des corps imparfaits


« Il faut s’aimer comme on est. C’est un combat de chaque jour pour se construire une confiance en soi », dit Nicole Kidman pour la sortie du cultissime calendrier Pirelli.

Si vous recherchez des bimbos toutes nues, le calendrier Pirelli de cette année n’est définitivement pas pour vous. Ce calendrier nommé Emotional met en scène des actrices de différentes générations.

Le Photographe Peter Lindbergh signe l’édition 2017. Le fil conducteur de son calendrier ne porte pas « sur des corps parfaits mais sur la sensibilité et l’émotion, en mettant à nu l’âme des sujets qui finissent par être plus nus que nus ».

Toutes les actrices sont donc photographiées avec rides et pâtes d’oies et ces actrices sont belles. Comme toujours, me direz-vous. Rien à voir avec nos rides et cernes de la vraie vie.

Ce calendrier a pour objectif de faire rêver, c’est une œuvre d’art. Il nous est proposé une autre vision de la féminité qui tient compte du temps qui passe. De plus, cela permet de dédramatiser les changements liés à l’âge. Si les stars y arrivent on va bien y arriver aussi! C’est toujours bon d’entendre de tels discours même venant d’une personne qui lutte de façon très visible et radicale contre les affres de l’âge.

Vous allez donc me dire que tout est beau et que tout le monde il est gentil. Oui. Si je n’étais pas tombée sur un article qui parle de ce calendrier avec comme titre : «Le calendrier Pirelli montre des quadras et des corps imparfaits pour notre plus grand bien.» Je ne vous parlerai pas des louanges faites à Uman Thruman qui dans son infinie bonté redonne du charme aux pâtes d’oies.  Pâtes d’oies, que je n’arrive pas à trouver sur la photo.  Je n’arrive pas non plus a trouver de corps imparfaits comme il nous l’est annoncé. Mais, à mon âge la vue baisse.

La caractéristique du calendrier Pirelli 2017 sera donc ces corps imparfaits.

Je suis quadra et j’ai un corps imparfait. Si le corps de ces actrices est imparfait le miens doit être carrément défraîchi. Mais, malgré toutes ces tares j’arrive à vivre, et plutôt bien. Je souris et j’ose même parfois montrer mes dents élimées. J’ai l’outrecuidance de sortir avec des cheveux blancs. Je me mets en maillot et inflige le spectacle de mon corps avachi aux autres.  Je me permets encore de danser avec ce corps de quadra fripé.

Pour le moment on ne me jette pas de pierres dans la rue, les enfants ne m’insultent pas encore, les chiens ne me mordent pas et j’arrive à me regarder dans une glace.

Jusqu’à quand ?

 

 

juste des adolescents


Ils étaient sept ou huit autour de cette table.

Moi, je les entendais jute rire et chahuter. Juste quelques mots parvenaient à mes oreilles, bien souvent des mots plus gros que d’autres. Mais, ce sont surtout leurs rires qui envahissaient la maison.

Eux, sont  Pakistanais, Arménien, Libanais,  Indien, Turc, Syrien, Anglais, Français. Des filles, des garçons, juste des adolescents. Des enfants sans religion, sans frontière, sans guerre et sans terrorisme.

Juste des adolescents heureux d’être ensembles, heureux d’être en weekend.

Bien loin de toutes ces images d’horreur que l’on nous renvoie. Bien loin de ces images de peur. Juste un moment de joie simple autour d’une table.

Pourtant, ils les entendent eux aussi, ces discours. Tous les il faut avoir peur, les c’est trop difficile de se comprendre, les c’est impossible de s’entendre.

En plus, vous savez comment sont les adolescents.  Vous les connaissez ces êtres fainéants qui n’ont aucun sens de l’effort, qui ne pensent qu’à s’amuser. Ces êtres, qui vivent loin de notre réalité, dans un autre espace temps.

Et Bien eux, à coup de rire, ils vous prouveront que, tous ces discours que l’on nous sert à longueur de journées, sont faux. Croyez-les, les amis, on arrive très bien à se comprendre et à rire, tout en ayant une langue différente, un pays différent, voir même un continent différent, et une religion différente.

Et pourtant eux, ne se posent pas de questions. Ils se font confiance. Alors, si eux y arrivent, il n’y a pas de raison, que nous, adultes, n’y arrivons pas.

Oui, on peut franchement passer du bon temps ensemble. Juste en sortant, en étant un peu curieux.  Juste en prenant le temps de se connaitre et de se parler.

En plus les amis, ça n’a pas l’air aussi difficile que ce que l’on veut bien nous le faire croire.

 

 

 

 

c’est quand qu’on devient vieux ?


Vous vous souvenez, l’autre jour nous parlions d’âge, de vieux pots et de confitures 40 ans cet âge terrible.

De nos jours, qui peut dire exactement à quel âge on tourne vieux pots ? Je connais très bien des vieux pots de 20 ans et des jeunes potiches de 79.

A la question, à quel âge devient-on vieux, vous aurez presque à coup sûr comme réponse, que l’âge, c’est dans la tête.

Il ne m’en a pas fallu plus pour ressortir ma carte de détective et parti pour une nouvelle enquête. Je vais finir par croire que j’ai raté ma vocation. Quoiqu’à 40 ans, tout est encore possible !

Je suis tombée sur un article du Figaro qui parle d’une étude Anglaise commandée par la chaîne TV Gold. Cette étude nous donne quelques signes avant-coureurs de la vieillesse. Si vous vous reconnaissez dans une des choses qui va suivre, méfiez-vous, le grand âge est donc tout proche :

  • S’endormir devant la TV. Ça commence fort.
  • Avoir sa chaise désignée sur laquelle personne ne peut s’asseoir à part vous. Ouf, pas encore me concernant.
  • Regarder de longue le thermostat de la maison. Est-ce qu’avoir continuellement froid, à cause de cette satanée clim, ça compte ?
  • Faire des blagues foireuses qui n’amusent que vous. Nous ne sommes quand même pas responsables si les gens manquent d’humour, non ?
  • Ne rien comprendre à ce que disent les jeunes et à leur musique. Sachez que je suis la reine du DAB et que j’écoute Hozier et twenty one pilots.
  • Par contre, et l’étude est formelle, il y a une chose qui vous fait basculer systématiquement, au plus profond de la vieillesse. Cette chose, c’est…  le jardinage. Une pelle, une graine de tomate où de courgette et c’est foutu. Vous vous retrouvez aussi sec dans les tréfonds de la vieillesse. Je n’ai pas de jardin, je suis donc sauvée !

Comme vous avez pu le remarquer cette étude, bien que très pertinente, ne nous renseigne pas sur l’âge de la vieillesse. J’ai donc poussé un peu plus loin mes investigations

Selon un sondage, encore un, les adultes se sentent vieux vers 70 ans, les plus jeunes estiment que l’on est vieux à 46 ans.

Mon enquête s’annonce donc difficile.

La notion de l’âge recouvre plusieurs conceptions :

  • L’âge réel, celui de notre pièce d’identité,
  • L’âge ressenti, celui que nous avons l’impression d’avoir.
  • L’âge social, qui correspond à la catégorie d’âge dans laquelle la société nous met. Par exemple, la carte senior de la SNCF est à partir de 60 ans.

De plus, de nos jours il faut faire la distinction entre « jeunes aînés » et « vieux aînés ».Il n’y a donc plus seulement trois âges, mais, bien quatre. Il y a le troisième âge que l’on appelle aussi l’âge d’or, qui est l’âge de la retraite.  Le 4e âge, où grand âge,  est marqué par le déclin physique, celui de la dépendance. Ce serait donc ce 4e âge, le véritable âge de la vieillesse.

J’ai bien compris que le mot vieux est politiquement incorrect et, qu’il n’y a aucun âge qui détermine avec précision l’âge de la vieillesse. C’est donc bien une perception subjective. Un individu est donc vieux quand il a le sentiment de l’être.

Pour vous les amis, c’est quand que l’on devient vieux ?

la femme en France… il y a 40 ans et des poussières


Ce sont des choses que l’on fait aujourd’hui en France naturellement. Ce sont des choses acquises et banales qui font partie de notre quotidien de femmes. Et pourtant, il y a seulement 40 ans de ça, nos mères et nos grand-mères avaient une vie bien différente.

Aujourd’hui, je vous propose un voyage dans le temps.

Il était une fois les droits de la femme en France… Il y a 40 ans et des poussières.

C’est seulement en 1970 que « les deux époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille ». Jusque-là, le mari était le chef de famille et la femme était considérée comme mineure. Elle n’avait pas le droit de prendre de décisions pour elle-même et encore moins concernant ses enfants. Il faut donc attendre 1970 et cette loi, pour que la femme ait le même rang que son mari au sein de la famille.

C’est depuis 1972 qu’il est inscrit dans le droit « à travail égal, salaire égal ». Les conditions de travail pour les femmes se sont donc nettement améliorées grâce à cette loi. 40 ans plus tard, les femmes n’ont toujours pas cette égalité de rémunération avec les hommes. L’écart de salaire est de 18,8 %. Si rien ne change,  il faudra attendre, en France l’année 2186, pour que les salaires soient enfin égaux (chiffres du gouvernement). Il y a quelques semaines les femmes ont été appelées à cesser le travail à 16h34, heure à laquelle son salaire cesse d’être égal à celui de l’homme. 40 ans plus tard, on constate aussi, que l’emploi chez les femmes s’est développé avec le temps partiel, qui les laisse bien souvent, dans des situations financières délicates.

 

C’est en 1974 que l’on créait un secrétaire d’Etat à la condition de la femme. Françoise Giroud est la première secrétaire d’Etat. Elle lance alors cent une mesures en faveur des femmes. Comme, la mise en place de droits propres à la femme, la lutte contre les discriminations, l’ouverture des métiers dits masculins. En 2016, tous ces combats sont toujours et encore d’actualité. Laurence Rossignol planche toujours sur le sujet avec une loi pour l’égalité réelle entre les hommes-femmes. Vous aurez noté le « réelle » dans le titre de cette loi.

 

C’est le 17 janvier 1975 que la loi Veil, relative à l’Interruption Volontaire de Grossesse  est enfin votée. Cette loi dépénalise l’avortement grâce à Simone Veil alors ministre de la Santé. Jusque-là avorter pour une raison non-médicale était un délit passible de prison. Cette loi est issue d’un très long combat. En 1971, 343 femmes dont Simone de Beauvoir, Jeanne Moreau, Marguerite Duras et Françoise Sagan déclarent, dans le figaro, faire, elles aussi, partie de ces femmes qui se sont faites avorter de façon illégales en France, comme des milliers d’autres. Charlie Hebdo les rebaptisera les 343 salopes.  De nombreux médecins invoquent la clause de conscience pour refuser l’IVG. Il faudra ensuite, et, il le faut encore de nos jours, la mobilisation de nombreuses femmes pour que la loi Veil soit vraiment appliquée. C’est seulement en 1983, que la loi autorise le remboursement de l’IVG par la sécurité sociale.

Quelques dates pour la route :

La contraception est autorisée en France depuis 1967, mais il faudra attendre 1972 pour qu’un décret réglemente la fabrication et la prescription des contraceptifs. La pilule peut-être enfin commercialisée.

En 1972, les femmes mariées ont la possibilité de contester la paternité du mari et de reconnaitre un enfant sous son propre nom de naissance.

En 1973, la mère peut, tout comme le père, transmettre sa nationalité à ses enfants.

En 1974, la pilule est remboursée. Les mineures peuvent l’obtenir gratuitement au centre de planification.

L’année 1975 est déclarée par l’ONU, comme « l’année internationale de la femme ». Quand je vous dis que c’est une année formidable 😉

Toujours en 1975, une loi supprime la possibilité au mari de contrôler et lire les correspondances de sa femme.

Encore en 1975 est ouvert le refuge Flora Tristan pour femme battues à Clichy.

Encore et toujours en 1975, tout l’enseignement supérieur est accessible aux filles et aux garçons.

Ce n’est qu’en 1976 que la mixité pour les élèves et les enseignants devient obligatoire pour tous les établissements scolaires avec la loi Habby.

En 1979, Simone Veil devient la première femme présidente du Parlement Européen.

En 1979, l’interdiction du travail de nuit est supprimée pour les femmes occupant des postes à responsabilité.

En 1980, Marguerite Yourcenar, femme de lettres, est la première femme élue à l’académie Française.

En 1980, le viol est qualifié de crime par la loi.

Toutes ces choses nous les avons acquises il y a seulement 40 ans et quelques poussières. Seulement.

« Mais à ce moment précis, elle n’avait pas le temps d’honorer sa mémoire car un changement de thème de fête d’anniversaire, à la dernière minute de surcroît, lui sembla plus difficile à avaler que la mort d’un innocent. Voilà ce qui arrive quand on tient la liberté pour acquise : on perd le sens de la mesure. »  Le secret du mari de Liane Moriaty.

 

 

 

 

vous habitez en Arabie : C’est comment un compound ?


Suivez-moi, je vais vous faire visiter mon compound.

Mais avant je vous explique. Toutes les maisons y sont identiques, avec les mêmes  jardins et mêmes meubles dans toutes. La seule différence est la superficie, certaines sont plus grandes que d’autres, mais le nombre de pièces reste le même. Ces 159 villas sont entourées de hauts murs et de barbelés. Vous y entrez par une seule porte, gardée jour et nuit, par l’armée. Nous avons donc kalachnikov et régulièrement un tank comme accueil.  Si vous n’habitez pas le camp, vous devez y être invité et montrer patte blanche pour y rentrer. Mais, aujourd’hui, vous êtes mes invités alors, allons-y.

L’intérieur du compound  contraste avec l’extérieur. Il est fleuri et propre, les femmes n’ont pas le droit de se cacher le visage et, nous pouvons nous habiller comme nous le souhaitons. Les femmes peuvent  aussi y conduire, mais, tout peut se faire largement à pied ou à vélo. La mouttawa ne rentre pas dans les compounds ce qui permet d’avoir une vie plus libre.

Vous avez  à votre disposition une belle et grande piscine, une salle de gym, un salon de beauté, une supérette, deux salles de réception que vous pouvez demander pour organiser une fête, des terrains de tennis, squash, foot, une pre-school (pour les enfants entre 3 et 4 ans), une nursery (pour les plus petits), des tables de billard, ping-pong, flipper, des aires de jeux à l’extérieur pour les enfants, un système de bus pour les écoles et pour les mall. Nous avons aussi un restaurant qui s’est vite transformé en bar à chicha et qui rencontre un véritable succès. Il faut savoir que tous ces bars ont fermé en ville et donc, de nombreuses personnes, y compris des Saoudiens, se font inviter pour fumer  tranquillement une chicha.

Il y a aussi en permanence un garde qui surveille la sécurité des enfants. Ici, les enfants sont libres de sortir, d’aller chez les copains dès le plus jeune âge. Les voitures roulent au pas, l’accès à la piscine est interdit aux moins de 12 ans sans accompagnement.

Le compound, si vous avez des enfants jeunes, est un endroit idéal, mais, parce qu’il y a un mais. Imaginez- vous vivre tout le temps avec les mêmes personnes, enfermés entre quatre murs. Vous allez à la piscine, au parc, faire un tennis et, c’est toujours les mêmes personnes que vous rencontrez. Pire, imaginez-vous vivre enfermé, sans avoir la possibilité de vous échapper quand bon vous semble.

Dans mon compound se côtoie tout plein de nationalités : Pakistanais, Indiens, Malaisiens, Américains, Brésiliens, Roumains, Algériens, Marocains, Tunisiens, Egyptiens, Italiens, Turcs, Français, Nigériens, Mauritaniens, Maliens, Syriens, Vénézuéliens, Indonésiens, Libanais et j’en oublie très certainement.

Vivre avec autant de nationalités est une grande richesse et un bon apprentissage sur la tolérance. Mais, le racisme n’est, hélas, pas une particularité française. Croyez-moi.

Les familles se fréquentent par affinités, mais tout le monde se dit bonjour. Le record de durée est une famille qui vit dans mon compound depuis 19 ans. Ce n’est d’ailleurs pas rare de voir des familles vivre en Arabie depuis très longtemps, surtout dans la communauté Libanaise, très implantée dans la ville où je vis.

Il y a aussi de nombreuses activités proposées. Du sport pour les enfants et les mamans, des cours de peinture, de cuisine, de français ;)… De grandes fêtes sont organisées par les mamans : Halloween,  Noël, des soirées cinéma. Chaque année, une centaine de Harley viennent défiler et, il est proposé aux enfants de faire un tour dessus.  Il y a aussi de nombreuses fêtes et barbecues qui se font à titre individuel.

Pour faire vivre un compound il faut beaucoup de travailleurs. Et, il y en a beaucoup : des jardiniers, des plombiers, des maçons, des menuisiers. Vous trouverez tous les corps de métier. Il faut savoir que si vous avez un problème, vous appelez un numéro et l’on vous envoi très rapidement et gratuitement la personne qui le réparera.  Je vous parlerai de ces personnes dans un autre article. Elles le méritent bien.

Tous les compounds ne se valent pas et, si j’ai un conseil à donner aux expats qui veulent vivre en Arabie, c’est celui de bien le choisir. C’est l’endroit où vous tissez votre lien social, c’est l’endroit où vous élevez vos enfants, c’est l’endroit où tout simplement vous vivez.  C’est votre bouffée d’air, votre petit espace de liberté, même si cette liberté est relative. Pouvoir tout simplement, aller à la piscine en maillot avec votre famille, pouvoir faire son sport en short c’est déjà beaucoup en Arabie.

Maintenant, fini le blabla et place aux images.

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Je ne peux pas vous quitter sans vous raconter une petite anecdote :

Vous vous rappelez de mes voisins que j’adore mais qui sont partis voir Comment on se dit au revoir. Chez eux, c’était chez nous et, chez nous chez eux. Bref, on rentrait chez les uns et les autres sans frapper.  Sauf, qu’un jour  je me suis retrouvée en plein milieu du salon de la voisine de ma voisine. J’espère que vous suivez. Les maisons se ressemblent toutes et perdue dans mes pensées, je suis rentrée dans la maison d’à côté. La voisine de ma voisine qui regardait tranquillement la TV a plutôt était surprise de me voir débarquer. J’ai bafouillé quelque chose et me suis sauvée…

 

40 ans cet âge terrible


« 40 ans est un âge terrible. C’est l’âge où nous devenons ce que nous sommes. » Cette citation de Charles Péguy me colle à la peau. Elle a été le déclic pour que je me lance dans ce blog. Elle résume parfaitement mes 40 ans.

Elle est donc devenue mienne et puis avouez qu’elle est, quand même mieux que « c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures confitures ».

Premièrement, je ne fais pas de confitures, mais des compotes et, je ne pense pas être un vieux pot. Pas encore…

Toutes ces aventures, ces expériences collectées au fil de ces 40 années sont précieuses et, c’est maintenant que je prends le temps de les apprécier.

  • C’est maintenant, que j’ai le recul nécessaire pour observer, pour m’observer. Avec, un peu plus de 40 ans passés avec moi-même, je commence enfin à me connaitre et à m’accepter comme je suis !

 

  • C’est maintenant, que j’ai la maturité qui me permet de donner mon avis plus facilement et d’imposer un peu plus mes envies. Une maman, c’est toujours un peu la cinquième roue du carrosse c’est bien connu, mais aujourd’hui, cela n’est plus aussi vrai. J’ai appris avec mes 40 ans la notion d’égoïsme et je m’octroie le luxe de faire des choses pour mon plaisir.

 

  • C’est maintenant, que je prends le temps de regarder derrière moi avec bienveillance. Avec mes 40 ans, la nostalgie n’est plus un gros mot et cela me permet de vivre pleinement le moment présent.

 

  • C’est maintenant, que j’accompagne mes enfants dans l’adolescence avec un mélange de fierté, de crainte, de curiosité et de joie. A 40 ans, je suis en route pour une nouvelle et grande aventure familiale.

 

  • C’est maintenant, que je profite des moments présents, que j’opte pour la qualité plutôt que la quantité. J’applique cette règle pour tout : Les relations humaines, l’alimentation, les vêtements. Je vis avec moins, mais avec ce que j’aime réellement. C’est à 40 ans que j’ai appris à refuser le superflu.

 

  • C’est maintenant que je m’affranchie du regard des autres. J’ose, j’essaie, je demande. C’est à 40 ans que j’ai compris le proverbe Chinois « Celui qui demande est un imbécile pendant cinq minutes, mais celui qui ne demande pas est un imbécile pour toujours ».

 

  • C’est maintenant, que je profite des choses simples de la vie. C’est comme un retour aux sources, à l’essentiel. A 40 ans je suis d’accord avec ce philosophe-chanteur-poilu : « Il en faut peu pour être heureux ».

 

J’ai appris à accepter, à apprécier et à aimer toutes ces choses avec mes 40 ans. L’âge m’a permis d’élargir mon regard sur mon entourage, sur moi. Le temps passe vite et il faut en faire bon usage. Finalement je me sens beaucoup plus jeune,plus libre et plus vivante qu’à mes 30 ans !

Alors, je ne vais pas jusqu’à dire que vieillir ne me fait pas peur. Je ne vais pas vous dire que j’adore ma toison de cheveux blancs mais, je suis contente de voir à quel point l’âge est une richesse.

 

Et vous, les amies ça vous fait quoi de prendre de l’âge ?

 

Regarde-toi un peu. Tu n’as pas honte d’être si jeune ? A ton âge !  Daniel Pennac

 

 

 

 

et j’ai dis oui.


Les amis, j’ai besoin de vous et de vos conseils avisés.

En Arabie, Noël est interdit et, vous ne trouverez pas de décorations à acheter. Chacun les confectionne avec plus ou moins de talent.

Ma copine organise une vente de ces objets faits main, le 21 novembre. Elle a certainement  remarqué que j’avais du talent deux mains car elle m’a demandé d’exposer.

Me voilà donc embarquée dans cette aventure.

Mes « œuvres » sont à leurs places dans la sphère familiale, voir chez les bonnes copines, mais, il vaut mieux pour tous, qu’elles y restent.

Super motivée à l’époque, j’ai quand même, dit oui !

Quand elle m’en a parlé c’était en octobre. Le 21 novembre, me semblait encore loin. Étant une fille, j’ai pourtant un cerveau  multitâche, mais ce jour-là, il était super focalisé sur les citrouilles, sorcières et compagnie. Bref, il n’a pas réalisé que le 21 novembre, c’est demain. Mon calendrier me dit que c’est dans 5 jours, très exactement.

Plutôt que de paniquer, j’ai fait une analyse de la situation.

Situation, qui commence à être hyper critique.

Voilà donc mes différentes options :

  • Je ne vis que pour cela jours et nuits. Le chef de meute est en déplacement, les enfants se retrouveront donc, en autonomie, en mode survie.  Ils auront ainsi, une bonne préparation pour un prochain Pékin express, Kho-Lanta ou Secret story. Mes élèves pourront, eux, apprendre le français en m’écoutant jurer. De mon côté, j’ingurgiterai des litres de café, même si je dois m’empoisonner à petit feu. Pour plus de renseignements voir Vous prendrez bien un petit café ?
  • Je vais aller voir ma copine, en lui disant que je viens d’apprendre par hasard, que : «Non ! Ce n’est pas le 21 novembre 2019 ?!  Mais,  bien cette année que la vente  a lieu !!» Histoire de voir si elle est au courant elle aussi… Je me vois bien continuer ma tirade mi désespérée de ne pas pouvoir participer, mi-colère qu’elle ne m’ait pas précisé la date correctement, mi-positive en lui disant que pour 2019 je serais super prête, mi-énigmatique en lui précisant que nous, les artistes, avons besoin de temps pour confectionner nos œuvres.
  • Je vais trouver un docteur qui veuille bien me faire une attestation comme quoi je suis dans l’incapacité de faire quoique ce soit de mes mains. Cela ne devrait pas être trop compliqué à trouver.
  • Dire à ma copine, que j’ai invité mes talentueuses copines SambaSisters,  Krol et Adeline Juliette pour exposer à ma place. Manque total de chance, elles ont un empêchement de dernière minute mais qu’en 2019 elles seront peut-être bien là… Qui sait ? Les filles, si ma copine vous contacte merci de me couvrir !
  • Lui dire que j’ai une gastro hyper foudroyante et lui donner quelques détails hyper sordides. Histoire qu’elle ne fouine pas trop. Elle habite en face et peut donc facilement me surveiller.

 

Par contre les amis, il y a une excuse que je ne peux pas utiliser. Celle des enfants malades. C’est la poisse assurée, avec la certitude de les avoir à la maison, malades pour de vrai, quelques jours après.

Il faut surtout que j’arrête de tourner autour du pot en écrivant n’importe quoi, et, que  je me mette très rapidement à l’ouvrage. Quitte à ne montrer qu’un échantillon de mon talent. Comme on dit : l’important c’est de participer. Mais je ne suis pas sure que ma copine soit d’accord avec cet adage…

Vous en avez de bonnes excuses pour vous sortir de situations délicates ?

il sans elle. elle sans lui


Je l’ai sur le bout de la langue, sur le bout de la plume. Mais, je tombe toujours à côté. Je ne le trouve pas. Je cherche, je m’approche, je tâtonne. Il est tout proche. Je peux presque le toucher, le sentir. Presque l’attraper. Juste presque.

Avec Elle, c’est pareil. Elle, qui est apparue si furtivement. Comme une étoile filante. Comme un éclair. Petite chose fugace et rapide. J’ai essayé de l’attraper, de la fixer dans le moment. Mais elle s’est évaporée. Je n’ai plus qu’une trace succincte d’elle. J’ai perdu son essence, sa beauté, son charme et son attrait.

Pourtant, elle était si belle.  Elle parlait d’amour, de mémoire, de force, de fête, d’espérance, de rire, d’enfants et de joie.

Ce mot, cette pensée se sont envolés. Ces sentiments ont décidé de rester cachés. Ils ne veulent pas se poser et, ce n’est pas si grave.

Toutes ces personnes font maintenant parties de nous, comme une empreinte indélébile. Toutes ces personnes sont devenues, un 13 novembre, notre famille, notre force.

Je vous souhaite un joli 13 novembre plein de vie, de larmes, de rire et d’amour.

 

 

un joli extrême


Aujourd’hui, je retombe sur terre. C’est le jour d’après. Vous allez peut-être me demander ce que cela peut me faire le choix des Américains. Moi, qui suis Française et, qui vis dans un pays où le régime n’a rien à envier à un Trump.

Et pourtant, cela me dérange, m’écœure et me fait peur. Ce qui me dérange surtout, c’est le choix que l’on nous propose. Le choix que l’on nous offre si généreusement : le pire ou le moins pire, la peste ou le choléra, Nicolas ou Marine.

Quand est-ce que l’on pourra mettre un bulletin pour un ou une candidat(e) qui porte un vrai projet, honnête, respectueux, intègre et loyal ?

Non,  je ne suis pas restée dans le monde enchanté de Casimir (petit clin d’œil à maman délire et au super club des 40). Je sais bien que la politique ce n’est absolument pas cela. La politique est synonyme de magouilles, de scandales, de personnes fourbes, manipulatrices et narcissiques.

Et pourtant, il y a un qui est à l’extrême de tout cela. José Mujica, Président de l’Uruguay, ancien prisonnier sous la dictature militaire. Un président qui reverse 90 % de son salaire à des ONG. Un président qui vit simplement à l’image du pays qu’il dirige. Il prend de vraies décisions courageuses. Il s’attaque au cartel de la drogue, a légalisé le divorce, a légalisé le mariage homosexuel, a accordé le droit de vote aux femmes. Il est porteur d’une vraie philosophie politique et de vie. Il a un discours si différent de ce que nous entendons, il dénonce cette  «civilisation contre la simplicité, contre la sobriété, contre tous les cycles naturels, et, ce qui est pire, une civilisation contre la liberté de disposer du temps de vivre les relations humaines, l’amour, l’amitié, l’aventure, la solidarité, la famille »

C’est peut-être un extrême ce président, mais les extrêmes ont la cote en ce moment.

Alors, quitte à voter pour un extrême pourquoi de pas choisir quelqu’un  d’extrêmement honnête, respectueux, proche des gens ?

Aujourd’hui, je redescends sur terre, et, ce serait peut-être bien, que les politiciens viennent y faire un tour, de temps en temps.

« Si l’humanité entière aspirait à vivre comme un Américain moyen, nous aurions besoin de trois planètes » José Mujica

enfants du soleil


J’ai 40 ans et, je suis une enfant de la télé, comme le dit si bien Arthur. Rassurez-vous, ce qui va suivre n’est pas le compte-rendu des séances chez mon psy. D’ailleurs, je suis sûre que je ne suis pas la seule. C’est un peu notre madeleine de Proust à nous, qui avons 40 ans, avec des poussières en plus ou en moins.

Vous vous souvenez  des mercredis matins que l’on passait avec Dorothée, Estaban et Zia, Actarus, Capitain Flam, Candy et beaucoup d’autres ?  Pour moi, ils sont à jamais gravés dans ma mémoire. Comme un pont vers mon enfance. Comme un lien vers le tant regretté chocolat les merveilles du monde et les disputes pour manger le lion. Comme un retour sur le toboggan, où l’on glissait la tête et les bras en avant en criant, « Goldorak, GO !».

Il y en a deux qui m’ont particulièrement marqué.  Je peux vous chanter l’intégralité des génériques la main sur le cœur et des trémolos dans la voix.

Vous vous souvenez de Tom Sawyer ? C’est l’Amérique, le symbole de la liberté. Oui ! Celui qui est né sur les bords du fleuve Mississipi et qui n’a peur de rien. C’est un petit gars formidable avec de vraies valeurs d’amitié. Un petit dur au cœur tendre toujours prêt à faire plaisir à Becky. Il rend dingue tante Polly, son frère Sid et le gros chat, il abuse de ses copains et traine toujours pour faire ses corvées.

Mon épisode préféré, est celui où il demande à Huck, de tendre une embuscade à Monsieur Dobbins. L’instituteur qui a un martinet à la place du bras. Le but de ce traquenard, est de lui faire perdre sa perruque, devant tous les élèves, pour ainsi se venger, des sévices subi en classe.  Pour chanter !

Tous les personnages de ce dessin animé sont attachants de Joe l’Indien qui fait très peur et qui est très méchant, au sage Jim.

Bref, Tom Sawyer reste pour nous tous un ami.

 

Mon second chouchou, est le tour du monde en 80 jours avec un Philéas Fogg. Même en lion, il a une classe folle avec ses 80 jours à courir, pas plus, pour découvrir le tour complet de la planète, accompagné de son majordome Passe-partout, qui, pour l’occasion n’est pas nain mais chien.  J’ai moi aussi voyagé le cœur battant, dans les magnifiques transports du début du siècle. J’ai découvert des cultures fabuleuses, des paysages sauvages. J’ai vécu toutes ces belles aventures bien avant de les vivre avec Indiana Jones !

Mon épisode préféré, est celui où Fogg sauve Romy, la belle princesse Hindou panthère, des flemmes. J’adore le flegme purement British de Philéas Fogg, qui déjoue tous les plans machiavéliques de l’inspecteur Fix pour gagner avec panache ce pari fou. Et pour chanter encore !

Bref, faire le tour du monde en 80 jours avec Philéas Fogg ne me fait pas du tout peur.

En plus de ces génériques que je chante régulièrement, ces dessins animés sont à l’origine d’un de mes grands rêves. Enfin, je pense. Il me faudra quand même, me le faire confirmer par mon psy, quand j’en aurai un. Mon rêve est de voyager en ballon, peut-être pas pendant 80 jours à moins qu’Indiana Jones fasse partie du voyage.

Parce que moi, j’ai un rêve oui, j’ai un rêve. Même si c’est un peu tiré par les cheveux, autant continuer en chanson !

Et vous, quels sont les dessins animés de votre enfance qui vous mettent en état de transe et vous font, encore à ce jour, avoir un rêve ?