il y a aussi nous


Il y a ceux qui parlent et ceux qui font. Il y a ceux qui rêvent et ceux qui agissent. Il y a ceux qui hésitent et ceux qui osent. Il y a les heureux et ceux qui cherchent le bonheur.

Il y a ceux qui se cachent et ceux qui assument. Il y a les fiers, les honteux.  Ceux qui partent et ceux qui restent.  Il y a les optimistes et les défaitistes. Il y a les bons et les mauvais. Il y a les sournois et les francs. Il y a les honnêtes et les filous. Il a les noirs et les blancs. Il y a ceux qui tiennent un pistolet chargé et ceux qui creusent. Il y a ceux qui ont un treizième mois et ceux qui n’ont pas de moi. Il y a ceux qui rentrent dans les cases et ceux qui en dépassent.

Mais, il y a aussi nous, qui préférons les multiplications aux divisions.

Mais, il y a aussi nous, qui aimons le bruit, le silence, la fête et le calme.

Mais, il y a aussi nous, qui aimons la couleur, la complexité et les différences. 

Mais, il y a aussi nous, qui voulons essayer, se tromper et recommencer.

Mais, il y a aussi nous, qui aimons jouer mais, pas avec ces règles-là. 

Mais, il y a aussi nous, qui sommes un peu de ci et beaucoup de ça.

 

Il y a ceux qui tiennent un pistolet chargé et ceux qui creusent – Clint Eastwood.

des questions de maman


Il y a d’abord les : «Pourquoi il fait caca dur ?» «Pourquoi elle ne me sourit pas ?» «Pourquoi il fait caca mou ?» «Pourquoi elle ne mange pas ?» «Pourquoi il dort encore ?» «Pourquoi elle ne dort pas ?». Toutes ces questions qui arrivent avec notre nouvelle fonction de maman. Ces questions avec une réponse sur internet, auprès des copines ou de sa maman. Il y a aussi tous ces livres de la maman parfaite qui débordent de conseils et de notre table de chevet.  D’ailleurs, grâce à ce nouvel état de maman, on est mitraillée. Des conseils subis qui viennent de partout et à tout moment. Même, dans la file d’attente à la caisse, où, la voisine nous explique que non, les sucettes, ce n’est pas bon, et, qu’à la place il vaut mieux ….  Notre vie n’est plus qu’un trou noir de conseils et de questions. «Pourquoi je suis aussi nulle avec mon bébé ?»

Pour nous, maman, arrivent aussi les questions sous forme de gazouillis, de sourires et de pleurs. Des questions posées avec les yeux ou part un geste. Des questions pour lesquelles on répond presque systématiquement OUI. Ce petit-être d’amour est trop mignon, trop craquant pour entendre un non. Aux conseils désapprobateurs qui arrivent encore à nos oreilles, on répondra que ces OUI sont issus d’une méthode scientifiquement prouvée. Ces OUI, renforcent la confiance et fera de votre enfant un être joyeux et aimant. En tant que maman, il vous apportera deux minutes de calme. C’est une méthode gagnante, que l’on vient peut-être d’inventer, mais peut importe : la maman, c’est nous ! «Compris ?»

Pour nous, maman, arrivent en suite les premières questions délicates. Des questions posées avec une confiance sans limite à nous, détentrice du savoir absolue. « Tu as vu mon dessin ? Il est beau, c’est quoi ? » La réponse est sans filet. Pas de deuxième chance alors, toutes nos forces mentales, intellectuelles et notre énergie de maman sont concentrés pour ne pas décevoir ce petit-être d’amour en construction. La pression est à son paroxysme. Une mauvaise réponse est, c’est au moins 10 années de psychanalyse douloureuse pour cette enfant que l’on aime plus que tout. Parce qu’une maman, c’est plus malin qu’une loutre. Ce truc bleu ce n’est pas un haricot sec bleu. Non. C’est une baleine ! La réponse fuse. La joie et la fierté inondent notre petit-être d’amour. C’est le moment de gloire. Le moment de recevoir le césar de la meilleure maman de l’univers. Le moment où les flashs crépitent. Le moment de déclamer notre discours les yeux humides, plein d’amour et d’humilité dans notre robe de déesse. Bon, en attendant il faut surtout trouver une place pour accrocher cette magnifique baleine qui saute dans un nuage. «A coté de la porte d’entrée pour que tout le monde l’admire, ça te va mon coeur?»

Pour nous, maman, il y aura aussi les questions dont il faudra assumer les réponses. «Comment on fait les bébés ?» «Elle a quel goût la graine des bébés ?» «Est-ce que la terre peut tomber ?» «Est-ce que c’est Dieu ou le Père Noel qui existe le plus ?». Il faut souligner aussi que nous ne sommes pas seulement des mamans. Nous sommes aussi des biologistes, des astrophysiciennes, des cartomanciennes, des généticiennes, des magiciennes. En tant que maman nos compétences sont infinies. Impossible, n’est donc pas maman. Alors, c’est sans aucun problème que l’on donne l’explication sur le goût qu’a la graine des bébés à la caisse. Même si la voisine, qui semble très intéressée par la réponse, ressemble étrangement à celle qui était contre les sucettes. «Mon coeur, tu as pensé à poser ce genre de questions à papa ?»

Pour nous, maman, il y a les questions bateaux. « Maman t’es où ? » « Maman tu as mis mon stylo où ? »  « Maman on mange quoi ? » « Maman, pourquoi il faut se brosser les dents tous les jours ? » Le genre de questions répétitives. Le genre de questions que l’on ne compte plus. Le genre de questions qui nous laisse rêveuse. Si on recevait des sous à chacune de ces questions, on serait une maman richissime. On pourrait faire le tour du monde trois fois en solitaire. Loin de ces questions, mais, avec une photo de son petit coeur à côté de la carte gold. « Vous avez vu comme il est beau mon petit coeur ? »

Pour nous, maman, il y a les questions dont on n’aimerait jamais avoir à répondre. «Pourquoi je suis si nulle ?» «Pourquoi elle ne m’aime pas ?» «Pourquoi il est parti ?» «Pourquoi elle ne veut pas jouer avec moi ?» «Pourquoi ils sont méchants avec moi ?» Ces questions qui nous broient le coeur et nous font mal au plus profond de notre chair de maman. Ces questions pour lesquelles une maman n’est jamais prête. Ces questions qui ont l’amer goût de notre échec de maman. Ces questions qui rendent fragile, seule. Ces questions qui nous donnent aussi envie de nous battre. Ces questions qui nous font bouger des montagnes pour ce petit-être qui grandit si vite. Ces questions qui nous poursuivent longtemps, très longtemps. « Mais, qu’est-ce que j’ai loupé ? »

Pour nous, maman, il y a les questions qui n’en sont pas vraiment une : « Je peux aller dormir chez ma copine ? » « Je peux te prendre ton t-shirt ? » « Tu me passes les clés de la voiture? » Le genre de questions qui nous dépasse et nous rend nostalgique du temps de quand son petit coeur était petit. « Ça passe vite, vous ne trouvez pas? » 

Pour nous, maman, il y aura les questions liées à l’absence, à l’éloignement. Des questions que l’on se posera à soi-même. Des questions qui font écho à ce nouveau vide. «Pourquoi elle ne me téléphone pas ?» «Est-ce qu’il va bien ?» Il y aura aussi la fierté de voir son petit coeur épanoui dans sa vie d’adulte. « Je vous ai pas dit que je suis une maman qui assure ? »

La vie de maman est une vie pleine de questions. La vie de maman c’est s’adapter à ces questions et avoir la force de les accepter comme elles viennent. Mais finalement le plus difficile pour une maman ce n’est pas cela. Le plus difficile pour une maman, c’est le jour où il n’y a plus du tout de questions. 

Une grosse pensée à toutes ces mamanges.

Bonne journée les amis.

comme un air de cornemuse


Il a suffi de quelques notes et, dans un souffle, j’ai été propulsée. Emportée au loin vers un paysage sauvage et verdoyant. Envolée vers la fraîcheur et les jupes masculines à carreaux. J’ai survolé le Connemara sans Michel. J’ai aussi été transportée dans le temps. Vers cette fois, au cours de cette ballade, ou cet instrument faisait écho à la Rance. Cette cornemuse puissante venue de loin et pourtant bien présent dans cette parade Omanaise.

 

Oman a une histoire riche et des influences venues des quatre coins du monde. La musique à Oman est très populaire. Elle permet de rassembler et de transmettre les traditions. La cornemuse voyage comme le vent. 

 

Je vous souhaite un Beau dimanche, les amis.   

à moitié vide ou à moitié plein


Je vais encore vous embêter avec mes problèmes domestiques, mais j’ai besoin de laver mon linge sale avec vous les amis. 

Rassurez-vous pour cette fois, il ne s’agit pas de chaussettes, bien que ce problème ne soit pas encore résolu. Mon principal problème aujourd’hui, c’est la lessive. Il m’arrive quelque chose de mystérieux. Quelque chose de totalement incompréhensible et, j’ai besoin de votre aide. 

Commençons par le commencement, et, parlons des faits.

L’histoire commence un beau matin, au moment où j’ouvre tranquillement mon baril de lessive. Après avoir cassé la moitié des couteaux de cuisine sur le carton, et, constaté que la boite était intacte, c’est au cutter que j’ai continué l’ouverture. Trois lames de cutter plus tard, je suis arrivée à bout de ce carton à coup de scie sauteuse. 

Et c’est là les amis, que nous arrivons au coeur du mystère.

Figurez-vous qu’après avoir bataillé, contre les parois cartonnées de ma lessive, je constate avec effroi que la boite est à moitié vide. Suer pendant 20 minutes et risquer sa vie à ouvrir ce baril, ne poussent pas à voir le carton à moitié plein !

quand j'ouvre ma lessive et que le baril est à moitié par elle a 40 ansEmballage à moitié par elle a 40 ans

quand j'ouvre ma lessive et que le baril est à moitié par elle a 40 ans
le niveau de lessive n’est pas très droit mais donne un aperçu du vol.

A moitié vide où a moitié plein, c’est quand même une moitié qui manque. 

Et c’est bien là l’objet du délit. Qui peut bien me voler une moitié de lessive et refermer le carton en suite ? Qui peut bien avoir élaboré un si sombre scénario ? Tout cela est si mystérieux.

Là, les amis, nous arrivons au moment où le suspens est à son comble. Mais un mystère est quand même fait pour être résolu. 

J’attaque donc l’interrogatoire de la tribu, sans oublier Nizwa et ses pâtes griffues. Comme vous pouvez le constater aucune piste n’est laissée au hasard. Pourtant, les interrogatoires poussés et les menaces de n’acheter que des croquettes ne fonctionnent pas. Le pire, c’est que mon instinct féminin, l’instinct le plus fiable au monde comme chaque femme le sait et que chaque homme jalouse, sent qu’ils sont sincères. Cette fois, je n’aurai pas besoin de courir chez kiloutou pour louer un détecteur de mensonges. 

Le mystère reste entier, sombre et bien épais. Qui peut bien s’introduire chez moi pour voler la moitié de ma lessive ? Qui peut bien, après ce sombre forfait, prendre le temps de fermer avec soin et robustesse le carton du baril ? Est-ce le même individu qui part avec la moitié des chaussettes ?

Les amis le mystère reste entier. Je ne comprends pas, qui peut bien être à l’origine de cette acte odieux.

Cette personne pense t’elle aux conséquences de ses actes ? 

Parce que le jour où ce baril, qui était à moitié vide, le sera complètement, il me faudra le jeter. J’ai épluché tout Pinterest, en long, en large et en travers. Ce baril, je ne pourrai pas le transformer en Iphone. Je peux en faire un château, un circuit de voitures ou des masques de carnaval mais, mes ados seraient moyennement intéressés. A quoi bon ? Alors un jour, il me faudra le prendre ce baril, et il me faudra le jeter. Et je sais que ce jour-la, je vais culpabiliser, et râler un peu aussi.

Est-ce que cette personne réalise que je culpabilise d’ailleurs déjà ? Sur Pinterest, je n’ai peut-être pas trouvé de tuto pour transformer un baril en iPhone, mais des tas de recettes pour faire sa propre lessive. Si je la faisais, je n’aurai pas besoin d’en acheter. Si je n’achetais pas de lessive, personne ne serait rentré chez moi pour en voler la moitié. 

Alors oui, je culpabilise pour quelque chose qui se passe à l’insu de mon plein gré.

Et vous les amis, vous avez aussi ce genre de surprise en ouvrant un emballage ?

une belle jeunesse


On les élève pour qu’ils apprennent à réfléchir par eux-mêmes. On les élève pour qu’ils deviennent responsables. On les élève pour qu’ils soient heureux et libres.

Il y aura ceux qui feront des études courtes et qui préféreront un travail manuel. Il y a ceux qui feront de longues études, techniques et pointues. Il y a ceux qui prendront plusieurs routes avant de trouver la leur. Il y a ceux qui suivront leurs passions. Il y a ceux qui suivront une voie toute tracée depuis bien longtemps. Il y a ceux qui devront abandonner leurs rêves.

C’est la jeunesse où normalement tout est possible. Normalement, tous les rêves sont permis. Normalement, le monde n’attend qu’eux.  

« Profite de ta jeunesse, la vie n’a qu’un instant » – Gustave Le Bon

Pourtant, il y a aussi ceux qui finissent en prison, parce qu’ils n’ont pas été d’accord. 

Pourtant, il y a aussi ceux qui ont trop peur d’aller a l’école.

Pourtant, il y a aussi ceux qui ne peuvent pas, parce que leur pays est sous les bombes.

Pourtant, il y a aussi ceux qui se font massacrer dans leurs écoles.

Cette jeunesse d’insouciance. Cette jeunesse qu’il faut boire jusqu’à l’ivresse comme le rappelle Charles Aznavour. Aujourd’hui, je suis triste pour elle.

J’ai entendu ce père dire combien c’était injuste que son fils, étudiant, soit emprisonné dans une prison Turque. En effet, c’est si injuste. La jeunesse c’est l’espoir et la vie, pas ça.

« La jeunesse est chose si légère, cueillons quand il est temps cette fleur passagère. » François Ponsard.

faire pipi tranquille


Les oiseaux se cachent pour mourir et moi, je me cache dans les WC pour écrire. Pourtant, ce n’est pas du tout le moment. Ils sont affamés, énervés de la journée qui se termine et par celle qui va commencer demain. Ils cherchent leur uniforme d’école, leur bonnet de natation, cherchent aussi un papier à faire signer d’urgence et qui a disparu. Des mamaaaaaaaan de plus en plus nombreux et tendus se faufilent sous la porte des WC.

Mais, je m’en fous. 

J’ai une idée, et c’est à elle que je me raccroche. Sans bruit, je sors mon carnet. Je gribouille à la va-vite un truc que moi seule pourra relire. J’espère. Si je ne la fixe pas maintenant, l’idée s’envolera vers l’infini et au delà.   Alors j’écris à toute vitesse dans ce carnet, sur ce bout de toilette.

Le temps presse. Je sais que ma cachette ne va pas tenir longtemps et que je vais vite être débusquée. Je vais devoir, en toute mauvaise fois, les yeux au ciel et dans un souffle, réciter le fameux : «C’est-même-pas-possible-de-faire-pipi-tranquille-dans-cette-maison».

Depuis les enfants, l’intimité n’est plus qu’une vague notion abstraite et lointaine. Je vous avez d’ailleurs déjà raconté mes déboires.

Alors, c’est vrai qu’au lieu de participer à l’effort familial, je me planque. Mais, je vous assure, elle est chouette cette idée.

Bon, les amis, je dois vous laisser avant de me faire choper.

Je vous souhaite une belle journée.

 

 

la tarte de Norma Bates


Habituellement, c’est en tribu que l’on regarde les séries. Bien souvent je décroche vite. Episodes et saisons se poursuivent donc sans moi. 

Mais pas cette fois.

J’ai commencé Bates Motel seule, par hasard. Un tête à tête rien que Netflix et moi. L’instant d’une pause juste un moment volé au quotidien. Mon coeur s’est soudain accéléré et je me suis noyée dans cet univers dès les premières images. Cette série m’a emportée dans l’univers d’Hitchcock, dans un autre espace temps.

Je suis obsédée par ces personnages complexes et secrets. Des personnages pleins de pudeur et de non-dit. L’atmosphère, les décors, les regards, les gestes suffisent. Cette série pourrait presque se regarder comme un film muet. 

Et puis il y a la cuisine de Norma. C’est un endroit gourmand, généreux et inquiétant. Norma en est  maîtresse et, elle dirige ce lieu avec charme, détermination et force.  Norma c’est la maman qui cuisine quand elle a peur, quand elle est en colère, triste ou heureuse. La cuisine de Norma est ensorcelante. Elle soigne, apaise et fait oublier…

A force d’y passer du temps dans cette cuisine, j’ai eu envie. Une envie forte et entêtante. Pas une envie de devenir psychopathe. C’est plutôt BFM qui me provoque cette envie-là. 

Non.

Derrière mon écran j’ai salivé, j’ai essayé de deviner les ingrédients et, j’ai rêvé de croquer dans la Turkey pot pie de Norma. Cette tourte de dinde toute fumante à l’air si délicieuse, généreuse et gourmande. 

Mais, Norma n’est pas du genre à donner une recette, et moi, je n’aime pas saliver pour rien. Alors,  je me suis tournée du côté d’un célèbre chef Anglais. 

C’est grâce à Gordon Ramsay que j’ai pu me rapprocher de la cuisine de Norma. La dinde a été remplacée par du poulet et, je n’ai pas utilisé de bacon mais ma cuisine a été envoûtée par cette bonne odeur. Le croustillant de la pâte, accompagné de cette douce garniture est un enchantement.

La recette de Gordon Ramsay histoire d'être plus proche de Bates Motell

J’ai à peu près suivi la recette de Gordon. J’ai tout d’abord mis le poulet assaisonné et entier dans une marmite avec 4 blancs de poireaux finement coupés. J’ai recouvert le tout d’eau et, fait cuire presque deux heures. J’ai en suite mis les poireaux de coté avec le jus et le poulet à refroidir.

Pendant que le poulet cuit, j’ai fait revenir 300 grammes de champignons dans de l’huile d’olive avec de l’ail.

J’ai mis dans une poêle, 400 ml du bouillon et les poireaux. J’ai rajouté environ 250 ml de crème fraîche, 30g de beurre, les champignons et 4 cuillères à soupe de farine. J’ai salé et poivré. J’ai remué jusqu’à ce que la préparation devienne épaisse. J’ai utilisé le reste du bouillon et du poulet pour faire une soupe.

C’est le bon moment pour allumer le four à 220C.

J’ai utilisé de la pâte feuilletée toute prête que j’ai étalée dans un plat à  tourte. J’ai coupé le poulet en petit morceau pour en mettre une bonne couche dans le plat à tourte.

J’ai recouvert le poulet de cette sauce blanche. J’ai rajouté une pâte feuilletée en prenant bien soin de bien fermer les cotés et de faire un trou au centre. J’ai fait des traits sur la pâte et mis un jaune d’oeuf.

Hop, au four pour environ 40 mn. A surveiller bien sûr.

Je ne suis pas Norma Bates mais je ne suis pas terrible pour donner des recettes. Voici en complément un agrandissement de celle de Gordon.

Recette de tourte de Gordon Ramsay pour être plus proche de Motel Bates 

 

Je n’ai qu’un mot.

Merci Norma.

Merci Gordon.

Bates Motel est une série qui retrace les jeunes années de Norman Bates, le célèbre personnage de Psychose d’Alfred Hitchcock. 

Après la mort mystérieuse de son mari, Norma Bates veut changer de vie. Elle achète un Motel abandonné et un vieux manoir loin de son ancienne vie, dans la petite ville de White Pine Bay dans l’Oregon. Son fils de 17 ans, Norman, vit avec elle. Ils partagent une relation fusionnelle et exclusive. Norma surprotège son fils, un peu trop…

Il y a 5 saisons avec un total de 50 épisodes. Dans la dernière saison, Rihanna reprend un rôle phare de psychose. 

Quand je parle de Bates Motel, la tribu part en courant. J’espère les amis que vous n’avez pas fait pareil. Je vous souhaite une belle journée.

La recette est tirée du Livre Great British Pub food de Gordon Ramsay, et, je vous la conseille !

si toutes les mamans du monde


« J’ai pas le temps de ranger les raquettes »

« J’ai pas le temps de mettre le linge au sale »

« J’ai pas le temps de jeter la poubelle »

Il conjugue aussi très bien au passé :

« J’ai pas eu le temps de finir »

« J’ai pas eu le temps de ranger »

« J’ai pas eu le temps de tirer la chasse »

Mon pauvre enfant qui ne sait plus où donner de la tête. Mon pauvre ado si débordé qu’il en est réduit à faire déborder les WC. Quel malheur, quel grand malheur pour moi. Nos enfants porteront la peine de nos fautes. Quel terrible constat. Mon cœur de maman se brise en mille morceaux et arrête de battre.

Être maman, c’est être réactive.

Alors, mon petit coeur de maman, bien vite recollé mais encore tout endolori, laisse la place au cerveau. S’il y a bien quelqu’un qui va trouver une solution rapide, c’est lui. Il analyse donc, la situation de façon mathématique, logique, méthodique et concrète. C’est avec un cartésianisme redoutable qu’il arrive au constat suivant :

L’ado, dort en moyenne 7h –  Il passe 9 heures à l’extérieur de la maison (école –  sports et diverses activités que mon cerveau, mon coeur et moi ignorons) – Il campe 4 heures dans les WC –  Il reste 6 heures sur son portable.

C’est sans les doigts et sans calculatrice que mon cerveau a fait le calcul. Le résultat est sans appel.

Ô rage !  Ô désespoir !

C’est donc vrai !  L’ado a raison. Il n’a pas le temps ! Pourquoi tant de méfiance et de suspicion de ma part ? Comment ai-je pu douter ? Quelle mauvaise mère suis-je ? Et moi qui n’achète même plus de Nutella ! Pauvre enfant.

Quand mon petit coeur de maman a bien voulu arrêter de se flageller mon cerveau, lui, a entrepris de trouver une solution. C’est bien connu, ceux qui exigent la vérité ne devraient pas s’en plaindre.

Quand on est maman, il n’y a pas de problèmes mais, des solutions.

Cette solution, je l’ai cherchée dans le froid, dans les flammes. Je l’ai cherchée au cœur de nuits de pleine lune, dans des livres, mais, à force de chercher midi à quatorze heures, on finit par perdre son temps.

J’ai compris que ce que je cherchais avait quelque chose de secret, et que cette histoire était fragile comme un écrit à la craie. J’ai surtout compris, que la solution je ne la trouverai pas seule.

Si seulement toutes les mamans du monde de, j’ai pas le temps et de, I have no time, se donnaient la main. Si seulement toutes les mamans du monde de, no tango tiempo et de, لا املك الوقت, faisaient une chaîne de solidarité. Si seulement toutes les mamans du monde de, Ik heb geen tijd et de, Nu am timp, s’unissaient. Si seulement toutes les mamans du monde de, Eu não tenho tempo et de, tout ce que je ne peux pas traduire parce que c’est trop long, se rassemblaient.

C’est ensemble que l’on trouvera la solution. C’est ensemble que notre petit coeur universel de maman ne saignera plus jamais face à ce fléau, j’ai pas le temps.

Vous faites comment les amis pour lutter contre ces, j’ai pas le temps ?

 

Je tiens a remercier toutes les personnes qui ont participé, sans le savoir. Par ordre d’apparition :

Quel malheur, quel grand malheur pour moi. La compagnie Creole – scandale dans la famille.

Nos enfants porteront la peine de nos fautes. Joseph de Maistre – Les soirées de Saint-Pétersbourg

ô rage !  ô désespoir !  Corneille – Le Cid

Ceux qui exigent la vérité ne devraient pas s’en plaindre. Grégoire Lacroix –  Les euphorismes de Grégoire.

Dans le froid, dans les flammes. JJ Goldman avec Celine Dion – Pour que tu m’aimes encore.

À force de chercher midi à quatorze heures, on finit par perdre son temps. Pierre Dac – Les pensées

J’ai compris que c’que je cherchais avait quelque chose de secret. Et, que cette histoire était fragile comme un mot écrit à  la craie.  Grand corps malade – Parole du bout du monde

encore des portes


Barbossa, le terrible pirate des Caraïbes dit « qu’il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon, tout le monde trouverait l’introuvable. » Friedrich Nietzsche nous rappelle aussi « qu’il faut savoir se perdre pour un temps, si l’on veut apprendre quelque chose des êtres que nous ne sommes pas nous-mêmes. » La belle voyageuse Tania, dans son viver a vida is wonderful que j’adore, dit aussi qu’elle aime se perdre au cours de ses voyages.

Il arrive souvent que nos ballades à nous, n’aient d’autre but que de ne pas en avoir. Comme le dit si bien Nicolas Bouvier « En route, le mieux c’est de se perdre. Lorsqu’on s’égare, les projets font place aux surprises et c’est alors, mais alors seulement, que le voyage commence. »

Même si, sans but précis, on ne se perd jamais vraiment, les surprises sont bien au rendez-vous.

Comme un cadeau, de merveilleuses portes ont jalonné ces virées. Des petites, des tordues, des majestueuses, des cabossées et des mystérieuses. Des petites merveilles d’un autre âge. Des petites merveilles de portes qui permettent d’entrevoir toute la richesse de ce Sultanat d’Oman.

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“Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.” Guy de Maupassant – Au soleil.

retour à l’école


Un rapide coup d’œil suffit à me confirmer qu’a moi seule, l’indice d’âge du groupe augmente considérablement. Avant mon arrivée, la moyenne devait tourner autour des 21 ans. Avec mes 40 balais et des poussières, la courbe atteint maintenant des sommets.

C’est donc en tant que doyenne, que j’attaque une cession au British Council. Mais j’ai de la chance, grâce à l’anglais, j’échappe au Madame à répétition. Ici, c’est prénom et you pour tout le monde.

Mais, cette question d’année n’est peut-être pas la plus grave.

Quand la nuit tombe mon cerveau à moi commence à se mettre en mode ralenti. Il est tout englué de fatigue et il ne fait plus que vaguement ronronner. Le leur est encore bien opérationnel, vif et plein d’entrain. Mes capacités de concentration et de motivation sont toutes rassemblées, eux suivent les cours facilement et naturellement, en mode relax et détendu.

Quand je commence à imaginer mon lit comme le meilleur endroit du monde, eux imaginent l’après. Ce qu’ils vont faire et où ils vont aller dans cette nuit qui n’attend qu’eux. Quand je suis en mode super-j’ai-presque-fini-ma-journée, eux sont en mode super-on-va-pouvoir-enfin-s’ammuser.

Quand, au bout de 30 mn de cours, je suis au bord du coma et que je mène une lutte sans merci pour garder les yeux ouverts tout en désamorçant un bataillon de bâillements, eux, ont un visage détendu, reposé et frais.

Ils sont super sympas ces jeunes, ils ont pitié sont très prévenants avec moi. Pendant la recrée, il y en a toujours un pour me proposer un café. Café, que je refuse bien sûr, et, que j’accompagne de l’explication mondialement connue des quarantenaires : « Si je bois un café maintenant, je ne pourrais pas dormir ». Il y en a toujours un pour me dire que sa mère a le même problème et un, qui me regarde comme un Alien.

Ils sont rigolos ces jeunes avec leurs histoires. Ils me parlent de leurs sorties, de leurs vies d’étudiant ou de leurs travails qu’ils viennent de commencer. Ils me parlent de leurs projets de voyage, de leurs futures vies. J’écoute et je me rappelle de mes projets de quand j’avais 20 ans. Je suis un peu la maman du groupe… ou, avec mes trois enfants, mon chat et mes yeux cernés, je suis ce qu’ils ne veulent pas être plus tard…

Ils sont aussi intéressés par ce que je fais de mes soirées et de mes w.ends. Ce que l’on peut bien faire à plus de 40 balais les intrigues. Ils me demandent souvent des conseils et mon avis. Ils viennent souvent me voir pour les devoirs et pour les tests aussi… Bref, je suis la mère Fouras et représente la sagesse de la vieillesse.

Ils sont drôles et surprenants. Avec eux, j’apprends plein de chose et j’aime les retrouver 2 fois par semaine. Ils m’envoient des messages si je suis en retard, me donnent le numéro de leur copain qui travaille à the cave et qui me donnera la meilleure table de cet endroit qui est le plus branché de la ville.

On vit dans un autre espace temps, mais je vais à l’école, je fais partie d’une bande de jeunes. Surtout, depuis que je me suis mise à chanter God’s plan de Drake et que je suis d’accord avec lui. Comme Drake, j’aime ma maman et mon lit.

A 40 ans, on a plus d’un tour dans notre sac.

Pas vrai les amis ?