Il était une fois le shopping et les enfants


Pour nous la rentrée n’est que le 18 septembre. Les enfants sont H24 à la maison sans les copains qui ont repris l’école. On a donc plein de temps libre, et la tribu déborde d’imagination pour s’occuper. Ils n’ont que de bonnes idées du style  « et si on allait faire les boutiques ?? ». En voilà une idée qu’elle est bonne comme idée !  Là, les problèmes commencent et, une journée qui a si bien commencé, peut virer au cauchemar en une fraction de seconde.

Chez Lush. L’endroit où mes filles deviennent hystériques. Elles touchent à tout, partent dans tous les coins faire des essais. Les savons sentent bons, pétillent, moussent, se colorent. Comble du bonheur certains sont comme de la pâte à modeler ! Si ! Vous vous rendez compte ?! C’est magnifique ! Mais si ! Après un temps que je ne saurais déterminer je retrouve mes filles avec un panier plein de trucs colorés supers et méga indispensables. La vendeuse m’encourage au moment du paiement en me disant :

  • Qu’elles sont trop mignonnes (mes filles, même pas moi),
  • qu’elles ont fait un excellent choix (elles sont mignonnes et intelligentes),
  • qu’avec ce qu’elles ont choisi elles en ont au moins pour une vie entière. (elles sont mignonnes, intelligentes et économes).

Moi,  je suis juste la cruche qui se concentre pour prendre un air détaché en composant toute tremblante mon numéro de CB. Cruche, qui doit aussi faire abstraction de mes petites génies en pleine négociation pour avoir chacune leur propre sac. On peut être mignonnes, intelligentes, économes mais pas partageuses.

Autre bonheur, autre endroit : Les bonbons au kg. Ok ! On en prend un peu, juste un peu. C’est cher. On le sait. On s’est déjà fait avoir et on a déjà  juré et craché que l’on ne nous y prendrait plus.  Mais fort de notre expérience et, partant du principe que trois enfants avertis en valent six on y retourne. Cette fois on fait attention. Le sac est presque vide, tout léger. Tout semble sous contrôle et je suis fière de mes enfants. C’est quand même pleine d’angoisse que je me dirige vers la balance. Ce presque vide m’oblige à envoyer un message de détresse en urgence à Cetelem. Cette fois promis, juré, craché, croix de bois c’était la dernière ! Et pour finir par entendre « sont meilleurs les haribos » ! C’est pas comme si je leur avais dit !

Il y a aussi ces moments de détente qui nous poussent inexorablement vers le magasin de sport. « Et si on y rentrait, juste pour voir ? » me dit-il en m’entrainant si gentiment par la main. Une telle complicité, une telle tendresse entre une mère et son fils, c’est si beau ! A mon bonheur je ne sens pas que le piège s’est déjà refermé sur moi. « Le juste pour voir » se transforme en « j’ai vraiment besoin de nouvelles baskets » et «  si tu es une bonne mère, tu as bien dû voir combien les miennes sont usées ! » Soyons claires sur la signification du mot « usé ». Pour l’ado cela veut dire « il m’en faut d’autres et de suite».  Vous êtes d’accord que l’on ne peut pas laisser son petit avec une paire de basket usées ? Bref, ce « juste pour voir » vous coûte l’hypothétique treizième mois que vous pourriez avoir si le travail de maman était rémunéré.

Il y a le summum : La fête foraine. Là on sait que l’on va douiller. Il faut impérativement au préalable,   téléphoner à son cher banquier pour lui demander de mettre la maison sous hypothèque. Je vous assure que c’est un minimum de précaution à prendre. Pour plus de clarté, je vais vous expliquer en chiffre.  A coup de 5 euros le tour de manège d’une durée moyenne de 30 secondes avec trois enfants je vous laisse calculer le coût à l’heure. La seule planche de salut reste la file d’attente. Les jours de chance ils peuvent attendre jusqu’à 5 minutes avant de commencer. Mais cela reste trop incertain. Il faut donc se préparer psychologiquement à refuser cette sortie et, avoir de bonnes excuses sous le coude :

  • « il y a trop de vent et c’est hyper dangereux de faire du manège ils l’ont dit à la TV »,
  • « un manège s’est décroché tuant tous les passagers et je tiens trop à vous pour vous voir finir comme ça ».

Sauf que maintenant ils vérifient sur yahoo mes scoops. La confiance règne.

Bref vivement l’école. Bonne rentrée à tout vos loulous les amies.

10 commentaires sur « Il était une fois le shopping et les enfants »

  1. je rigole et pleure en même temps ….
    j’ai droit à LUSH dés qu’on va à MONTPELLIER et on y va trop souvent à mon goût. On a d’ailleurs une succursale de LUSH / SEPHORA / MARIONNAUD / MAC … dans la salle de bain de l’adoléchiante,
    J’ai trouvé la parade, elle prend son argent de poche pour se payer les cosmétiques, moi je paie les fringues et chaussures !!!!!
    Bon courage à toi, je suis bien contente de n’en avoir qu’une au final !!!

    Aimé par 1 personne

  2. Si tu savais comme je compatie. Les miennes sont encore petites mais déjà je sais que certains rayons, sont a éviter. L’autre fois je les emmènent chez clair’s, et là grave erreur, j’ai du céder aux nattes fictives de la reine des neiges…11 euros chaque….ca fait cher la moumoute lol.

    Aimé par 1 personne

Laissez moi un petit mot...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s