j’peux pas, j’ai paddle


Il était une fois, un moment magique d’harmonie et de détente. Vous savez ce genre de moment où tout est à sa place dans l’univers et, où l’on se sent si bien. Avec mes un peut plus de quarante ans, je viens de vivre un de ces moments.

Figurez-vous que je l’ai vécu grâce à une initiation au paddle. Vous allez me dire qu’il était temps et, que j’ai à peu près cinq ans de retard. Vous avez raison, mais, j’ai des excuses, et des bonnes : j’ai trois enfants et je vis en Arabie. Vous voyez qu’elles sont bonnes mes excuses.

Il faut que je vous précise aussi, que le moment choisi était tout simplement parfait. C’était une belle fin d’après-midi. Le moment où la lumière se pare de mille feux, où la nature se prépare pour la nuit.

J’ai donc découvert le paddle et ce fut magique. Magique de marcher sur le rasoir de l’eau comme Jésus. En réalité, il s’agit plutôt, de glisser sur l’eau au rythme du clapotis de la pagaie. Cette impression de grandeur, d’être maitre des éléments est formidable.

Quand je tournais la tête à gauche je pouvais entendre les enfants et leurs copains rigoler et s’amuser. A droite le paysage fabuleux du lac du Salagou n’attendait que moi. C’est donc vers lui que je me suis dirigée, sous les recommandations du moniteur de ne pas trop m’éloigner. Recommandations, teintées d’une note d’angoisse de se retrouver seul, avec une bande d’excités.

Le Lac a vite balayé mes remords et toute en légèreté je suis allée de crique en crique. Le lac du Salagou c’est la couleur rouge de la terre avec le vert de la garrigue et des vignes. C’est une brise qui vous transporte un mélange d’odeur de vase, de thym, de romarin, de terre chaude. C’est le chant des cigales et des grillons. En cette fin d’après-midi la nature m’a offert des teintes de couleurs fantastiques qui évoluaient avec le coucher du soleil. J’ai vécu un moment hors du temps, hors du quotidien. J’étais libre et heureuse.

Seule ma conscience et mon instinct de mère ont fini par me donner la force de rentrer sur la terre ferme. J’y ai retrouvé des enfants riants et très occupés à chercher des crevettes sous les cailloux et dans les algues. Des vraies crevettes pas des pokémons ! J’y ai retrouvé un moniteur éreinté et heureux de me revoir.

Galvanisée par ce gout de liberté, j’ai réservé pour le jeudi suivant. Maintenant vous savez les amies que le jeudi j’peux pas : j’ai paddle.

Et vous les amies c’était quoi votre dernier moment d’harmonie et de bonheur ?

25 commentaires sur « j’peux pas, j’ai paddle »

  1. Bonjour, je découvre ton blog et me suis régalée à le parcourir. Je suis très intéressée par le mode de vie dans le pays où tu es actuellement, pouvons-nous échanger ? J’aimerais découvrir ce pays et mieux le comprendre. Si cela t’est possible, naturellement.

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Yanne. Merci beaucoup pour ton gentil message. Je suis très heureuse de ton intérêt pour l’Arabie Saoudite qui est un pays qui mérite d’être connu. Ce sera donc un vrai plaisir d’échanger avec toi. A très bientôt

      J'aime

  2. Génial ! Ça donne envie ! Mon dernier moment d’harmonie et de bonheur, euh… Bonne question, tiens ! Je crois que le bonheur c’est tous les jours depuis 6 ans que j’ai des enfants, mais ça colle pas trop avec la paix et l’harmonie 🙂 Joker, donc , je vais laisser mes enfants grandir d’abord !

    Aimé par 2 people

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