mystère à la maison


« Vous ne trouverez jamais ce que vous ne cherchez pas », disait Confucius. Très cher Confucius, malgré le respect que j’ai pour toi, je me dois de te dire que c’est totalement faux.

Je trouve toujours ce que je ne cherche plus, mais, jamais ce que je cherche. Je ne suis certainement pas très claire, alors, je vous explique.

Actuellement, je cherche désespérément mes lunettes de soleil grises. C’est celles que je veux, celles qu’il me faut. Bref, celles que je souhaite absolument porter. Mais, avant de me lancer dans de fastidieuses recherches, je n ‘oublie pas de :

  • maudire mes filles, qui ont une fâcheuse tendance à me piquer mes affaires,
  • maudire le chef de meute, qui ne range rien,
  • maudire mon grand, qui laisse tout trainer comme le chef de meute,
  • pester contre la trop rapide rotation de la terre, qui me fait perdre la tête.

Je me mets donc, à la recherche de ces fameuses lunettes tant convoitées. Dites-moi à quoi ça sert d’acheter des choses si on ne peut pas s’en servir quand on veut ?

J’ouvre donc, tiroirs, armoires, placards, frigo. Oui, frigo. J’y ai retrouvé récemment, les clés de la maison bien cachées derrière la salade. Comble du désespoir et munie d’un grand courage, j’ouvre même en apnée la boite que-tu-l’ouvres-et-que-tu-meurs. C’est la boite dans laquelle, mon ado range toutes ses chaussures de sport. Vous imaginez bien que la tribu n’approche cette boite, sous aucun prétexte.

Donc, je cherche, retourne, pousse fauteuils et canapé et là, miracle !

Mon stylo que j’adore, que j’ai cherché partout et que je n’ai, au grand jamais, trouvé, m’attend sagement sous ce canapé.

Pourtant, les amis j’ai passé un temps incroyable à fouiller la maison dans le but de le retrouver. J’ai tout retourné pour lui, j’ai aussi ouvert la boite que-tu l’ouvres-et-que-tu-meurs, j’ai interrogé toute ma tribu sous serment. Rien.  Il avait disparu. Il c’était mystérieusement volatilisé.

Et le voilà, aujourd’hui, sous ce canapé. Qui a donc pu le mettre là, en mon absence ?  Ce n’est certainement pas le hasard si mes lunettes disparaissent le jour où il réapparaît. Je suis sûre que c’est un complot.

Comme vous pouvez le constater les amis, il se passe des choses étranges et mystérieuses chez moi.

Pour le moment je n’ai pas encore la clé du mystère, mais, forte de mes lectures du club des cinq,  je vais enquêter et découvrir ce qui se trame sous ce toit.

Êtes-vous victimes, vous aussi les amis, de ce genre de mystère ? Si oui, je vous propose d’enquêter ensemble, il s’agit peut-être d’un complot international !

 

Vous prendrez bien un petit café ?


A peine un ami franchit la porte de chez moi, que je me précipite pour lui offrir un bout de gâteau, un jus de quelque chose, un Perrier. Mais, c’est souvent le café le grand gagnant.

C’était encore l’été, les vacances, la France, les capsules nespresso. Il faisait beau et ma fille léchait la mousse de mon café avec ses doigts. Soudainement, ma copine me dit : «Tu sais que pour avoir une mousse onctueuse, ils utilisent des os broyés ?! »

….Non, je ne savais pas.

Qu’à cela ne tienne, j’ai mené ma petite enquête.

Georges, sur les conseils de son avocate, a refusé de me répondre. Mais, ce refus n’a fait qu’accentuer mon envie de découvrir ce qui se cache derrière cette célèbre mousse.

Sachez donc, qu’en plus de vous préparer votre petit café, vous vous préparez en même temps un petit cancer. Vous allez me dire un de plus ! Oui, grâce au furane emprisonné dans ces capsules. Le furane est volatile et, habituellement, il se disperse dans un café classique, mais dans le cas de nos capsules, il ne peut pas s’échapper de cette prison d’aluminium. Il en profite donc, pour filer avec votre nectar. Ni vu, ni connu.

J’ai trouvé cette information, que je vous résume grossièrement, sur le site dangers alimentaires. Un site très complet dont voici le lien : dangersalimentaires.com.

Vous y trouverez des articles, entre autre, sur le Nutella, cet affreux produit, sur la fabrication des bonbons. Avant Halloween, c’est intéressant de savoir comment nos enfants s’empoisonnent.  Bref, c’est toujours utile de savoir ce que nous ingurgitons réellement.

Mais revenons à notre petit café.

La composition en aluminium de ces capsules  est une véritable horreur pour notre environnement. L’utilisation des dosettes produit environ dix fois plus de déchets que l’emploi de café traditionnel. Il faut savoir aussi que le recyclage, tant mis en avant par nespresso, demande d’énormes besoins en eau et en énergie. Recyclées ou pas, ces capsules sont donc, terribles pour notre environnement.

La suite de mon enquête a mis en avant leur prix exorbitant. Soit, de trois à six fois plus cher qu’un café en grain.

Vous allez me dire que toutes ces infos on les connait par cœur, et qu’au niveau mousse, nous ne sommes pas plus avancés.

Et vous avez raison.  Telle Elise Lucet, je n’ai pas dit mon dernier mot. Pourquoi je n’y ai pas pensé avant ? La composition doit être sur la boite. Et ben non. Rien !

Je suis donc allée sur leur site. Il est écrit que les capsules sont composées à 100% de café, sans additif, «les variations sont garanties 100% sans allergène. Elles sont soigneusement élaborées à partir de notre grand cru d’intensité 6 livanto avec des extraits naturels et sans sucre ou conservateurs ajoutés ».

Donc, dans mes capsules il n’y a que du café ! C’est magnifique.

Sauf que. Quand j’achète des pommes, elles sont 100% pommes. Personne ne me dit quels sont les pesticides et compagnies utilisés avant d’atterrir dans ma cuisine…

Il faut bien manger, vivre, mais je pense qu’il est facile d’éliminer certaines horreurs de notre alimentation. Mon prochain challenge, après le café, sera le nutella. Si la force est avec moi.

Vous avez, vous aussi, éliminé certaines choses, dans vos habitudes alimentaires, les amis ?

De mon coté, il faut que je trouve rapidement une bonne machine à café et, que j’arrête d’urgence ces capsules. C’est tout simplement une aberration.Vous le faites avec quoi le café, chez vous?

La prochaine fois les amis, je vous offre plutôt un thé. C’est bon le thé vert avec de la menthe fraiche. Et puis, dans le thé il n’y a que du thé. NON ?

 

 

 

les ravages du yoga


Ça m’a pris comme une grosse envie de Nutella. Aussi tôt pensé, aussi tôt fait. Me voilà confortablement assise dans mon taxi avec mon tapi  pour me rendre au cours de yoga. A 40 ans, on peut être prise d’un coup de folie qui nous fait sauter direct dans un taxi. Taxi, qui m’a, soit dit en passant, coûté le double du cours de yoga. Mais à l’Arabie comme à l’Arabie.

« La force ne vient pas d’une capacité physique, mais d’une volonté indomptable ». Animée par la sagesse de Gandhi, j’arrive à destination, dans une salle bondée.

C’est tapi contre tapis que j’ai commencé à regarder mon environnement. J’ai réalisé, alors, qu’il était trop tard pour fuir. Si seulement, j’avais pu m’échapper en utilisant le portoloin le plus proche, comme le fait régulièrement mon ami Harry !

Mes nouvelles camarades, elles, sont toutes sereines, vêtues de lycra et en lotus. La position, pas la voiture. Pendant ce temps, je me répète en boucle, le vieil adage «c’est pas le lycra qui fait le yogi». Juste histoire de me rassurer.  Je peux vous affirmer aujourd’hui, que les vieux adages ne sont pas toujours vérité.

C’est donc, cernée par de véritables contorsionnistes doublées d’équilibristes émérites que j’ai commencé ce premier cours.

Tant bien que mal, mais plus avec mal que bien, j’ai essayé de me laisser emporter par l’esprit du yoga. J’ai essayé de tout donner. Les sourires compatissants des extraterrestres voisines, les encouragements teintés de pitié de la coach n’ont pas eu l’effet escompté. Je me suis tortillée sur mon tapis pendant une heure à essayer de reproduire vaguement les postures de mes nouvelles héroïnes. Chez moi, le Cobra avait perdu de sa superbe, l’arbre était dans la tourmente et le chien pitoyable.

Bref, j’ai commencé le yoga et j’ai enterré en même temps mes espoirs de grâce, de souplesse et d’équilibre. Et surtout les amis, ne me dites pas que le yoga ce  n’est pas du sport. J’ai eu juste le courage de me hisser dans mon taxi et, c’est dans le plus grand silence que le chemin du retour s’est effectué.  Le yoga c’est une véritable discipline qui demande de la concentration, de la patience, de l’endurance et je peux vous assurer que les muscles travaillent. Tous ! Même ceux dont vous ignorez l’existence. Le yoga, vous montre rapidement où sont vos limites corporelles.

Mais, je n’ai pas dit mon dernier mot et j’ai décidé, de me re-ridiculiser laisser une seconde chance.  Et puis je vais m’équiper en lycra, c’est surement ça le secret de la réussite.

Bref, je dois trouver mon âme de yogi et, je ne vous parle pas de mon animal de compagnie.

Et vous, c’est quoi votre dernière expérience de solitude absolue ?

vous vivez en Arabie ! Mais vous y faites quoi ?


Personne ne va en Saoudie pour y passer des vacances. Le Royaume ne délivre pas de visas de tourisme. Si vous souhaitez y venir, ce sera soit pour le travail, soit pour un voyage religieux. Et, si vous souhaitez profiter de votre pèlerinage pour visiter le pays vous serez déçus. Il ne vous sera pas offert d’aller ailleurs que sur les sites religieux.

Si vous n’avez pas de travail, si vous ne faites pas de voyage religieux, mais que vous voulez quand même venir à titre personnel, c’est possible. A condition d’y être invité ou  trouver un parrain qui fasse toutes les démarches pour vous. Sachez que pour toutes demandes de visas, est demandé la religion, si vous y notez « sans religion » votre visas sera automatiquement refusé.

Les Saoudiennes que je connais sont des femmes très instruites, très ouvertes. Une d’entre elles à son diplôme de Neurologue, mais n’a pas le droit d’opérer. Elle assiste donc le chirurgien pendant les consultations. C’est une situation très frustrante,  comme vous pouvez l’imaginer. Il y a peu de temps une avocate, femme, a pu plaider pour la première fois, et, elles commencent aussi à être présentes sur la scène politique. Les choses semblent donc avancer. Depuis la chute des cours du pétrole, la vie est de plus en plus chère et il devient difficile de vivre avec un seul salaire. Ne croyez surtout pas que tous les Saoudiens sont riches et fortunés, loin de là. Les femmes auront certainement, un rôle important dans la vie économique. Nous voyons, depuis quelques mois une recrudescence des femmes aux caisses des supermarchés. J’espère que ce n’est que la partie immergée et qu’elles pourront accéder facilement à des postes supérieurs.

Sachez que les Saoudiennes que je fréquente sont assez libres et aisées. Elles ont la liberté de venir étudier le Français chez une expat. Je vous assure que cela n’est pas donné à toutes !

Il faut aussi savoir qu’elles ne peuvent pas travailler, étudier ou voyager sans l’accord de leur mari, père, oncle ou frère suivant les cas. Une Saoudienne me disait justement que les femmes de son pays restent mineures à vie, elles ne peuvent pas prendre librement leur propre décision.

Concernant les expats, il y a celles qui travaillent, celles qui sortent à tous les coffee morning, celles qui écument tous les centres commerciaux, celles qui font du sport, de la couture, de la cuisine… Bref, celles qui se découvrent des talents inconnus avant leur arrivée dans le Royaume. Les enfants reviennent de l’école aux environs de 14h et les après-midi se partagent entre les devoirs, les copains et les activités. Activités très nombreuses dans les compound et avec beaucoup de solidarité aussi. Il y a tant à dire que je vous en parlerai dans un autre épisode.

Nous sommes donc en Arabie pour le travail. Les loisirs sont très limités, car le royaume n’en offre aucun où très peu. Même si Riyad, la capitale, en est un peu mieux pourvue, les musées sont rares. Les théâtre et cinémas sont interdits. Les ambassades proposent aussi, régulièrement des spectacles.

Par contre, vous trouverez très facilement un mall. Ces grands centres commerciaux ont leur particularité propre. Je vous parlerai (aussi !) de ces règles dans un prochain épisode. On y trouve en plus des boutiques et des fast-foods, des espaces de jeux pour les enfants, des manèges, mais rien pour divertir les adultes. Il n’y a pas de tourisme au sens que nous le connaissons, donc rien n’est développé pour mettre en valeur les sites intéressants à visiter.

Pour avoir des loisirs les expats s’organisent. Barbecue au bord de la piscine, fêtes et anniversaires font partie intégrantes d’un week-end Saoudien type.

La région où j’habite est toute proche de Bahreïn. Bahreïn est un petit royaume voisin qui offre les loisirs et les cinémas qui manquent ici. On peut même y trouver de l’alcool, chose totalement interdite en Arabie. Les Bahreïnites sont donc envahis par une horde de Saoudiens et d’expats qui viennent s’amuser de l’autre côté de la frontière. Les jeunes viennent surtout, pour y faire la fête. Les familles profitent entre autres, des parcs aquatiques, des cinémas. Le passage à la frontière pour aller à Bahreïn peut parfois durer de longues heures alors que nous sommes vraiment tout proches. Tout le monde aime s’amuser et les Saoudiens n’échappent pas à la règle.

Et pour finir une petite anecdote :

Quelle ne fût pas ma surprise d’apprendre qu’une Saoudienne qui vient étudier chez moi,  a 32 ans et n’est toujours pas mariée. Elle m’a raconté, combien c’est rare dans son pays pour une femme de son âge de ne pas l’être. Elle me raconte, que sa liberté elle la doit a un père trop âgé pour imposer quoi que ce soit, et des frères ouverts. Elle me dit que sa famille subit souvent des réflexions de voisins ou d’autres membres de la famille. Quant à elle, elle travaille, fait du sport, du shopping, étudie et va souvent faire la fête à Dubaï. Nous avons bien rigolé quand je lui ai dit que moi, à son âge, j’étais déjà maman et enceinte de mes jujus. Comme quoi !

Vous avez compris les amis, que je vous parle ici, de mon expérience personnelle. Ce n’est en aucun cas une analyse de la société Saoudienne que je ne prétends pas connaitre. Je préfère m’en tenir tout simplement à ce que je vois  !

Si vous êtes intéressés pour en savoir plus je vous conseille vivement de lire Défigurée, écrit  par Rania Al-Baz, c’est son histoire. C’est une femme extraordinaire, très forte. Je peux vous assurer qu’en Arabie il y en a beaucoup des femmes fortes, courageuses, talentueuses et belles. Elle parle de son pays avec une infinie tendresse.

« I don’t feel like I’m a hero… I feel that no woman should be a victim… in any way. A woman should have the ability to choose her own destiny. » Rania Al-Baz

pas grand-chose


Les amis, la routine veut ma peau. Je ne suis pas la seule apparemment à être menacée par elle. Je ne sais pas pour vous, mais, me dire que je ne suis pas la seule, ne me rassure absolument pas.

Toutes ces semaines qui glissent, ces mois qui passent et ces années qui défilent.

Impossible d’arrêter ce tourbillon.

Pourtant, il y a bien ces jours où l’on surfe tranquillement sur ce tourbillon. On a le bon équilibre, le bon moral.  Nous offrons notre plus large sourire aux éléments. Nous sommes au cœur de cette vague avec la parfaite illusion de la maîtriser.

Et puis, il y a les autres jours. Ceux dans le creux de la vague. Ceux où l’on ne respire plus. Ceux où l’on s’enfonce inexorablement dans je ne sais qu’elle profondeur.

Mais, on nous le répète assez ce fameux : c’est la vie. Il est d’ailleurs souvent, suivi, du tout aussi fameux : il y a des jours avec, et des jours sans.

Pourtant, il ne faudrait pas grand-chose pour arrêter ces éléments compresseurs. Il ne faudrait pas grand-chose pour reprendre un peu d’air.

Pas grand-chose comme un café partagé sur un coin de table.

Pas grand-chose comme un petit sourire, un petit mot au coin de la rue.

Pas grand-chose comme une conversation banale à la caisse du super marché.

Pas grand-chose comme cette visite surprise.

Pas grand-chose comme un commentaire sur son dernier article.

Pas grand-chose comme ce bout de gâteau offert par sa voisine.

Pas grand-chose comme ce coup de fil juste pour prendre des nouvelle

Pas grand-chose, c’est déjà largement assez pour arrêter le tourbillon, remplir ses poumons et repartir. Repartir pour un tour. Repartir le cœur plus léger en croyant fermement que l’humain est plus fort que tous ces éléments.

Alors moi les amis, et même si je ne m’appelle ni Amélie, ni Poulain, et même, si je suis dans un pays dans lequel, ne pas croire est un crime, je vous annonce aujourd’hui, que je crois profondément aux pas grands choses.

Et vous, vous y croyez aux pas grands choses ?

 

 

Saint Guilhem le Désert


Je ne vais pas vous la jouer chauvin, je ne m’appelle pas Ingrid de toute façon. Je ne vais pas non plus vous sortir tous les slogans : « fière d’être du Sud »,  mais quand c’est beau, c’est beau. Et, je vais vous le prouver.

Suivez-moi, nous allons visiter Saint Guilhem le Désert.

Mais avant de découvrir ce fabuleux petit village niché au creux de l’Hérault, il vous faudra faire preuve de courage les amis, et, passer sur le pont du Diable.

C’est le moment de vous asseoir autour d’un bon feu de camp, car je vais vous raconter la terrible légende de ce pont.

Au XIe siècle, les villageois décidèrent de construire un pont pour franchir les gorges de l’Hérault. Tous les matins, la population et les moines découvrent avec stupeur, que le travail effectué la veille est totalement détruit.  Guilhem, leur Saint patron, fini par comprendre qu’il s’agit encore d’un sale coup du Diable. Il décida donc, de passer un pacte avec lui. En échange de pouvoir construire un solide pont, Satan recevra la première âme qui le traversera. Comme vous pouvez l’imaginer, une fois terminé, personne ne voulut y passer. Guilhem qui n’était pas à cours de bonnes idées, jeta un os de l’autre côté du pont et un chien fut le premier à traverser. Vous comprenez donc que le diable fut colère d’être ainsi floué, et essaya de détruire le pont, sans succès, tant il était solide. De dépit, il se jeta dans l’Hérault et les villageois y vivent encore de nos jours très heureux.

Sachez que le pont du Diable est l’un des plus vieux ponts médiévaux Français, et, qu’il est classé depuis 1998 au patrimoine mondial de l’Unesco au titre du chemin de Compostelle.

Avant d’arriver à Saint Guilhem le Désert, je vous propose une halte rafraichissante dans la Grotte de la Clamouse. Sa température est toute l’année autour de 16°C/17°C, elle a été découverte en 1945 et, c’est une véritable merveille souterraine. Elle possède une grande variété de formations cristallines. La grotte de la Clamouse est classée Sites scientifiques et pittoresques. Vous voyez les amis que je ne vous emmène pas n’importe où. Mais si vous le voulez bien, refaisons surface et continuons la visite.

Nous arrivons enfin à Saint Guilhem le Désert, qui est répertorié comme un des plus beaux villages de France. Il est aussi classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Saint Guilhem le Désert est une étape spirituelle sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. Ce village est un labyrinthe de petites rues très typiques avec de nombreuses échoppes. Vous trouverez toujours un banc à l’ombre pour faire une pause,  de nombreux points d’eau pour vous rafraichir. Rassurez-vous, vous ne vous perdrez pas longtemps dans ces ruelles et vous aurez vite fait de retrouver la place du village avec son griffe, son abbaye, et, son majestueux platane de 1855. Ne partez surtout pas sans être rentrés dans l’abbaye de Gellone du XIIe siècle.  Vous y découvrirez son orgue, sa crypte et son cloitre.

Saint Guilhem le Désert a une atmosphère particulière. C’est un petit joyau historique niché dans un écrin de verdure, de roche et d’eau. C’est un endroit où le temps s’arrête, où l’on se ressource facilement grâce à la force et à la sérénité  particulière à ce lieu.

Sachez aussi que les amoureux de la randonnée auront de belles balades tout autour

A Saint Guilhem le Désert, il y en a pour tous les goûts, vous ne trouvez pas ?

J’espère que vous avez aimé cette petite ballade. Moi, j’ai pris beaucoup de plaisir à vous présenter cet endroit tout simplement extraordinaire.

 

 

la joie


Je suis revenue des courses en chantant la vie et en la dansant aussi.  Mes Chers Amis,  je suis tombée sur un véritable trésor à l’hyper Panda du coin. Je suis sûre que vous trépignez de curiosité.

Mais, avant de vous raconter cette merveilleuse découverte, laissez-moi vous dire que l’Hyper Panda est imbattable en termes de prix. Vous pouvez acheter 5L d’huile tournesol pour moins de 5 euros et 20kg de riz pour une bouchée de pain. En ce moment pour le prix d’un bidon d’Ariel le second est offert.

Mais, je ne suis pas là pour vous détailler les offres promotionnelles de ce super marché. Revenons-en à mon trésor. Je ne vous parle pas de céréales mais, si cela vous intéresse, vous pouvez toujours lire  40 ans et un frigo vide…

Le trésor trouvé aujourd’hui n’est autre que des stylos Bic. Certains, ne jurent que par Mont-Blanc moi, je suis une adepte du Bic. Mais attention de l’original. Bic, c’est comme le Nutella, c’est inimitable. Pourtant, en désespoir de cause, j’en ai testé des copies. Jamais je n’ai trouvé la même finesse d’écriture, cette légèreté du stylo avec une telle facilité à glisser sur le papier. Je trouve aussi le bleu du Bic profond, classe. Ce stylo est le meilleur ami du gaucher, il ne bave pas. C’est peut-être un détail pour vous, amis droitiers, mais, pour nous ça veut dire beaucoup.

Il y a cette autre fois où je suis rentrée folle de joie. J’étais tombée sur un autre trésor fabuleux : un arrivage de poissons panés Findus. Comme ça sans prévenir. Autant vous dire que je n’ai pas hésité à en charger un maximum dans le bus. Le trajet du retour a quand même était fatal à la chaîne du froid et je n’ai pas pu les remettre au congélateur. Ce petit problème technique n’avait que peu d’importance tant ma joie était grande.

La tribu a été tellement heureuse de voir ces poissons dans leurs assiettes. Nous avons même sorti le citron pour l’occasion. Cela a été un véritable festin.

Les jours suivants ont été moins euphoriques. J’ai même eu droit à quelques remarques du style : « Encore du poisson pané ! », et des : « Si ça continue on va faire du caca rectangle et pané ». C’est le douzième jour que les menaces de dénonciation à la protection de l’enfance se sont précisées.

Ces petites choses me rendent heureuse parce qu’elles sont rares, mais, surtout, parce qu’elles me font voyager dans le temps.

Un bic et hop, je suis en cours  de math avec mes Dr Martens et mon appareil dentaire. J’y mâchouille allégrement le bouchon pour faire passer le temps. Quand le temps est trop long, hop ! Je démonte le stylo et j’en fais une sarbacane, mais sans Francis.

Le poisson pané lui, est synonyme de grande ripaille à la cantine avec les copains. Il fait partie du top trois du menu rêvé avec les frites et le cordon-bleu. Le poisson pané, c’est aussi, les repas du mercredi midi vite avalés, pour partir au volley mais, sans Jeanne et Serge.

Vous comprenez pourquoi les amis, ces trouvailles m’ont mises dans un tel état de joie et d’euphorie. Elles sont bien plus efficaces pour voyager dans le temps que la DeLorean.

Et vous les amis, c’est quoi ces toutes petites choses qui vous font faire un retour direct vers le passé ?

Petite précision cet article n’est pas sponsorisé par Bic, ni par Mont-Blanc, ni par Ariel, ni par Panda, ni par Findus. Je ne suis même pas sure de le sponsoriser moi-même !

trop stressé il est


Hier, j’ai eu le malheur de mettre BFM, j’ai aussi sec appris que Salahm vous savez qui, ne sera plus représenté par ses avocats. Il ne veut pas parler, trop stressé qu’il est dans sa cellule sous haute surveillance.

Alors il ne dira pas ce qu’il a  à dire. Les familles ne connaitront pas sa version des faits.

Quelle version des faits ?

Celle d’un fou qui n’a émis aucun regret, qui n’a aucune pensé pour toutes ses familles ?

Celle d’un fou qui utilise aujourd’hui un système qu’il hait ?

Quelle version des faits pourra changer l’horreur qu’il a soigneusement préparée et commise ?

Je n’aime pas commenter l’actualité, elle  est déjà assez moche comme cela sans avoir à en rajouter. Mais aujourd’hui, je pense à ces familles qui peuvent constater que leur monstre est quand même stressé dans sa cellule à cause de la surveillance dont il faut l’objet.

J’ai allumé BFM et depuis et je trouve que l’on ne tourne pas rond.

 

vous habitez en Arabie ! Ils sont comment les Saoudiens ?


Les Saoudiens vis-à-vis de moi, sont soit indifférents, soit plutôt sympathiques. Ils le sont particulièrement avec les enfants petits, surtout avec les têtes blondes. Il n’était pas rare de trouver les filles dans les bras d’un Saoudien ou avec un bonbon offert.

Les choses se compliquent maintenant que les filles grandissent. Je refuse qu’elles portent l’abaya, mais, je vois le regard de certains hommes.  Les jambes de ma fille ont même choqué une Saoudienne qui me l’a montrée de façon agressive. Nous leur demandons donc, de couvrir leurs jambes à l’extérieur du compound. En clair, le short, c’est pour le compound, dehors, on s’habille.

Les jeunes Saoudiens garçons sont soit très maigres, soit très gros. Les cheveux sont souvent relativement longs à la Mickaël Jackson à son époque de thriller, ou des coupes à la punk. Ils portent des sarouels, hyper pratiques si vous n’avez pas le temps d’aller aux toilettes ou, des jeans slim, plus difficile si vous avez toujours cette envie pressante. Les hommes un peu plus âgés, portent plus facilement une robe longue blanche appelée tawb et un keffieh : un grand foulard en damier blanc et rouge qu’ils plient selon différents  styles sur la tête. Ils le maintiennent à l’aide d’un cercle noir. Certains sont bien rasés, d’autres portent une longue barbe impressionnante.

Concernant le look des femmes, si vous avez lu vous habitez en Arabie ! mon abaya et moi   vous savez qu’elles portent l’uniforme local : l’abaya. Pour faire un résumé sur les habits traditionnels, la femme est en noir de la tête au pied et l’homme en blanc.

Les Saoudiens dans les mall, sur la route et avec moi

Nous rencontrons essentiellement, les Saoudiens dans les mall, il est extrêmement rare qu’un étranger soit invité chez eux et, de surcroît, un étranger non-musulman.

Régulièrement, nous voyons deux saoudiens hommes marcher main dans la main. Non, je ne vais pas vous annoncer que l’Arabie est le paradis pour les homosexuels, loin de là. Cette pratique courante, signifie  que ces deux hommes sont très liés par le sang ou en amitié.

Je vous ai parlé des femmes, des hommes et  les enfants dans tout cela ? Les enfants saoudiens sont gérés par la nounou et l’Ipad. Au restaurant, ils sont souvent attablés à part, avec nounous et tablettes. Le reste de temps ils courent dans les restaurants, font du roller dans les malls, mangent des tonnes de pop-corn, embêtent les serveurs. Les enfants sont rois.

Je compare souvent les Saoudiens aux Américains, ils mangent des quantités énormes de n’importe quoi à n’importe qu’elle heure de la journée. Les pharmacies sont d’ailleurs très bien pourvues en appareil en tout genre pour le diabète.

Nous les côtoyons aussi sur la route. Vous le savez, les routes Saoudiennes ne sont ouvertes qu’à ces Chers Messieurs. Toute cette testostérone sur la route provoque des étincelles.

Les hommes y sont très indisciplinés et agressifs. Il est très difficile de savoir quel est l’âge légal pour avoir le permis. Cela dépend de la situation familiale mais certaines personnes avancent  17 ans comme étant l’âge officiel. Quoi qu’il en soi, il n’est pas rare de voir des jeunes garçons au volant de petit bolide. Le w.end les avenues de la ville se transforment en circuit géant avec excès de vitesse, frein à main, crissements de pneus en cascade. L’essence n’est pas chère et il n’y a aucun loisir pour ces jeunes gens, ils s’amusent donc comme ils peuvent !

Le Saoudien téléphone,  mange, regarde la TV en conduisant. Les enfants eux, font du trampoline sur les sièges arrière ou sont à l’avant sans ceinture. Il n’est pas rare de voir une Saoudienne sur le siège passager avec son nouveau-né dans les bras. Pour nous, ces nouveau-nés sont l’airbag Saoudien.

Si par malheur, vous avez un accrochage avec un Saoudien, même si ce n’est pas de votre faute, vous serez systématiquement en tort. Petite devinette : qui sera en tort entre un occidental et un Népalais ?

Les relations et les conversations avec les Saoudiens restent rares et superficielles. Les seules Saoudiennes avec qui j’ai pu discuter sont celles de mes cours d’Anglais ou, celles qui prennent des cours de Français avec moi. Je n’ai rencontré que des jeunes filles très ouvertes, dynamiques, sympathiques, cultivées et curieuses. De très belles jeunes filles. Vous avez bien compris que ces cours sont strictement féminin.

Concernant les hommes, les quelques échanges ont été toujours très courtois et très succins. Ils sont curieux de savoir de quelle partie de France je viens. Eux, ne connaissent que trois lieux : Paris, Nice et Disney. Mais, c’est surement plus que ce que connaît un Français sur leur Royaume.

Quelques anecdotes sur  mes échanges Saoudiens :

  • Nous visitions le Sri Lanka. Mes filles et moi étions sous un arbre à l’ombre. Nous voyons arriver deux Saoudiennes complétement voilées à la recherche d’un peu de fraîcheur. Elles proposent des bonbons aux filles et, nous nous mettons à discuter naturellement. Ils se trouvent qu’elles habitaient près de chez nous. Une d’entre elles travaillait à l’hôpital dans lequel nous avons nos habitudes. Bref, nous avons passé un bon moment à discuter. Elles me demandent si elles peuvent prendre les filles en photo et nous nous quittons sans même, avoir vu leurs visages. Quelques jours plus tard dans un hôtel, toujours au Sri Lanka, les filles arrivent en me criant que mes copines sont là.  Ces retrouvailles accompagnées de nombreuses accolades ont été grandioses. C’était à la fois drôle, émouvant et si facile de discuter loin des interdits Saoudiens.

 

  • J’étais à la caisse de mon super marché préféré et j’étais à peu près sûre de louper mon bus. J’étais en train de téléphoner à mon taxi, quand un Monsieur Saoudien qui était devant moi me demande de raccrocher. Il m’a ensuite, fait passer, m’a aidé à porter mes courses jusqu’au bus. Grâce à lui, j’ai pu le prendre.

 

  • Et puis, il y aussi ce Monsieur Saoudien qui s’est excusé, car je ne pouvais pas rentrer avec mon fils dans le club de foot. Vous pouvez lire cette aventure : vive le sport. Il s’est retourné et m’a juste dit « I’m sorry » avant de s’éloigner.

Quand je suis frustrée par un interdit quelconque, je me rappelle toujours de ce Monsieur. Les Saoudiens, eux même, sont les premiers à subir tous ces interdits.

Chers Amis, je vous donne ici juste mon ressenti, mes expériences. Juste l’image que je me suis faite des Saoudiens au cours de ces cinq années. Tout cela reste donc très subjectif.

A très bientôt pour de nouvelles aventures…

 

on peut? ou pas?


Je n’ai pas une minute pour souffler. Je ne m’appartiens plus.

Vous la connaissez aussi cette sensation d’être broyée, ballottée par les obligations, par ce quotidien? Je ne vais pas vous faire la liste de toutes ces choses que l’on fait pour son travail, pour ses enfants, pour sa maison. Je ne vais pas vous les décrire ces éternels recommencements qui donnent l’impression que notre vie ressemble à une immense chaîne d’usine avec ces tâches qui se répètent à l’infini. Elle est si longue cette liste, si rébarbative.

Et puis, il y a toujours quelqu’un pour vous dire que c’est la vie. Un philosophe dans votre entourage qui vous dira que ces moments, vous finirez par les regretter. Le positif de service qui vous fera remarquer, que vous n’avez pas à vous plaindre vous êtes en bonne santé, votre tribu aussi, vous avez un toit et un frigo plein.

Même BFM vous répète en boucle et en images que vous n’avez pas le droit de vous apitoyer.

Alors sans se plaindre, nous maman, femme, qui avons tout pour être heureuse, est-ce que nous avons le droit parfois d’être juste lasse sans commettre un crime ?

D’être par moment désespérées, d’avoir envie de baisser les bras sans être envahies de culpabilité ?

D’avoir juste envie de tremper ses chips au fromage dans le nutella et de passer la journée vautrées sur le canapé devant l’intégrale de Grey’s anatomy ?

D’avoir envie de foncer dans cette fusée et de se retrouver en orbite une paire d’heures dans le calme de l’infini ?

D’avoir envie de s’échouer sur cette île presque déserte mais, quand même bien pourvue en transats, mojitos, sushis, pâtisseries et de se prélasser quelques jours sur ce transat, juste à côté de son amie, elle aussi échouée par hasard sur la même île presque déserte ?

Sans se plaindre est-ce que l’on peut ça ?

Vous en pensez quoi les amis, on peut ou pas ?