge qui vous attend. Et moi aussi. Du coup, j’ai butiné parmi les questions afin d’arriver à 11.

 Les amis, je jure donc, de dire la vérité, rien que la vérité et toute la vérité. J’arrête de lever la main droite, ce n’est pas super pratique de taper d’une seule main. C’est parti mon kiki, pour de vrai cette fois.

Si tu devais te transformer en porte ou en citron, que choisirais-tu ?

Les portes d'Oman par elle a 40 ans

Sans hésitation la porte. Rien que pour le plaisir de coincer les doigts de certains….

Raconte-moi ton dernier fou rire :

sourire.png

Hier soir, quand le chef de meute a annoncé fièrement, qu’il se lèverait demain pour faire les petits déj. J’ai aussi beaucoup ri ce matin, quand les enfants se sont retrouvés devant une table désertique pendant que le chef de meute était encore dans les bras de Morphée. Il va falloir que je lui parle à celle-là ! Je tiens à préciser que je ne suis pas si mauvaise mère pour laisser partir mes chers chérubins le ventre vide à l’école. J’ai donc rattrapé la paresse paternelle à coup de brioches.

Te voilà dictateur : quelle mesure absurde et salutaire pour le bien de l’humanité imposes-tu sur-le-champ ?

interdiction par elle a 40 ans

Obligation de croire, de respecte et de protéger ses condisciples, leurs particularités et notre planète.

Cite-moi le premier compliment te concernant dont tu te souviens ?

« Tu es une grande maintenant. » A l’époque je l’ai pris comme un compliment. J’aurai du me méfier….

Tu pars sur une île déserte. Quel livre emmènes-tu et pourquoi ?

UnknownLe premier qui me vient à l’esprit est la bicyclette bleue. Ce livre me rappelle ma jeunesse et les étés où je le lisais entre deux virées avec les copains. On en a parlé, il y a peu, avec Marie l’atmosphérique, et cela m’a donné envie de me plonger à nouveau dans cette saga. Mais partir avec un seul livre sur une île déserte m’inquiète. Je vais donc plutôt opter pour un manuel de survie, écrit par un grand aventurier de Koh Lanta, qui m’expliquerait comment rester super bien épilée en milieu sauvage et comment transformer de l’eau en champagne. Mais, finalement, je crois que je choisirai un livre que je n’ai pas pu encore lire. La faute à son auteure, Nathalie Longevial qui ne veut pas m’apporter un exemplaire à Muscat. J’espère qu’elle me le livrera sur une île déserte Parce que la vie ne suffit pas.         

Cite un personnage de film qui t’a ému ?

Unknown-1J’ai adoré Sam Lion. Ce personnage qui nous fait voyager à travers sa vie. Ce personnage qui n’avait rien, qui a eu tout, et qui a tout quitté. Ce personnage qui aime passionnément. Ce personnage qui a une philosophie, de l’humour, du charme et de la passion.  Je l’adore.

T’es t’il déjà arrivé d’avoir envie de noyer tes enfants ?

Les Saoudiens dans les mall, sur la route et avec moi

En toute honnêteté et toujours les yeux dans les yeux : non, jamais. J’ai plutôt eu envie de leur arracher les yeux, de les abandonner en plein milieu du désert ou de les échanger contre un chameau mais les noyer, jamais. Il me faudra y penser…

Comment est né mon blog ?

Un bébé c'est trop mignon mais moi j'en veux plus

Tout bêtement. Un jour, j’ai perdu tout ce que j’avais écrit sur word. Le jour d’après, je me suis rendue compte qu’ouvrir un blog n’était pas difficile. L’aventure a donc commencé. Ouvrir un blog n’est pas difficile, mais, le faire vivre l’est un peu plus. Comme toutes passions, il demande du temps, de l’investissement personnel. Mais, comme toutes passions c’est un plaisir. Mon blog je l’aimeeeeux. Grâce a lui j’ai rencontré tout pleins de personnes fabuleuses. C’est ma bulle d’oxygène. Le texte qui a été le plus lu est je ne veux plus d’enfants.

En quoi internet a-t-il changé personnellement ta vie ?Facebook

Internet c’est ma vie. Je n’imagine pas ma vie sans lui. Il me rapproche des gens qui sont loin, me relie aux gens que j’aime, m’informe, me fait rire et chanter. Il renferme mon blog, mes recettes de cuisine, ma banque, et, même mes impôts. Une bonne partie de ma vie est sur cette toile.

 

Quel don manuel ou artistique aimerais-tu avoir ?

Unknown-2J’aimerai être comme ces personnes qui, avec un bout de chiffon qui traîne, vont en faire un superbe rideau ou un petit crop-top tout mignon. Bref, j’aimerai être une Mc Gyver (les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître ce blondinet à mèches qui transformait, au cours de ses nombreuses aventures, un trombone en bombe à neutron) mais version maison. 

Raconte un petit moment de perfection et de bonheur dans ta vie (genre une photo d’instagramm et que tu as vraiment vécu) : 

Un voyage imaginaire dans la belle Syrie

Ce moment a commencé par une sensation bizarre comme un truc pas normal. Et puis soudain j’ai réalisé. Je me suis retournée pour être sûre de ne pas rêver cette chose incroyable. J’ai tendu une oreille et puis l’autre. Rien. Seul le silence m’entourait. On était samedi et il n’y avait pas un bruit. Samedi et seule à la maison. A moi la liberté ! Mon premier réflexe de survie a été de fermer la porte d’entrée à clé. Histoire de barrer la route a un éventuel retour précipité. Le deuxième, éteindre mon tel. Je suis chez moi, seule, un samedi ! Un moment magique, parfait. Tout simplement instagrammissime.

 

Merci à Les faits plumes, les petits ruisseaux font des grandes rivières et maman BCBG d’avoir pensé à moi. J’espère que ces réponses vous conviendront et si vous voulez poursuivre la conversation vous êtes cordialement invitées à Muscat.     

Un sunshine awards ne serait pas un sunshine awards sans nominations. J’appelle donc à la barre : Skyler, Less is more, Sana, maman pavlova,  lexieswing, les petits astuces de mimika, allumer les couleurs, Tania, Elles à l’opposée, Madeleine et cup of tea, Ainoha et moi,   

… Et tout ceux qui voudront mettre du soleil sur leur blog !

Un sunshine awards ne serait pas un sunshine awards sans les questions au nombre de 11 :

1 – Mais, pourquoi la vie est si belle malgré tout ?

2 – Es-tu quelqu’un de bizarre ?

3 – C’est quoi être blogueuse pour toi ?

4 – Quel genre de livre vas-tu écrire ?

5 – Quelle sera la définition wikipedia de ton blog  ?

6 – Quelle est ta recette du bonheur ?

7 – Tu faisais quoi pendant le mariage de Meghan et Harry ?

8 – Quel est la chose que tu n’avoueras jamais ?

9 – Tu rêves à quoi ?

10 – Tu es plutôt coquillettes ou spaghettis ?

11 – Que vas-tu faire quand tu auras fini de répondre à ces questions ?

Je vous souhaite une belle journée les amis.

Il n'y a pas une vie de femme au foyer mais des vies dans un même foyer

mon ado fait la gueule


J’aime bien le mercredi parce que je la récupère toute seule. Avec trois enfants, ces moments en tête-à-tête sont rares et précieux. 

Alors, me voilà à la sortie de l’école à attendre ma fille. Ma fille, qui va être unique pour quelques heures. Me voilà a trépigner d’impatience, prête à savourer ce moment privilégié. 

Et ma fille arrive. Mais elle n’arrive pas toute seule. Elle arrive avec sa tête des mauvais jours. Le visage fermé, sans expression, toute rigide et le regard vague. Dans un silence monacal, elle s’installe dans la voiture. 

Avec un sourire qui commence tout de même à se figer, je décide de ne pas me fier aux apparences. J’attaque donc avec entrain et avec un, « Ca va ? »  qui rebondit sur un austère oui. L’avantage est qu’elle n’aura pas de rides d’expression grâce à cet air pincé, que même Victoria, la femme de David, pourrait lui envier.  Perdue dans mes pensées esthétiques, je ne me décourage pas : «  Tu as passé une bonne journée ? »  Bien que j’ai déjà un petit indice sur la réponse. Pourtant, de son coté, il n’y a pas de variation, et c’est un oui, dans le même moule que le premier. 

Il devient donc, urgent, de sortir rapidement de ces réponses monosyllabiques.  Je tente le tout pour le tout avec un, « Tu as fait quoi de beau aujourd’hui ? » histoire d’avoir une réponse variée. Le « Com’ d’hab’ » me prouve en deux syllabes que je suis sur la mauvaise voie.

Comme les dictons ont toujours raison et que la musique adoucie les mœurs, je laisse passer quelques chansons avant d’ouvrir à nouveau les hostilités avec, « Quelqu’un t’embête ? » Mais je dois vous avouer les amis, que pendant cet intermède musical, je me suis mise à bouillonner. Je suis passée du harcèlement au racket, en passant par la drogue et la prostitution. Le, « non » accompagné d’un long soupir n’aide pas. La maman qui est en moi, en plus d’être inquiète, est frustrée. Pourquoi mon enfant ne me fait pas confiance ? Qu’est-ce que j’ai fait pour qu’elle ne se sente pas libre de me dire ce qu’il ne va pas ? La mauvaise mère que je suis élabore le pire des scénarios de 13 reasons why et cherche des réponses. 

Je suis peut-être un peu lourde, mais pas complètement débile, je continue donc mon interrogatoire avec, « T’as pas envie de parler ? » Le, « C’est ça » jeté sans un regard et toujours en deux syllabes ne fait pas avancer le shcmiblick. Je suis toujours en surchauffe avec des idées de plus en plus noires.

On continue cote à cote dans le silence, chacune perdue dans ses propres pensées solitaires. Les yeux rivés sur la route ne m’empêchent pas de voir son visage raide, hermétique et fermé.

Quand soudain, un écriteau avec un grand M rouge apparaît sur le bord de la route. « J’ai faim. »  « Tu veux qu’on s’arrête ? »  « Oui »

C’est la bouche pleine de nuggets qu’elle m’a raconté que ce matin ils ont trop rigolé à  la piscine parce que……. C’est avec une bouche pleine de frites qu’elle m’a énuméré la liste des invités pour son anniversaire en préparation. 

On est sorti bras dessus, bras dessous, tout sourire, mais, moi, avec toujours les mêmes questions. Histoire de savoir, je prends donc le risque de stopper net cette bonne humeur toute fraîche. « Pourquoi tu faisais la tête à la sortie de l’école? »  Le, «  Mais je faisais pas la tête ! » clôture la conversation.

C’est donc moi qui me suis fait un film. Mon coté paranoïaque s’est amusé à imaginer cette tête de six pieds de long (encore une belle expression du temps d’avant). Bref, mon coté mythomane a encore frappé, mon ado ne faisait pas la tête. Je peux donc arrêter de me torturer et faire taire toute cette peur et cette frustration. Tout allait bien. Tout va bien. Il ne faut pas chercher à comprendre. Ma fille va bien.

Vous faites comment pour gérer ce genre de situation les amis ?

 

Parce qu’un peu de culture ne fait jamais de mal :

Le schmilblick est un terme inventé par Pierre Dac dans les années 1950 pour décrire un objet totalement inutile. En 1969, Jacques-Antoine et Guy Lux ont créé un jeu télévisé où la photo d’un détail d’un objet était présentée. Les participants devaient, en posant à tour de rôle une question, essayer de deviner quel était l’objet ainsi proposé. Lorsque la question semblait plus ou moins saugrenue, le présentateur demandait au participant pourquoi il l’avait posée. La personne répondait régulièrement que c’était simplement pour faire avancer le schmilblick, pour essayer d’apporter une petite information supplémentaire permettant d’avancer vers la reconnaissance de l’objet.

En 1975, Coluche a tourné le jeu du schmilblick en dérision dans un sketch rapidement devenu culte, et cette parodie est pour beaucoup dans le fait que l’expression est passée dans le langage courant. Le mot est aujourd’hui également utilisé pour qualifier quelque chose d’indescriptible ou de très compliqué.

le temps du ramadan


Le ramadan vient de commencer, et, Oman est passé à son rythme. 

Qu’est-ce que cela change pour nous, de vivre dans un pays musulman pendant le ramadan ?

Le temps de travail est plus court. On commence plus tard et termine, plus tôt. Certaines écoles ont aussi emménagé les heures. Moins d’école, mais, plus de devoirs à la maison ! 

Il est interdit de boire et manger dans les lieux publics durant la journée. Les restaurants et cafés sont tous fermés, et, n’ouvrent qu’au moment de la rupture du jeûne, un peu avant 19 heures à Oman. Les pauses café sont de l’histoire ancienne, et, il n’est plus question de terminer son thé matinal dans les bouchons. A moins d’avoir des vitres teintées, ce qui n’est pas mon cas. C’est donc, la période de l’année des, viens faire un p’tit tour à la maison. Dans les écoles, une pièce est généralement prévue pour les enfants qui jeûnent, et, une autre pour ceux qui mangent.  

Les magasins sont ouverts normalement mais, il n’y a pas foule durant la journée. C’est très agréable de faire du shopping tranquillement, mais, il faut chasser le vieux réflexe de boire à gorge déployée après chaque boutique. C’est donc la période idéale pour alléger le sac, en laissant la bouteille à la maison. Cette année, pour la première fois à Oman, les cinémas resteront ouverts mais, sans pop-corn.  Bref, vous avez compris que pour boire et manger c’est à la maison et rien que là.

Il est particulièrement demandé, durant cette période, de sortir jambes et épaules couvertes.

La chaleur combinée au ramadan font que beaucoup d’activités sont arrêtées. Qui dit moins d’activité, dit, plus de maison. Qui dit, plus de maison, dit, on s’ennuie.  Qui dit, on s’ennuie, dit, on invite les copains. C’est donc une période de l’année où la maison ne désemplit pas, et, l’appareil à gaufres tournent au maximum. On invite. On est invité. Un avant-goût de l’été et des vacances. 

Pendant que certains sont occupés avec un mariage royal, moi, c’est tout un anniv d’ado que j’ai dû gérer. Certains invités ont commencé à manger sans regarder l’heure, d’autres sont allé prier avant de manger. Mais, tout le monde s’est amusé et personne ne s’est noyé. Mission accomplie !

C’est avec la rupture du jeûne que la vie reprend. Au moment de l’iftar, les rues s’animent et les bouchons sont de retour.  Les gens sortent et se promènent en famille jusqu’à très tard. Il faut dire que c’est aussi le bon moment de sortir sans se faire brûler par le soleil. Je vous ai dit qu’il fait très chaud ?

J’aime bien ce mois de ramadan. C’est une parenthèse en dehors du temps. Un moment où le rythme effréné de la routine est oublié pour passer du temps avec les amis.

Ramadan Kareem.

15 ans tout rond


« Mon frère, il tourne 15 ans aujourd’hui. » attaque ma fille, et moi, j’ai a peine eu le temps de me retourner. 

Déjà 15 ans.

15 ans, c’est le bel âge. Un âge rond sans l’être. Un âge qui en jette et avec lequel on se projette. A 15 ans, on change souvent d’avis et de coupe de cheveux. A 15 ans, on a le droit de se tromper, d’essayer, de reculer et de repartir. A 15 ans, on cherche, on tâtonne, et, on a de bonnes excuses. A 15 ans, on est ingrat, rebelle, singulier, généreux et curieux.  A 15 ans, les copains et le portable, c’est la famille. 

15 ans, l’âge que le gouvernement a choisi pour être celui du consentement sexuel. Un petit pas de plus dans le monde adulte.

15 ans, c’est l’âge de la maturité, des bêtises, de l’assurance et de la naïveté. 15 ans, ce n’est pas sale, c’est ton corps qui change. 15 ans, c’est l’âge des contradictions.

« A quinze ans, j’avais l’âme leste et contradictoire souvent. Je vendais ce qui se déteste, et, je détestais ce qui se vend », se rappelle Serge Lama.

Aujourd’hui, je vais chanter avec Renaud « Garde-moi ton amour, garde-toi de la haine »

Parce qu’aujourd’hui, c’est tes quinze ans.

autoprise de tête


Aujourd’hui, je vais juste papillonner.  Juste toucher un peu à ci et un peu à ça.

Mais, c’est sans compter sur ma tête. Elle a décidé de me prendre la tête. Qu’est-ce qu’elle peu être têtue et butée. Ma tête, quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs. Bref, aujourd’hui elle a décidé de ne pas me lâcher et me donne tout pleins d’ordres :

« Il faudra que tu nettoies le frigo. Et ne me sors pas l’excuse pourrie qu’il vaut mieux attendre qu’il soit un peu plus vide ! »

« Il faudra que tu boucles la fin de l’année. Compte, combien il reste de jours avant les vacances ! »

« Il faudra que tu te fasses les ongles. Tu as des mains à porter des moufles et des pieds à calfeutrer dans des Dr Martens. » 

« Il faudra que tu fasses la déclaration d’impôts. Emmanuel attend, et il aime pas attendre !»

« Il faudra que tu t’épiles. Tu as les aisselles en friche et le maillot qui se barre. »

« Il faudra que tu ailles chez le coiffeur. Tu es tricolore. Blanc, marron où roux, mais fais ton choix. »

« Il faudra que tu repasses. La planche dans le coin, où chacun entasse des trucs divers et variés, n’est pas une planche de paddle. »

« Il faudra que tu fasses du sport. Tu le vois peut-être pas de là où  tu es, mais tu as le cul qui tombe. »

En plus, ma tête elle a une façon de me parler que je n’apprécie pas du tout. De quoi elle se mêle ? Ma tête, c’est pas ma mère. A 40 ans, je fais ce que je veux d’abord. Si moi, je préfère écrire, ou, regarder How to get away with murder conseillée par maman Pavlova ?  Qu’est-ce qu’elle va faire ma tête ?

son titanic et elle


Ma fille et le Titanic c’est une histoire d’amour. C’est une passionnée. Elle peut vous dire combien il mesurait, combien il y avait de personnes dans chacun des canoës de secours.  Elle peut vous parler de la belle Violet Jessop et du capitaine. 

Elle peut vous en parler des heures du Titanic. Elle a beaucoup lu, a regardé tous les reportages de la BBC, et, je ne sais combien de fois, le fameux film sans s’endormir. Plus tard, quand elle sera grande, elle veut descendre dans les profondeurs glaciales pour visiter le Titanic. En attendant, elle s’entraîne en faisant du snorkeling à Oman.

Bref, le Titanic est dans son coeur et cet amour fou est bien connu de notre entourage. Une personne de ce dit entourage – dont je vais taire l’identité, mais, qui peut s’attendre à des représailles – a eu la bonne idée de lui offrir un puzzle du Titanic. Une belle affiche vintage du départ de ce majestueux paquebot.

Mille pièces à assembler. Mille toutes petites pièces, avec au moins sept cent vingt-huit pièces bleues et cinq cent cinquante dans les teintes noires. 

Alors, c’est en toute confiance et accompagnée de Céline, que, nous nous sommes lancées dans cette aventure titanesque. Avec des trémolos de every night in my dream, nous sommes parties à la recherche de  bords et de coins. 2h30 plus tard, et, après avoir entonné, pour la je ne sais combien de fois, Near, far wherever you aaaaaaaaaaare, nous avons terminé le pourtour.

C’est à ce moment-là, et, en beuglant love can touch us one time, que nous avons pris conscience de l’étendue du chantier et qu’un brin d’organisation serait indispensable.

C’est avec tous nos Tupperwares à couvercles, ceux des voisins et sous les, my heart Will go on and on, que nous avons commencé le tri. Les bleus clairs avec les bleus clairs, les bleus très clairs avec les bleus très clairs, les bleus moins clairs avec les bleus moins clairs. C’est en attaquant les noirs et en entamant you’re here there’s nothing I fear, que Nizwa s’est réveillée de sa sieste. Ce réveil tonitruant lui a donné des envies de manger quelques pièces du Titanic. Histoire qu’il coule plus vite et que l’on arrête notre chant mélodieux.

C’est en braillant we’ll stay forever this way, que l’on a compris que le Titanic ne se finirait pas ce soir, et, peut-être même pas dans cette vie. C’est en vociférant you are safe in my heart que nous avons entrepris de lui trouver un carton. Délicatement transvasé, nous l’avons posé sur le baby foot où il réside en état depuis déjà quelque temps. Personne n’a le droit de l’approcher. Ma fille et moi-même appliquons aussi cette règle avec rigueur. 

son titanic par elle a 40 ans
son titanic par elle a 40 ans

Bref, ma fille à un puzzle du Titanic, et de mon côté, je cherche un sympathique cadeau pour faire plaisir à un petit garçon de 7 ans. Sans oublier ses parents.

La vengeance est un vilain défaut, mais, comme elle se mange froide, j’hésite entre un kit de slime, un tambour de marche,  un pistolet nerf ou un CD de Justin Bieber.

Les amis, vous offririez quoi comme cadeau, pour qu’il laisse un souvenir inoubliable dans le coeur des parents ?

wadi AL Abyad


Si vous aimez l’aventure, être seul au monde, et, profiter de belles piscines chaudes, le wadi Al Abyad est fait pour vous.

Wadi Al Abyad à Oman par elle a 40 ansWadi Al Abyad à Oman par elle a 40 ansWadi Al Abyad à Oman par elle a 40 ansWadi Al Abyad à Oman par elle a 40 ans

Dans le wadi Al Abyad, qui veut dire wadi blanc, on respire. Il y a de l’espace, de la vue et de la grandeur aussi. 

Vous pourrez faire des pauses au grès de vos envies au bord de piscines turquoises, vertes ou blanches. Vous trouverez aussi quelques points de verdures qui contrastent avec le paysage rocheux.

Wadi Al Abyad à Oman par elle a 40 ansWadi Al Abyad à Oman par elle a 40 ansWadi Al Abyad à Oman par elle a 40 ans

Ces points d’eau blancs sont surprenants, comme tout droit sortis d’un autre monde. Le ciel s’y reflète comme dans un miroir. Il n’y a bien sûr rien de paranormal, l’eau est ainsi colorée grâce au carbone des roches. 

Comme souvent ces endroits, sont l’occasion de belles rencontres. Ce jour-là, l’ado a eu un cours de carabine Omaise.

Wadi Al Abyad à Oman par elle a 40 ans

Je ne sais pas vous, mais moi, je m’en irais bien marcher dans le wadi blanc, où les nuits sont si longues qu’on en oublie le temps. Tout seul avec le vent. 

Quelques conseils pour la route :

Wadi Al Abyad à Oman par elle a 40 ans

Ce wadi à environ une heure de Muscat est une très belle promenade familiale.

La piste pour arriver au wadi Al Abyad est relativement bonne, mais, vous serez plus tranquille d’y accéder en 4X4. 

La marche dans le wadi est facile et les poussettes peuvent facilement circuler.

Comme pour tous les wadi : Prendre de l’eau, protection solaire et chaussures fermées.

Wadi Al Abyad à Oman par elle a 40 ans

Wadi Al Abyad à Oman par elle a 40 ans

la pression du muguet


Voici le joli mois de mai et son brin de muguet. Ce petit brin, qui porte chance et bonheur aux Français depuis de nombreuses années, puisque cette jolie coutume remonte à la Renaissance. 

Un bien joli talisman que ce brin de muguet. Tout délicat et fragile avec ses petites clochettes toutes fines. A l’image du bonheur, qu’il est censé apporter. 

Le muguet m’apporte toujours un mélange de plaisir, à le recevoir si beau, et, de crainte. Pour tout vous dire, les amis, le muguet me met la pression. Je suis bien plus à l’aise et sereine avec les Tulipes. Parce que voir ce Muguet, immanquablement faner et dépérir me déprime et me stresse. Que va t’il rester de la chance et du bonheur après lui ?

Mais, tout ça, c’est de l’histoire ancienne pour moi. Le Muguet n’arrive pas jusqu’à Oman. Mais quand même ! Pourquoi le bonheur et la chance devraient s’arrêter à la couleur des mains ? Sans avoir de mains vertes, on a droit, comme tout le monde, à un brin de chance et de bonheur !

De toute façon, garder le bonheur et la chance sous clochette je n’y crois pas trop. Le bonheur n’est pas très constant. Il s’en va et il revient, et, est fait de tout petit rien. La chance, elle, passe et tourne beaucoup. Comme la vie.

Alors, à grand coup de brin de muguet, ou pas, à nous de le cuisiner ce bonheur. A nous de la faire sourire cette chance.  A sa sauce, avec ses ingrédients.  Le bonheur et la chance se trouvent peut-être dans la cuisine, sous une toque de cuisinier finalement.   Est-ce qu’il faut, donc, être bon cuisinier pour avoir sa part du gâteau ?

Décidément, cette chance et ce bonheur mais quel stress !

Je vous souhaite un bon premier mai, les amis.