Comment on se dit au revoir


Avez-vous déjà eu à faire quelque chose que vous rejetez ? Quelque chose qui vous fait peur, mais qui est inéluctable ? Pour moi, l’échéance approche et, je ne suis pas prête.

En expatriation, tout comme dans la vie, il y a  des personnes qui partent comme elles sont arrivées. Et puis il y a les autres. Celles qui deviennent la famille. Dans un pays cloitré, comme l’Arabie Saoudite ces personnes-là deviennent le repère.

Comment on se dit au revoir ?

C’est la question que l’on se pose avec ma voisine. C’est ma voisine, car elle habite en face, mais elle est bien plus que cela. Je commence ma journée avec elle (voir 40 ans et ses petits riens) et, je la termine avec elle aussi. Je rentre sans frapper chez elle. Elle rentre chez moi  comme dans un moulin. Mes enfants, sont chez eux, chez elle. Les siens, sont chez eux, chez moi. Quand j’ai un problème, c’est chez elle que je vais. Quand je n’en ai pas, j’y vais aussi.

Comment on se dit au revoir ?

Quand on partage le sucre, nos coups de gueule, des gaufres, nos galères Saoudiennes, du Perrier, des rires, des nems, … Et puis tous ces moments à parler. On parle à deux, et, à quatre durant le W.End. Bien que son Normand de mari ait un humour plus que douteux, bien que mon Breton de mari ait un esprit contradictoire, tout le monde attend ces réunions. Elles sont devenues notre oxygène et nous éviteront, certainement, quelques séances douloureuses chez le psy.

Comment on se dit au revoir ?

Quand les enfants sont à l’image des grands, unis comme les doigts de la main. Dès qu’ils ont un moment de libre, ils le passent ensemble Dès qu’ils peuvent dormir ensemble, ils le font. Ils vont d’une maison à l’autre, naturellement, en sachant qu’ils trouveront à boire, à manger et quelqu’un pour eux. Comment leur dire au revoir quand on les a vu grandir, quand on a autant ri avec eux, quand on a été autant fier de leur victoire ?

Comment on se dit au revoir ?

Quand on a partagé tant de moments simples, uniques et vrais.

Je sais que les au revoir font, partie intégrante de la vie d’expatriés. Je le sais, j’ai signé. Je sais que l’on va se revoir… de temps en temps. Je sais que l’on va se parler … virtuellement.

Ce moment tant redouté est là pour de bon, pour forever. Mais, maintenant je ne sais pas comment dire ni comment faire. Je me sens totalement démunie.

Vous feriez comment à ma place ?

 

Mon sommeil t’es où?


Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais, pour moi, il n’y a rien de pire que le manque de sommeil. Je ne suis pourtant pas une grosse dormeuse ni une adepte de la grasse matinée, mais, quand je n’ai pas mon quota, mon monde s’écroule.

Quand mes enfants étaient bébés, j’étais certainement programmée voir super hormonée, car, je travaillais normalement, j’avais une vie sociale et j’avais des conversations à peu prés cohérentes.

Mais ça, c’était avant.

Ma fille a été récemment malade, rien de très grave mais, elle n’a pas dormi pendant 3 nuits ou très peu.  Par ricochet je n’ai pas bien dormi non plus, ou, très peu. Ce qui est tout à fait normal, je suis sa maman.

Cette traversée désertiquo-sommeillique a provoqué chez moi, de nombreux troubles :

Troubles physiques :  J’ai des cernes jusqu’au cou, le teint jaunasso-blafard. Je ne vous parle pas de mes cheveux ternes et de ma langue qui commence à se parer de teintes verdâtres… Je peux postuler pour un premier rôle de zombie dans Walking Dead. Grâce à moi, la production fera des économies de maquillage.

Troubles intellectuels : J’ai la mémoire d’un poisson rouge, je suis un poil agressive et un zeste paranoïaque. Quand mon fils me parle je dis « oui ». Quand il me regarde en suite, d’un air mi-étonné, mi-catastrophé, accompagné d’un : « t’es sure !? ». Je lui rétorque : «  En fait c’était oui il y a deux secondes mais maintenant c’est non. ». Je suis pas sure que le message soit super clair.

Perte de l’estime de soi : Me rendre compte que trois petites nuits suffisent à me mettre à genoux. Le linge déborde, les fourmis ont conquis le territoire et, même les enfants, saturent des pâtes au beurre. Je comprends donc, que mon niveau de résistance est atteint, et, que la seule chose qui me fait encore tenir c’est  mon pot de Nutella l’amour de mes enfants.

De plus, ma voisine m’a vu affalée sur le canapé,à trois heures de l’après midi, en train de ronfler comme… Où ai-je la tête ? Les filles ne ronflent pas ! Elles respirent un peu bruyamment. Bref, elle m’a vu. J’ai aussi surpris le regard perplexe de mes filles quand, j’ai bondi sans raison apparente, en criant : j’ai la pêche, j’ai la banane, j’ai la frite, j’ai la patate… Alors que Tante Becky (pour en savoir plus sur cette fameuse tatie allez voir La fête à la maison) était en train d’accoucher des jumeaux.

Bref, j’ai 40 ans et trois nuits blanches arrivent à m’achever, qu’elle tristesse !

Et vous, de votre coté, vous le vivez comment le manque de sommeil ? Vous avez des secrets pour le combattre ?

 

Petite précision de grande importance :

C’est normal d’être là quand nos enfants ont besoin de nous. Il n’y a pas de quoi en faire un article ou, juste un petit et juste pour rigoler. On est là pour épauler nos enfants le jour, la nuit, toute la vie. J’ai de la chance, c’était juste trois nuits, trois petites nuits et j’ai retrouvé ma fille avec son sourire, son énergie, sa joie de vivre et son caractère. Je pense à toutes ces mamans qui accompagnent leurs enfants dans la maladie. Ces mamans qui soulagent, qui consolent, qui calment, qui se battent, qui écoutent, qui subissent la douleur de leurs enfants. A toutes ces héroïnes de l’ombre que j’admire.

Ma maman Europe


Ma maman Europe a perdu de vue ses enfants. Elle est certainement trop occupée à parler avec les grands qu’elle ne nous écoute plus. C’est si dur pour elle, qu’elle nous étouffe. Ma maman Europe a tellement de soucis et a tellement de gros problèmes qu’on n’arrive pas à lui parler. Quand elle nous parle de toute façon on comprend rien, et c’est toujours pour gronder. Alors, il y a des frères et des sœurs qui veulent fuguer et d’autres qui l’ont fait.

Ma maman Europe je l’aime. Je la vois forte, ouverte, bienveillante, accueillante, honnête et respectueuse envers ses enfants.

J’espère que ma maman Europe a compris le message et qu’elle va nous écouter, qu’elle va nous prouver qu’on peut toujours avoir confiance en elle. Qu’elle est là pour nous et pas contre nous. Quelle arrête de nous faire peur aussi avec ses dettes, ses directives et ses frontières. J’espère que maman Europe va dire aux grands d’arrêter de nous embêter.

Tout ce qu’on veut, nous, c’est travailler et s’amuser ensemble, échanger, voyager, découvrir, être respecté et aimé pour ce que nous sommes.

Maman Europe on te promet qu’on va essayer d’arrêter de se disputer entre frères et sœurs et qu’on va essayer de s’entendre et de se comprendre. On a besoin de toi.

Ma maman Europe, je te fais de gros bisous à toi et à mes frères et sœurs.

Vous la voyez comment l’Europe vous ?

 

 

J’ai fait l’Iftar


En Arabie Saoudite, nous ne mangeons jamais ensemble.  Dans les restaurants, les hommes ont une salle pour eux  seuls et, les familles se retrouvent dans une autre. L’entrée principale est réservée à ces messieurs, les familles se voient attribuer une modeste porte sur le coté du restaurent. A l’intérieur, les salles sont à l’image des entrées, grandes et ajourées pour les hommes, fermées pour les familles.

Les parties familles sont donc, cloisonnées par table, ce qui n’arrange pas ma claustrophobie. Chaque famille mange derrière un paravent pour que Madame puisse découvrir son visage et, profiter du repas sans être vue. Le serveur  doit s’annoncer et attendre que Madame se recouvre pour servir. Vous comprendrez donc que les occasions de manger ensemble sont extrêmement rares.

L’Iftar en est une. L’iftar est le repas que font les musulmans pour casser le jeûne pendant le Ramadan.

Nous avons fait  l’Iftar au Méridien hôtel. Les salles et les tables sont magnifiquement décorées, le buffet grandiose et tout le monde mange ensemble. N’oublions pas l’importance dans chaque famille  de l’Ipad, un par enfant, et, d’une bonne par enfant souvent aussi !

 

Iftar en arabie saoudite
Kabsa

Il n’y a pas de cuisine traditionnelle en Arabie Saoudite mise à part la Kabsa à base de riz, de mouton et d’épices. Le buffet se compose donc, principalement, de plats Libanais et bien sûr, de l’inévitable bar à Sushis.

Il faut attendre le coucher du soleil pour pouvoir profiter du buffet. Les Saoudiens ont tendance à se servir très copieusement et à laisser la moitié de leur assiette. Les repas sont rapides, surtout pour des Français comme nous ! Ils mangent de bon cœur, ce qui se comprend après une journée de jeûne, et, la salle se vide aussi vite qu’elle s’est remplie. Seuls quelques expats font durer le repas.

Nous pouvons échanger quelques regards, quelques sourires voir même quelques mots. Certaines Saoudiennes retirent le voile qui leur cache le visage, d’autres le gardent et le soulèvent délicatement à chaque bouchée. J’avoue que cette danse m’a longtemps captivée à mon arrivée. Les Saoudiens sont adorables avec les enfants et ne perdent jamais une occasion de les aider ou de leur toucher le crane.

La société Saoudienne est très fermée et nous n’avons que très peu de contacts avec eux. En cinq ans de Royaume, je peux compter sur les doigts d’une main mes échanges avec un Saoudien. Voilà pourquoi j’apprécie particulièrement ce genre d’occasion.

Dans les lieux publics, les photos ne sont pas appréciées voir souvent interdites, mais en voici, tout de même, rien que pour vous .

A bientôt les amies…

C’est quoi déja l’intimité?


Ceci est un SOS d’une maman en détresse. J’ai  besoin de vos conseils sur un point : celui du respect de l’intimité. J’ai la chance et le bonheur d’être maman d’un 13 ans et de deux 8 ans et, malgré un nombre incalculable de tentatives, je n’y arrive pas.

Je vous relate dans un premier temps quelques faits pour que vous puissiez  bien cerner le problème. Attention, certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes :

  • Scène n°1 sous la douche : Je chante mélodieusement Red Rain de Peter Gabriel sous un jet d’eau tiède, quand, la porte s’ouvre brutalement, comme si El NiÑo en personne, voulait profiter de ce jet d’eau tiède. La question existentielle qui ne peut pas attendre est : « Je suis bien habillée ? »
  • Scène n°2 la pause caca : Pour éviter une occlusion intestinale, de temps en temps il faut y aller, et bien là, paf ! La porte s’ouvre à toute volée comme si  la fin du monde était là. La question impérieuse et super urgente du moment est : «  Y a quoi pour manger ? »
  • Scène n°3  au téléphone : J’écoute attentivement la conversation captivante de ma voisine, quand, par surprise, on hurle dans mon oreille libre : « Ils sont où mes protèges tibia d’Arsenal ? »

J’ai pourtant essayé plusieurs méthodes, qui se sont toutes soldées par des échecs :

  • La communication : Ils me répondent qu’ils comprennent mais qu’ils n’y peuvent rien. C’est plus fort qu’eux. Il me faudrait peut-être un désenvoûteur.
  • Le chantage : Je fais comme eux, mais eux, sont très à l’aise. Ils profitent de l’occasion pour me raconter leurs histoires et une fois sur deux je me retrouve à essuyer des fesses. Ce n’est donc pas le bon plan.
  • La pitié : Je leur explique que quand ils déboulent à l’improviste j’ai le cœur qui s’emballe et qu’à mon âge c’est dangereux. Mon rythme cardiaque n’a pas d’impact non plus.

Vous allez me demander pourquoi je ne ferme pas la porte de l’intérieur ? Il n’y a pas de verrou et, ce n’est pas toujours possible, d’anticiper et d’attacher une chaine et un cadenas à chaque fois. Particulièrement quand il faut aller au WC… Je pourrai essayer de les attacher avec la chaine et le cadenas mais ils se débattent, ils sont plus nombreux que moi et je suis contre la violence.

Si vous arrivez à avoir quelques minutes d’intimité, dites-moi comment vous faites, s’il vous plait !

Aujourd’hui c’est fête !


Je vous propose une charade avec un cadeau pour les deux premières bonnes réponses. Concentrez-vous…

Mon premier : Sa place préférée c’est le côté droit du canapé, les pieds sur la table basse, avec la télécommande dans une  main, l’Ipad dans l’autre, un Kinder Maxi dans l’autre et un verre de Perrier (Arabie Saoudite oblige) dans l’autre. Je sais ça fait beaucoup de mains.

Mon second : Est, dans la cuisine, comme Superman au contact de la kryptonite. Il y perd, entre autre, son fameux pouvoir d’orientation. Dans cette pièce, impossible pour lui de retrouver l’emplacement de l’huile d’olive, qui n’a pourtant pas changé depuis les deux dernières années. La cuisine est, aussi, un lieu magique et mystérieux : les aliments s’y transforment en plats par enchantement, la vaisselle sale devient propre miraculeusement,… que de mystères pour un héros d’ordinaire si cartésien.

Mon troisième : Est l’enfant de plus de la maison. Il a souvent des idées loufoques et souvent onéreuses et souvent inutiles. C’est le meilleur allié des enfants contre maman. Il est ok pour manger équilibré mais les épinards faut pas pousser quand même !

Mon Tout : Est bien plus que cette caricature drôle ridicule que je viens de faire. Il est fondamental dans l’éducation et le développement de l’enfant (mais ça Françoise vous le dira mieux que moi). Mais il est plus que ça encore. Il représente la force, la sensibilité, l’écoute, l’autorité, la gaité, l’équilibre pour sa famille.

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Et moi il ne me reste qu’à leur souhaiter une bonne fête à tous et surtout au mien.

 

Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire !


En Arabie Saoudite il n’y a rien à faire à part… les anniversaires ! Oubliez le gâteau au yaourt et les huit copains dans le salon. Ici,  chaque anniversaire s’apparente à un mariage par le nombre d’invités, les décorations, le buffet, le gâteau et les animations.

Après avoir déposé notre cadeau sur la pile de cadeaux, nous pénétrons dans la salle toute rose, et, c’est à cet instant précis que ma fille me dit : « mamaaaan je veux que tu restes».

J’ai donc deux options :

  1.  Je rentre avec ma fille sous le bras et je culpabilise le reste de l’après-midi en compagnie d’une petite triste,
  2. Je reste et je passe l’après-midi à sourire et à regarder l’heure toutes les deux secondes.

Je choisi l’option numéro deux.

Je commence par prendre le numéro de téléphone de la copine de ma fille, qui a eu l’immense chance, ELLE, d’avoir un Iphone pour ses 8 ans. ELLE ! Je constate avec effroi que je n’ai que 45% de batterie sur le mien !

J’enchaîne en tant que spectatrice, sur une séance de maquillage. Toutes les petites filles en ressortent en version pétasse de luxe, pour ne pas employer un autre mot.

Mon téléphone m’indique que je suis à 38% mais je reste sagement assise, le sourire aux lèvres et, avec un jus de mangue hyper sucré. Pendant ce temps, les animatrices proposent des divertissements de qualité. Comme, par exemple, le fameux jeu ou l’on s’enfourne une énorme poignée de marshmallow en hurlant : «  Happy Birthday Hana » Pardon, je ne vous ai pas dit, c’est l’anniversaire d’Hana. Les Happy Birthday s’enchaînent donc, sous d’énormes postillons sucrés et de I’m a Barbie Girl.

Plus que 22%, je suis en mode économie et je fais une croix sur ma partie de Kandy Crush. Je n’étais pas encore sevrée à l’époque (voir Une ancienne accro). Comble de l’horreur je ne peux pas, non plus, répondre aux WhatsApp de ma voisine. Bref, le temps s’étire.

On atteint l’apothéose quand, l’animatrice, lance un tas de cartes de crédit au sol. La règle est simple : celle qui en ramasse le plus, gagne. Voilà une bonne préparation pour le futur.

J’utilise mes derniers 10% de batterie pour envoyer des messages de menace détresse au Chef de meute. Je lui rappelle gentiment, que, si il arrive en retard, je commence par lui arracher un œil avant de passer à autre chose…

Après s’être goinfrées de pizzas, de pop-corn et de bonbons en tout genre, il est l’heure de dévorer un sac à main gigantissime avec téléphone, bâtons de rouge à lèvre, mascara,… On y chante autour, joyeux anniversaire Hana, en Anglais, en Arabe et en Français. Les bougies s’éteignent et moi avec.

A 5% mon téléphone sonne. Le Chef de meute est là ! Je remercie la maman et m’excuse en même temps de partir si vite. Je souhaite Happy birthday, sans marshmallows, à Hana et, je m’échappe. Je me retrouve libre,  avec une partie du sac à main dans une assiette, mais, sans le vernis à ongles, que m’a fille rêvait de manger. J’ai aussi le très précieux goodies bag (cadeaux de retour offerts à chaque invité et, sans lequel, aucun enfant ne quittera un anniversaire) et une fille qui râle car c’était top super et on part vraiment trop tôt !

Avec mes 0% de batterie, j’ai compris que cet anniversaire ce n’était pas juste cette vision égoïste d’une maman qui avait d’autres projets. A cet anniversaire, j’ai vu des petites filles de pleins de nationalités différentes jouer, rire, danser, partager. J’y ai vu ma fille heureuse.

Merci donc, sincèrement à la maman de Hana et à toutes les mamans. Elles passent un temps incroyable et dépensent une énergie formidable à organiser des fêtes dans un pays, où, ce n’est pas souvent que l’on peut pour rire ensemble.

Il était comment votre dernier anniversaire ?

Le prénom de la petite fille a été changé – Toutes ressemblances avec des personnages réels ne peut-être que fortuite ( j’ai toujours voulu écrire cette phrase).

Vous trouverez ci-dessous, un échantillon en image, des anniversaires de mes enfants où, des mamans ont dû, aussi, y mourir d’ennui.ellea40ansanniv1.jpeg

 

 

 

 

Le jour où j’ai commencé à dire NON


Je ne sais pas si c’est pareil pour vous mais je suis programmée. Programmée à être polie, à faire plaisir, à rentrer dans le moule. Donc, je dis facilement OUI. Enfin, jusqu’à présent car j’ai décidé de déprogrammer des années et des années d’habitudes et d’éducation. J’ai décidé de dire NON ! Voici ma méthode pour y arriver.

Tout d’abord Pourquoi  NON ?

Quand je dis oui pour faire plaisir ou par facilité je me retrouve dans une situation où je rêve d’être ailleurs où je me sens frustrée, où je ne donne pas le meilleur de moi-même. J’ai du mal à sourire, je perds mon entrain, je n’arrive pas à me concentrer.  La personne avec qui je suis, finira pas le ressentir et, risque de culpabiliser. Bref, toutes les cartes sont là pour que ce moment tourne au fiasco. Le sentiment partagé avec la personne est celui de la frustration, du regret. La question que l’on se pose c’est : « pourquoi j’ai dit oui ?! » La question que l’autre se pose c’est «  pourquoi je lui ai demandé ? »

Dire NON C’est sortir de notre zone de confort et de nos habitudes. Apprendre à dire NON c’est donner de la valeur au oui.

C’est prendre des décisions, c’est définir les limites. C’est agir dans l’intérêt de tous. Il y a tellement de moments où l’on se doit de rester passive, ou l’on se laisse guider par les obligations. Profitons donc des situations où l’on peut prendre ses propres décisions !

Dire NON c’est le meilleur moyen d’augmenter son pouvoir et de renforcer son estime de soi.

 

Comment dire NON ?

  • Petit à petit : Commencez par des petits NON qui ne portent pas à conséquences. Dites NON à vos proches. Ils vous aiment et accepteront plus facilement vos premiers NON hésitants.
  • Entraînez-vous devant un miroir. Mais attendez bien d’être seule ! Visualisez la personne et dites-lui NON en regardant le miroir droit dans les yeux. Gardez un visage ouvert et souriant. Dire NON ne fait pas de vous un monstre.
  • Pour un NON important et si vous ne vous sentez pas prête, prenez un bonus temps : « Je te le dis tout à l’heure. », « Je vais vérifier » ou « je vais voir avec mon chéri si on est dispo », … Ne soyez pas trop longue à donner votre NON : plus on attend plus c’est dur.
  • Si vous êtes réellement ennuyée de refuser proposez une solution alternative : « est-ce que l’on peut le faire la semaine prochaine ? », « est-ce que cela peut attendre… ? »

Mais concrètement comment dire NON ?

  1. Pour commencer dites : NON. Clairement dès le début.
  2. Continuer avec de l’empathie : « Je te remercie d’avoir pensé à moi », « Je suis ennuyée de ne pas pouvoir »,…
  3. Consolider son NON avec Mais : « je ne peux pas », « je ne me sens pas », « je ne pense pas être la bonne personne en ce moment ». Attention ne vous justifier pas ! Soyez concise, claire et honnête.

Je file les amies, j’ai encore quelques NON à dire à mon miroir.

Bref j’ai 40 ans, j’ai envie d’agrandir mon horizon en apprenant à dire NON.

Vous arrivez facilement à dire NON ? « C’est quoi votre technique pour dire NON ? »orlando

La fête à la maison


Vous vous souvenez d’oncle Jessie et de sa coupe de cheveux légendaire ? Mais si ! Il vous faisait craquer avec ses airs de rebelle-sensible.  Et si je vous parle d’oncle Joe, le comique de service ? De Danny et bien sûr de ses trois adorables filles DJ, Stéphanie (magnifique prénom) et Michelle ?

Mais oui la fête à la maison !!! Et bien, tout le monde a vieillit grandit, a eu des enfants et c’est La fête à la maison, 20 ans après. Je sais ce n’est pas un scoop. La série n’est pas des plus nouvelles mais, en ce moment, je baigne dedans ! A part Michelle restée à N.York, toutes les filles habitent la maison familiale avec enfants, et Kimmy Gibler. Ex-maris, petits amis, copains et oncles y passent régulièrement. On retrouve l’ambiance de celle de notre enfance avec beaucoup de flash-back et d’allusions. Elle est moderne, ça bouge, ça danse… et elle n’a que 18 épisodes. Bref, j’ai bien aimé la regarder avec mes filles et avec un brin de nostalgie.

fetealamaison
la famille en complet !

Nostalgie que je suis en train de payer cher. Les filles ont voulu voir la vieille première série. Résultat, elles sont devenues complètement accros et je me tape en boucle les histoires d’oncle Jess amoureux de  Becky (Rebecca), Michelle qui apprend la propreté, DJ avec ses premiers émois et Stéphanie (quel beau prénom) qui fait tourner son petit amoureux en bourrique. Tout cela pimenté par les aller venues de Kimmy.

Je me retrouve donc, au milieu de ce tourbillon, complètement consternée :

Est-ce que dans la vraie vie on était habillé comme ça ?  De notre plein grès je veux dire.

Est-ce qu’un jour des gens ont eu la même coupe de cheveux pour travailler, pour sortir ? Enfin dans la vraie vie et sans avoir une envie de meurtre ?

Est-ce que porter un pull bariolé et difforme n’était pas lié à un pari perdu ?

 

Au milieu de toutes ces interrogations, j’ai quand même eu la présence d’esprits, de dire aux filles qu’à cette époque, les enfants vivaient sans YouTube ni Musical.ly. Je sais, c’est un peu rude de l’annoncer comme ça. Chacun son tour d’être consterné !

Heureusement, nous avons 192 épisodes pour nous remettre de nos émotions.

Des citations pour se recentrer


Vous l’avez vécue vous aussi, cette période où l’on tourne en rond ? Où l’on commence une multitude de choses et que l’on ne finit pas ?

Comme vous le savez, c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures confitures. Alors voici, quelques conseils, venus de tous les âges, pour nous aider à sortir de cet engrenage :

  • « Les obstacles sont ces choses épouvantables que vous pouvez voir quand vous détournez les yeux de vos objectifs » 

Ma résolution : Faire une to do List : bien noter mes priorités de la semaine et ne rien rajouter en cours. Commencer la journée en la relisant et en barrant ce qui a été fait la veille. Je vais aussi, mieux gérer mes obligations, mes invitations, mes rendez-vous.  Quitte à en refuser ou à programmer à plus tard !

Organisez-vous. N’ayez pas peur de dire non. Mettez vos objectifs en post-it sur votre miroir,…, des alarmes sur votre téléphone, … Gardez bien toujours vos objectifs en tête.

« Les objectifs que tu te fixes t’aident à surmonter des problèmes provisoires. »

 

  • « Interrompt pour un temps, par un plaisir utile, Le soin d’un travail assidu ; L’esprit par ce repos, plus libre et plus tranquille, Saura mettre à profit ce qu’il aura perdu. »

Ma résolution : M’offrir de vraies pauses ! Des pauses positives qui me font plaisir. Identifiez d’urgence vos pauses nocives et éliminez-les ! (voir Une ancienne accro)

Offrez-vous de la détente, des moments qui vous tirent vers le haut, qui vous inspirent.

« Le bonheur et le repos résultent l’un de l’autre, et ne sont, pour ainsi dire, qu’une même chose ; mais il ne faut pas confondre le repos et l’inaction. »

 

  • « La vie n’est pas facile pour aucun de nous. Il faut avoir de la persévérance, et surtout de la confiance en soi. Il faut croire que l’on est doué pour quelque chose et cette chose il faut l’atteindre coûte que coûte. »

Ma résolution : Rester positive et ne pas me laisser gagner par le stress du « je n’y arriverai jaaaaaamais ! Je vais arrêter de me lamenter à la moindre difficulté ou, au moindre contretemps.

L’optimisme n’est pas inné, il se cultive, se travaille. Ne laissez pas le votre se faner. A vous de jouer !

« Ce qui est à l’origine du stress, ce n’est pas la situation dans laquelle on se trouve, mais ce sont les pensées négatives »

 

  • « Remets-toi à ces trois médecins : la gaité, le repos et une bonne diète ».

Ma résolution : Suivre à la lettre ce proverbe Médiéval en y ajoutant un peu de sport.

Il est important de ne pas négliger ces basiques : bien dormir, bien manger et s’amuser.

Passez du temps avec des gens positifs, drôles. Échangez, communiquez !

« Riez et rions ensemble, car le rire est le meilleur thermomètre de la santé et du bonheur. »

 

  • « Vous devez toujours savoir distinguer l’essentiel de la futilité »

Ma résolution : Ne plus focaliser sur les détails sans importances, les futilités.

Faites du ménage dans votre tête. Demandez-vous, si ce qui vous préoccupe, est vraiment si important ?

« Le diable se cache dans les détails. »

 

Et vous qu’elles sont les adages qui vous aident ?

 

Un grand merci pour les citations (par ordre) : Henry Ford – Hannah More – D. Caton – Pigault Lebrun – Marie Curie – Anonyme – Proverbe Médiéval – Amadou Hampâté Bâ -David Ben Gourion -Proverbe Suisse