a 40 ans je m´habille. Comment ?


Cela fait 5 ans que je ne me suis pas habillée. Rassurez-vous je n´ai pas passé ces 5 années nue dans une secte quelconque , mais, juste en uniforme. Uniforme, qui avait pour but de cacher la féminité. Alors, maintenant  que je peux m´habiller comme bon me semble, comment ne pas tomber dans l´excès inverse ? Et puis, on s´habille comment quand on a 40 ans ? Et, que l’on en connait autant à la mode, qu’aux techniques protéomiques ?

Voilà donc un résumé des conseils que j’ai pu glaner au fil de mes laborieuses recherches. Concernant la mode à 40 ans pas le truc protéomique.

Apparemment, il y a deux pièges à éviter, deux terribles écueils à esquiver, et pas des moindres : ne pas tomber dans le ridicule et surtout, ne pas se vieillir.

Pour cela c´est très simple, il suffit d´avoir une tenue chic mais décontractée.

Si vous êtes comme moi, vous devez vous demander qu´est ce que c’est qu´une tenue chic et décontractée ?

Et bien, cela commence en faisant particulièrement attention aux matières. Il nous est conseillé de choisir des matières nobles. Par exemple, nous pouvons marier le cuir avec des pièces neutres. Le total look cuir à 40 ans, les amis, il faut l´oublier. En tout cas pour la sphère publique… Ne pas oublier par contre, de se munir aussi d´un manuel de survie en cas de projectile de bolognaise tout droit venu de l´assiette de la voisine et qui, accompagné de nombreux j´ai-pas-fait-exprès-c´est-pas-ma-faute, termine sa course sur le noble petit haut en soie. Voisine, qui a bataillé bec et ongles rongés, pour manger très  à coté de maman.

Quoi qu’il en soit à 40 ans, tout doit être dans l´équilibre et l´élégance.

Il faut aussi s´assurer que la coupe des vêtements soit actuelle et en accord avec notre morphologie de quarantenaire.

Mais, il faut aussi privilégier le confort. Le confort à 40 ans est une notion capitale. Alors, hop ! On commence par baisser la hauteur de ses talons. Mais attention, choisissez toujours des chaussures dans la tendance ACTUELLE.

Ne perdons pas de vue, que notre crainte principale est de se mémériser, comme notre sympathique gourounette Cristina, nous le serine à longueur d´émissions.

Au niveau des pantalons, il faut absolument bannir les délavés, les tailles basses, les déchirés et les trop moulants. Attention aussi aux jupes trop courtes et à ce qu’en dit Carla Bruni. Vous pouvez aller vous rafraichir la mémoire avec ringard à 40 ans. Par contre, concernant le short buggy de maman tout terrain je n’ai pas trouvé de contre-indication. Elle a donc de belles années a passer avec lui.

Ne négligez pas les accessoires. Le détail qui fait la différence. Il faut les choisir discrets et de qualité. Il faut surtout avoir le temps de les mettre et de les accorder à sa tenue qui, je vous le rappelle, sera obligatoirement chic et décontractée et ceci tous les jours.

Si vous vous attendiez à du détail, à des sélections, à des photos vous allez être déçus. Je ne vous parlerais même pas des couleurs, celles qui sont permises et celles à fuir. Je n’aborderais pas non plus le maquillage tant cette notion m´est étrangère. Si j´étais une blogueuse mode ça se saurait… où pas.

Je pense avoir saisi le principal mais ne suis pas toujours sûre de ce qui est actuel où ne l’est pas. Je ne suis pas non plus sûre d´avoir envie de changer mes habitudes vestimentaires ancestrales.  Toujours ce problème récurrent de ringardise qui me colle et qui pourrait m´envoyer direct chez un psy et un coach pour les prochaines années. Avouez que de sortir d´Arabie pour se retrouver enfermée dans des séances à  répétition, c’est dommage.

Les amis en attendant de lire vos avis sur cet épineux sujet, je vais continuer avec mon jean et mes converses.

 

ils arrivent, ils débarquent


L’expatriation, c’est avoir le cul entre deux chaises. Nous avons deux vies à gérer. Des vies tellement différentes que bien souvent, quand nous sommes ici, nous voudrions être là-bas, et quand nous sommes là-bas, c’est ici que nous voudrions être.

Quand nous sommes avec vous, nous pensons aux autres, à ceux qui sont loin, et, quand nous sommes avec les autres, c’est à vous que nous pensons.

Nous passons toujours vous voir avec un chronomètre, un agenda, un appareil photo et puis ce stress. Ce stress de n’oublier personne, de ne pas vexer, et du temps qu’il nous est compté avant de partir à nouveau.

Vous décalez pour nous les fêtes et les anniversaires. Nous sommes loin dans les moments difficiles. Nous sommes déphasés, décalés. Nous sommes exilés et avons plusieurs chez nous, mais pas vraiment un. Nous découvrons et vivons des choses différentes. Notre quotidien, nos repères ne sont pas les vôtres.

Malgré ces longues séparations, c’est avec simplicité et naturel que nous nous retrouvons. Nous nous étonnons ensemble de constater combien nos enfants respectifs ont encore grandit. Nous comptons nos rides, nos cheveux blancs et recalculons notre nouveau tour de taille.

Mais, maintenant notre porte vous est, enfin, grande ouverte. Vous êtes libre de venir nous voir quand bon vous semble.

Nos premiers visiteurs débarquent dans quelques jours. C’est la fête, c’est la fin d’une aire. L’aire où notre expatriation était dans un autre espace temps, dans deux univers distincts et verrouillés. D’un coté, l’Arabie, avec les amis de là bas, la routine. De l’autre, la France, avec la famille, les vieux amis, les vacances et la liberté.

Nous rentrons donc, dans une nouvelle aire ou nous allons pouvoir faire découvrir notre pays d’accueil aux gens que nous aimons.

Mais, c’est tellement plus que cela. Nous allons leur faire découvrir notre maison, nos écoles, notre quotidien. Notre vie à nous.

Ces deux univers parallèles vont enfin se rencontrer. (Je vous ai déjà dit que la géométrie et moi c’est une grande histoire d’amour?)

C’est une grande liberté que de pouvoir recevoir les gens que nous aimons si facilement, de pouvoir sortir librement avec eux.

Nous ne sommes enfin plus isolés dans notre expatriation.

Et vous amis expats vous l avez vécu comment votre premier visite ?

odeurs de café


L’ odeur du café pour moi, est multiple, c’ est une odeur caméléon qui prend la forme de l’instant.

Il y a l’odeur de café avec une effluve d’égoïsme et une pointe d’interdit. Cette odeur accompagne le café qui ne devrait pas être. Celui que l’on prend même si ce n’est pas le moment, même si nous n’avons pas le temps. Pourtant, il est bien utile ce café, il nous permet de nous recentrer. Juste une petite pause, une courte parenthèse de calme et de douceur rien que pour  soi. Son odeur est magique, puisqu’elle arrête la course du temps.

Il y a l’odeur de café avec une essence caressante et un extrait reposant. Cette odeur qui accompagne les cafés du week-end. Ces cafés-là ne se comptent pas et se dégustent. Ils sont les témoins de conversations, de rires, de projets et de câlins. Cette odeur est attendue avec impatience toute la semaine, elle a des vertus relaxantes et apaisantes.

Il y a l’odeur de café à forte senteur de retrouvailles agrémentée d’un bouquet de joie. Cette odeur se mélange à celles des oliviers, des vignes et des pins. Elle aime chatouiller le nez des cigales et, accompagne des conversations vivantes, joyeuses ou un peu moins. Elle est aussi le témoin de blagues et de contrepèteries incompréhensibles.  C’est une odeur rare et précieuse.

Il y a l’odeur de café avec une émanation vitale et un relent d’urgence. Cette odeur accompagne le café qui doit absolument sauver cette journée, nous donner de l énergie, de la force et du courage. Cette odeur est riche en note d’espoir, mais elle est bien éphémère. Ce café est si vite avalé.

Il y a l’odeur du café avec une fragrance de passion et une touche de créativité. Cette odeur qui m’accompagne quand j’écris et, qui aujourd’hui, me permet de participer dans les temps, ou presque, à l’album de senteurs de Marie et de son si doux rêve bleu lavande.

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l opéra Royal


Il y a quelques semaines de cela nous avons fait quelque chose d´incroyable, de totalement dingue. Un truc de ouf. Nous sommes allés voir un spectacle en famille. Sans chercher à savoir si les femmes sont les bienvenues, ou pas. Sans se demander si nous pourrons rester ensemble, ou pas. Nous y sommes allés sereinement et détendus, et nous n’étions pas les seuls en plus. Les autres aussi avaient l’air contents, décontractés, souriants et pas choqués pour deux sous de ce mélange et de devoir s’asseoir les uns á côté des autres. Hommes et femmes confondus.

Les seuls un peu inquiets finalement étaient les enfants. Il faut dire que leur dernier concert était  Avicii au grand prix de Barhain. Un royaume, un décor et un artiste plus tard, nous voilà prêts à aller voir Madeleine Perroux et à l’opéra en plus.

 

Moi non plus je ne suis pas une grande fan de Madeleine, mais le plaisir de faire une sortie en famille, de découvrir ensemble et de faire quelque chose de différent ce n’est que du bonheur.

 

L’opéra Royal de Muscat est tout simplement majestueux, c´est un spectacle à lui seul. Sa construction à été voulue par le Sultan lui-même qui est un passionné de musique classique. Elle s’achèvera en 2011 et, l´opéra peut accueillir 1100 spectateurs. Vous y trouverez du marbre d’Italie, des boiseries venues de Birmanie, des dorures, de hauts plafonds, des chandeliers en cristal de Swarovski. Chaque siège a un écran intégré pour traduire les oeuvres.

Cet opéra est le premier de la péninsule arabique et le deuxième du Moyen-Orient, après celui du Caire. Il est bien plus qu’un opéra, c’est un complexe dédié aux arts vivants et au théâtre. Sa programmation est très variée et riche : des oeuvres classiques, contemporaines, orientales, de la danse. Il y en a pour tous les goûts. Je vous conseille aussi de prendre le temps de visiter les jardins qui entourent ce monument.

Quel bonheur de pouvoir vivre un moment pareil.

Bonne journée les amis.

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l’odeur d’une viennoiserie


Marie et son si doux rêve bleu lavande,  pour son rendez-vous mensuel nous a demandé de lui parler de l’odeur des viennoiseries. Je suis très en retard, la faute à un sombre problème d’organisation. Si sombre, que même Cécile alias Zenopia,  avec tout son talent et sa patience ne pourrait rien y faire.

Mais moi, je l’aime bien ce rendez-vous, alors même très en retard,  cette histoire de viennoiserie me turlupinait. Moi qui ai, la mémoire olfactive d’un poisson rouge, je suis bien incapable de vous décrire cette odeur. Je peux plus facilement vous parler du plaisir de croquer dans un croissant tiède, croustillant et fondant. Vous dépeindre les sensations quand la bouche est inondée de ce mélange de pâte et de beurre. Vous décrire l’après, quand il ne reste que des traces de beurre sur les doigts, des miettes sur le pull et entre les dents.

L´expatriation m’ayant considérablement éloignée de ma boulangerie de quartier, je ne savais pas comment je pouvais me rafraîchir la mémoire. Alors, quand je les ai vus , j’ai su qu’il me les fallait. Ils étaient minis et tout mignons serrés au fond de leur boite (les adeptes de Cyril Anouna peuvent en profiter pour bouger les épaules). En plus, il y avait inscrit fresh sur l’emballage et, il n’était pas encore 8 heures.  Le magasin ouvrant à 7h30 ils devaient sortir du four depuis peu.

Je me suis ruée sur eux dés mon arrivée à la maison.  C’est qu’ils ont dû être sacrément surpris les petits, en voyant un gros nez leur plonger droit dessus et non une bouche, comme ils devaient s´y attendre.

De mon côté, ce fut une grosse déception. Leur coquille de plastique avait du avaler toute l’odeur. Ils n´en n’avaient plus aucune. Rien qui ne viennent chatouiller mes narines, rien qui ne me fasse voyager. Rien.

Mais, aux grands maux les grands remèdes et je n´ai pas dit mon dernier mot.  Me voilà donc au volant de ma voiture, direction l’endroit, où, même au bout du monde, tu es en France. L´endroit où tout est écrit en français mais où tu dois quand même prononcer « pain au chocolat » à l´Anglaise, et non avec l´accent du Sud pour être comprise. Donc, direction Paul. Je tombe nez à nez sur eux immédiatement. Ils sont beaux, ils sont croustillants, mais aucune effluve capiteuse et chaude pour me faire recouvrir la mémoire. Rien. Juste un relent de détergent. Chez Paul, on ne rigole pas avec la propreté !

Marie, en plus d’être en retard, je suis amnésique. Je ne pourrais pas te décrire cette odeur qui pénètre notre âme, cette odeur qui nous arrête et qui nous pousse à rentrer dans cette boulangerie, même si ce n’est pas raisonnable, même si l´on va passer à table dans pas longtemps. Parce que cette odeur c´est un retour au plaisir pur, simple et enfantin. Une odeur qui nous habite et contre laquelle on ne peut lutter.

Ceci est ma participation à mon album de senteurs proposé par la douce Marie.

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mon amoureux célèbre


J’ai passé une bonne partie des années 80 à rêver de grands espaces enneigés, de montagnes escarpées, de rivières glacées et de saumons sauvages. Vous avez compris les amis, que j’ai passé mes années 80 à rêver du pays de Thör et d’Odin, à rêver de contrées nordiques. Bien avant cette merveilleuse série, je rêvais d’un viking à la voix suave et ensorcelante.

Il était partout dans ma chambre. Tantôt romantique, tantôt ténébreux, mais toujours si beau. Il a un nom qui appelle au voyage et évoque une étagère Ikéa. Grâce à lui j’ai pu localiser Oslo sur une carte et, grâce à lui et ses copains le soleil brillait toujours á la télévision. Mon cœur de battre c’est arrêter au bruit des mouettes enveloppé par un here I am  enchanteur. Je rêvais que mes posters prennent vie et qu´il vienne me prendre. En tout bien tout honneur bien sûr. Bref, vous avez compris que mon cœur de pré-adolescente ne battait que pour A-ha et plus particulièrement son chanteur, Morten Harket.

Mes journées, ainsi que celles de ma famille pour leur plus grand bonheur,  étaient bercées par sa voix suave et puissante. Je me réveillais avec lui et m’endormais avec lui, c’était carrément l’amour éternel sans divorce. Pour lui, j’aurai affronté les terribles hivers polaires sans même une paire de Ugg, qui n’existaient pas à l’époque encore.

Il me faut vous avouer les amis, quand même quelques infidélités.  Il y a eu Georges, avec sa petite barbe de deux jours qui m’a redonné la fois. Il y a eu Johnny qui à l’époque sautait au 21 de la rue. Le beau rebelle Johnny, bien avant qu’il ne choisisse sa vocation de pirate et  accessoirement Vanessa.

L’eau a coulé sous les ponts, les années 80 sont loin comme me le rappelle si gentiment ma tribu. Georges s’en est allé trop vite, Johnny prend des rides et du bide et mon beau viking a maintenant 57 ans et 5 enfants. Moi, j´ai pas pris une ride et encore moins de bide, et je suis avec un Breton pas très bon chanteur, mais qui rend la vie pétillante.

Pour moi, A-Ha reste une passerelle vers ma jeunesse que j´emprunte avec plaisir. Quand A-Ha chante, je monte toujours le son, je chante, je voyage dans le temps, je raconte aux enfants combien il était beau, combien il chante bien. Enfants, qui me regardent d’un air mi- inquiets, mi- désabusés, mi- amusés et mi- indifférents. Ils ne peuvent pas comprendre.

Mais vous les amis, vous comprenez combien ces amours imaginaires restent à jamais graver dans notre histoire.

C’étaient qui vos célèbres amours de jeunesse à vous ?

Elles


C´était la journée de la femme. Une bien belle journée que cette journée là. Mais, une journée finalement des plus banale. Une de ces journées dont je ne retiendrai rien de particulier. Une journée comme une autre.

Elles, elles n´étaient pas encore des femmes, juste des adolescentes. Pas tout à fait femmes, mais habitées par la force et l´envie de changer leur quotidien. Ce quotidien, c´est celui du foyer de Virgen de l´Asuncion au Guatemala. Un foyer, un refuge pour mineurs ayant subi des violences familiales. Ce lieu n’a pourtant rien d´un foyer ni d´un refuge. C´est juste un endroit prévu pour 400 enfants et, ou finalement, 800 s´y entassent. 800 enfants, adolescents y subissant encore des abus, encore de la violence, encore des sévices et encore des privations.
Alors, elles ont manifesté pour faire entendre leur voix. Moi, je ne les ai pas entendues. Personnes n’entendra plus jamais la voix de ces 20 adolescentes retrouvées calcinées dans ce foyer.
Elles n’étaient pas tout à fait femmes, juste des adolescentes et avaient encore tant à faire, tant à dire.

 

Pour en savoir plus.

 

mon carnet


Je veux vous présenter mon fidèle compagnon. Ce n’est pas un filofax, ni même un bullet c’est un banal cadeau d’hôtel. Vous avez compris que le carnet qui m’accompagne partout est tout simple et même assez brouillon. Il se remplit au fil des envies, des idées, des obligations. Il y a de tout partout, mais j’aime parcourir ses pages et, dans ce fourbi de mots, je cherche, je farfouille, je trouve. Il faut dire que je le connais bien, puisque c’est le mien.

En le parcourant, vous trouverez  des listes. Listes de courses, d’envies, d’urgences ou du juste simplement à faire. Vous trouverez des numéros de téléphone, des rendez-vous et même les codes de banque.

Il a de nombreux extraits de livres et des citations juste recopiés, des tas d’idées jetées à la va-vite.  Il y a ici un dessin, et là un mot d’amour  laissés par des petites visiteuses.

Il a des pendus, et même des morpions.

Vous y trouverez parfois des demi-pages et souvent des bien cornées. Il y a aussi des miettes, du sable, l’empreinte de ma tasse de café préférée. Il y a un truc non-identifiable collé sur une page du milieu. Il y a des ratures, des fautes d’orthographe et des gros mots. Il y a des petites boursouflures qui gondolent certaines pages, trace d’un moment de tristesse.

Il renferme toutes sortes de petits trésors. La carte de mon amie laissée avant de partir, une fleur porte-bonheur toute rose, des tickets caisses, des entrées de cinéma, des cartes de visite, des bouts de jolis papiers.

Sa couverture est toute fripée, râpée et usée et ses pages sont maintenant repues de griffonnages en tout genre. Il prendra sa retraite dans un tiroir, mais aura droit à des visites plaisir ou nostalgique. Mais, jamais au grand jamais, il n’aura de visites de courtoisie.

Je ne sais pas encore à quoi ressemblera le nouveau, mais il sera secoué, griffonné, taché, déchiré tout comme son prédécesseur.  Qu’il se rassure, malgré tous ces mauvais traitements, il ne finira pas ses jours à la poubelle.

Il restera juste le témoin, le miroir d’une tranche de vie sans prétention.

Et le vôtre, il ressemble à quoi?

Liebster Award


Merci à Christine et ses chroniques mortes ou vives et à   Asfree avec fleur de flocons pour leurs nominations qui ont déjà pas mal de temps et  merci à ta mère qui est en maternelle   pour cette toute nouvelle nomination qui m’a rappelée à l’ordre !

Le Liebster Award a pour objectif de mieux se connaître en faisant des révélations, 11 pour être plus précise, et répondre à des questions posées. Étant nominée trois fois, j’ai fait un petit mix, histoire de ne pas faire une longue saga écrite de ma vie. N’allez pas penser pas que j’ai choisi les questions qui m’arrangent ! J’espère surtout que mes nominatrices (ne cherchez pas dans le dico) ne m’en voudront pas.

Pourquoi ce blog ? J’ai toujours écrit.  Sur des carnets d’abord, n’oubliez pas que je suis née à l’époque où il n’y avait pas d’ordinateur, où le téléphone ne se mettait pas dans un sac et avait encore un cordon. J’ai, ensuite dompté l’outil informatique en écrivant sous Word. Dompter est un bien grand mot, car cette saloperie de machine a décidé de me lâcher soudainement. Le disque dur est mort en emportant tous mes écrits. Même si l’humanité s’est remise de cette perte, j’ai décidé avec mes 40 ans, de vivre avec mon temps en créant un blog. Je suis consciente que  vivre avec son temps, c’est être sur snapchat et avoir une chaine you tube, mais, j’assume ce coté ringard. Je suis très heureuse de ce blog qui m’a permis de faire de fabuleuses rencontres. Grâce à lui, je communique, je m’évade et je rigole avec des gens que je n’aurai jamais connu dans la vraie vie. Il y a même la douce Marie  et son joli rêve bleu lavande et maman tout terrain qui viennent prendre des nouvelles quand je n’écris pas de quelques temps. C’est ma petite bulle d’air.

Mon meilleur article : C’est sans contexte celui que j’écrirai demain…Vous verrez !

Mon rêve inavoué : c’est m’installer pour de bon dans un endroit et ouvrir une boutique de bric et de broc. Une boutique où l’on pousse la porte sans savoir ce que l’on va y trouver. Une boutique qui ressemblerait au grenier de mon enfance. Bref, le projet n’est pas super ficelé encore. Inutile que j’en parle à mon banquier de suite…

Ma musique préférée : Peter Gabriel, Renaud, les Ogres de Barback sont mes doudous. J’adore le groupe L.E.J et j’attends avec impatience leur album, j’aime aussi Yodelice. La voix de Reggiani me met en transe et, dans un autre registre, j’aime twenty one pilots.

Qui admirez-vous et pourquoi ? J’admire Aung San Suu Kyi. J’aime la force, la douceur, la détermination de cette Dame.  J’aime son histoire et j’adorerai aller en Birmanie.

Si je vous dis « triangle » que me répondez-vous ? Horreur, cauchemar. Je hais la géométrie. Un de mes pires souvenirs de classe avec les conversions de litre en tonne, des dl en kg… Je suis allergique à ça.

Action ou vérité ? Action…

Plat préféré ? Les coquillettes au beurre avec une pointe de sel et recouvertes de râpé. J’aime les manger fondantes et fumantes. Bref, les coquillettes n’attendent pas. Si, pour vous, elles sont trop longues à cuisiner un petit foie gras arrosé de champagne ou des sushis me vont très bien aussi.

Ton plus grand moment de solitude, plus grande honte : Quand je me suis retrouvée au milieu du salon de la voisine de ma voisine en pensant rentrer chez ma voisine. J’espère que vous suivez. Je me suis retrouvée plantée au milieu du salon de personnes que je ne connaissais pas. Personnes en question vautrées sur le canapé à regarder la TV et assez surprises par mon entrée fracassante. Bref, un grand moment de solitude.

Qui vous fait pleurer de rire ? En cette période électorale, les hommes politiques y arrivent très bien.  Si ce n’était pas aussi dramatique qu’est-ce que ce serait drôle !

Quand les poules auront des dents… J’irai chez le dentiste de mon plein grès. J’ai trop peur d’eux.

Le bonheur pour toi c’est : quand ma tribu est détendue et souriante.

Ton Leitmotiv : Souris et la vie te sourira.

Tu te vois comment dans 3 ans ? Dans une petite maison entourée de verdure, de pluie et pas trop loin de ma boutique…

Ma meilleure blague : « Tu connais la blague de toto aux toilettes ? »  « Moi non plus il a fermé la porte. »

Destination de rêve : Avec la Birmanie, il y a le Portugal et le Vietnam.

Et pour finir voici quelques révélations fracassantes.

Je n’arrive pas à arrêter le Nutella. Je ne peux pas me passer de ma cuillère quotidienne.

Je n’aime pas les Beatles à part quelques-unes. Mais pas beaucoup.

Je n’aime pas remuer la salade.

J’ai fait régulièrement mon repassage devant les mystères de l’amour. Il s’agit d’Hélène et les garçons 20 ans après. Il y a toujours les mêmes personnages agrémentés de quelques jeunes autres. Ils couchent les uns avec les autres au fil des différents épisodes. Rassurez-vous, j’ai tout arrêté : le repassage et les mystères !  Bref, je n’ai même pas vu le mariage d’Hélène et Nicolas qui ne sont peut-être plus ensemble à l’heure où je vous parle.

Je n’aime pas les bonbons à part les réglisses et les tagadas.

Je me fais rire toute seule.

Vous voyez les amis que niveau révélation ce n’est pas la panacée, alors je m’arrête là.

Je serais très heureuse de mieux connaître :  Selmoonette mon ancienne voisine de Royaume, la belle aventurière affranchie, la talentueuse Adeline Juliette, Les parents tout terrain au top, la très piquante Cactus,Tania et son wonderful monde, L’adorable Ifeelblue, la belle Marie et son joli rêve bleu lavandeLes chroniques d’Amélie,  Michèle et son magnifique oeil buissonnierla trés engagée Aphadolie, La douce Denise et ses rêves d’Eugénie, et finissons avec une présence masculine et pas des moindres avec l’hétéroclite Bouzou,  Niala le plus bel oiseau bleu.  J’ai essayé de choisir des personnes qui n’ont pas été dominées au Liebster Award à ma connaissance. Si cela vous fais plaisir de répondre à ces questions je serai heureuse de vous lire.

Ton blog représente quoi pour toi ?

Qu’est-ce qui te fait envie ?

Quelle est la meilleure façon de commencer la journée pour toi ?

Qu’est-ce qu’il faut au moins une fois faire dans sa vie ?

Si je t’invite à manger, tu veux quoi ?

Si tu te réveilles demain en étant de l’autre sexe qu’est-ce que tu ferais ?

Qu’est-ce qui te fait rire ?

Quel est le métier que tu ne pourrais pas faire ?

Si tu devais être quelqu’un d’autre, tu serais qui ?

Qu’est-ce qui te rend nerveux ?

Tu as envie de dire quoi ?

Bonne semaine a tous les amis

l’art de se perdre


J’ai le droit de conduire ! Vous ne pouvez pas savoir quel sentiment de liberté cela procure. Ne plus attendre un taxi, ne plus faire en fonction des heures de bus, ne plus demander au chef de meute d’avoir l’extrême amabilité de me conduire. Fini ce genre de frustration.  J’ai enfin le droit de conduire et j’ai retrouvé aussi le droit de me perdre.

Se perdre est dans mes gènes, je me perds continuellement. C’est d’ailleurs bien connu dans mon entourage. Ma copine d’enfance, retrouvée cet été après de bien longues années, m’a détaillé le trajet pour me rendre chez elle avec une précision chirurgicale.

Un changement infime suffit à me désorienter. Si je roule de jour, de nuit, de pluie, un arbre coupé, une pelouse tondue différemment et, c’est systématique : je me trompe de route. Il m’arrive ainsi de drôles d’aventures et les enfants prennent toujours un kit de survie avec eux. Un trajet d’une heure peut être facilement doublé. Alors, on part en avance, au cas où…  Les jours de chance par contre, on peut arriver vraiment très en avance. Pour ça aussi, les enfants ont un kit de survie. Bref, on sait à l’heure à laquelle on part, mais jamais quand on arrive.

Ne me parlez pas de cette affreuse machine à voix humaine, qui vous coupe la musique pour vous dicter par où passer. Cette machine qui vous ordonne sans prévenir de « tourner à gauche ». « Mais pourquoi  à gauche ? »  « T’es sûre que c’est à gauche ? » « Quelle gauche ? »  Pour ensuite se retrouver avec en boucle des : « faites demi-tour immédiatement », qui vous font louper complètement  la chanson que vous adorez. Même Siri est plus amicale.

Alors, l’ado au bord de la crise de nerfs, m’a supplié d’utiliser google map, en employant des termes tellement élogieux sur cette application « faite pour les gens comme moi », que j’ai essayé. Toute confiante et super motivée, je rentre bien comme il faut, l’adresse de départ et celle d’arrivée.  Je me retrouve aussi sec avec comme indication de partir, à l’Ouest ! L’ado a certainement oublié de me dire, qu’il me fallait me munir de ma boussole, de mon sextant et de mon compas. J’avoue ne pas toujours les avoir sur moi.

Mais je plaide coupable, tout est de ma faute. En effet, j’étais en mode plan au lieu d’être en mode terre ou vice versa. Je n’ai pas tout suivi aux explications de l’ado entrecoupées de «ça n’arrive qu’à toi ».

De toute façon c’est bien connu, les machines ont toujours raison. C’est systématiquement notre faute à nous, pauvres humains, qui ne savons pas utiliser cette formidable technologie. Et les ados c’est comme les machines, ils ont toujours raison.

Donc, c’est décidé, je laisse tomber ces engins, les conseils de l’ado et je me fie à mon instinct. Il continuera à me jouer des tours, mais au moins je peux écouter ma musique peinarde et encore plus longtemps.  Et puis, finalement, cela met de l’inattendu dans nos habitudes et les enfants ont toujours l’impression de partir à l’aventure.

Et vous les amis, ça se passe comment quand vous prenez le volant ?