qu’est-ce que l’on ne ferait pas pour eux


« Au fait maman … »

Je stoppe net. Une alarme se met instinctivement à résonner dans ma tête. Vous savez la même alarme que pour les « J’t’ai-pas-dis ». Alarme qui se déclenche aussi pour les, « Je-sais-pas-ce-qu’il-s’est-passé » et pour les fameux,  « c’est-pas-ma-faute ».

Mon instinct de survie me pousse aussi à regarder les sorties de secours. Il n’y en a aucunes. Le chef de meute n’est pas là et le téléphone ne sonne même pas. Je suis coincée et n’ai d’autres choix que d’écouter la suite.

Et la suite arrive.

« … les vacances arrivent… »

Mon coeur s’accélère, ma tête tourne. Mes mains sont moites et je suis en état de choc. Les vacances ! Ils sont en vacances ! Demain ! J’avais oublié ce petit détail. Il ne me restera plus qu’à ressortir mon costume de G.O ou de taxi pendant mon temps, que je qualifiais encore de libre, il y a de ça à peine trois minutes.

Mais apparemment, ce n’est pas la principale information de cette phrase, dont j’ai de moins en moins envie, de connaître la suite.

« … on doit chacun apporter un truc à l’école… »

Qu’est-ce qu’il peut bien vouloir apporter à l’école comme truc ? Ses BD de Picsou ? Ses ballons de rugby ? Ses vieux t. shirt ? Pourquoi il m’en parle en plus ?

Mon instinct féminin me dit que je suis sur la mauvaise voie et que cela ne sert à rien de continuer cet état des lieux. Je n’ai plus qu’à rassembler mon courage pour la suite.

« … et j’ai proposé de prendre des gaufres… »

C’est magnifique le volontariat. C’est un acte noble, désintéressé. Un don de soi que j’admire particulièrement dans ce monde d’égoïsme. Surtout, quand celui qui propose va déléguer.

« … il m’en faut 50. »

Point final, fermez les guillemets.

Bref, il est 5 heures, Paris s’éveille et je fais des gaufres.

C’est beau le chant de la gaufre au petit matin.

Qu’est-ce que l’on ne ferait pas pour nos enfants ?

Bonne journée les amis.

voler, c’est pas beau


Des rendez-vous déplacés plus tard, me voilà libre comme l’air. Je me suis volée une journée. Une journée juste pour faire ça que je veux, et rien que ça. Adieu enfants, travail, ménage et linge sale ! Je me suis libérée et délivrée pour quelques heures, dans quelques heures. La journée de demain est pleine de promesse et toute légère. Une journée d’égoïste. Un petit-déjeuner en bord de plage ? Flâner au souk ? Un cinéma ? Tout est possible, il n’y a pas de programme. La journée de demain, avec son goût d’interdit, sera mieux que des vacances.

Sauf que.

Cette journée tant convoitée commence par une nuit agitée. Une nuit de chasse aux cauchemars et aux moustiques. Je vous ai dit qu’à Mascate les moustiques, c’est toute l’année ? Je vous ai dit qu’à 40 ans une nuit blanche et j’ai le visage tout mâchouillé, des cernes qui touchent le sol et que j’ai une forte tendance à déambuler en mode zombie ? Le genre de journée où je suis complètement à côté de mes Converse, en mode paranoïa, le tout saupoudré d’une pointe d’agressivité. Pour compléter le tableau, un mal de tête sournois s’invite. Le genre, que même la médecine n’y peut rien.

Ma journée volée, vole sans éclat au rythme de mes tympans avec un fort goût nauséeux. Quel fiasco.

Ça m’apprendra à voler !

Je sais pourtant depuis quelques années, que voler, c’est pas beau et c’est pas bien. C’est en bande organisée que nous avons essayé de voler des malabars bi-goût. On était trois compères, tous proches de la dizaine et à visage découvert. Tout avait été minutieusement préparé, et chacun, avait un rôle bien précis dans ce plan machiavélique. Mais, c’était sans compter le buraliste. Un fin limier que ce buraliste, malin et vif. Il a eu vite fait de nous démasquer. Sa sentence à été sans pitié. Il a couplé ses menaces de prison à vie avec celle, bien pire, de tout balancer à notre maitresse. Vive la vie de village où tout le monde se connaît. C’est qu’il ne rigolait pas avec la justice notre buraliste. Il avait la semaine d’avant, dénoncé ma copine, qui selon lui, tentait de voler un stylo encre. On a eu droit à une interminable leçon de morale sur le vol. Une leçon lourde de sous-entendus. Même si cette leçon de morale n’a pas eu l’effet escomptée, les menaces du buraliste, elles, ont été comprises. Notre association de malfaiteurs s’est stoppée net.

Croix de bois, croix de fer, je n’ai jamais recommencé à voler. En tout cas, voler de mon plein grès. Il y a eu cette pince à épiler, qui s’est coincée entre un brocciu et un paquet de figolu lors de vacances en Corses. Des kilomètres plus tard cette pince enfouie est apparue, trop loin de la caisse. Il y a eu aussi cette fois, où le futur ado choisit enfin, après maintes discussions, son nouveau cartable. C’est la veille de la rentrée que la trousse qui va avec a été découverte au fond de ce sac. Comme vous le savez, en Arabie Saoudite, on a beaucoup d’humour, mais, pas avec les voleurs. Nous avons fait en sorte, que notre forfait reste bien caché.

Voler ne me réussit pas les amis. J’aurai dû me souvenir de mon ancien buraliste.

une histoire de cigarettes


  • Avant, je me tenais à l’écart pour fumer sans gêner.

  • Tu fumais, toi ?

  • J’ai arrêté complètement, ça fait deux ans. J’avais essayé une première fois de façon radicale, en jetant tous mes paquets. Mais un soir, on était invité. L’envie aussi s’est invitée. Une envie forte, pressante et entêtante. J’ai passé la soirée à chercher mes cigarettes. Mais, on ne les trouve pas partout. J’ai cru devenir folle. Le lendemain à la première heure, je suis allée acheter une cartouche entière et je me suis remise à fumer.

  • Tu fumais quoi ?

  • Des petites menthols fines. Des cigarettes de filles. J’adorais leur goût, j’adorais celui aussi qu’elles laissaient dans ma bouche. Un jour, j’ai de nouveau décidé d’arrêter. C’était il y a deux. J’avais toujours un paquet avec moi. J’ai arrêté de fumer, en promenant ce paquet partout et longtemps. Je l’ai toujours d’ailleurs, il est dans un tiroir maintenant. Mais tu sais, le plaisir d’allumer la cigarette me manque toujours. Cette première bouffée mentholée. Le plaisir de sentir cette fumée, la saveur si particulière de cette menthe pénétrer dans ma bouche. Ca me manque encore.

  • Moi aussi je fumais, mais, pas tous les jours. Je fumais juste pour les bons moments. Je pouvais passer quinze jours sans fumer, et en une soirée, en fumer dix. Ces cigarettes accompagnaient un bon repas, une soirée, un moment avec des amis. Ça fait 3 ans que j’ai arrêté.

  • C’est super de pouvoir fumer quand on veut ! Pourquoi tu as arrêté ?

  • J’ai arrêté parce que la cigarette petit à petit devenait incontrôlable. La cigarette des bons moments devenaient une habitudes. Toutes les excuses étaient bonnes. Je commençais même à fumer seule. Je ne voulais pas devenir dépendante, et puis les enfants devenaient fous quand ils me voyaient fumer. Alors j’ai arrêté. Ca a été dur et ca l’est encore par moment. Le plaisir d’allumer une cigarette, le geste… J’envie ces petits groupes de fumeurs. Ils me manquent ces moments. Ces moments, où l’on se retrouve en aparté, en petit comité autour de nos cigarettes. Dans le froid, dans le vent sous la pluie ou le soleil un petit club de fumeurs qui partage des confidences. Un moment a part.

  • Moi, quand je croise quelqu’un qui fume une mentholée, j’ai tendance à suivre cette personne, même encore aujourd’hui.

Avec ma nouvelle copine, on apprend à se connaître. Elle a été étonnée que je sois une ancienne fumeuse, j’ai été étonnée qu’elle en soit une. Alors, on s’est remémoré nos souvenirs de fumeuses parce que la cigarette ne s’oublie pas. Dans ma mémoire il y a toujours un manque, un regret. Et, je peux en parler des heures…

Et pour vous les amis, elle était comment votre dernière cigarette ? Et votre après, vous le vivez comment ?

wadi shab


 

Wadi shab à Oman par elle a 40 ans

Aujourd’hui les amis, je vous propose de rester dans les wadis. Je vous propose une ballade à Wadi Shab. Un des plus célèbre wadi d’Oman. Le wadi shab est incomparable. Cette ballade sera un peu plus sportive que celle à Wadi Bani Khalid. Vous allez marcher, nager et si vous avez envie, vous escaladerai la fabuleuse grotte. Wadi Shab est grandiose. La couleur et la douceur de son eau sont indescriptibles.

Vous allez vous sentir petits face à tant de grandeur. Vous allez vous sentir purs dans ces eaux turquoise.  Vous allez vous sentir en accord avec vous-même. Cet endroit est tout simplement féerique.  C’est un endroit qui vous laisse sans voix, sans mots. Il parle de lui-même. Alors, je vais le laisser vous parler en images.

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J’espère que cette ballade au coeur de Wadi Shab vous a enchantée. Je vous souhaite les amis, un beau week-end.

Quelques conseils pour la route :

  • Il y a de l’eau toute l’année à wadi Shab.

wadi Shab par elle a 40 ans

  • A votre arrivée, vous attendra une barque pour une petite traversée qui vous emmènera de l’autre cote de la berge. Prévoyez de la monnaie pour le passeur (minimum 1ro).

Wadi shab à Oman par elle a 40 ans

  • Il n’y a pas de restaurant donc prévoyez eau, nourriture et crème solaire. Prévoyez suffisamment d’eau, comptez au moins 3L par personne.
  • Il faut alterner marche (environ 30 mn) et nage. Certains bassins sont profonds et l’eau douce des Wadis ne portent pas beaucoup, je vous conseille de prévoir des gilets de sauvetage particulièrement pour les petits.

Wadi shab à Oman par elle a 40 ansWadi shab à Oman par elle a 40 ansWadi shab à Oman par elle a 40 ansWadi shab à Oman par elle a 40 ans

sac waterproof pour wadi

Nous avons opté pour ce genre de sacs waterproof. Nous pouvons facilement nager et les affaires restent au sec.

 

 

 

Wadi shab à Oman par elle a 40 ans

parce que quand y en a marre…


Ça faisait pas mal de temps que je rouspétais. Cette grogne devenait une obsession et, je lançais régulièrement à la tribu des appels à la rigueur. Mon dicton préféré, « quelques gouttes suffisent » n’avait aucun impact. Cette situation ne pouvait durer plus longtemps. Il fallait absolument, que l’on tombe sur un accord et, qu’il en ressorte rapidement, un arrangement à l’amiable. Une tribune libre a donc été organisée, afin que chacun puisse débattre et s’exprimer.

Les nombreuses promesses et les beaux discours n’ont pourtant rien changé. Le dialogue social, les négociations, les concertations, les menaces et le chantage, n’ont pas fonctionné non plus. Le gâchis continuait de plus belle.

Cela ne pouvait plus durer. J’avais atteint le point de non-retour. J’en avait marre. Marre d’en acheter. Marre de les voir se vider au bord de la baignoire. Marre de décrouter le gel sec. Marre de jeter d’énormes quantités de flacons vides. Marre de jeter de l’argent par la douche. Marre d’entendre : « maman ! On n’a plus de gel douche ! »

Il fallait des changements radicaux.

Alors un jour, j’ai dit STOP.

J’ai profité d’un passage en France, dans ma boutique naturelle préférée, pour réaliser que la solution est à portée de main. Il n’y a pas que le gel douche dans la vie. Il y a du savon pour tous les goûts, de toutes les formes et de toutes les odeurs. J’ai choisi de jolis pains de savon avec une corde et une odeur très douce. De jolis savons au lait d’ânesse avec une touche d’huile d’olive. On est du Sud où on ne l’est pas ! Histoire d’éviter un débat supplémentaire, j’ai acheté les mêmes pour tout ce joli monde.

De retour au Sultanat et, la valise qui sentait super bon ouverte, j’ai réuni la tribu pour une réunion extraordinaire.

C’est donc armée de mes savons et de fleurs de bain que je leur ai annoncé la grande nouvelle. Il m’a fallu balayer les :  « tu vas pas nous demander de nous doucher comme en prison ?!» de l’ado. Il m’a fallu faire avec l’humour douteux du chef de meute et ses : «faudra pas se baisser pour ramasser le savon». J’ai faillis être déstabilisée par les ricanements de l’ado, en écho au trait d’humour paternel. Il m’a fallu aussi prouver aux filles que ce savon sent bon, qu’il mousse et, que cerise sur le gâteau, il rend la peau douce.

J’ai conclu en leur disant que si, ils ne le font pas pour eux, qu’ils le fassent au moins pour la planète, et que de toute façon, c’est comme ça et pas autrement. La démocratie avait trouvé ses limites et moi aussi.

Chacun est reparti avec son savon et sa fleur de bain.

C’est donc, avec une tribu moyennement conquise que nous avons arrêté le gel douche.

Et vous les amis, vous avez dû prendre des sanctions familiales radicales pour éviter le gachis ?

quand ça miaule ou pas…


« Pourquoi elle miaule ? Elle vient de manger pourtant ! »

« Nizwa fait sa crise d’adolescence. Elle a les hormones qui font du hula-hoop et elle miaule. »

« Tu as de la chance, je miaule pas moi. »

Et c’est vrai, mon ado ne miaule pas. A la place, il s’enferme dans sa chambre, écouteurs rivés sur les oreilles avec son téléphone dans la main. Je suis aussi à l’aide de rentrer dans son antre que dans la salle de bain de Donald Trump.

C’est vrai que mon ado ne miaule pas devant la porte, mais se met à tirer une tronche d’ado martyrisé sans prévenir. Pourtant tout est parfait : les pâtes qu’il aime, et comme il aime, ont été servies. Il a pu manger les 3/4 de la baguette, juste avant le repas, sans aucunes remarques. Il n’a pas eu droit à un interrogatoire du style : « ça a été aujourd’hui? » ou le fameux : « ça va ? »  qui, comme on peut facilement le comprendre, aurait pu provoquer cette irritabilité soudaine.

C’est vrai que mon ado ne miaule pas devant la porte, mais il émet quand même des bruits assez étranges. Des grognements étonnants quand je le questionne sur ses devoirs. Il peut émettre aussi de longs soupirs quand je lui demande s’il compte ranger sa chambre ou, s’il préfère que je mette le feu. Il produit aussi des cris de révolte quand je lui dis qu’il est hors de question que je l’amène à presque 9h du soir, acheter des sandales Nike.

C’est vrai que l’ado ne miaule pas devant la porte, mais il peut avoir des moments soudains et spontanés de tendresses. Des moments où ces bras de géant peuvent m’encercler, me serrer et me faire un câlin par surprise.

C’est vrai que l’ado ne miaule pas devant la porte, mais il peut aussi avoir beaucoup d’humour. Surtout du noir, comme quand il me fait remarquer la chance que j’ai, d’avoir un ado qui ne s’habille pas avec du Extreme. Du coup comme il est de bonne, je ne lui rappelle pas le prix de son dernier stage de rugby…

C’est vrai qu’il ne miaule pas devant la porte mon ado, mais Nizwa aussi ne fait pas que cela. Elle peut se mettre tout à coup à courir et sauter, s’arrêter net et nous regarder d’un air trop drôle. Elle peut nous mordre et nous demander un câlin dans la foulée.

Mon ado et Nizwa ne sont pas très stables. Leurs humeurs changent 10 fois par jour, mais ils sont drôles, attachants et tellement compliqués aussi !

accident


C’est vrai que je suis dangereusement proche du bord. « Un accident est si vite arrivé sur un bateau », me dit un copain. Le genre d’accident que l’on provoque avec plaisir. Le genre d’accident qui fait rire la galerie. Le genre d’accident qui fait un souvenir.

Accident.

Il est tellement employé ce mot.

Pour dire qu’au cours d’un mariage, cette jolie petite a été assassinée, mais par accident,

Pour expliquer que l’on pensait sa femme en train de faire un jogging, mais que finalement, on l’a tuée. Mais, par accident.

Pour raconter à l’urgentiste, que sa petite fille de 3 ans est tombée par accident dans une baignoire remplie d’eau brûlante, et, qu’elle a été violée, mais, toujours par accident.

Je n’avais pas compris qu’accident, était synonyme de je-vous-prends-pour-des-cons et je-me-fous-de-votre-gueule.

Je n’avais pas compris que c’était un mot de tortionnaires. Un mot cruel, injuste, sale, écoeurant, immonde, révoltant.

mon kiki


Notre dimanche, c’est votre lundi à vous. Notre premier jour de la semaine. Le jour où c’est parti mon kiki (expression à la mode dans les années 80) ! Le dimanche au soleil, c’est quelque chose qu’on n’aura jamais. Chaque fois c’est pareil, c’est quand on est derrière les carreaux, quand on travaille que le ciel est beau. Qu’il doit faire beau sur les routes, le dimanche au soleil.

C’est en chantant, que je vous laisse découvrir ce que je vois de ma voiture le dimanche, et les autres jours de la semaine aussi.

de ma voiture à Oman par elle a 40 ansde ma voiture à Oman par elle a 40 ans

Ps 1 : les photos ont été prises par ma co-pilote.

Ps 2 : Rendons à César ce qui appartient à César : Vas-y mon kiki, est une expression qui remonte à bien avant les années 80. Elle fait référence à  kiki qui veut dire volaille en argot. Mais pour tous les 40 ans, kiki c’est avant tout lui :

Unknown

 

 

Profitez-bien de votre dimanche les amis, parce que demain, ç’est reparti mon kiki !

 

wadi Bani Khalid


Les amis, aujourd’hui, allons nous baigner dans une eau chaude, limpide et turquoise. Une eau, d’une incomparable douceur.

Aujourd’hui, je vous emmène dans un wadi.

Imaginez-vous entourés de montagnes brutes, rocailleuses, rugueuses et désertiques. Au milieu de cette sécheresse, coule pourtant une rivière. Nous sommes dans un wadi.

Mais c’est quoi un wadi ?

Un wadi c’est une vallée. C’est aussi, selon toujours mon dictionnaire, un cours d’eau ou un canyon (d’habitude dans une partie aride du monde comme le Moyen-Orient) qui contient un lit de cours d’eau éphémère, qui se remplit généralement après de fortes averses.

Je peux rajouter à cette définition, que j’adore les wadis et j’adore l’ambiance. Mais là n’est pas la question.

Aujourd’hui, pour débuter ma série sur les wadis, je vous emmène au wadi Bani Khalid. Ce wadi a de l’eau toute l’année et, est facilement accessible. Quand il fait très chaud, c’est un point non-négligeable !

Vous pénétrez dans une oasis, un endroit privilégié. Un petit coin de paradis. Aller dans un wadi est une expérience unique. Croyez-moi, c’est une expérience unique, à chaque fois.

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A votre arrivée dans le wadi Bani Khalid, vous serez surpris entre le contraste de ces montagnes désertiques et la densité du vert des palmiers. A l’aide d’une ingénieuse irrigation, les nombreuses palmeraies profitent de l’eau du wadi. La végétation est si dense qu’elle garde l’humidité. Sous certaines palmeraies, se créait ainsi un micro-climat tropical.

Bani Khalid est une succession de bassins. Quand vous rentrez dans un de ses bassins, vous êtes enveloppés de douceur. L’eau vous caresse et les poissons viennent vous mordiller les pieds.

Les premiers bassins sont particulièrement vivants. Omanais et touristes profitent de cette eau. On y pique-nique, on se détend. Les jeunes sautent des rochers, et, prouvent à qui le veut, que ce sont eux, qui plongent le mieux.

 

Wadi Bani Khalid par elle a 40 ans

Si vous avez une âme plus aventurière, je vous conseille d’explorer le wadi jusqu’à la grotte. Vous avez la possibilité de marcher (10 mn de marche environ) ou de nager. Je vous propose la nage. Vous passez dans une succession de bassins. Chaque bassin à sa particularité. Vous en avez des chauds et peu profonds, ils vous offrent une halte. Vous en avez des plus frais, ils sont étroits, ombragés et avec beaucoup d’eau. Vous trouverez des plages de roches pour vous reposer. Vous devrez grimper, sauter. Il y aura toujours quelqu’un pour vous aider, vous guider, vous montrer ses talents de plongeurs et vous demander d’où vous venez. L’ambiance est bonne enfant et vous ne trouverez que des gens souriants.

Wadi Bani Khalid par elle a 40 ansWadi Bani Khalid par elle a 40 ans

Vous oubliez le temps, le stress. Aller dans un wadi, c’est bien plus qu’une ballade, c’est une cure de jouvence.

Quelques petits conseils pour la route :

Wadi Bani Khalid par elle a 40 ans

Le wadi Bani Khalid est un des plus connus. Il est très accessible. Il y a de l’eau toute l’année. Il y a donc du monde. Si vous aimez le calme, venez y tôt et n’hésitez pas à vous éloigner des premiers bassins. Pour aller jusqu’à la cave, comptez 10 à 15 mn de marche. Le chemin est aménagé et facile d’accès. A la nage, comptez entre 20 mn et 30 mn. Vous trouverez de quoi vous reposer avec des bouées qui sont à votre disposition, des rochers pour vous appuyer, des plages et des bassins dans lesquels vous aurez pied.

Attention ça glisse ! Les roches mouillées sont super glissantes. J’ai pris l’habitude de me baigner avec une paire de vieille sketcher. Des baskets légères qui sèchent vite. Je peux nager et marcher facilement.

Comment on s’habille ? il y a des femmes en maillot une pièce et cela ne semble gêner personne. Personnellement, je préfère le short et t.shirt. L’avantage, c’est que je suis habillée quand je dois marcher, je suis protégée du soleil et je reste mouillée plus longtemps. Quand il fait chaud, c’est plutôt agréable !

Il y a un restaurant si vous avez oublié l’eau et le pique nique !

Et bien sûr,  pensez à  vous protéger du soleil.

A bientôt les amis dans un nouveau Wadi !

ce n’est pas facile la vie


C’est quand même assez ingrat comme boulot, mais je ne me plains pas. C’est mon travail, ma mission, et puis, on est deux. Alors ça aide. Il y a des fois, je vous assure que ce n’est pourtant pas facile. Je dois même souvent, faire mon boulot en apnée. L’odeur est tellement forte que j’en pleure. Et puis, il y a ce manque de considération. Je suis celle que l’on ne voit pas, celle que l’on cache. Mais on est deux. Alors, ça aide.

Le pire ce n’est finalement pas la journée de boulot. C’est l’après, le plus dur. Je suis arrachée et jetée, comme une vieille chaussette. Pourtant, je ne suis pas vieille !  Je suis presque tout le temps séparée de l’autre. Parfois, on a quand même de la chance et on se retrouve toutes les deux. Alors, étroitement liées, on se réchauffe, on prend des forces et on sait que l’on repartira très vite pour une autre journée de boulot.

Et quand le soir viendra, je me retrouverai à nouveau, dans un endroit que je ne connais pas. Parfois, au milieu de personnes bruyantes et bien vivantes. Parfois, dans un endroit sombre, étroit et silencieux. Mais, c’est pareil pour moi. Personne ne me regarde. On me marche dessus. Personne ne me ramasse. Je ne suis qu’une petite chose insignifiante. Je suis encore et toujours seule. L’autre, n’est plus qu’un lointain souvenir.

Je suis sale et je sens mauvais. Alors, j’attends. Je finis par me retrouver avec d’autres, aussi seules que moi.  On attend, entassées les unes sur les autres. On attend. Il y en qui disent qu’on finira en chiffon pour la poussière, d’autres pensent que ce sera en bouillotte sèche où en doudou. On rêve d’une seconde vie. D’une vie meilleure. On attend.

Et puis un jour, c’est mon tour. Le capot se ferme, il fait noir et je disparais comme une saleté que je ne suis pourtant pas.

Ce n’est pas facile la vie d’une chaussette